C’est lundi que lisez-vous #10

Pour cette dixième édition de C’est lundi que lisez-vous, voilà une semaine super chargée en terme de lectures.

Il s’agit d’un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se faisait auparavant chez Galleane. Les liens sont maintenant répertoriés chez Camille du blog I Believe in Pixie Dust.

Comme chaque lundi, les questions sont les suivantes ?

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Qu’êtes-vous en train de lire ?

Que lirez-vous ensuite ?

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Côté maman

Cette semaine, canicule oblige, nous avons passé une bonne partie de nos après midi enfermés à la maison. Ce qui s’est traduit par un rythme de lecture effréné. Je t’avais laissé alors que je venais de commencer Le bug humain de Sébastien Bohler que j’avais vu passer sur les réseaux sociaux et dont le titre m’intriguait beaucoup. J’ai donc délaissé les romans de ma pile à lire pour cet essai, dans lequel, de façon très pédagogique, Sébastien Bohler, nous fait l’histoire de l’évolution du cerveau humain des débuts de l’humanité à nos jours pour expliquer les contradictions qui secouent notre époque en prise de conscience de l’urgence climatique et inertie collective. Le livre est une véritable claque car il met à jour les mécanismes de nos propres incohérences et de la prison dans laquelle est en train de nous enfermer notre cerveau programmé pour en vouloir toujours plus.

Dans un tout autre registre, j’ai enchaîné avec Poser nue à La Havane de Wendy Guerra. J’avais découvert l’autrice l’an dernier lorsque je préparais notre voyage à Cuba en lisant en VO, Mère Cuba et Tout le monde s’en va. Deux ouvrages à large part autobiographiques. J’ai eu plaisir à la retrouver dans ce roman, que j’ai lu en français cette fois. Poser nue à La Havane, retrace le parcours d’Anais Nin à Cuba entre 1922 et 1923. Wendy Guerra nous livre un journal apocryphe, mêlé d’extraits originaux. On y découvre une jeune fille, tiraillée entre la volonté d’en apprendre plus sur les origines de sa famille et plus précisément de son père, qui a abandonné le foyer alors qu’elle n’avait que onze ans, sa volonté d’oublier sa situation sociale qui lui a valu d’être éconduite par son fiancé de l’époque et sa sensualité naissance fait d’elle l’égérie des étudiants de l’Académie des Beaux-Arts de La Havane, dont le fameux Wilfredo Lam.

J’ai apprécié me balader à nouveau dans les rues de La Havane, l’imaginant cette fois-ci, foisonnante de cette vie du début du XXème siècle et découvrir une Calle Obispo pleine de grands magasins et de lieux de prestige.

Changement de décor pour cette nouvelle lecture, après la chaleur cubaine, j’ai eu envie de fraîcheur. J’ai donc embarqué pour l’île de Skye, avec l’Ecossais, d’Anna Briac que j’avais vu passer il y a quelques temps sur un groupe de lectures sur Facebook. L’Ecosse étant dans notre tiroir à voyages depuis quelques temps, j’ai eu envie de découvrir cette comédie romantique bien sympathique.

Dès les premières pages, Anna Briac nous l’annonce, son héroïne, Alicia, poussée par sa meilleure copine Emilie, va vivre dans « un téléfilm de M6 ». Comme dans tout bon téléfilm de l’après-midi, on retrouve donc, une jeune maman célibataire dont la vie sentimentale se résume à des histoires sans lendemains car elle s’est jurée de ne plus croire en l’amour et qui voue toute son énergie à Samuel, son fils de 4 ans, une meilleure amie qui joue les tentatrices, l’envoyant sur un coup de tête louer un cottage dans un coin perdu de l’île de Skye et bien entendu mesdemoiselles, Liam un bel écossais au demeurant assez rustre et désagréable qu’elle croise à tous les coins de rue. Je vous laisse découvrir la suite, mais je pense que vous devez déjà avoir une idée de ce qui va se passer.

Pour ma part, j’ai trouvé cette lecture très rafraîchissante. J’ai beaucoup aimé parcourir les paysages des Highlands avec Alicia et rire de ses (més)aventures. Ce livre m’a un peu fait penser à The Holiday, ce film, où Kate Winslet et Cameron Diaz échangent leurs maisons pour oublier leurs chagrins d’amour respectifs et reprennent goût à la vie dans l’environnement de l’autre. Et puis avec cette chaleur, un peu de pluie, même si elle n’est que littéraire, m’a fait le plus grand bien…

Après l’Ecosse des années 2020, je suis retournée dans la France rurale des années soixante avec La police des fleurs des arbres et des forêts de Romain Puertolas. Lui aussi est une vieille connaissance, après avoir lu les tomes du Fakir qui voyageait dans une armoire Ikea, lorsque j’ai croisé la jolie couverture verte ainsi que le titre bucolique de ce nouveau roman dans la vitrine d’une librairie à Carcassonne, je me suis dit que cette lecture devait sauter très vite dans ma wishlist. Et bien, je dois t’avouer que j’ai été un peu déçue. Voilà l’histoire, un jeune inspecteur de police est envoyé à P. bourgade de province pour enquêter sur un meurtre sordide. La petite ville semble à la fois sous le choc mais aussi totalement indifférente. Il doit démêler cette sinistre affaire avec l’aide du garde champêtre et en l’absence de moyens de communication moderne, le téléphone ayant mystérieusement été coupé. À travers sa relation épistolaire avec Madame la Procureur de M., on avance donc avec lui jusqu’à faire toute la lumière sur l’auteur de cet affreux crime et sur la nature de la victime.

Pourquoi ai-je été déçue ? Sur le papier, le titre et le résumé vendaient du rêve. Dans les faits, je n’ai pas été conquise par le format de l’histoire, et clairement dès la page 50, j’avais compris où l’auteur voulait en venir sur l’identité de la victime. J’aurais aimé en savoir plus sur certains personnages qui m’ont laissée sur ma faim et j’ai trouvé le final un peu baclé et rapide. Bref ce n’est pas le coup de coeur escompté.

Il y a des livres qui te tombent dessus par le plus grand des hasards. Celui-ci, m’a trouvé, alors que j’étais en train de chercher des chiliennes sur vinted pour mon balcon. En tapant chilienne, je suis tombée sur plusieurs versions de La variante chilienne de Pierre Raufast. J’ai été intriguée par cette drôle de couverture faite de petits cailloux, mais je suis passée à autre chose. Mais le bougre, tenace, a refait surface quelques jours après sur Facebook, m’invitant à lire son histoire et son résumé. Une histoire de mémoire, de cailloux, de vacances et de rencontres. Mince, il fallait aller voir cela de plus près. J’ai donc sauté sur l’occasion de le prendre lorsque je l’ai vu dans le catalogue de la bibliothèque.

La variante chilienne c’est l’histoire émouvante d’un drôle de trio que le hasard de la vie réunit au milieu de nulle part. Un prof de littérature quinquagénaire, une jeune fille précoce qui ne s’est jamais remise de la mort de sa mère et un fumeur de pipe, qui suite à une lésion cérébrale a perdu la faculté de ressentir des émotions et qui conserve ses souvenirs en ramassant des petits cailloux qu’il collectionne dans des bocaux de verre. Réunis par le hasard de la vie, ces trois là se découvrent et d’anecdote en anecdote finissent par devenir inséparables et à trouver chacun la force de se reconstruire.

J’ai beaucoup aimé cette histoire et l’humanité qui se dégage des portraits de ces trois cabossés de la vie qui, en étalant leurs souvenirs parviennent à les apprivoiser, à vivre avec, à retirer leurs petits cailloux de leurs chaussures pour aller de l’avant. Cette histoire qui au calme du clair de lune et à la lumière des verts luisants, nous invite à réfléchir à ce qui fait notre essence même et ce que l’on choisi de garder lorsque finalement on en est privés.

Côté schtroumpfs

Chez les garçons aussi la semaine a été chargée en lecture. Cette semaine, nous avons eu le plaisir de ressortir la série complète des Dis Ours, de chez Little Urban. On avait découvert cette série dans le cadre du Prix du Livre de Jeunesse de la ville de Marseille et avec les histoires de Maman Oie dont je te parlais la semaine dernière, nous avions eu un coup de coeur pour ce couple de copains que tout oppose. Entre un ours solitaire qui rêve de tranquillité et un Canard lourdingue et envahissant mais tellement drôle qui n’aspire qu’à passer du temps avec son copain l’ours. Les illustrations sont très cocasses et pleines de détails, pour les petits comme pour les plus grands et le comique de répétition font de ces albums des incontournables d’une bibliothèque pour enfant. De plus, on a tenté l’expérience de les lire en VO aussi et ils sont tout à fait adapté pour sensibiliser nos têtes blondes à la langue de Shakespeare. J’y retrouve Jory John, le fameux auteur de Banquise Blues et Girafe Blues avec son humour totalement décalé. Bref, on ne peut que chaudement vous les recommander ces trois-là avant de mettre la main sur Dis ours, tu sors ?

Après avoir dévoré le Tome 1 de la BD des Royaumes de Feu, fait une bouchée du Tome 2, Grand Schtroumpf n’y tenait plus, il fallait lire le tome 3. Le suspens était insoutenable et comme tu peux l’imaginer, il a été lu aussi vite que les deux premiers. Mini schtroumpf du haut de ses six ans le lui a piqué à peine la dernière page terminée pour le lire comme un grand. Autant te dire que mon coeur de maman fond. Je n’y ai pas mis le nez dedans mais il m’a dit encore une fois avoir adoré cette histoire de Dragons. Le drame de leur vie, c’est que maintenant, il va falloir attendre la sortie du tome 4 en bande dessinée…A moins que nous ne nous lancions ensemble dans un relais lecture pour poursuivre les aventures des dragons mais dans la version roman.

Qu’êtes vous en train de lire ?

Côté Maman

Après l’Ecosse, le Sud de la France, Cuba, je poursuis mon tour du monde en Italie, avec Ciao Bella de Serena Giuliano. Je l’ai vu tourner pas mal sur le net depuis quelques temps et la chaleur du Sud et l’odeur du Limoncello me manquent un peu en cette année particulière, j’ai donc fait mes valises pour l’Italie…

Côté schtroumpfs

Après une semaine passée, très axée sur la BD et les albums, on passe cette semaine à des lectures plus romancées. Tous ensemble, en histoire du soir nous lisons Les lapins de la couronne d’Angleterre. L’un des trois romans 9-12 de Little Urban. J’ai craqué en voyant passer les illustrations sur Instagram. Je les ai trouvé tellement mignons avec leur charme à la Beatrix Potter et cette intrigue façon James Bond. L’objet livre, avec sa couverture au charme vintage a fini de m’achever lorsqu’on l’a trouvé en libraie. Nous n’en sommes qu’au tout début mais on est très curieux tous les trois de savoir où va nous mener le jeune Timmy.

Grand schtroumpf a enfin trouvé le tome 3 de Poules, renards, vipères et termine ainsi la saga qu’il avait commencé juste avant le confinement.

Que lirez-vous après ?

Ayant attaqué aussi vite et aussi fort qu’Attila, la pile à lire que je m’étais constituée lors de ma dernière visite à la bibliothèque, j’ai envie de te dire que je ne sais pas trop. Cela dépendra du mood du moment, il me reste encore, Les veilleurs de Sangomar de Fatou Diome, Tout le bleu du ciel de Melissa Da Costa, Tu comprendras quand tu seras plus grande de Virginie Grimaldi. J’espère avoir le temps de faire quelques réserves avant de partir camper. Tu en connais quelques uns ? Par lequel commencerais-tu ?

Et vous ? Que lisez-vous ce lundi ?

En attendant la prochaine semaine livresque, tu peux toujours nous suivre sur Facebook et sur Instagram.

A bientôt 😉

Publié par wanderlustmum13

Passionnée de voyage et de littérature, je vous propose de suivre les aventures de notre famille vadrouilleuse 🚲🚖 🚞🌎🌍🌏 🛺🚗✈️

16 commentaires sur « C’est lundi que lisez-vous #10 »

  1. Comme toi, j’ai assez vite découvert là où voulait en venir l’auteur, mais j’ai été séduite par l’humour dans La police des fleurs des arbres et des forêts « lu » en livre audio. Je pense que le format a contribué au plaisir pris à découvrir cette histoire.
    Bonne semaine 🙂

    Aimé par 1 personne

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