Soul of Venise de Servane Giol et Thomas Jonglez aux éditions Jonglez

Un guide atypique pour découvrir la Serenissima

Lors du défi de fin d’année, nous avons découvert les guides insolites et secret avec Lyon insolite et méconnu. Aujourd’hui c’est sur la collection Soul of , que nous allons mettre un coup de projecteur. Lisbonne, Barcelone, Tokyo, Los Angeles et Venise sont à l’honneur dans ces guides qui proposent une sélection de trente expériences à vivre pour sonder l’âme de ces grandes métropoles où tourisme rime souvent avec visites standardisées, course aux sites et aux musées et selfies uniformisés postés sur les réseaux sociaux pour dire j’y étais. Je remercie chaleureusement les éditions Jonglez de nous avoir fait parvenir Soul of Venise afin de vous le faire découvrir dans le cadre de ce service presse.

Quatrième de couverture

Venise

50 000 habitants

Des millions de touristes

On a testé 1 000 lieux

On a gardé les 30 meilleurs

Voilà un guide atypique qui revendique dès les premières pages le fait de ne pas proposer une vue exhaustive de la ville et de ne pas faire la promotion des classiques de l’expérience touristique vénitienne. Ses auteurs, Servane Giol et Thomas Jonglez, vivent ou ont vécu de nombreuses années à Venise et en connaissent les trésors cachés, les bonnes adresses, les recoins de lagunes où retrouver un peu de sérénité dans un centre ville envahi de touristes.

Au fil des pages de ce guide, on découvre donc des expériences variées, pour tous les budgets, allant de la découverte du marché du Rialto avec ses couleurs éclatantes à la possibilité de dormir dans une suite dont le plafond a été décoré par Tiepolo. On rencontre des artisans passionnés qui transmettent de générations en générations les savoirs faire qui ont fait la renommée de Venise : soieries, costumes, céramiques, verres de Murano. Le tout loin des souvenirs Made in China que l’on retrouve maintenant dans de nombreuses échoppes de la ville.

On découvre des traditions culinaires, des bars à tapas, des trattorie familiales qui mettent à l’honneur des produits locaux.

On part aussi à la découverte d’îles qui abritent de véritables coins de paradis, du monastère qui accueille les visiteurs pour des retraites spirituelles, à la ferme.

Et puis, pour nous qui ne pouvons pas visiter une ville sans flâner dans les librairies ou les marchés de bouquinistes, on en apprend plus sur L’acqua Alta, une librairie dont les ouvrages sont régulièrement menacés par la montée des eaux. J’ai vu passer cette librairie hors du commun sur les réseaux sociaux et elle fait désormais partie des incontournables d’une prochaine visite à Venise.

J’ai apprécié de ce guide la variété des expériences proposées qu’elles soient culinaires, culturelles ou hôtelières ainsi que le fait qu’il s’adresse à tous les budgets. On y trouve en effet où écouter un concert de musique classique de qualité gratuitement, mais aussi les adresses d’hôtel de luxe dont les chambres sont affichées à plusieurs centaines d’euros la nuit. N’ayant pas de séjour à Venise prévu dans l’immédiat, j’ai lu ce guide de 128 pages d’une seule traite, comme on lirait un reportage sur la Cité des Doges. Son format A5 est facile à glisser dans un petit sac.

Comme dans les Guides insolites et secrets, cette collection n’est pas avare en belles images. Les photographies de Francesca Lanaro et les illustrations à l’aquarelle de Clara Mari ponctuent chaque page du livre. Elles en font de fait un objet hybride à mi chemin entre le guide de poche et le beau livre à feuilleter juste pour le plaisir des yeux.

J’ai trouvé aussi très intéressantes les interviews de ces vénitiens qui nous livrent leurs histoires, leur rapport avec leur ville, natale ou d’adoption et les inconvénients apportés par ce tourisme de masse qui fragilise la lagune et participe à la spéculation immobilière avec le développement les logements proposés sur airbnb.

Si un bémol il devait y avoir, mais il est vraiment minime, je regrette seulement que les expériences proposées soit uniquement à destinations des adultes. Il aurait peut-être pu en être proposées certaines plus axées pour les familles.

Nous avons visité Venise en amoureux il y a près de 15 ans, avec un porte feuille d’étudiants en fin de vacances. Autant te dire que nous avons donc essayé de nous rapprocher le plus possible d’un style de vie à la vénitienne pour maîtriser notre budget. Avant notre départ, j’aurais adoré avoir sous le coude Soul of Venise et toutes ses petites adresses cachées pour préparer notre visite et nous échapper momentanément de la foule qui envahit la ville dès les beaux jours. Nous avions à cette occasion découvert l’ambiance particulière des marchés, sur lesquels nous faisions nos courses comme des Vénitiens et profité d’une vue plongeante sur le Grand Canal depuis le premier rang du vaporetto. On aurait donc vraiment apprécié de trouver ces petits havres de paix ou ces temples de la gourmandise où goûter la cuisine vénitienne sans forcément tomber dans les attrape touristes qui abondent aux abords du Rialto ou de la place St Marc. Il ne nous reste donc plus qu’à y retourner pour redécouvrir en famille cette fois-ci l’âme de Venise avec ce joli guide dans notre valise.

Et toi ? Tu connais cette collection ? Elle te tente ? Venise fait-elle partie des destinations qui te font rêver ? Dis nous tout en commentaire.

À bientôt 🙂

Café des voyageurs #21 : Découvrir Suomenlinna, la forteresse suédoise au large d’Helsinki

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Thème de la semaine : Capitales

Pour ce café des voyageurs, les capitales sont à l’honneur. Je t’ai déjà beaucoup parlé de Londres, de Rome ou encore de Paris, j’avais envie aujourd’hui de mettre à l’honneur Helsinki, dont je t’ai relativement peu parlé dans le cadre de mes articles sur la Finlande.

Cette semaine je t’emmène

A Suomenlinna, la forteresse qui protège la capitale finlandaise. Construite en 1748, elle témoigne du temps où la Finlande appartenait à la Suède. Depuis sa construction, elle est passée tour à tour aux mains des Russes, qui ont arpenté ses pavés pendant près de 110 ans, après la défaite de la Suède dans la guerre de Finlande en 1808, avant de devenir finlandaise après la première guerre mondiale.

On accède à Suomelinna par ferry ou bateau bus depuis Kauppatori, la place du marché d’Helsinki. Avant d’embarquer, tu peux donc de perdre entre les stands qui proposent des spécialités finlandaises et ceux qui proposent des souvenirs de la visite de la ville. Une fois embarqué, la sortie du port est un véritable spectacle. Tu passes à côté des énormes bateaux en partance pour l’autre rive de la Baltique et tu peux admirer depuis la mer les cathédrales blanches et rouges qui se font face et surplombent la baie d’Helsinki. La traversée est courte, et même en été, je te conseille de bien te couvrir, car le vent ne pardonne vraiment pas une fois en mer. L’hiver, les bateaux doivent fendre la couche de glace pour se rendre sur l’île. Le spectacle est magique.

Une fois arrivé au débarcadère, la visite est libre. Tu peux choisir de flâner à pieds dans la forteresse, ou bien de visiter les nombreux musées qu’elle accueille et dont tu trouveras le descriptif détaillé sur le site de Suomelinna. Pour notre part, nous avions choisi la première option. Nous sommes donc partis à l’assaut de la forteresse à pieds. Nous avons eu le plaisir de découvrir La porte du Roi, le sous marin Vesikko, nous avons marché sur les remparts, flané dans les boutiques des artisans et dans les galerie, observé les oiseaux marins qui profitent de la forteresse pour nicher…

J’ai choisi ce lieu car…

Nous avons visité Suomenlinna à notre retour de Laponie. Dans la première partie de notre voyage en Finlande, nous avions passé une fin d’après-midi dans la ville. Visité la cathédrale blanche, fait des tours de manèges à Linnanmaki, mais nous avions relativement peu accroché à l’ambiance générale de la ville, pollué par des soucis avec un logeur indélicat. Cette deuxième visite a donc été l’occasion de donner une deuxième chance à la capitale finlandaise en s’éloignant un peu du centre de la ville et des cars de touristes qui affluent autour des grands sites.

En effet, Suomenlinna, bien que particulièrement fréquentée en cette fin d’été, ne nous a pas semblé être un site-usine, on peut s’y sentir relativement seul, ce qui est particulièrement agréable. De plus, la variété des expériences qui y sont proposées : musées, balades, resto, shopping… font qu’il y en a pour tous les goûts et que chaque membre de la famille peut y trouver son compte. En suivant la route bleue, indiquée par les panneaux, tu peux faire le tour des curiosités de la forteresse en une journée. Un plan à destination des familles est proposé ici. S’il est en anglais, il te donnera toutefois une belle idée de ce qui peut vous attendre sur place afin de planifier ta visite.

Les enfants peuvent gambader en toute liberté, en prenant toute fois garde aux murets glissants des remparts. Les amateurs d’histoire militaire seront ravis de découvrir les vestiges des différentes occupations du site. Les amateurs de nature et de paysages seront comblés par la sensation de calme et d’infinité qui se dégage lorsque l’on atteint la pointe de l’île.

Nous avons tout particulièrement apprécié de nous installer pour une petite pause gourmande au Café Piper. Avec sa devanture du début du XXè siècle, ses tons pastels, il offre une atmosphère cosy avec vue sur le golfe de Finlande, idéale pour reprendre des forces après avoir crapahuté jusqu’au Parc Piper et à sa mare bucolique.

À ton retour sur le continent, n’hésite pas à aller faire découvrir les anciennes halles du marché d’Helsinki. Vue depuis l’eau, la façade est simplement magnifique. À l’intérieur, des artisans de métiers de tous les métiers de bouche se côtoient. C’est un festival d’odeurs et de couleurs, qui, si nous n’y étions pas arrivés repus du goûter pris chez Piper aurait pu être très dangereux pour notre ligne et notre porte monnaie.

Si tu devais ne choisir qu’une seule photo, laquelle choisirais-tu ?

Depuis les remparts, Helsinki se rappelle à notre bon souvenir. J’ai choisi cette photo car elle résume plutôt bien l’esprit de Suommenlinna, qui offre une parenthèse hors du temps alors qu’à moins d’une demi heure de navigation, la ville est toujours là et continue de s’activer. Tu peux y voir les coupoles de la Cathédrale luthérienne, ainsi que les cheminées des gros porteurs qui s’apprêtent à quitter le port.

Le choix n’était toutefois pas simple, aussi, comme la semaine dernière avec les photos du village de Noël de Montecatini. Je te propose de découvrir plus en détails la forteresse sur notre page Facebook et notre compte Instagram.

De son côté, pour ce café Lenou in Italia et From Corsica with trips, nous amènent, à Rome. Leurs programme est fort sympathique : à manger, à boire et des rencontres inattendues pour l’une et des tas de visites culturelles pour l’autre. Avec Les voyages de K., on reste dans une atmosphère nordique avec une escapade à Copenhague sur fond de thriller danois. N’hésitez pas à aller y jeter un coup d’oeil…

Thème du 30 décembre : Lumières

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ?

À bientôt 😉

PS : Ce rendez-vous est avant tout le tien. Aussi, comme le dernier café du mois approche, n’hésite pas à proposer un thème qui te tient à coeur et dont tu souhaiterais parler en commentaire.

Café des voyageurs #20 : Rencontrer Le Père Noël et La Befana en Italie

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Thème de la semaine : Traditions de Noël d’ici et d’ailleurs

Pour ce café des voyageurs, place aux traditions de Noël. Le calendrier de l’Avent se rapproche tout doucement de la date fatidique du 25, une nouvelle bougie de la couronne s’est allumée. J’ai longuement hésité à te parler à nouveau de la Finlande et te présenter le village du Père Noël de Rovaniemi dont je t’avais parlé dans les lieux qui nous avaient marqués lors de notre road trip lapon, mais, j’ai finalement opté pour un autre village de Noël, que nous affectionnons beaucoup et que l’on ne manquerait sous aucun prétexte à chaque fois que l’on descend en Italie pour les fêtes. Après t’avoir parlé des chinole, ces délicieux chaussons calabrais, on reste donc chez nos amis transalpins.

Cette semaine je t’emmène

En Toscane, dans la station thermale de Montecatini Terme, qui chaque année se pare de la plus belle des façons pour accueillir partout dans la ville des installations sur le thème de Noël. Thermes, hôtels, jardins, places, la ville entière se transforme pour devenir LE village du Père Noël. En suivant le plan, disponible un peu partout dans la ville, on peut visiter la Maison du Père Noël, la Poste, la maison de la Reine des Neige, dortoir des elfes, marchés de Noël, atelier des lutins où fabriquer des jouets en bois, patinoires, parades et spectacles de rue… Les animations sont extrêmement nombreuses, les décors toujours féériques, ce qui lui vaut de figurer chaque année dans les plus belles animations de Noël de Toscane. La visite des différents lieux est parfois payante mais les étoiles qui pétillent dans les yeux des enfants valent la peine.

J’ai choisi ce lieu car…

Jusque là tu me diras, pas besoin d’aller jusqu’en Toscane pour elle voir un village de Noël, même si les packages disponibles sur Montecatini Events proposent de coupler cela avec des journées au spa. Mais le village de Montecatini Terme, ne met pas uniquement à l’honneur le Vieux Barbu. Il fait aussi la part belle à celle que les enfants italiens attendent tous, celle qui dans la nuit du 5 au 6 janvier apporte au chenapans du charbon et aux bons enfants et des douceurs, des jouets et des bonbons, j’ai nommé La Befana.

La Befana, de Sandra Nelson et Sébastien Pellon chez Père Castor pour raconter cette traditions aux petits enfants français.

La Befana est une sorcière. Vieille, elle voyage sur son balai avec ses chaussures trouées, son chapeau tordu et son personnage était jusqu’à il y a quelques années, bien plus attendu que le Père Noël. On lui consacre des comptines, des livres et il y a deux ans, elle a même fait l’objet d’un film, La Befana vien di Notte, (La sorcière de Noël en français) dont le titre reprend les premiers mots de la chanson que les enfants italiens chantent en son honneur. Si tu cherches un chouette film de Noël à regarder en famille, je te le recommande chaleureusement. Les paysages des Alpes italiennes, dans lequel le film a été tournée sont absolument splendides. Paola Cortellesi y campe une Befana, maîtresse d’école le jour tout ce qu’il y a de plus commun le jour et une sorcière en plein préparatifs de sa tournée annuelle la nuit. Un matin, elle est enlevée par Mister Johnny, qui lui reproche de l’avoir oublié un matin du 6 janvier et d’avoir ruiné sa vie. Ses élèves se mobilisent alors pour sauver leur maîtresse et l’Epiphanie de tous les enfants.

Pour les garçons qui sont élevés dans la double culture, rencontrer la Befana, est toujours un plaisir. Malgré son aspect pas toujours très avenant, cette vieille dame est toujours d’une grande douceur. Nous n’avons eu l’occasion de la rencontrer qu’à Montecatini, parce qu’elle est toujours très occupées bien entendu :), le village de Noël s’est donc immédiatement associé à ce décor qui prend traditionnellement place à l’Hotel Manzoni. L’entrée est payante, 4 euros pour les adultes et 5 euros pour les enfants. La rencontre est toutefois fort agréable. Je ne sais pas ce qu’il en sera cette année avec la crise sanitaire mais en règle générale, la Befana prend le temps de parler aux enfants, de les faire dessiner, de prendre note de ce qu’ils ont écrit sur leur letterina, avant d’aller voir dans son chaudron si ils méritent du charbon ou un bonbon.

Si tu devais ne choisir qu’une seule photo, laquelle choisirais-tu ?

La maison de la Befana, Montecatini Terme

La photo est très sombre, prise avec un portable pour immortaliser le moment, il y a 6 ans. Comme tu peux le voir, la maison de la Befana est plutôt simple. Il fait toujours froid et humide à chaque fois que nous nous arrêtons à Montecatini pour la nuit, alors on reste bien couverts, même à l’intérieur. Nous arrivons en général en fin d’après midi et essayons de faire quelques animations. C’est cette année là que nous avons découvert la maison de la Befana et que les garçons l’ont rencontré pour la première fois. Je ne me souviens plus exactement de ce qu’elle leur a raconté, mais comme tu peux le voir, ils sont toute ouïe…

Si tu as envie de découvrir plus de photos du village de Noël de Montecatini, va vite faire un tour sur notre page Facebook.

Thème du 23 décembre : Capitales

Thème du 30 décembre : Lumières

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? Quels délices vas-tu nous faire goûter ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine.

À bientôt 😉

Café des voyageurs #19 : à la découverte des chinole calabraises

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Thème de la semaine : Voyage gourmand

Pour ce café des voyageurs, le thème est à la gourmandise. Avec Noël qui approche, c’est de bonne guerre. Chaque année, nous avons pour tradition avec nos amis de nous retrouver pour une après midi tour d’Europe des biscuits de Noël. Danemark, Alsace, Italie… Nos cuisines embaument les épices, les enfants courent partout pendant que les adultes s’activent, c’est toujours un moment super agréable que l’on ne manquerait sous aucun prétexte (sauf COVID bien sûr…).

Cette semaine je t’emmène

Dans ma cuisine découvrir une spécialité d’Italie du Sud, le chinole. L’Italie pour Noël, c’est la mort du régime, entre le panettone, le panforte, le pandoro, il torrone et les repas, où tu ne verrais rien contre le fait de prendre la place du boeuf dans la crèche pour lui piquer ses 4 estomacs.

En Italie du Sud plus qu’ailleurs dans toute la botte, Noël, est la fête à ne pas manquer, tant par la religiosité qu’elle inspire, par les traditions familiale et par le fait que c’est l’un des rares moments de l’année où la diaspora retrouve la terre promise. C’est la période où les voisins, les cousins, les amis se retrouvent pour les réveillons mais aussi, pour de nombreuses réunions où l’on joue aux cartes, ou à tombola (un peu comme notre loto). C’est la période où les gourmandises ne doivent jamais manquer à la maison afin de pouvoir les offrir à quiconque passerait la porte.

C’est donc souvent un peu avant Noël ou entre Santo Stefano, le 26 décembre et le réveillon du nouvel an que se font le chinole, à prononcer kinolé, en accentuant, s’il te plait, sur la première syllabe. Les chinole, sont de petits chaussons remplis d’une crème faite à base de farine de châtaignes pour les puristes et de pâte à tartiner pour ceux qui préfèrent, ou qui ont moins de temps devant eux…

J’ai choisi ce lieu car…

Ou plutôt devrait-on dire, cette recette ou ce moment car c’est toujours quelque chose que l’on attend avec impatience. Clairement, je crois que l’on pourrait tous manger les chinole sur la tête d’un pouilleux tellement on aime ça.

Mais si les chinole, sont souvent vite englouties, elles sont très longues à préparer et demandent souvent la collaboration active de plusieurs personnes. C’est l’occasion de discussions, de rigolades. La maison se remplit de rires et de bonne humeur, avant même que l’on ait goûté au résultat.

Je te vois déjà me faire les gros yeux. Me disant que je suis une vile tentatrice à te parler de ces délices sans te donner la recette. Elle arrive et en pdf même si tu veux l’imprimer et l’ajouter dans ton carnet de recettes familiale. Je suis allée en retrouver une avec les quantités que j’ai traduite en français, parce que si tu écoute WanderlustDad et que tu le regardes faire, il te dira qu’il fait tout à l’oeil. On dirait Panoramix qui prépare la potion magique. Tu ne serais donc pas bien avancé.

Si tu devais ne choisir qu’une seule photo, laquelle choisirais-tu ?

Tadam, et voilà le travail. Après une bonne après midi de travail à préparer la pâte, la passer au laminoir (la machine à pâtes), pour qu’elle soit suffisamment fine pour ne pas gonfler mais suffisamment épaisse pour ne pas casser à la cuisson. Après avoir découpé au verre ou à l’emporte-pièce les jolis cercles, après avoir préparé la crème de châtaignes et de chocolat, senti monter les odeurs de cannelle, de clous de girofle et de liqueur de mandarine, après avoir frit, les beignets et les avoir nappés de miel et décoré de vermicelles, on goûte enfin à la satisfaction du devoir accompli. Beaucoup de travail d’équipe et d’esprit de Noël pour en arriver à goûter tous ensemble ces jolis biscuits.

Thème du 16 décembre : traditions de Noël d’ici ou d’ailleurs

Thème du 23 décembre : Capitales

Thème du 30 décembre : Lumières

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? Quels délices vas-tu nous faire goûter ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine.

À bientôt 😉

Café des voyageurs #15 : Rome en amoureux

Thème du jour : Escapade romantique à Trastevere

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Et coucou ! Aujourd’hui, pour ce café des voyageurs, c’est l’Amooouuuuuuuuur qui est à l’honneur. Cela faisait longtemps que les participants du café voulaient aborder le thème des voyages en amoureux, parce que l’on n’est pas que des parents ou des voyageurs solo… Aujourd’hui c’est donc chose faite. Alors place à vos escapades romantiques, voyages de noces, demandes en mariages…

Cette semaine, je t’emmène…

Je ne fais pas être très originale cette semaine mais je vais t’emmener en Italie, à Rome. Premièrement parce que Roma à l’envers ça fait Amor. Quels lovers ces italiens !!! Ils ont calculé jusqu’au nom de leur capitale pour faire les jolis coeurs. Rome, tout comme Paris, sait nous faire son cinéma, de la Dolce Vita à Manuale d’amore en passant par Vacances romaines et Mange, Prie, Aime. Le cinéma italien et américain l’ont érigée en décor culte de nos escapades en amoureux.

J’ai choisi cet endroit car…

Nous avons eu à plusieurs reprises l’occasion de s’arrêter à Rome pour un voyage en amoureux. La première, en avril 2005. Notre séjour, prévu de longue date, s’est trouvé un tantinet bouleversé par la mort de Jean Paul II et les milliers de pèlerins qui ont afflué vers la ville pour lui rendre hommage. C’était une atmosphère très particulière, à la fois recueillie et joyeuse. Une ville qui semblait tourner au ralenti alors que les caméras du monde entier étaient braquées sur elle.

La deuxième, en août 2015, 10 ans plus tard, l’ambiance est tout autre, nous sommes en plein été, on retrouve Rome telle qu’on l’imagine dans la canicule de l’été. Ce séjour est pour nous particulier, nous sommes mariés depuis 5 ans mais nous n’avons pas pris le temps de partir en voyage de noces et Rome est la première étape d’une semaine de vacances en amoureux, alors ce séjour, nous l’avons préparé, avec l’envie de retrouver des lieux que l’on a aimé ou de recréer la magie de certains instant que l’on a vécu dans nos voyages de jeunes fiancés.

Aussi pour te parler de Rome comme ville des amoureux, comme souvent, je vais remonter à contre courant des clichés. Rome la romantique ne se situe pas aux pieds du Colisée. À mon grand désespoir, il y a bien longtemps qu’elle a déserté la fontaine de Trevi, assaillie de touristes, de photographes et vendeurs à la sauvette. Marcello ! Anita ! Si vous voyiez cela, elle est bien loin la Fontaine où seuls au monde, vous tourniez l’une des scènes cultes du cinéma… Elle n’est pas non plus à Piazza di Spagna, où s’approcher de la Barcaccia demande d’avoir un jeu de coudes maîtrisé. Ni dans les tours de la ville en Fiat 500 qui fleurissent en ce moment dans la ville, surfant sur la mode du vintage et te proposant deux heures de visite pour près de 300 € pour un couple. (Je crois avoir failli m’étouffer en voyant les prix proposés… J’ai une affection toute particulière pour la cinquecento d’epoca depuis mon premier voyage en Italie, mais au prix de 10 tours de la ville, concrètement, tu peux en acheter une à toi et rien qu’à toi, et te faire non seulement le tour romantique de Rome mais la Costiera Amalfitana, Sorrentina…)

Pour moi, Rome la romantique est ailleurs et bien souvent, elle se découvre à pied, loin des grands monuments et des itinéraires balisés par les guides. Rome est comme les italiens, en matière de drague. Elle peut avoir ce côté beau parleur qui en met plein les yeux (et souvent pour le touriste, qui te vide le porte-monnaie…) et ce côté discret et extrêmement pudique.

Pour moi, Rome la romantique pourrait se cacher dans une balade en amoureux dans le parc de Villa Borghese, sur les pas des personnages des nouvelles romaines de Moravia, avec pourquoi pas, un tour en barque sur le lac et un pique nique au coucher de soleil sur la terrasse de la colline du Pincio. Elle pourrait se cacher dans la découverte du marché de Campo dei Fiori, où se mèlent odeurs et couleurs aux pieds de la statue de Savonarola. Elle pourrait bien aussi se révéler sur les bords du Tibre, par un soir d’été à l’heure de l’apéro, chez un glacier ou dans une trattoria de quartier. Elle se cache peut-être dans les ruelles de Trastevere, où loin des flots de touristes la vraie vie reprend ses droits, ou encore dans la visite des mythiques studios de Cinecittà. A moins qu’elle ne soit pour toi, quelque part près de Castel Sant’Angelo où près du Vatican se pressent les bouquinistes.

Si tu ne devais choisir qu’une photo laquelle choisirais-tu ? Pourquoi ?

Trastevere à la nuit tombée.

Difficile de trancher entre une balade en barque à Villa Borghese, où nous avons été très smart et contre toute attente, elle ne s’est pas terminée comme celle de Bridget Jones et Marc Darcy avec tout le monde à l’eau, de beaux mariés croisés au détour d’une rue et Trastevere…

Comme te l’a déjà sûrement spoilé le titre, je t’emmène au-delà du Tibre, à Trastevere, dans un charmant quartier, qui étant moins accessible par les transports en commun est davantage préservé par l’afflux de touristes. En effet, Trastevere se mérite, depuis la station de métro la plus proche, Ottaviano-San Pietro-Musei Vaticani, il faut marcher un long moment, traverser la Place Saint Pierre, passer devant Castel Sant’Angelo pour enfin arriver le long du Tibre et le longer jusqu’au Ponte Sisto qui marque l’entrée dans le quartier.

Avec ses ruelles pavées, ses artisans et ses artistes de rues, ses terrasses animées c’est un endroit où l’on a beaucoup aimé se balader. Si tu passes par là, ne manque pas la Basilique de Santa Maria in Trastevere et ses fresques bizantines. Quand nous y sommes allés, un monsieur émerveillait petits et grands avec des bulles géantes, moment de magie…

Voilà donc, un petit coin de rue de ce Montmartre romain que nous avons quitté à la nuit tombée après avoir diné à la Prosciutteria, un petit bar, qui fait des assiettes de charcuterie et de fromage, dans un décor à l’ancienne particulièrement soigné. La soirée se prépare, loin du tumultes des grandes places, il y a des sourires, on discute, on termine les dernières bricoles avant le début du service. Ça semble tellement loin des mesures actuelles. Je sais pas toi, mais je m’installerais bien là, maintenant, tout de suite à cette terrasse pour une petite pizza en tête à tête…

Et toi ? As-tu déjà visité Trastevere ? Ça te tente ?

Thème du 18 novembre : Musée

Thème du 25 novembre : Lacs et rivières

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine.

À bientôt 😉

Café des voyageurs #14 : Coucher de soleil sur le Malecòn de La Havane

Thème du jour : Orange

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Salut les voyageurs, nous voilà repartis pour un petit tour de confinement. Le mois dernier, nous avions décidé de mettre à l’honneur les couleurs. Après avoir consacré le mois d’Octobre au rose. Voilà que le mois de novembre se pare d’un orange chaleureux et doux.

Cette semaine, je t’emmène…

J’aime beaucoup photographier la couleur orange. Je trouve que c’est une couleur apaisante et équilibrante. Elle est l’une des raisons pour lesquelles l’automne est l’une de mes saisons préférées, avec l’arrivée de la fraîcheur et la période qui précède Noël. Aussi longuement hésité en parcourant ma galerie de photos sur l’endroit où j’allais t’emmener. Balade dans les vignes varoises à l’automne ? Spritz et coucher de soleil sur le Tibre ? rouguiers du plateau du Larzac ? Ocres de Roussillon ?

Puis je me suis dit que j’aurais tout loisir de t’emmener à Rome la semaine prochaine dans le cadre du thème escapade romantique, que les vignes varoises seraient bientôt à l’honneur et que les rouguiers du Larzac et les ocres de Roussillon avaient déjà eu leurs heures de gloire. Et puis, en ces temps où l’évasion ultime consiste à aller faire nos courses ou nous replonger dans nos souvenirs de voyage, j’ai décidé de remettre à nouveau le cap sur Cuba et La Havane.

J’ai choisi cet endroit car…

En relisant mon énooooorme carnet de voyage sur La Havane, je me dis que je n’ai pas toujours été très juste. Dans cet article, je te disais combien, après des années d’attente avant de visiter la capitale cubaine, nous avions été happés, ballotés et passés à la moulinette par la ville. Je te racontais à quel point nous avions été secoués par la vie de La Havane et son rapport au tourisme.

Toutefois, il est un moment de la journée, où que tu sois dans le monde, où le temps semble s’arrêter et les ardoises semblent se solder. L’heure où le jour cède sa place à la nuit. Alors, viens, ce matin, je t’emmène assister à un coucher de soleil sur la baie de La Havane, avec cette reprise de Camilla Caballo par Madilyn Bailey en fond sonore.

Touristes et cubains se mêlent sur la promenade du bord de mer. Certains profitent de la fin de journée pour pêcher, d’autres se retrouvent pour jouer de la musique, chanter ou danser. Les vieilles américaines passent bruyamment. On a l’impression que le temps qui s’est trouvé compressé, a enfin pris la décision de s’étirer aussi longuement que le boulevard.

Si tu choisis de prendre de la hauteur en fin d’après midi pour aller assister à la cérémonie des coups de canons sur la Forteresse San Carlos de Cabaña, tu pourras profiter de quelques minutes de tranquillité avant l’afflux de touristes. Admirer le coucher de soleil sur le port, avec les paquebots qui entrent et sortent, est un spectacle qui vaut le détour. La vue y est imprenable sur Habana Vieja. D’ici tu pourras mesurer le chemin que tu as parcouru à travers les ruelles et les grandes artères de la ville.

Si tu ne devais choisir qu’une photo laquelle choisirais-tu ? Pourquoi ?

Aujourd’hui, je vais tricher, je n’ai pas pu trancher entre ces deux vues magnifiques de La Havane.

Lorsque je suis en voyage, il m’arrive souvent, lorsque je n’ai pas mon appareil photo ou mon carnet de voyage sous la main et qu’un paysage, une scène ou une situation m’émeut et que j’ai peur de l’oublier, de me mettre en retrait et de prendre un tout petit temps temps de réflexion, une profonde respiration et de me pincer légèrement le bout de l’index gauche entre le pouce et l’index droit.

J’avais vu cette technique dans un livre de développement personnel, dont j’ai complètement oublié le titre, mais j’avais trouvé cette technique intéressante, d’associer un moment, un souvenir, une odeur, une saveur, une sensation à un tout petit geste discret et que personne ne peut percevoir à part toi.

Coucher de soleil sur le Malecòn et l’Hotel Nacional

La première photo a été prise le premier soir, arrivé depuis quelques heures, nous avions baladé longtemps à pieds et nous étions sous le charme. Ça y est après des années à en rêver, à l’imaginer, à le voir sur des couvertures de papier glacé ou dans des clips de salsa, nous y étions finalement. Je ne sais pas toi, comment tu ressens ces moments où l’attente laisse place à la découverte mais en ce qui nous concerne, c’est souvent très fort et chacun de nous le manifeste différemment dans la famille. Je me souviens avoir fait coup double à ce moment là, avoir dégaîné l’appareil photo pour immortaliser ce coucher de soleil, et en même temps, avoir pincé mon doigt en même temps pour faire rentrer dans ma mémoire les bruits de la ville, les bribes de conversations des passants, les odeurs mélangées d’iode, d’essence et de cuisine et la sensation produite par le vent (en tentant d’oublier, la démangeaison des puces de plage qui avaient pris mes jambes pour un menu Big Mac XL, les vilaines…). Parce que oui, je m’étais lancée dans un élan poétique, mais n’oublie pas que nous sommes aussi les champions de la lose en voyage…

Coucher de soleil sur le Port de La Havane

La deuxième a été prise la veille de notre départ, la lune de miel havanaise avait été consommée et le mariage n’avait pas été aussi heureux que ce qu’on l’avait espéré. Fatigués du rythme de la ville, nous avions décidé de terminer notre escapade en assistant à la cérémonie des coups de canon, avec une envie et une seule, savourer cette dernière soirée. Nous avions pris le temps de monter jusqu’au fort. Pour limiter les dépenses, nous étions partis en fin d’après midi de l’hôtel situé sur la fin du Malecòn en direction des plages pour rejoindre à pieds l’embarcadère de la lanchita, le bateau qui traverse le port de La Havane, pour nous laisser dans le quartier de Casablanca. De là, nous avions grimpé, un bon moment, jusqu’à arriver au Christ de La Havane et la maison du Che, l’ambiance semblait tellement plus apaisée qu’à l’intérieur du presse citron comme l’appelait affectueusement notre ami vendeur d’affiches. Puis nous avons continué à travers la Cité militaire jusqu’à arriver au fort à l’heure ou les visiteurs du jour quittaient les lieux et ceux de la nuit n’étaient pas encore arrivés. Nous étions seuls ou presque pour profiter de la vue et prendre un peu de recul, et assister aux préparatifs de la cérémonie. Nous avions tout loisir pour finalement apprécier, plus sereinement, celle qui nous avait tant fait rêver.

Thème du 11 novembre : Escapade romantique

Thème du 18 novembre : Musée

Thème du 25 novembre : Lacs et rivières

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine.

À bientôt 😉

Café des voyageurs #9 : en forêt

La valle del Fiume Argentino

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

L’été est définitivement parti, ça y est, l’automne a pris ses quartiers. Après avoir consacré la semaine dernière un café des voyageurs sur les couleurs flamboyantes que l’on voit apparaître dans nos jolies forêts, et vu que le temps est idéal en ce moment pour aller s’y balader. Je te propose cette semaine d’aller faire une petit tour dans les bois.

Cette semaine, je t’emmène…

Dans mon deuxième chez moi, en Italie du Sud. Je te propose de venir admirer le paysage que je vois tous les matins en ouvrant mes volets quand je suis en vacances et de découvrir la Valle del Fiume Argentino. Cette vallée qui débute dans le village d’Orsomarso dans la province de Cosenza, fait partie du Parc National du Pollino. Avec sa rivière cristalline et sa faune et sa flore préservée, elle est l’un des joyaux de la région.

J’ai choisi cet endroit car…

Malgré sa popularité locale, c’est un endroit qui ne figure pas sur les guides touristiques à l’international, et c’est peut être tant mieux, car cela en fait un site à peu près préservé en dehors des quinze jours qui entourent le 15 août, où là, mieux vaut ne pas y mettre les pieds si tu souhaites visiter la forêt en toute tranquillité.

Orsomarso est un village perché de la côte Nord de la Calabre. Fondé au Moyen Age, il a longtemps été isolé du reste de la région et a su garder ses airs de petite crèche, son dialecte et ses traditions intacts. En te promenant dans ses ruelles tu trouveras tout ce qui fait le charme du Sud de l’Italie : des enfants qui jouent au foot dans les traverses, des mémés vêtues de noir assises sur le pas de leur porte qui font la conversation tout en enfilant des poivrons ou en écossant des fèves, des pépés assis sur un banc très occupés à regarder tous ceux qui passent, ou à jouer aux cartes au bar, des autels dédiés à la vierge, à Sainte Anna ou aux saints médecins Côme et Damien… Bref, le Sud de l’Italie comme on l’imagine et comme je te l’ai déjà raconté dans certaines de mes chroniques littéraires. Le dimanche, tu y sentiras sûrement l’odeur della pasta al forno, ou de la parmiggiana. Mais quel que soit l’endroit où tu regardes, tu seras entouré de verdure.

La Valle del Fiume Argentino est le point de départ de nombreuses randonnées accessibles à toute la famille. En remontant le lit de la rivière tu trouveras d’abord des potagers familiaux, puis un arboretum où à la naissance de chaque enfant, les gens du village plantent un arbre, une cascade, de petites fontaines creusées ça et là par des forestiers, un jardin des plantes officinales.

Nous connaissons l’endroit par coeur mais nous ne nous lassons pas d’y observer les changements de la nature et de découvrir les espèces que la vallée accueille. Renard, loups, sangliers, rapaces nocturnes et diurnes, reptiles, et scarabées de toutes sortes, les enfants prennent un réel plaisir à être à l’affut des traces laissées par les animaux et à observer et à apprendre à reconnaître les plantes. Tu pourras allègrement faire de ta balade en forêt un vrai moment d’apprentissage. Attention toutefois, comme dans tout parc national, la cueillette est interdite.

Il ne faut que quelques kilomètres à pieds depuis le village pour rejoindre le refuge et la forêt profonde où jadis, les brigands puis les résistants contre le fascisme se réunissaient. Tu trouveras ça et là dans la forêt des cabanes et des bergeries abandonnées, témoin du passé agricole de ces bois. Ce lieu n’est donc pas uniquement, une merveille de la nature mais fait partie intégrante de l’histoire de la jeune Italie. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la forêt d’Orsomarso, ainsi que quelques recoins du village ont été choisis par Danny Boyle et Simon Beaufoy pour en faire le décor de la série Trust, diffusée sur Canal. Je n’ai pas encore eu l’occasion de la voir, mais je me souviens de l’effervescence dans le village à l’annonce de l’arrivée d’une équipe de tournage américaine. C’était vraiment chouette de voir toute cette mobilisation autour de ce projet.

Si tu ne devais choisir qu’une photo laquelle choisirais-tu ? Pourquoi ?

Cette photo a été prise en plein mois d’août alors qu’il faisait une chaleur à tomber, sous la canopé, il faisait bon et frais. Ce jour là, nous nous étions enfoncés dans la forêt pour une randonnée à la recherche d’un château en ruine.

J’ai choisi cette photo car il y a tout : l’eau qui bruisse et que j’entend de ma fenêtre, les fougères et la mousse. Elle respire la sérénité .

Thème du 7 octobre : Rose

Thème du 14 octobre : Pour les grands et les petits

Thème du 21 octobre : Animaux

Thème du 28 octobre : Halloween

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine

À bientôt 😉

En route pour Cuba – épisode 6 : un passage trop rapide par Cienfuegos

Mercredi 17 avril

Nous voilà prêts pour cet avant dernier épisode de notre carnet de voyage cubain. Après 4 jours et 3 nuits dans la merveilleuse Trinidad. Nous avons pris la route dans un taxi collectif pour une micro-étape d’une nuit à Cienfuegos, la ville de Benny Moré. Au programme de cette toute petite étape, un patrimoine magnifique, encore de la musique et de la danse et de très belles découvertes en matière d’art contemporain cubain. Tu es prêt ? Allez le taxi collectif nous attend, on charge les valises et on y va… Dans ta radio, mets un peu de Benny Moré, le régional de l’étape pour te mettre dans l’ambiance, avant d’aller poser avec sa statue sur le Paseo del Prado.

Ça y est on est tous dans le taxi, 7 personnes, dans une vieille américaine de la fin des années 50 plus vieille R. que son propriétaire. Tous les quatre serrés à l’arrière et devant un couple de retraités danois. Une heure et demie de voyage en anglais cette fois-ci, pendant laquelle on voit défiler le paysage et l’on passe des montagnes du parc nacional de Topes de Collantes au bord de mer de Cienfuegos. Quelque part dans ces montagnes se cachent les merveilleuses cascades del Nicho que nous avaient conseillées A. à Remedios et leur odeur d’eucalyptus, mais nous n’aurons malheureusement pas l’occasion d’y passer (c’est la bonne excuse pour revenir à Cuba 😉 ).

À l’approche de Cienfuegos, la végétation est totalement différente. On a des manguiers à perte de vues. Et quelles mangues !!! Ne pense pas à nos mangues qui arrivent dure comme la pierre par bateau ou pas avion, celles là sont juste waouh !

À Cuba, il y a très peu de GPS et le plan de Cienfuegos est très géométrique. Aussi, nous voilà pris dans une démonstration de GPS cubain. Le principe ? Siffler ou héler le premier passant dans la rue : ¡ Niño ! ¿ Donde està la avenida 38 ?

Une fois arrivés à destination, nous découvrons notre hébergement pour cette nuit, la Casa Buenavista. Située avenida Argueles 4312, cette casa est tenue par deux jeunes femmes très actives dans le monde de l’art contemporain et dans la protection animale. L’esprit de la maison ressemble un peu à ce que nous avions pu trouver à Malecòn 663 : une déco joliment chinée et des fresques d’artistes cubains locaux ou exilés, un bassin avec des carpes qui ont attiré les chouchous comme un aimant. Nous passerons la nuit dans la chambre familiale en duplex qui se situe à l’entrée de la casa.

Après avoir pris possession des lieux, nous partons à la recherche d’un restaurant où déjeûner ce midi. C’est au Bouyon 1825, trouvé dans le guide que nous nous installons, la cuisine est bonne et les prix sont assez corrects pour 4.

Une fois sortis du resto, après avoir trouvé le taxi qui nous conduira le lendemain à Playa Larga, nous partons à la découverte de la ville et de son architecture. Construite par un architecte français au début du XIXème siècle, pour attirer des colons blancs sur l’île, Cienfuegos a connu ses heures de gloire au milieu du XIXème, jusqu’à devenir la perle du Sud.

Non loin du Parque José Martì, nous poussons une nouvelle fois la porte de la Casa de cultura, quelques expositions y ont lieu et des jeunes s’entraînent à faire quelques passes de rueda de casino, on se croirait dans un épisode de la série Un, dos, tres. Ils nous permettent d’assister à leur session et nous proposent de nous joindre à eux… Tu parles d’une chance, il n’en faut pas beaucoup plus pour que l’on pose nos sacs à dos et qu’on les rejoigne sur le dancefloor. On passe vraiment un chouette moment avec eux avant de nous remettre à la découverte de la ville.

Nous passons devant la façade remarquable du Teatro Tomas Terry, de la maison de Louis de Clouet, le fondateur de la ville et du Palais du gouvernement avant de prendre El Bulevar, l’artère commerçante de la ville. L’une des rares du pays où faire du shopping. L’espace de quelques mètres, on n’a plus vraiment l’impression d’être à Cuba.

Au bout de la rue, la musique nous arrête à nouveau. Un attroupement de personnes de tous âges et de toutes origines, se sont posés pour assister un concert improvisé. Un groupe joue des classiques de salsa des années 70 – 80 et c’est avec grand plaisir que l’on retrouve des morceaux qui nous ont souvent fait vibrer sur les pistes européennes. Je ne sais pas combien de temps on a pu passer à regarder ces musiciens, et voir quelques vieux rumberos danser nonchalamment au rythme de Los Van Van. Surement plus d’une heure, avant de nous lancer sur la piste à notre tour sur la piste.

On s’est tellement attardés, qu’on en a oublié de visiter la ville. Un petit tour sur le Paseo del Prado à la recherche de la statue de Benny Moré et nous voilà prêts à retourner à la casa où nos hôtesses nous ont préparé un excellent repas à base de langouste et de fruits de mer pour nous et de poulet pour les garçons. Dans le patio, on peut observer les étoiles qui commencent à sortir.

Notre journée à Cienfuegos, s’achève. Assez loin des circuits touristiques, vécue à la cubaine, cette après midi dans la perle du Sud fera partie de l’un de nos meilleurs souvenirs. Une chose est sûre, si nous devions repasser dans le coin, nous accorderions plus de jours à la visite de la ville et de ses environs.

Demain, nous mettrons le cap sur Playa Larga et la baie des cochons pour la dernière étape de notre séjour.

J’espère que cette visite express t’aura plu et te donnera envie de découvrir cette très jolie ville.

En attendant le dernier épisode de ce carnet de voyage, tu peux toujours nous suivre sur Facebook et sur Instagram.

À bientôt 😉

En route pour Cuba – épisode 5

Emerveillement entre nature et culture à Trinidad

Aujourd’hui, je t’emmène avec nous découvrir Trinidad. Pour te mettre dans l’ambiance je te propose cette petite merveille que j’avais en tête tout au long de nos trois jours là-bas. En vérité, ce n’est pas de la Trinidad de Cuba que l’on parle mais de Trinidad et Tobago mais j’adore cette chanson, dans toutes ses versions et en plus, je trouve qu’elle va à merveille avec l’esprit de la ville et son charme désuet.

Comme je te le disais dans l’article précédent, Trinidad, est l’une des immanquables du séjour. Avec ses parcs naturels, son architecture coloniale classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO et son ambiance festive, elle avait tous les ingrédients pour nous ravir… Et sans vouloir spoiler, nous n’avons pas été déçus. Je me suis rendu compte que l’article sur La Havane avait été particulièrement long car j’avais voulu d’embarquer avec nous dans un résumé détaillé des trois jours que nous y avions passé mais je me suis laissée emportée.

Aussi pour ce nouvel article, je tiens à préserver l’esprit carnet de voyage mais je vais essayer d’être plus brève.

Dimanche 14 avril : à la découverte de Trinidad

Après un dernier petit tour dans Remedios, nous sommes heureux de retrouver notre chauffeur et de partir enfin à la découverte de Trinidad. Je crois que c’est l’une des premières villes pour laquelle j’ai eu un coup de coeur à Cuba. L’ambiance que j’y voyais sur les photos me faisait penser à une vieille saga de l’été que j’avais regardé quand j’étais petite, je ne sais pas si tu te souviens, ça s’appelait Terre Indigo. Je te vois déjà prêt à me chambrer sur mes coups télévisuels vintage, mais j’assume… J’étais déjà amoureuse avant d’y aller de ses couleurs et de son ambiance hors du temps.

C’est par la montagne que nous avons accédé à la ville. La route n’est pas dans un état formidable, mais on y a rencontré tout un tas de marchands qui vendent leurs récoltes de fruits sur le pas de leur porte. Et ce matin, C. a décidé de nous faire faire le plein de vitamines siffle les vendeurs pour pour acheter des bananes directement prélevées de leur régime et nous faire découvrir le namey. C’est un gros fruit à la chair orange, qui ressemble un peu à une mangue. La graine est énorme, on l’a gardée en souvenir dans notre boite à trésors du voyage en souvenir de ces arrêts improvisés.

Sur le chemin, nous avons aussi fait un arrêt à Mañaca Iznaga. Postée à quelques pas de la voie ferrée, aujourd’hui empruntée par le petit train touristique, une grande tour y surplombe toute la Valle de Los Ingenios. Dans le temps, elle servait à surveiller les esclaves dans les plantations de canne à sucre. Aujourd’hui, elle offre toujours un panorama à couper le souffle sur la vallée et accueille un charmant marché artisanal, où tu pourras trouver les fameux colliers de graines, mais aussi de très belles nappes, petits hauts brodés et de délicieuses petites robes pour les petites filles. Ne pars pas de là sans goûter au guarapo, le jus extrait de la canne à sucre, qui te laisse une moustache toute blanche. Si tu arrives à l’heure du repas, tu trouveras aussi un restaurant où déjeûner mais je ne pourrais pas t’en dire plus car nous n’y avons pas mangé.

Pour les 4 prochains jours, nous séjournerons à la Casona. Cette maison de maîtres sur les hauteurs de Trinidad dispose d’un grand parc arboré où se baladent des caméléons, une écurie, un potager, et ce qui était avant une piscine, fermée dorénavant car les casas particulares n’ont plus le droit d’offrir cette prestation à leurs clients. C’est donc là que nous disons au revoir à C. que nous retrouverons en fin de semaine pour nous reconduire à l’aéroport.

Après un cocktail de bienvenue, nous allons déposer nos valises et nous partons explorer le parc. Malgré la chaleur ambiante, il fait relativement frais sous les arbres du parc et les garçons se prennent à jouer les photographes animalier et à shooter sous tous les angles les caméléons du parc.

La fin d’après midi est consacrée à l’organisation des excursions des prochains jours, la Valle de los Ingenios et la visite du Parc de Topes de Collante et à la découverte de la ville, de ses façades colorées, ses balustrades ouvragées, ses petits stands d’artisanat.

Mais qui dit Trinidad, dit salsa, encore plus qu’à la Havane, les rues sont pleines de musique, de la Casa de Cultura – où l’on s’est littéralement fait hâper par des petits vieux pour assister au balleti comme on dit chez nous du dimanche après midi, et après l’épisode endiablé de la veille où Wanderlustdad s’est retrouvé en dieu de la piste, c’est à mon tour d’honorer un gentil cavalier – en passant par les restos et la mythique, Casa de la Musica, où tout le monde se mélange pour écouter sur les marches, des groupes qui se succèdent du milieu de l’après midi jusqu’à tard dans la soirée.

Elle nous a longtemps fait rêver cette Casa de la Musica, on appréhendait un peu d’y aller avec les enfants mais c’est vraiment très familial, un endroit vraiment sympa où se poser pour simplement écouter de la musique ou si le coeur d’en dit commencer à danser. Il n’y a pas un soir, où l’on y est pas passé et l’ambiance de la salsa en live ! Comment te dire ? Magique !

Lundi 15 avril : la Valle de los Ingenios

Après une nuit marquée par une chasse au crabe de terre dans les chambre des garçons, (heureusement qu’ils dormaient à ce moment là et qu’ils ne se sont pas réveillés, on les aurait entendus hurler jusqu’en Chine je crois), on se lève très enthousiastes à l’idée de l’aventure qui nous attend. Aujourd’hui, nous allons visiter la Valle de los Ingenios à cheval. Je te passe encore une fois le petit déjeûner gargantuesque, tu commences à y être habitué mais la Casona fait partie du top 3 des petits déjeûners cubains que nous avons pu prendre.

Rendez-vous est donné à 10h00, devant notre terrasse qui donne sur les écuries pour partir à la découverte de la Valle. Contrairement à Viñales où on avait monté nature peinture, ici notre guide tient à nous équiper de pied en cap. Autant je valide l’aspect sécuritaire, autant quand il fait 40°, avec les chaps, liposuccion lowcost du mollet garantie et sous la bombe, il y a des chances que ta cervelle fonde…

À la sortie de la casa, on continue notre découverte des ruelles de Trinidad, hors du centre historique et touristique, la pauvreté est partout et on ne se sent pas toujours très à l’aise. Pas parce que l’on s’y sent en insécurité mais plutôt parce que l’on se prend vraiment la misère dans la figure lorsque l’on sort de notre « cage dorée ». On a l’impression que le temps s’est arrêté, un cordonnier tient boutique devant sa porte. Très vite, on arrive à la sortie de la ville. La rupture est très nette, dès le passage des deux obélisques qui marquent l’entrée de Trinidad, on est immergés en pleine campagne. Inutile de te dire qu’on est pas les seuls. C’est un peu l’autoroute du cheval à cet endroit là. De nombreux groupes attendent de pouvoir descendre dans la vallée.

Heureusement que l’itinéraire que nous fait emprunter J.C notre guide est plus tranquille. On y croise de petites maisons, des vaches qui broutent, des papillons de toutes les couleurs et on goûte au calme de la verdure. C’est encore mieux que ce qu’on avait pu voir sur les guides. Au bout d’une bonne petite heure, nous descendons de nos montures, payons les quelques CUC demandés pour l’accès au sentier et nous finissons le chemin à pied, nous arrivons à une cascade où nous pouvons faire une pause baignade pour nous rafraîchir. Là encore, nous ne sommes pas les seuls, ça crie, ça plonge, ça fait des bombes dans toutes les langues possibles pendant que les cowboys patientent à la buvette en échangeant sur leurs groupes respectifs. Cette petite parenthèse aquatique, bien que fréquentée est très agréable pour affronter ensuite le retour sous le soleil du début d’après midi.

Et oui, parce qu’une chose est sûre : sortir de l’eau, te rhabiller et remonter en salle, sous la chaleur, je te raconte pas le choc thermique. Le retour est assez long et gourmand en eau. Malgré le plaisir d’être toujours immergé dans le vert, on a hâte de rentrer parce que le soleil ne pardonne pas. Petit conseil, si tu dois planifier ce genre d’excursion, privilégie la fin d’après midi. Ce sera sûrement plus agréable.

C’est aussi rouges que le crabe de terre qui s’est invité pendant la nuit que l’on arrive à l’hôtel et que l’on file prendre une douche et faire une sieste bien méritée.

Pour la fin de l’après-midi, on décide d’aller se renseigner à la gare pour notre transfert vers Cienfuegos et tester la balade photo proposée dans le Lonely Planet. L’idée c’est d’aller se perdre dans les ruelles derrière la Plaza Mayor, jusqu’au Barrio Los Tres Cruces.

Le quartier est plutôt modeste et entre deux scènes de vie quotidienne, c’est souvent que l’on nous arrête pour nous demander si on n’a pas un peu de savon, des vêtements pour les enfants dont on voudrait se débarrasser. Si tu prévois d’aller à Trinidad, penses à récupérer les savonnettes et les shampooings dans les hôtels et à les glisser dans ton sac, tu feras sûrement des heureux, au fil des rues…

Le tour se finit par le temple de Yemaya, puis on file manger à la Terraza Colonial, où on est les premiers clients de la soirée. C’est un chouette petit resto, la cuisine y est bonne et les prix sont raisonnables.

La soirée se termine par un peu de musique à la Casa de la Musica et une canchanchara, cocktail emblématique de Trinidad à base de Rhum vieux, limonade citron et miel et qui à notre humble avis dépasse très largement le mojito mais elle est abrégée par une averse tropicale. Croisons les doigts pour le temps soit clément demain…

Mardi 16 avril : Topes de Collante et Vegas Grande

Aujourd’hui au petit déj’ on retrouve nos voisins de l’avion, comme quoi l’ile est vraiment toute petite… C’est chouette d’échanger nos impressions de voyage, d’autant que l’on a pas eu les mêmes itinéraires.

Le déjeûner est assez rapide car nous avons rendez-vous assez tôt et assez loin de la casa pour le départ de notre excursion. C’est l’une des seules que nous avons réservé avec cubanacan, nous nous sommes toujours débrouillés avec nos hôtes ou par nous même jusqu’à présent.

Le programme, choisi par les garçons, la visite du parc de Topes de Collante en camion soviétique avec repas inclus pour une trentaine de CUC par adulte et la moitié pour les enfants de mémoire. Une journée placée sous le signe de l’aventure, d’autant que notre guide ressemble à s’y méprendre à Dwayne Johnson, ils ont l’impression d’avoir entamé une partie de Jumanji. Espérons, que les éléments ne se déchaînerons pas contre nous aujourd’hui. Après une pause pipi et un arrêt au musée du Café où l’on retrouve tout ce que l’on a appris à Viñales lors de notre visite à la finca l’Armonia, (tu te souviens ? j’en avais parlé ici) on remonte dans notre camion pour une espèce de Space Mountain à travers les routes à lacets jusqu’à l’entrée du sentier de Vegas Grande (à savoir si tu souhaites t’y rendre par tes propres moyens que l’accès au sentier est payant entre 6 et 10 CUC par personne de mémoire).

La randonnée est accessible pour les enfants bien qu’un peu rude sur à la remontée. On a pu y voir des colibris, des tokororos, l’oiseau emblématique de Cuba avec ses plumes aux couleurs du drapeau. C’était assez sympa pour eux de se perdre au milieu de la jungle, quant à la cascade de Vegas Grande, elle est très impressionnante et plutôt fréquentée pour la baignade en fin de matinée. Contrairement aux autres excursions que l’on a pu faire, celle-ci est minutée, 1h00 pour la baignade, un horaire prévu pour le repas, un temps prévu pour l’observation du panorama, monte du camion, descend du camion. Pour nous qui n’avons pas l’habitude des voyages organisés, c’est assez déconcertant. Ça passe sur une journée mais je ne m’imagine pas faire ça sur plusieurs jours. Le restaurant Mi restauro, en bord de route avant l’entrée du parc de Topes de Collante, propose un repas correct pour être compris dans le prix de l’excursion mais ce n’est pas non plus la folie culinaire, on a connu des jours meilleurs…

Débarqués du camion à Trinidad, on profite pour visiter l’église San Francisco de Paula, puis on remonte en direction de la casa pour aller se reposer un peu avant notre dernière soirée à la casa de la musica de Trinidad. Ce soir encore ce sera glace, pizza et canchanchara pour les grands et piña colada sans alcool pour les enfants, dans l’une des tavernes du centre. Les groupes se suivent et ne se ressemblent pas mais on apprécie ce soir encore la fraîcheur des escaliers, la musique live et la danse…

Bref, on a adoré Trinidad, sa nature verdoyante, son histoire et sa musique, mais l’aventure ici se termine. Demain nous mettons le cap sur Cienfuegos, autre bijou du Sud et ville hautement musicale, mais je t’en dirai plus la prochaine fois. Pour terminer cet article je te laisse avec cette session live d’Alexander Abreu qui rend tellement bien l’esprit de la Casa de la Musica de Trinidad. Mes pieds bougent déjà, je vais faire deux ou trois pas de rumba avant de m’échauffer pour écrire le prochain article sur Cienfuegos.

En attendant, tu peux continuer de nous suivre sur Facebook et sur Instagram.

À bientôt 😉

Suivez les kids ! Cuba avec des enfants

Depuis quelques temps, les garçons m’interrogent beaucoup sur le blog. À quoi il sert ? Pourquoi on le tient ? J’ai surpris à plusieurs reprises Wanderlustgrandschtroumpf en train de lire les carnets qui me servent à noter mes idées au cas où je n’aurais pas mon ordi sous la main.

À la fin de chaque journée de voyage, on a l’habitude de leur demander leur coup de coeur de la journée si il y en a un et ce qu’ils ont le moins aimé. Cuba a été pour eux une véritable expérience, une leçon de vie parfois. Aussi, aujourd’hui, je leur ai proposé de jouer les apprentis blogueurs et de me dicter un mini guide de leurs expériences préférées à Cuba à destinations des enfants et des familles qui comme nous souhaiteraient découvrir l’île. Le voyage commence à ne plus être très frais dans leurs petites mémoires étant donné que nous sommes rentrés il y a plus d’un an, mais l’exercice est aussi intéressant parce que du coup, tu ne trouveras là que les choses qui les ont vraiment marquées. Alors, suivez les kids !

Leurs coups de coeur

La plage

Moi, maman, ce que j’ai adoré, c’est la plage où tu t’es faite manger par les puces de plage…

Wanderlustgrandschtroumf

Merci mon chéri de me rappeler cette expérience pour le moins… comment dire ? Urticante ? Dans l’épisode 2 de notre carnet de voyage pour Cuba (ça fait un peu Star Wars, non ?), je t’avais raconté, notre journée catastrophe sur la plage de Cayo Levisa. Si tu prends le train en cours de route, tu peux aller faire un tour par ici pour comprendre de quoi je parle…

https://wanderlustfamily4.travel.blog/2020/04/13/en-route-pour-cuba-episode-2/

Et bien, il semblerait qu’avec les enfants nous n’ayons pas vécu du tout la même journée, car c’est la première chose dont ils m’ont parlé. Comme quoi, selon l’âge on a vraiment des ressentis différents sur les expériences. En effet, malgré la pluie, Wanderlustgrandschtroumf a passé une journée mémorable. Il faut dire que même si chez nous la mer n’est pas très loin, cette plage là est simplement fantastique. Ce n’est pas tous les jours que les enfants ont l’occasion de trouver des coraux en faisant des châteaux de sable et de transformer des bernard l’hermite en animaux de compagnie ou de s’imaginer étant Jack Sparrow à la recherche de trésors laissés par des boucaniers.

Quel dommage que nos journées plages à Cayo Levisa et à Playa Larga aient été accompagnées soit d’averses tropicales soit de grand vent !!! Attention toutefois lorsque tu vas à la plage aux gegenes ces petites bestioles démoniaques qui sévissent lorsque le soleil commence à se faire la malle et te transforment en dalmatien à pois rouges.

Les vieilles américaines

Là bas, les voitures elles sont rigolotes et trop styléééééées !

Voilà un sujet qui devrait en passionner plus d’un. Cuba et les voitures, c’est une grande histoire d’amour. Il faut dire qu’ils les bichonnent comme si c’était un membre de la famille.

Pour les garçons, chaque voyage en voiture, et il y en a eu un paquet, a été l’occasion d’un voyage dans le temps, à bord d’une pièce de musée. Les couleurs, les chromes, les vibrations qui donnaient parfois l’impression d’être un passager de Star Tours, tout comme le chauffeur qui nous a accompagné sur une grande partie du séjour leur ont laissé de chouettes souvenirs.

Se faire des copains

Voyager c’est l’occasion de rompre avec le quotidien et se retrouver en famille mais c’est aussi l’occasion de faire de nouvelles rencontres. Si il en est une qui les a particulièrement marqués, c’est celle du fils de l’un de nos hôtes qui avait à peu près leur âge avec lequel ils auraient joué non stop pendant les deux jours que nous avons passé à Palma Rubia.

Ça m’émerveille toujours de voir la capacité des enfants à se faire comprendre lorsqu’ils sont à l’étranger, de voir comment en quelques minutes ils dépassent la barrière de la langue alors que nous galère à baragouiner trois mots… Ramenez-moi en enfance pour retrouver la clé de ce langage universel !!!

Se balader à cheval

C’était trop drôle quand le guide disait « ¡ Ola, Caballu!

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Je n’avais pas encore mis de musique dans cet article mais ce coup de coeur là s’y prête bien. Les coins où balader à cheval à Cuba sont nombreux. Nous avons eu la possibilité de faire deux balades, l’une à Viñales au milieu des mogotes et l’autre à Trinidad dans la Valle de los Ingenios.

Les garçons n’avaient pas spécialement d’expérience en équitation, pour wanderlustminischtroumpf, c’était même son baptême équestre, mais à chaque fois les guides se sont adaptés à leur niveau, ont pris le temps de leur rappeler les bases et sont restés tout près d’eux tout au long de la balade.

Question sécurité, cela dépend vraiment de l’endroit auquel tu t’adresses. À Viñales, aucun équipement n’a été proposé. Ils ont monté nature peinture mais très encadrés par nos deux caballeros. À Trinidad, notre casa disposait d’un ranch, les garçons ont donc été équipés de bombes et de chaps mais, la randonnée a été pour eux assez difficile car bombe + chaleur = transpiration +++ (je crois que leur cervelle a un peu fondu sur le chemin…). Si tu crains donc pour la petite tête de tes chérubins, pense à emporter un casque d’équitation dans tes bagages (oui parce que bombe et bagage dans la même phrase ça craint ;)… )

Les beaux paysages et la nature

Je n’ai pas compté pas le nombre de « Waouh ! » et de « Maman c’est trop beau! » mais une main ne suffirait pas. Chaque jour avait son lot d’émerveillement face à ce que la nature nous offrait. Nos addicts à NatGeo Wild ont passé leur séjour à découvrir en vrai des espèces d’animaux de toutes sortes. Le temps ne nous a malheureusement que très peu permis de faire du snorkeling, mais nos nombreuses randonnées nous ont permis de découvrir quelques espèces endémiques de l’île et d’assister à des phénomènes que l’on a peu l’habitude de voir comme la migration des crabes. Je les vois encore tapis dans le hamac, en embuscade à attendre que les colibris viennent voler autour de l’arbre de notre terrasse de Trinidad, ou à observer le camouflage des caméléons… De grands moments pour nos futurs documentaristes animaliers 😉

Chasser les oeuvres de street art dans les rues de La Havane

Les rues de La Havane, elles sont trop bien décorées

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Quand on se balade en ville, où que l’on soit, c’est l’un de nos passe-temps favoris. Il a le mérite d’éviter les « Maman quand est-ce qu’on arrive » et autres « J’en ai marre ! On peut s’arrêter ? Je suis fatigué »… Tu vois le tableau je suppose…

Bref être à l’affut des oeuvres d’art quand on marche, c’est un peu comme être un chercheur d’or… Parfois on tamise pour rien, mais parfois, on trouve des petites pépites. C’est toujours plus facile pour les schtroumpfs que d’être enfermés dans un musée, et ça permet de les ouvrir à toute forme d’art. On a bien cherché les traces d’une attaque d’Invader, mais on n’en a pas trouvé, par contre en pleine période de Biennale, on en a pris plein les yeux. Pour plus d’infos sur les futures éditions, c’est par là…

http://biennialhavana.org/havana-biennial-blog/

Aller à la pêche

Lorsque l’on parle de pêche à Cuba, comment ne pas penser à la pêche au gros et à Hemingway et à son vieil homme et la mer. Mes trois hommes adorent la pêche. Aussi lorsque notre hôte de Playa Larga, aussi féru qu’eux leur a proposé une partie de pêche à la cubaine, ils ont sauté sur l’occasion. Pas de sortie en bateau pour nous, le temps était trop gros, mais quelques rudiments de pêche à la ligne dans un étang derrière la casa. Bilan, quelques poissons chats aussitôt relâchés mais une expérience unique de pêche minimaliste – les cannes à pêche étant hors de prix sur l’île – avec les moyens du bord (du fil de pêche, quelques plombs, un bâton, des appâts faits de pain et de chair de crabe et un hameçon).

Se baigner dans les cascades et les piscines naturelles

Là encore quelles expériences !!! Que ce soit dans la Valle de los Ingenios, a Topes de Collante ou dans les impressionnants cenotes de Playa Larga les garçons ont adoré leurs expériences de baignades en eaux douces. Il faut dire que c’est vraiment très agréable d’aller se rafraîchir après une petite marche ou une balade à cheval. On se sent vraiment tout petits dans ces cascades au milieu de toute cette forêt, ou dans ces trous sans fond remplis de jolis poissons.

Changer de maison

14 jours, 7 casas différentes. Notre itinéraire prévoyait en moyenne un changement de ville tous les 2 jours. Ça n’a pas perturbé nos petits nomades pour autant. Dans chacune (ou presque…), ils ont trouvé quelque chose à observer, un truc à bricoler, des copains avec qui discuter. Dans chacune ils ont éprouvé le charme de la découverte d’un nouvel environnement et de rencontrer de nouvelles personnes. Et puis, entre les grenouilles dans la chambre, les parties de ping pong, les parties de pêche, la casa en pleine nature, les aventures à la ferme, la chasse au crabe de terre dans leur chambre en pleine nuit (heureusement qu’ils dormaient à point fermés à ce moment là, on les aurait entendus hurler jusqu’en Chine je crois…) et autres, les expériences ont été hautes en couleurs et en émotions.

Tester des moyens de transports très différents

Les garçons m’ont déjà fait écrire à quel point ils avaient aimé les voitures à Cuba mais la liste des moyens de transport que l’on a pu prendre tout au long du voyage est encore longue…

Avion, train, bateau, voiture, coco-taxi, bici-taxi, cheval, charrette et j’en passe… Cuba est un véritable musée des transports à ciel ouvert, qu’ils soient ce que l’on emprunte où que l’on voit circuler. On a pu voir sur les route des bus scolaires d’un autre âge, des camions datant de l’union soviétique, de très nombreuses motos avec side-car mais aussi des chars à boeuf ou à chèvre… Oui oui, tu as bien lu, à chèvre. Heureusement pour cette pauvre biquette des faubourgs de La Havane qu’elle ne dirait un charriot pour enfant, mais l’image était assez cocasse.

À chaque fois, c’était une découverte et un véritable enthousiasme, une drôle d’expérience et un voyage dans le voyage.

Les petits moins

Moi qui aimait les dissertations bien équilibrées, je dois dire qu’ici, je vais devoir faire un paragraphe rikiki. Quand je leur ai demandé si il y avait un truc qui ne leur avait pas plu, ils m’ont répondu en choeur. « Ben enfin, tu sais bien qu’on a tout aimé à Cuba ! ». En grattant un peu, ils sont revenus au bout de cinq minutes en me disant que finalement, il y avait bien une chose qu’ils auraient bien aimé zapper…

Le sentier Enigma de Las Rocas à Playa Larga

La seule chose qu’ils m’ont répondu quand j’ai un peu insisté c’est « les serpents et les chauves souris que l’on a pu rencontrer sur le sentier Enigma de las Rocas. » En effet, malgré la beauté du sentier celui-ci peut être impressionnant avec des plus petits. Les trois enfants qui étaient dans le groupe ont été assez impressionnés par les crabes en migration, et donc en nombre, à cette période de l’année, aux alentours du mois d’avril et par la grotte des chauves souris.

Nous les adultes, on s’est régalés de cette balade qui s’est terminée par un plongeon dans un cenote (ne fais pas comme nous, prévois maillot et brassards…), mais les enfants n’étaient pas super rassurés par endroits, malgré un guide très avenant et sympathique. Donc si tu sens que tu loulous ont l’âme sensible, peut-être vaudra-t-il mieux aller observer les oiseaux dans le Cienaga de Zapata, faire du snorkeling en face de Cueva los peces ou visiter l’élevage de crocodiles.

Voilà, il ne me reste plus qu’à remercier les loulous de s’être prêtés à l’exercice…

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Alors maintenant que tu sais où nous retrouver, à très bientôt j’espère 😉