Café des voyageurs #12 : Animaux

Le parc ornithologique de Pont de Gau

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Les vacances approchent et la dernière fois que nous avions abordé ce thème, les participants au café avaient proposé qu’on le remette sur le feu régulièrement.

Cette semaine, je t’emmène…

Aux Saintes Maries de la Mer découvrir le Parc Ornithologique du Pont de Gau. Je t’avais parlé de notre envie de découvrir cet endroit dans un article paru à la veille de l’ordonnance des 100 kilomètres.

J’ai choisi cet endroit car…

J’avais repéré cet endroit quand je recherchais pour le boulot une idée de sortie dans la région accessible avec un fauteuil roulant. Nature, animaux, accessibilité et petits prix pour les groupes, il n’en a pas fallu plus pour me convaincre et me donner envie de le proposer à mes collègues.

Compte tenu de la crise sanitaire, la sortie professionnelle est bien sûr tombée à l’eau mais nous avons tout de même eu la chance de découvrir la réserve en famille, au printemps, à la faveur du déconfinement.

Pour des raisons d’éthiques, nous sommes assez frileux à l’idée de visiter des parcs zoologiques. Cependant, ici, plus de volières ou d’animaux en cage. La découverte des oiseaux se fait le long de sentiers qui bordent les étangs du Parc Naturel Régional de Camargue. Deux balades sont proposées aux visiteurs. La première, grand public, dure une petite heure. On peut y voir une grande diversité d’oiseaux, qui varie selon les migrations, les observatoires et les tours y sont nombreuses. Nous avons eu la chance de voir des flamants roses, des cigognes, des avocettes, des aigrettes, ibis et autres mouettes mélanocéphales.

N’étant pas de grands ornithologues, nous avons pu compter pour reconnaître les oiseaux sur le site du parc et les panneaux présents à différents points de la balade.

La deuxième balade est plus longue, moins ombragée et plus sauvage. Au moment où nous l’avons faite, nous avons trouvé qu’elle était moins agréable que la première partie du circuit, bien que beaucoup moins fréquentée. En effet, en fin de printemps, le moustique commence à faire son apparition dans les marais et il est sans pitié. Si tu souhaites la faire pendant l’été, préfère donc les heures matinales ou tardives, car le soleil ne pardonne pas, et n’oublie pas la lotion anti-moustiques, sous peine d’entendre les schtroumpfs râler. Les observatoires y sont plus espacés et les animaux moins concentrés mais le paysage vaut tout de même le détour.

Une fois terminée cette jolie découverte de la faune camarguaise pourquoi ne pas aller visiter le village des Saintes Maries de la Mer tout proche. Avec son église et sa vierge noire, ses plages et ses traditions liées à la culture des manades et des gardians, tu trouveras dans ses ruelles tout un tas de glaciers pour y prendre un goûter bien mérité après ta longue marche.

Si tu ne devais choisir qu’une photo laquelle choisirais-tu ? Pourquoi ?

Dans la famille photographe en carton je demande la mère… Pour cette sortie, j’avais prévu de sortir le réflex avec les grands objectifs, j’avais pris le grand sac à dos avec tout l’attirail… Sauf qu’en arrivant sur place, je me suis rendu compte que j’avais oublié la carte mémoire dans l’ordinateur… Quelle dinde ! Bien entendu, pas de photographe dans le coin, ni d’endroit où s’en procurer une avant de rentrer dans le parc.

Grandschtroumpf et moi qui étions partis façons documentaristes animaliers avons du nous rendre à l’évidence. Il faudrait revenir pour tourner un remake des Ailes pourpres : le mystère des flamants, le fabuleux film de Disney Nature sur les flamants roses.

Je te prie donc de m’excuser pour la qualité toute pourrie des photos faites avec le maximum du zoom du portable et donc plutôt floues…

On était donc punis de gros plans sur les oiseaux et de photos prises en vol que l’on aurait tellement aimé faire. En parcourant les photos de cette journée, j’ai donc peiné à trouver une photo qui puisse faire la une de cet article.

Celle-ci, mêlant à la fois le paysage et ses habitants s’est trouvée être un bon compromis. Le reste des belles images étant gravé dans nos tête à défaut de l’être sur une carte mémoire.

Et vous, ça vous arrive aussi en voyage des incidents photographiques ? À moins que vous ne fassiez partie de ceux qui préfèrent tout garder dans leur tête ? Raconte-nous tout ça en commentaire.

Thème du 28 octobre : Halloween

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine.

À bientôt 😉

Café des voyageurs #11 : pour les grands et les petits

Découvrir les traces du passage d’ Invader à Marseille

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Les vacances approchent et la dernière fois que nous avions abordé ce thème, les participants au café avaient proposé qu’on le remette sur le feu régulièrement.

Cette semaine, je t’emmène…

Chez moi, où une terrible attaque est en cours… Invader est un artiste contemporain qui sème régulièrement dans les villes où il passe des mosaïques murales inspirée du jeu-vidéo de notre enfance, Space Invader. Nous qui suivons cet artiste depuis quelques temps, on se plait à retrouver ses créations au gré de nos aventures. On a retrouvé son travail chez nous, à Lyon, Avignon, Londres…

J’ai choisi cet endroit car…

Comme je te le disais, une terrible invasion de bêbêtes en pixels est s’est déployée dans la ville. En effet, depuis la rentrée, une exposition est en cours, en collaboration avec le Centre Ora-Ito, situé sur le toit de la Cité Radieuse. C’est d’ailleurs ce dernier qui a été choisi comme quartier général et point de départ de cette nouvelle campagne qui vise la Cité Phocéenne. Elle est donc un spot à ne pas manquer pour admirer la vue magnifique sur la mer et les îles, découvrir les premières très grandes réalisations en grand format. C’est aussi l’occasion pour toute la famille de découvrir le projet visionnaire de Le Corbusier, et la maison du fada comme on l’appelle affectueusement chez nous.

Avec les vacances qui approchent, partir à la recherche de ces créations peut donc être une petite idée de balade en famille. Les enfants adorent ouvrir l’oeil à la recherche de ces petits trésors trouvés au coin d’une rue. Je crois qu’on profiterait bien de l’occasion pour se faire une soirée télé en famille devant Pixels de Chris Colombus avant de partir à l’attaque.

D’autant plus depuis que nous avons appris l’existence de l’appli FlashInvaders, qui permet de retrouver les petits bonshommes partout dans le monde. Le principe est simple, on télécharge l’application et au fil de nos balades, lorsque l’on croise les traces d’une invasion, on la flashe et on gagne des points comme dans un jeu vidéo. En ce qui concerne l’invasion marseillaise, une carte des réalisations est disponible à la Librairie Imbernon, située dans la galerie commerciale de la Cité Radieuse.

Si tu ne devais choisir qu’une photo laquelle choisirais-tu ? Pourquoi ?

Comme je te disais, il y en a partout dans Marseille. Et cette fois-ci, Invader a vu les choses en grand. D’habitude concentrés dans les quartiers du centre et de l’hypercentre, les petits aliens ont cette fois-ci débordé dans d’autres quartier de la ville, jusque presque chez nous.

Je ne te raconte pas la joie de GrandSchtroumpf, lorsqu’un matin, en levant les yeux sur l’un des pilonnes du métro devant lequel on passe tous les jours, il a trouvé un petit extraterrestre bleu. On aurait dit Champollion qui avait découvert la pierre de Rosette.

C’est donc une activité super chouette, gratuite, ludique qui permet de découvrir les villes que l’on traverse autrement et d’impliquer les enfants pour qui les balades urbaines peuvent parfois être ennuyeuses à leurs âges. Alors prêt à lever les yeux et à exploser du pixel ?

Thème du 21 octobre : Animaux

Thème du 28 octobre : Halloween

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine

À bientôt 😉

Café des voyageurs #10 : Rose

La Havane : Parque Central et ses vieilles américaines

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Pour les thèmes de ce mois-ci, j’ai demandé aux participantes régulières de notre rendez-vous sur quels sujets elles aimeraient écrire. Très vite dans la discussion, s’est imposé le thème des couleurs et Octobre s’est immédiatement associé au rose.

Cette semaine, je t’emmène…

Dans le centre de La Havane, à Parque central. Cette grande place qui marque le début du Paseo del Prado est le point de rassemblement des vieilles voitures américaines qui attendent le touriste pour leur faire découvrir la ville.

J’ai choisi cet endroit car…

C’est un endroit plein de bruits et de couleurs. Entre les klaxons, le vrombissement des moteurs qui contraste avec les ruelles plus tranquilles de Habana Vieja ou de Centro Habana et les appels des chauffeurs de taxi qui seraient prêts à tout pour que tu montes dans leurs carrosses, c’est une place qui bouillonne de vie. Elle est aussi plutôt occidentalisée. Avec ses grands hôtels, son Mango (le seul de l’île, n’en déplaise aux fashionistas) et ses boutiques de luxe c’est un lieu qui n’a rien à voir avec le reste de la ville.

Si tu as lu mon TRÈS long Carnet de Voyage sur La Havane, tu sais que que nous rêvions de la visiter depuis de nombreuses années. Nous l’avions idéalisée, nous imaginant la Dolce Vita à la Cubaine et au final, nous avons été un peu dépassés et gênés par l’ambiance un peu vampirisante et clairement trop touristique de la ville. Cet endroit est assez représentatif de notre sensation.

Mais quel rapport avec le rose me diras-tu ?

Si tu ne devais choisir qu’une photo laquelle choisirais-tu ? Pourquoi ?

Et bien simplement, un joli alignement de voitures de Barbie vintage avec son camaïeu de roses. Non, blague à part. Tout le cliché cubain est à peu près là. L’architecture coloniale, les vieilles américaines et les palmiers. Et pourtant, je continue à voir derrière tout cela autre chose.

D’après ce que nous ont expliqué nos différents chauffeurs, ces voitures sont des monuments familiaux, que l’on bichonne, que l’on rénove avec amour et que l’on se transmet en famille de générations et générations. Comme Cuba, elles se font belles, elles brillent pour paraître fièrement devant le touriste. Elles ne sont cependant que le fruit de la débrouille de leurs propriétaires et si tu y regardes de plus près, elles sont faites d’un peu de tout pour continuer à rouler. C’est sûrement la raison pour laquelle tout le monde s’accorde pour les regarder avec une certaine tendresse.

Ces chef-d’oeuvres de carrosserie, de sellerie, et de mécanique, nous invitent aussi à réfléchir à la valeur des objets et à notre société du jetable. Chez nous, retrouver et entretenir de tels modèles relève de l’exploit. La vente d’automobiles neuves, pourtant autorisée depuis 2014, peine à décoller car les prix restent difficilement accessibles avec le salaire minimum cubain. Donc là-bas, continuer à rouler avec ces « vieilles dames », c’est un peu comme un devoir de mémoire qui s’affiche fièrement à chaque coin de rue.

Thème du 14 octobre : Pour les grands et les petits

Thème du 21 octobre : Animaux

Thème du 28 octobre : Halloween

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine

À bientôt 😉

Café des voyageurs #9 : en forêt

La valle del Fiume Argentino

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

L’été est définitivement parti, ça y est, l’automne a pris ses quartiers. Après avoir consacré la semaine dernière un café des voyageurs sur les couleurs flamboyantes que l’on voit apparaître dans nos jolies forêts, et vu que le temps est idéal en ce moment pour aller s’y balader. Je te propose cette semaine d’aller faire une petit tour dans les bois.

Cette semaine, je t’emmène…

Dans mon deuxième chez moi, en Italie du Sud. Je te propose de venir admirer le paysage que je vois tous les matins en ouvrant mes volets quand je suis en vacances et de découvrir la Valle del Fiume Argentino. Cette vallée qui débute dans le village d’Orsomarso dans la province de Cosenza, fait partie du Parc National du Pollino. Avec sa rivière cristalline et sa faune et sa flore préservée, elle est l’un des joyaux de la région.

J’ai choisi cet endroit car…

Malgré sa popularité locale, c’est un endroit qui ne figure pas sur les guides touristiques à l’international, et c’est peut être tant mieux, car cela en fait un site à peu près préservé en dehors des quinze jours qui entourent le 15 août, où là, mieux vaut ne pas y mettre les pieds si tu souhaites visiter la forêt en toute tranquillité.

Orsomarso est un village perché de la côte Nord de la Calabre. Fondé au Moyen Age, il a longtemps été isolé du reste de la région et a su garder ses airs de petite crèche, son dialecte et ses traditions intacts. En te promenant dans ses ruelles tu trouveras tout ce qui fait le charme du Sud de l’Italie : des enfants qui jouent au foot dans les traverses, des mémés vêtues de noir assises sur le pas de leur porte qui font la conversation tout en enfilant des poivrons ou en écossant des fèves, des pépés assis sur un banc très occupés à regarder tous ceux qui passent, ou à jouer aux cartes au bar, des autels dédiés à la vierge, à Sainte Anna ou aux saints médecins Côme et Damien… Bref, le Sud de l’Italie comme on l’imagine et comme je te l’ai déjà raconté dans certaines de mes chroniques littéraires. Le dimanche, tu y sentiras sûrement l’odeur della pasta al forno, ou de la parmiggiana. Mais quel que soit l’endroit où tu regardes, tu seras entouré de verdure.

La Valle del Fiume Argentino est le point de départ de nombreuses randonnées accessibles à toute la famille. En remontant le lit de la rivière tu trouveras d’abord des potagers familiaux, puis un arboretum où à la naissance de chaque enfant, les gens du village plantent un arbre, une cascade, de petites fontaines creusées ça et là par des forestiers, un jardin des plantes officinales.

Nous connaissons l’endroit par coeur mais nous ne nous lassons pas d’y observer les changements de la nature et de découvrir les espèces que la vallée accueille. Renard, loups, sangliers, rapaces nocturnes et diurnes, reptiles, et scarabées de toutes sortes, les enfants prennent un réel plaisir à être à l’affut des traces laissées par les animaux et à observer et à apprendre à reconnaître les plantes. Tu pourras allègrement faire de ta balade en forêt un vrai moment d’apprentissage. Attention toutefois, comme dans tout parc national, la cueillette est interdite.

Il ne faut que quelques kilomètres à pieds depuis le village pour rejoindre le refuge et la forêt profonde où jadis, les brigands puis les résistants contre le fascisme se réunissaient. Tu trouveras ça et là dans la forêt des cabanes et des bergeries abandonnées, témoin du passé agricole de ces bois. Ce lieu n’est donc pas uniquement, une merveille de la nature mais fait partie intégrante de l’histoire de la jeune Italie. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la forêt d’Orsomarso, ainsi que quelques recoins du village ont été choisis par Danny Boyle et Simon Beaufoy pour en faire le décor de la série Trust, diffusée sur Canal. Je n’ai pas encore eu l’occasion de la voir, mais je me souviens de l’effervescence dans le village à l’annonce de l’arrivée d’une équipe de tournage américaine. C’était vraiment chouette de voir toute cette mobilisation autour de ce projet.

Si tu ne devais choisir qu’une photo laquelle choisirais-tu ? Pourquoi ?

Cette photo a été prise en plein mois d’août alors qu’il faisait une chaleur à tomber, sous la canopé, il faisait bon et frais. Ce jour là, nous nous étions enfoncés dans la forêt pour une randonnée à la recherche d’un château en ruine.

J’ai choisi cette photo car il y a tout : l’eau qui bruisse et que j’entend de ma fenêtre, les fougères et la mousse. Elle respire la sérénité .

Thème du 7 octobre : Rose

Thème du 14 octobre : Pour les grands et les petits

Thème du 21 octobre : Animaux

Thème du 28 octobre : Halloween

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine

À bientôt 😉

Café des voyageurs #8 : couleurs d’automne

L’automne à Disneyland Paris

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Ça ENFIN il arrive avec ses orages et ses épisodes cévenols. J’ai enfin sorti mon ciré et mes bottes et je me frotte déjà les mains à l’idée de pouvoir sortir admirer les forêts et leurs couleurs flamboyantes, allumer le poêle à bois et recommencer à déguster de bons chocolats chauds avec des mini-chamallows et de la cannelle (Et ben oui, on fait pas les choses à moitié…)

Cette semaine, je t’emmène…

Nous voyageons rarement en automne en dehors des frontières françaises ou du Sud de l’Italie. J’aimerais beaucoup découvrir en cette période de l’année les forêts de l’Ecosse, des parcs nationaux américains ou du Canada, mais pour l’instant, cela reste à l’état de rêve.

Mais cette semaine, ce n’est pas en forêt, que je t’emmène pour admirer les couleurs de l’automne, mais à Disneyland Paris pour la saison d’Halloween.

J’ai choisi cet endroit…

Ayant eu pendant un temps le passeport annuel de Disneyland Paris, nous avons eu la chance de visiter le parc à peu près à toutes les périodes de l’année. Si il est une saison que l’on a toujours trouvée très réussie, c’est celle d’Halloween.

Dès le début septembre et jusqu’à la fin des vacances de Toussaint, le parc se pare de citrouilles, de feuilles de toutes les couleurs, de gentils fantômes et les vilains de nos dessins animés préférés sont à l’honneur, tu peux alors croiser Jack Skellington, Maléfique, la méchante reine…

Ce voyage était notre première séjour à quatre au pays de la souris à grandes oreilles. Nous avions réservé à l’Hotel Cheyenne pour les trois ans du grand Schtroumpf qui était tellement minuscule, quand je suis retombée sur les photos. Le mini-schtroumpf, lui, n’avait même pas soufflé sa première bougie anniversaire et s’en fichait à peu près comme de sa première couche.

Pour ses trois ans, nous avions voulu l’amener à Paris, et ses yeux s’étaient immédiatement éclairés. Il avait vu la pub de Disneyland Paris et la télé et m’avait demandé si nous allions en profiter pour aller voir Mickey. Bien sûr, c’était prévu, mais j’aime à faire que chaque séjour à Disneyland Paris comporte sa dose de surprise. Aussi, tout était réservé depuis un moment mais j’avais laissé plané une dose de mystère… À la descente du train, il ne s’était rendu compte de rien. C’est après avoir récupéré les pass qu’il avait compris en voyant les affiches et qu’il avait reconnu l’hôtel où nous avions séjourné l’année précédentes. S’en était suivie une danse de la joie tellement mignonne que cachée derrière mon appareil photo, j’avais la larme à l’oeil.

Pendant ces deux jours, nous avons pris le temps, à leur rythme, de visiter le parc, rencontrer les personnages qui lui faisaient plaisir pendant que le mini, pas très rassuré face à ses peluches géantes, dormait et de profiter des animations d’Halloween.

Si tu ne devais choisir qu’une photo laquelle choisirais-tu ? Pourquoi ?

Si je ne devais choisir qu’une photo de ce moment ce serait celle-ci.

Comme tu l’as peut-être déjà lu dans un précédent café des voyageurs, nous sommes dans la famille de grands fan de Winnie l’Ourson mais nous n’avions encore jamais eu l’occasion de l’approcher. Cette descente d’escaliers aussi chic de celle de Zizi Jeanmaire, était donc le préalable d’une rencontre fort sympathique, pleine de câlins aux couleurs de l’automne. Il faut dire qu’il est vraiment chou ce Winnie avec son costume de chauve souris.

Bref, ça c’était avant, du temps où la Covid n’avait pas encore fait son apparition et où on pouvait encore assister à des rencontres magiques entre nos chouchous et leurs héros, ces moments dont ils peuvent te reparler encore pendant des mois après… Aujourd’hui tout est tellement plus compliqué… Et toi ? Est-ce que la situation actuelle te refroidis par rapport à certaines destinations ?

Thème du 30 septembre : en forêt

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine

À bientôt 😉

Café des voyageurs #7 : été indien

Voyager hors saison

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Bon en temps normal, hors scenario post-apocalyptique de 2020, cette période de l’année est celle d’où l’on se ravit d’un peu de douceur au mois de septembre. En s’imaginant marchant sur la plage, pieds nus, jean retroussé et cheveux dans le vent à la manière de Joe Dassin dans le clip de l’Eté Indien (désolée, fallait bien que je la place). Cette année fait exception, en ce moment, chez moi c’est la canicule et je t’avoue qu’entre le masque et la chaleur, je rêverais juste d’être seule dans un igloo…

Cette semaine, je t’emmène…

De nouveau en Finlande, mais cette fois-ci dans le Sud du Pays, dans la petite ville de Rauma. La vieille ville est une petite merveille médiévale, aux façades colorées qui fait partie du Top Ten de notre voyage en Finlande. Mais ce n’est pas dans la vieille que j’ai envie de t’emmener mais à quelques kilomètres de là aux abords du Poroholma Resort.

J’ai choisi cet endroit…

Après avoir visité la vieille ville, nous nous étions arrêtés pour manger à l’Osteria da Filippo, un pizzeria tenue par un italien expatrié en Finlande. Très vite, comme d’habitude, la belle solidarité nationale des italiens s’est mise en oeuvre et Filippo est venu discuter à notre table et nous suggérer des visites pour cette après midi. Nous avions envie de voir la mer et les iles, il nous a donc proposé de nous rendre de reprendre la voiture et de nous rendre aux abords de Poroholma, une espèce de camping, village vacances de luxe noyé en pleine nature.

En ce 14 août 2018, alors que chez nous la saison battrait son plein, les enfants se préparent déjà à retourner à l’école et le camping a des airs de Madrague à la fin de l’été. La plage est déserte. Les oies ont repris leurs quartiers sur le sable et il ne reste que quelques chanceux encore en vacances. Sur les rochers, une prof d’art donne un cours en plein air à quelques étudiants et des promeneurs se baladent. Le calme après l’agitation de l’été.

On a vraiment été charmés par cet endroit. Ce doit être un lieu très agréable pour passer ses vacances avec des enfants : le resto est un galion pirate à quai, un joli kiosque borde la rive, la réception ressemble à un manoir. On se croirait dans un décor de cinéma pour un film vintage. Et la nature est omniprésente. En 10 minutes de marche, on se retrouve loin des camping-car, seul au bord de l’eau dans un paysage qui n’est pas sans faire penser à ceux de Tove Jansson dans Le livre d’un été. Si je devais résumer cette après-midi en deux mots ce serait sérénité et douceur.

Pendant que nous étions lovés dans ce cocon de tranquillité, l’Italie pleurait ses morts. Le pont Morandi de Gênes, que nous empruntions plusieurs fois par an venait de s’effondrer. Il y a des informations qui te marquent au point que tu peux dire exactement où tu étais et ce que tu faisais quand tu les as apprises. Celle-là en fait partie et a sonné la fin de cette belle après-midi d’été indien. Peut-être trouveras-tu que ce n’est pas le lieu pour aborder ce drame mais pour moi, les deux sont maintenant intimement liés et c’est aussi un moyen de rendre un hommage aux victimes de cette catastrophe que d’en parler en même temps que je t’évoque ce souvenir agréable.

Si tu ne devais choisir qu’une photo laquelle choisirais-tu ? Pourquoi ?

Si je ne devais choisir qu’une photo de ce moment ce serait celle-ci.

La photo a été prise juste à notre arrivée, j’avais adoré le dégradé de couleurs des chaises longues vides sur la plage où les quelques touristes présents côtoyaient les oies. Comme si, on avait commencé à « ranger les vacances dans des valises en cartons« . (Oui Messieurs, Dames, aujourd’hui je suis d’humeur vintage, j’ai sorti mon tourne disque et mes vinyles…). Comme si, pour une fois, on avait la chance de partir en congé hors vacances scolaires. Comme si, pour une fois, on partait en vacances hors saison. Et déjà, avant même de découvrir les alentours, ça avait le prix du luxe.

Thème du 23 septembre : couleurs d’automne

Thème du 30 septembre : en forêt

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine

À bientôt 😉

Café des voyageurs #6 : Back to the begins

Notre premier Interail

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Pour cette semaine, retour vers le passé avec LE voyage qui nous a tous marqué. Celui qui a été le premier d’une longue série d’autres… Celui qui nous a donné l’envie de partir à travers le monde le sac sur le dos, de sauter de trains en trains ou d’avions tel un Phileas Fogg des temps modernes, ou de partir marcher le long des chemins de France et de Navarre.

Cette semaine, je t’emmène…

Entre Strasbourg, Prague et Venise, pour un voyage en Interail pour notre premier voyage en amoureux. C’est en 2007, on était tous les deux étudiants et pour les 25 ans de WanderlustDad, j’avais eu envie de marquer le coup en lui faisant retrouver Prague, qu’il avait adoré visiter quand il était au lycée et que je ne connaissais pas. Budget ultra serré obligé, 1200€ max pour 10 jours de voyage comprenant les hôtels, le transport etc. A l’époque Ryanair et consort n’étaient pas très nombreuse et l’offre low cost au départ de Marseille n’était pas très développée. Notre choix s’était très vite porté vers la formule interrail Global pass avec 10 jours de train pour 1 mois. On partirait donc pour 10 jours à travers l’Europe avec notre sac à dos.

J’ai choisi ce voyage car…

C’est mon premier voyage de « grande ». Pour la première fois, j’ai dû me heurter à toute la partie organisation, budget, recherche de logements et de visites. À Prague que sur Venise, faire tenir notre budget riquiqui à une époque où airbnb n’existait pas non plus a relevé du casse-tête chinois… En écrivant ça, j’ai vraiment l’impression qu’une éternité s’est passée depuis ce voyage et je prends conscience que les géants d’internet ont beaucoup contribué à modifier notre façon de voyager en une dizaine d’années.

Au cours de ces dix jours, nous avons découvert Strasbourg, sa cathédrale, sa Petite France, appris que les transports en commun ne circulent pas le 14 juillet et dû aller en Allemagne à pieds pour réserver notre train de nuit de Francfort à Prague.

Et puis chéri a joué les Ciceron à Prague. On s’est fait arnaquer au change. On a payé des bouteilles d’eau plus chères que des bouteilles de bières. On s’est émerveillés devant l’horloge de la mairie. On a flané sur le Pont Charles et goûté à l’absinthe dans une taverne sous le pont Charles. On a acheté une marionnette en bois. On a visité les synagogues du Josefov et admiré la vue sur la Vlatava depuis le Château et Mala Strana. On a découvert la canicule qui frappe les pays de l’Est en plein mois de juillet et qui oblige les autorités à mettre des camions brumisateurs dans les rues. Puis on a pris un train de nuit en direction de Venise.

De nos nombreuses expériences de voyage, cette nuit dans ce train couchette restera sûrement l’une des plus improbables. Dans notre compartiment cette nuit là, il y a un groupe de 4 étudiants Sud coréens, deux couples comme nous qui voyageaient à travers l’Europe. Très vite, nous avons commencé à échanger sur nos itinéraires, nos parcours, nos vies ici et là-bas et la soirée s’est finie avec des jeux dignes de ceux des chaînes japonaises que l’on voit parfois passer au zapping. Je crois que l’on a rarement autant ri avec des voisins de trains et que les compartiments voisins ont dû se demander ce qui pouvait bien se passer puis on s’est salués le matin sur le quai de la gare en se souhaitant bonne continuation.

Puis nous sommes sortis de la gare et nous avons découvert la Sérenissime et sa magie. Il ne nous restait plus grand chose dans les poches alors il a fallu jouer de stratégie et d’économie dans le choix des lieux à visiter. Venise déjà à l’époque était une ville très chère, nous avons pris le Pass Chorus pour visiter les églises. On a dû acheter des casquettes à des vendeurs de rues qui auraient pu concourir au titre de la casquette la plus moche de la création parce qu’avec la réverbération de l’eau et la chaleur, c’était intenable. On a énormément marché parce que la gondole était hors budget et que le prix des vaporetto à la course est prohibitif. On a tout de même pris une journée pour visiter, Murano et ses souffleurs de verre, Burano, sa dentelle et ses façades aux mille couleurs et enfin Torcello et son église. On a visité les installations gratuites de la biennale et on s’est débrouillés pour faire tenir les repas dans notre budget. Pas de restos près du Rialto, ni de café sur la place Saint Marc, mais la découverte de glaciers hors des sentiers battus et des sandwichs fait maison à l’épicerie du coin et mangé sur des bancs le long du Canal.

Ces trois jours à Venise sont plein de ces petits souvenirs que tu ramènes dans tes bagages de tes voyages de jeunesse. L’un deux est à mon annulaire droit depuis, puisque c’est sur un pont caché, m’a demandée en mariage. L’autre nous est resté dans le coeur, comme ce merveilleux pique nique improvisé en tous jeunes fiancés, fait de pizza à emporter, d’une bouteille de spumante bu dans une tasse à café rouge qui s’est ébréchée entre l’épicerie et les bord du Canal Grande. Sur fond de coucher de soleil et de Pont du Rialto, on a dû passer des heures ce soir là à regarder passer les bateaux qui trinquaient volontiers avec nous sans savoir ce que l’on célébrait.

Si tu ne devais choisir qu’une photo laquelle choisirais-tu ? Pourquoi ?

Une grande partie des photos de ce voyage sont en argentique, et tirées sur papier, aussi, je ne te raconte pas la qualité… Mais je ne manquerait pas à la tradition de ce café des voyageurs de ne choisir qu’une image pour résumer ce voyage.

En vérité, c’est l’une de mes meilleures amies qui m’a donné l’idée de cet article. Il y a quelques temps, elle m’a ramené un paquet de guides touristiques pensant qu’ils étaient à moi. Parmi eux, Europe on a shoestring de Lonely Planet. En revoyant ce guide, tout le voyage et l’organisation sont remontés à la surface comme si c’était hier. Cet énorme guide, tout en anglais est un condensé d’informations pour qui souhaite faire un tour d’Europe à petit budget. Aujourd’hui, je ne sais pas si on garderait ce poids dans son sac à dos mais à l’époque cette bible des backpackers avait été un compagnon de voyage indispensable.

Et vous, où vous a emmené votre premier grand voyage ?

Thème du 16 septembre : Eté indien

Thème du 23 septembre : couleurs d’automne

Thème du 30 septembre : en forêt

En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine

À bientôt 😉

Café des voyageurs #5 : une merveille près de chez vous

Une merveille près de chez vous

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Ça y est, les vacances sont finies. On a rangé les pelles et les seaux. Finis les châteaux de sables et la chasse au bigorneau ! On a ressorti les cartables, les cahiers et retrouvé notre vie bien rodée… Nous non plus, on ne déroge pas à la règle. Aussi cette semaine, je te propose de voyager sans partir loin, en nous proposant de visiter une merveille près de chez toi. Pendant le confinement et dans les semaines qui ont suivi, je t’avais proposé un guide et quelques idées de balades aux alentours de mes 100 kilomètres. Mais aujourd’hui, j’ai très envie de faire un zoom particulier sur un lieu que j’affectionne vraiment.

Cette semaine, je t’emmène…

À Marseille, visiter le Couvent de Levat. C’est un lieu que j’ai eu l’occasion de découvrir il y a quatre ans lorsque dans le cadre de mon travail, je menais un projet avec l’artiste Mademoiselle Maurice, origamiste et faiseuse d’arc-en-ciel. Si vous avez l’occasion d’aller voir son insta, elle fait vraiment un chouette boulot. Si vous êtes sur Paris, n’hésitez pas à guetter la programmation de la Galerie Matgoth. Elle y expose fréquemment et ça vaut le détour.

Situé au coeur du quartier de la Belle de mai, coincé entre la gare et la friche, à la marge d’Euromed, le couvent hébergeait des soeurs jusqu’en 2016 et était donc fermé au public. Acquis par la ville de Marseille en 2017, il est fait partie d’un projet de rénovation urbaine et accueille depuis lors une résidence d’artistes gérée par l’Atelier Juxtapoz mais aussi une buvette, un jardin partagé à destination des écoles et des familles du quartier.

J’ai choisi ce lieu car…

C’est un endroit atypique, où se croisent des artistes locaux et internationaux, les gens du quartier qui viennent le temps d’un après midi, profiter de l’ombre du parc ainsi que des visiteurs attirés par la programmation musicale ou des événements comme le cinéma en plein air.

En franchissant son portail, on a l’impression d’entrer dans un monde à part, de quitter le tumulte et l’agitation du centre-ville et d’entrer dans un morceau de campagne où l’on retrouve le calme. On adore simplement s’asseoir dans l’herbe et n’y rien faire.

Et puis c’est un lieu riche, culturellement et humainement, parce qu’on y rencontre des gens venus de tous bords (luthier, potier, street-artistes, photographes, comédiens…), et porteurs de belles valeurs pour le monde de demain. Le Couvent de Levat est donc assez représentatif de ce qu’est Marseille aujourd’hui. Une ville puzzle, faite de multiples cultures, avec des associations engagées et de belles valeurs , loin de l’image d’Epinal que les médias ont tendance à faire de ses quartiers populaires. Une ville en mutation qui s’appuie sur son passé pour se tourner vers l’avenir.

Si tu ne devais choisir qu’une photo laquelle choisirais-tu ? Pourquoi ?

Résumer le couvent en une photo n’est pas chose facile. Aussi je vous propose un morceau d’une planche contact que j’ai réalisée avec Olab, l’une des associations résidente au Couvent qui propose une fois par mois des stages d’initiation à la photo argentique. Je trouve que ce format va plutôt bien avec ce lieu qui est un assemblage de multiples univers qui finissent par ne former qu’un tout plutôt harmonieux.

Adolescente, je faisais beaucoup de photo argentique en Noir et Blanc et je passais tous mes mercredis après-midis à développer mes films et à faire mes tirages. Pour la fête des mères, mes hommes ont eu l’idée géniale de me remettre le pied à l’étrier pour retrouver le temps d’une journée les sensations de la chambre noire. Après une balade urbaine à la recherche de lieux à immortaliser et une exploration des jardins dans leurs moindres recoins, nous avons passé une super après-midi à développer les films, tirer les planches contact et quelques photos, moment que les garçons ont pu aussi partager. C’était génial !

Donc si tu passes par Marseille, n’hésite pas à aller faire un tour hors des sentiers battus pour découvrir cette petite merveille. L’association demande une adhésion de 2€ valable pour l’année pour accéder au jardin la première fois et la résidence n’est ouverte au public que dans le cadre d’événements spécifiques mais si tu as besoin d’une pause, c’est l’endroit idéal.

Et toi ? Quel petit trésor vas-tu nous faire découvrir ?

Thème du 9 septembre : back to the begins, votre premier grand voyage

Thème du 16 septembre : Eté indien

Thème du 23 septembre : couleurs d’automne

Thème du 30 septembre : en forêt

En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle dernière ligne droite avant la rentrée.

À bientôt 😉

Café des voyageurs #3 : Face à la mer

Assister à la naissance des tortues Caouannes dans le Sud de l’Italie

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Cette semaine, je t’emmène…

En bonne marseillaise, j’aurais pu t’emmener chez moi dans les calanques mais cette semaine, j’ai décidé de t’emmener avec nous dans le Sud de l’Italie, en Calabre. Depuis l’ouverture du blog, hormis quelques chroniques littéraires, je me rends compte que j’ai consacré assez peu d’articles à notre deuxième chez nous. Ce n’est pourtant ni les idées, ni l’inspiration qui manquent. Aussi, en ce troisième café des voyageurs, j’ai décidé de t’emmener près de Brancaleone, dans la province de Reggio Calabria sur la Costa delle Tartarughe.

J’ai choisi ce lieu car…

Depuis de nombreuses années, je rêvais devant les reportages du National Geographic de ces éclosions massives sur les plages du Costa Rica et je me disais qu’un jour peut-être, nous pourrions avoir l’immense chance d’y assister moyennant un aller-retour à quatre pour San José. Mais c’était sans compter sur Maman Tortue et l’action d’une formidable association, Caretta Calabria Conservation, qui chaque année, passe une partie de son été à arpenter les plages pour repérer les traces des pontes de tortues et sécuriser les nids afin que les oeufs puissent arriver à terme.

Il y a 4 ans de cela, lorsque mon beau-père est rentré du travail m’annonçant que des tortues avaient niché sur la côté à quelques kilomètres du village, j’étais toute joie… Malheureusement, cette année-là, nous n’étions pas équipés pour nous lancer dans une veillée, les schtroumpfs étaient bébé, la plage était bondée, et le nid malheureusement n’avait donné que très peu d’éclosions, il parait que ça arrive…

L’année suivante, nous nous sommes donc équipés. Nous avions prévu la tente et les duvets pour permettre aux schtroumpfs de se reposer si le spectacle venait à trop tarder. Maman Tortue cette année-là n’était toutefois pas disposée à pondre à côté de chez nous. Qu’à cela ne tienne, c’est nous qui sommes allées jusqu’à elle. Pendant tout le mois, nous avons checké, jour après jour, la page Facebook de l’association dans l’attente d’un faire de part de naissance, et à l’annonce de l’imminente éclosion du nid de Brancaleone, nous avons chargé la tente et les duvets dans la voiture pour une folle épopée de 500 km à travers la Calabre qui nous a conduit dans les villages de Gerace et Stilo avant de passer notre nuit sur cette plage.

Que dire, l’ambiance était magique, entre les volontaires très pédagogues, les enfants excités comme des puces, les touristes attirés par le spectacle et respectueux de ce moment de grâce qu’offrait la nature. Nous avons fait partie des rares à dormir à la belle étoile, à profiter des naissances à la lumière rouge et attendant les dernières éclosions au petit matin. Et notre patience a été récompensée, alors que les bénévoles ramassaient leurs affaires et que les garçons se préparaient à aller prendre un bain matinal, le sable a commencé à bouger. L’équipe nous a appelé, et nous avons assisté à l’éclosion diurne d’une dizaine de petites tortues.

Je ne sais pas comment t’expliquer à quel point ce moment est émouvant, voir le sable qui remue tout doucement, puis ce petit point noir apparaitre, cette tête qui finit par émerger et ces petites pattes qui s’activent de toutes leurs forces pour rejoindre la mer au plus vite tout en prenant en même temps des informations capitales pour sa future reproduction avant de disparaitre dans le ressac. Car c’est ici que d’ici une trentaine d’années, si elle survit aux prédateurs, aux filets des pêcheurs et à nos sacs plastiques que maman tortue reviendra déposer ses oeufs.

C’est donc sur cette plage de Palizzi que nous avons eu la chance d’assister à ce merveilleux spectacle. C’est sur cette plage déserte qu’une fois les bénévoles partis, nous sommes restés tous les quatre un peu sonnés, avec la sensation d’avoir assisté à un moment de grâce de la nature, et d’être là comme au premier matin du monde… Un souvenir que nous garderons à jamais.

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Je pourrais te parler du lever du soleil, du vent de ce matin là, de la douce fatigue, qui a précédé une crève sans nom… Mais en ce lieu, la seule image que je retiendrai c’est celle de ces petites courageuses qui dès leur naissance vont devoir affronter la mer et ses prédateurs.

Et toi, où nous emmènes-tu pour ce thème ? Plutôt ambiance plage de rêve ? Nature sauvage ? Bottes en caoutchouc et côte bretonne ?

N’oublie pas de déposer le lien vers ton article en commentaire pour nous faire découvrir ton coup de coeur pour ce thème « face à la mer »…

Semaine du 26 août : votre lieu kidsfriendly préféré

En attendant le prochain rendez-vous au café des voyageurs, tu peux aussi nous rejoindre sur les discussions de notre page Facebook et sur Instagram. Je me ferai un plaisir de partager tes coups de coeur en story.

A bientôt 😉

Café des voyageurs #2

Thème fraîcheur

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Cette semaine, je t’emmène…

En Laponie finlandaise. Aujourd’hui, j’ai envie de te faire découvrir la nature sauvage, le soleil de minuit et la beauté de ses paysages aux couleurs de l’été indien (ne me remercie pas, moi aussi j’ai Joe Dassin dans la tête maintenant, c’est cadeau…). L’expérience que nous avons vécue là-bas nous est à jamais restée dans le cœur et qui fait partie de l’un de nos plus beaux voyages. Si beaucoup se pressent pour y aller l’hiver pour assister aux aurores boréales et profiter des activités sous la neige, pour ma part, je ne regrette en rien notre visite en plein été. Nous étions quasiment seuls au monde à cette période de l’année et nous avions la sensation que la Laponie nous appartenait, on avait frais juste ce qu’il faut, c’était parfait… J’avais raconté ce voyage dans un article au tout début du blog.

J’ai choisi ce lieu car…

Cette année là, on avait tout fait pour fuir la chaleur écrasante du Sud de l’Italie. En débarquant à Helsinki, on a tout de suite perdu 20°. On n’avait rien à envier à l’équipe de bobsleigh de Jamaïque quand elle arrive à l’aéroport de Calgari. On a goûté au luxe de remettre des pantalons et des blousons alors qu’on n’avait pas passé la mi-août. Quel bonheur ! Et puis cette émotion de traverser le cercle polaire… Dit comme ça, t’as l’impression d’être Jack London, ou Chris McCandless dans Into the Wild… En vérité, tu le traverses en voiture et sans la neige c’est quand même vachement moins l’aventure, ça fait beaucoup moins Nicolas Vannier, mais ce sont des coordonnées mythiques qui font rêver.

On a passé 10 jours en Finlande, dont 5 en Laponie. J’ai ressenti dans assez peu d’endroits au monde cette sensation de bien être et de ne faire qu’un avec la nature, c’était extrêmement ressourçant et inspirant… En 5 jours dans le grand nord, on a vécu dans des cabanes traditionnelles sans eau courante (avec l’eau du puits), goûté au sauna traditionnel, cueilli tellement de myrtilles qu’on a dû en faire de la confiture avant de reprendre l’avion, cherché des améthystes, rencontré le Père Noël dans son costume d’été, cuisiné dans un fumoir traditionnel et fait griller des chamallows, rencontré tellement de rennes au bord des routes qu’on en a perdu le compte… Bref on a vécu une parenthèse enchantée qui nous a vraiment donné très envie de découvrir le reste de la Scandinavie, qui sait pourquoi pas un jour pousser l’aventure jusqu’au Cap Nord.

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu, laquelle choisirais tu ?

En choisissant la Laponie, je ne me suis pas fait un cadeau, pour cette dernière question. On a pris un nombre incalculable de photos. J’ai shooté tous les rennes qui passaient comme si j’étais un photographe de NatGeo Wild… (l’espoir fait vivre…). Mais le cliché qui résume le mieux l’état d’esprit du lieu et le nôtre, c’est cet arc-en-ciel, sur fond de champs. WanderlustGrandSchtroumpf avait eu la merveilleuse idée d’oublier sa veste dans notre ancien hébergement et nous avions dû faire un détour de plus de 200 km pour retourner la chercher car il n’en avait pas d’autres. Les enfants ne sont ils pas formidables ? Sur le chemin, nous sommes passés par tous les temps possibles, soleil radieux, vent en rafale, orage, jusqu’à ce merveilleux arc-en-ciel. Cet épisode, la veille de notre retour pour Helsinki, nous a rappelé à quel point, malgré sa beauté, la Laponie peut-être une terre sauvage et indomptable.

Et vous, que vous inspire ce thème fraîcheur ? Faites-moi rêver j’ai trop chaud !!!

Semaine du 19 août : face à la mer

Semaine du 26 août : votre lieu kidsfriendly préféré

En attendant le prochain rendez-vous au café des voyageurs, tu peux toujours nous suivre sur Facebook et sur Instagram.

A bientôt 😉