Soul of Venise de Servane Giol et Thomas Jonglez aux éditions Jonglez

Un guide atypique pour découvrir la Serenissima

Lors du défi de fin d’année, nous avons découvert les guides insolites et secret avec Lyon insolite et méconnu. Aujourd’hui c’est sur la collection Soul of , que nous allons mettre un coup de projecteur. Lisbonne, Barcelone, Tokyo, Los Angeles et Venise sont à l’honneur dans ces guides qui proposent une sélection de trente expériences à vivre pour sonder l’âme de ces grandes métropoles où tourisme rime souvent avec visites standardisées, course aux sites et aux musées et selfies uniformisés postés sur les réseaux sociaux pour dire j’y étais. Je remercie chaleureusement les éditions Jonglez de nous avoir fait parvenir Soul of Venise afin de vous le faire découvrir dans le cadre de ce service presse.

Quatrième de couverture

Venise

50 000 habitants

Des millions de touristes

On a testé 1 000 lieux

On a gardé les 30 meilleurs

Voilà un guide atypique qui revendique dès les premières pages le fait de ne pas proposer une vue exhaustive de la ville et de ne pas faire la promotion des classiques de l’expérience touristique vénitienne. Ses auteurs, Servane Giol et Thomas Jonglez, vivent ou ont vécu de nombreuses années à Venise et en connaissent les trésors cachés, les bonnes adresses, les recoins de lagunes où retrouver un peu de sérénité dans un centre ville envahi de touristes.

Au fil des pages de ce guide, on découvre donc des expériences variées, pour tous les budgets, allant de la découverte du marché du Rialto avec ses couleurs éclatantes à la possibilité de dormir dans une suite dont le plafond a été décoré par Tiepolo. On rencontre des artisans passionnés qui transmettent de générations en générations les savoirs faire qui ont fait la renommée de Venise : soieries, costumes, céramiques, verres de Murano. Le tout loin des souvenirs Made in China que l’on retrouve maintenant dans de nombreuses échoppes de la ville.

On découvre des traditions culinaires, des bars à tapas, des trattorie familiales qui mettent à l’honneur des produits locaux.

On part aussi à la découverte d’îles qui abritent de véritables coins de paradis, du monastère qui accueille les visiteurs pour des retraites spirituelles, à la ferme.

Et puis, pour nous qui ne pouvons pas visiter une ville sans flâner dans les librairies ou les marchés de bouquinistes, on en apprend plus sur L’acqua Alta, une librairie dont les ouvrages sont régulièrement menacés par la montée des eaux. J’ai vu passer cette librairie hors du commun sur les réseaux sociaux et elle fait désormais partie des incontournables d’une prochaine visite à Venise.

J’ai apprécié de ce guide la variété des expériences proposées qu’elles soient culinaires, culturelles ou hôtelières ainsi que le fait qu’il s’adresse à tous les budgets. On y trouve en effet où écouter un concert de musique classique de qualité gratuitement, mais aussi les adresses d’hôtel de luxe dont les chambres sont affichées à plusieurs centaines d’euros la nuit. N’ayant pas de séjour à Venise prévu dans l’immédiat, j’ai lu ce guide de 128 pages d’une seule traite, comme on lirait un reportage sur la Cité des Doges. Son format A5 est facile à glisser dans un petit sac.

Comme dans les Guides insolites et secrets, cette collection n’est pas avare en belles images. Les photographies de Francesca Lanaro et les illustrations à l’aquarelle de Clara Mari ponctuent chaque page du livre. Elles en font de fait un objet hybride à mi chemin entre le guide de poche et le beau livre à feuilleter juste pour le plaisir des yeux.

J’ai trouvé aussi très intéressantes les interviews de ces vénitiens qui nous livrent leurs histoires, leur rapport avec leur ville, natale ou d’adoption et les inconvénients apportés par ce tourisme de masse qui fragilise la lagune et participe à la spéculation immobilière avec le développement les logements proposés sur airbnb.

Si un bémol il devait y avoir, mais il est vraiment minime, je regrette seulement que les expériences proposées soit uniquement à destinations des adultes. Il aurait peut-être pu en être proposées certaines plus axées pour les familles.

Nous avons visité Venise en amoureux il y a près de 15 ans, avec un porte feuille d’étudiants en fin de vacances. Autant te dire que nous avons donc essayé de nous rapprocher le plus possible d’un style de vie à la vénitienne pour maîtriser notre budget. Avant notre départ, j’aurais adoré avoir sous le coude Soul of Venise et toutes ses petites adresses cachées pour préparer notre visite et nous échapper momentanément de la foule qui envahit la ville dès les beaux jours. Nous avions à cette occasion découvert l’ambiance particulière des marchés, sur lesquels nous faisions nos courses comme des Vénitiens et profité d’une vue plongeante sur le Grand Canal depuis le premier rang du vaporetto. On aurait donc vraiment apprécié de trouver ces petits havres de paix ou ces temples de la gourmandise où goûter la cuisine vénitienne sans forcément tomber dans les attrape touristes qui abondent aux abords du Rialto ou de la place St Marc. Il ne nous reste donc plus qu’à y retourner pour redécouvrir en famille cette fois-ci l’âme de Venise avec ce joli guide dans notre valise.

Et toi ? Tu connais cette collection ? Elle te tente ? Venise fait-elle partie des destinations qui te font rêver ? Dis nous tout en commentaire.

À bientôt 🙂

Café des voyageurs #21 : Découvrir Suomenlinna, la forteresse suédoise au large d’Helsinki

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Thème de la semaine : Capitales

Pour ce café des voyageurs, les capitales sont à l’honneur. Je t’ai déjà beaucoup parlé de Londres, de Rome ou encore de Paris, j’avais envie aujourd’hui de mettre à l’honneur Helsinki, dont je t’ai relativement peu parlé dans le cadre de mes articles sur la Finlande.

Cette semaine je t’emmène

A Suomenlinna, la forteresse qui protège la capitale finlandaise. Construite en 1748, elle témoigne du temps où la Finlande appartenait à la Suède. Depuis sa construction, elle est passée tour à tour aux mains des Russes, qui ont arpenté ses pavés pendant près de 110 ans, après la défaite de la Suède dans la guerre de Finlande en 1808, avant de devenir finlandaise après la première guerre mondiale.

On accède à Suomelinna par ferry ou bateau bus depuis Kauppatori, la place du marché d’Helsinki. Avant d’embarquer, tu peux donc de perdre entre les stands qui proposent des spécialités finlandaises et ceux qui proposent des souvenirs de la visite de la ville. Une fois embarqué, la sortie du port est un véritable spectacle. Tu passes à côté des énormes bateaux en partance pour l’autre rive de la Baltique et tu peux admirer depuis la mer les cathédrales blanches et rouges qui se font face et surplombent la baie d’Helsinki. La traversée est courte, et même en été, je te conseille de bien te couvrir, car le vent ne pardonne vraiment pas une fois en mer. L’hiver, les bateaux doivent fendre la couche de glace pour se rendre sur l’île. Le spectacle est magique.

Une fois arrivé au débarcadère, la visite est libre. Tu peux choisir de flâner à pieds dans la forteresse, ou bien de visiter les nombreux musées qu’elle accueille et dont tu trouveras le descriptif détaillé sur le site de Suomelinna. Pour notre part, nous avions choisi la première option. Nous sommes donc partis à l’assaut de la forteresse à pieds. Nous avons eu le plaisir de découvrir La porte du Roi, le sous marin Vesikko, nous avons marché sur les remparts, flané dans les boutiques des artisans et dans les galerie, observé les oiseaux marins qui profitent de la forteresse pour nicher…

J’ai choisi ce lieu car…

Nous avons visité Suomenlinna à notre retour de Laponie. Dans la première partie de notre voyage en Finlande, nous avions passé une fin d’après-midi dans la ville. Visité la cathédrale blanche, fait des tours de manèges à Linnanmaki, mais nous avions relativement peu accroché à l’ambiance générale de la ville, pollué par des soucis avec un logeur indélicat. Cette deuxième visite a donc été l’occasion de donner une deuxième chance à la capitale finlandaise en s’éloignant un peu du centre de la ville et des cars de touristes qui affluent autour des grands sites.

En effet, Suomenlinna, bien que particulièrement fréquentée en cette fin d’été, ne nous a pas semblé être un site-usine, on peut s’y sentir relativement seul, ce qui est particulièrement agréable. De plus, la variété des expériences qui y sont proposées : musées, balades, resto, shopping… font qu’il y en a pour tous les goûts et que chaque membre de la famille peut y trouver son compte. En suivant la route bleue, indiquée par les panneaux, tu peux faire le tour des curiosités de la forteresse en une journée. Un plan à destination des familles est proposé ici. S’il est en anglais, il te donnera toutefois une belle idée de ce qui peut vous attendre sur place afin de planifier ta visite.

Les enfants peuvent gambader en toute liberté, en prenant toute fois garde aux murets glissants des remparts. Les amateurs d’histoire militaire seront ravis de découvrir les vestiges des différentes occupations du site. Les amateurs de nature et de paysages seront comblés par la sensation de calme et d’infinité qui se dégage lorsque l’on atteint la pointe de l’île.

Nous avons tout particulièrement apprécié de nous installer pour une petite pause gourmande au Café Piper. Avec sa devanture du début du XXè siècle, ses tons pastels, il offre une atmosphère cosy avec vue sur le golfe de Finlande, idéale pour reprendre des forces après avoir crapahuté jusqu’au Parc Piper et à sa mare bucolique.

À ton retour sur le continent, n’hésite pas à aller faire découvrir les anciennes halles du marché d’Helsinki. Vue depuis l’eau, la façade est simplement magnifique. À l’intérieur, des artisans de métiers de tous les métiers de bouche se côtoient. C’est un festival d’odeurs et de couleurs, qui, si nous n’y étions pas arrivés repus du goûter pris chez Piper aurait pu être très dangereux pour notre ligne et notre porte monnaie.

Si tu devais ne choisir qu’une seule photo, laquelle choisirais-tu ?

Depuis les remparts, Helsinki se rappelle à notre bon souvenir. J’ai choisi cette photo car elle résume plutôt bien l’esprit de Suommenlinna, qui offre une parenthèse hors du temps alors qu’à moins d’une demi heure de navigation, la ville est toujours là et continue de s’activer. Tu peux y voir les coupoles de la Cathédrale luthérienne, ainsi que les cheminées des gros porteurs qui s’apprêtent à quitter le port.

Le choix n’était toutefois pas simple, aussi, comme la semaine dernière avec les photos du village de Noël de Montecatini. Je te propose de découvrir plus en détails la forteresse sur notre page Facebook et notre compte Instagram.

De son côté, pour ce café Lenou in Italia et From Corsica with trips, nous amènent, à Rome. Leurs programme est fort sympathique : à manger, à boire et des rencontres inattendues pour l’une et des tas de visites culturelles pour l’autre. Avec Les voyages de K., on reste dans une atmosphère nordique avec une escapade à Copenhague sur fond de thriller danois. N’hésitez pas à aller y jeter un coup d’oeil…

Thème du 30 décembre : Lumières

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ?

À bientôt 😉

PS : Ce rendez-vous est avant tout le tien. Aussi, comme le dernier café du mois approche, n’hésite pas à proposer un thème qui te tient à coeur et dont tu souhaiterais parler en commentaire.

Café des voyageurs #20 : Rencontrer Le Père Noël et La Befana en Italie

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Thème de la semaine : Traditions de Noël d’ici et d’ailleurs

Pour ce café des voyageurs, place aux traditions de Noël. Le calendrier de l’Avent se rapproche tout doucement de la date fatidique du 25, une nouvelle bougie de la couronne s’est allumée. J’ai longuement hésité à te parler à nouveau de la Finlande et te présenter le village du Père Noël de Rovaniemi dont je t’avais parlé dans les lieux qui nous avaient marqués lors de notre road trip lapon, mais, j’ai finalement opté pour un autre village de Noël, que nous affectionnons beaucoup et que l’on ne manquerait sous aucun prétexte à chaque fois que l’on descend en Italie pour les fêtes. Après t’avoir parlé des chinole, ces délicieux chaussons calabrais, on reste donc chez nos amis transalpins.

Cette semaine je t’emmène

En Toscane, dans la station thermale de Montecatini Terme, qui chaque année se pare de la plus belle des façons pour accueillir partout dans la ville des installations sur le thème de Noël. Thermes, hôtels, jardins, places, la ville entière se transforme pour devenir LE village du Père Noël. En suivant le plan, disponible un peu partout dans la ville, on peut visiter la Maison du Père Noël, la Poste, la maison de la Reine des Neige, dortoir des elfes, marchés de Noël, atelier des lutins où fabriquer des jouets en bois, patinoires, parades et spectacles de rue… Les animations sont extrêmement nombreuses, les décors toujours féériques, ce qui lui vaut de figurer chaque année dans les plus belles animations de Noël de Toscane. La visite des différents lieux est parfois payante mais les étoiles qui pétillent dans les yeux des enfants valent la peine.

J’ai choisi ce lieu car…

Jusque là tu me diras, pas besoin d’aller jusqu’en Toscane pour elle voir un village de Noël, même si les packages disponibles sur Montecatini Events proposent de coupler cela avec des journées au spa. Mais le village de Montecatini Terme, ne met pas uniquement à l’honneur le Vieux Barbu. Il fait aussi la part belle à celle que les enfants italiens attendent tous, celle qui dans la nuit du 5 au 6 janvier apporte au chenapans du charbon et aux bons enfants et des douceurs, des jouets et des bonbons, j’ai nommé La Befana.

La Befana, de Sandra Nelson et Sébastien Pellon chez Père Castor pour raconter cette traditions aux petits enfants français.

La Befana est une sorcière. Vieille, elle voyage sur son balai avec ses chaussures trouées, son chapeau tordu et son personnage était jusqu’à il y a quelques années, bien plus attendu que le Père Noël. On lui consacre des comptines, des livres et il y a deux ans, elle a même fait l’objet d’un film, La Befana vien di Notte, (La sorcière de Noël en français) dont le titre reprend les premiers mots de la chanson que les enfants italiens chantent en son honneur. Si tu cherches un chouette film de Noël à regarder en famille, je te le recommande chaleureusement. Les paysages des Alpes italiennes, dans lequel le film a été tournée sont absolument splendides. Paola Cortellesi y campe une Befana, maîtresse d’école le jour tout ce qu’il y a de plus commun le jour et une sorcière en plein préparatifs de sa tournée annuelle la nuit. Un matin, elle est enlevée par Mister Johnny, qui lui reproche de l’avoir oublié un matin du 6 janvier et d’avoir ruiné sa vie. Ses élèves se mobilisent alors pour sauver leur maîtresse et l’Epiphanie de tous les enfants.

Pour les garçons qui sont élevés dans la double culture, rencontrer la Befana, est toujours un plaisir. Malgré son aspect pas toujours très avenant, cette vieille dame est toujours d’une grande douceur. Nous n’avons eu l’occasion de la rencontrer qu’à Montecatini, parce qu’elle est toujours très occupées bien entendu :), le village de Noël s’est donc immédiatement associé à ce décor qui prend traditionnellement place à l’Hotel Manzoni. L’entrée est payante, 4 euros pour les adultes et 5 euros pour les enfants. La rencontre est toutefois fort agréable. Je ne sais pas ce qu’il en sera cette année avec la crise sanitaire mais en règle générale, la Befana prend le temps de parler aux enfants, de les faire dessiner, de prendre note de ce qu’ils ont écrit sur leur letterina, avant d’aller voir dans son chaudron si ils méritent du charbon ou un bonbon.

Si tu devais ne choisir qu’une seule photo, laquelle choisirais-tu ?

La maison de la Befana, Montecatini Terme

La photo est très sombre, prise avec un portable pour immortaliser le moment, il y a 6 ans. Comme tu peux le voir, la maison de la Befana est plutôt simple. Il fait toujours froid et humide à chaque fois que nous nous arrêtons à Montecatini pour la nuit, alors on reste bien couverts, même à l’intérieur. Nous arrivons en général en fin d’après midi et essayons de faire quelques animations. C’est cette année là que nous avons découvert la maison de la Befana et que les garçons l’ont rencontré pour la première fois. Je ne me souviens plus exactement de ce qu’elle leur a raconté, mais comme tu peux le voir, ils sont toute ouïe…

Si tu as envie de découvrir plus de photos du village de Noël de Montecatini, va vite faire un tour sur notre page Facebook.

Thème du 23 décembre : Capitales

Thème du 30 décembre : Lumières

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? Quels délices vas-tu nous faire goûter ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine.

À bientôt 😉

Café des voyageurs #19 : à la découverte des chinole calabraises

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Thème de la semaine : Voyage gourmand

Pour ce café des voyageurs, le thème est à la gourmandise. Avec Noël qui approche, c’est de bonne guerre. Chaque année, nous avons pour tradition avec nos amis de nous retrouver pour une après midi tour d’Europe des biscuits de Noël. Danemark, Alsace, Italie… Nos cuisines embaument les épices, les enfants courent partout pendant que les adultes s’activent, c’est toujours un moment super agréable que l’on ne manquerait sous aucun prétexte (sauf COVID bien sûr…).

Cette semaine je t’emmène

Dans ma cuisine découvrir une spécialité d’Italie du Sud, le chinole. L’Italie pour Noël, c’est la mort du régime, entre le panettone, le panforte, le pandoro, il torrone et les repas, où tu ne verrais rien contre le fait de prendre la place du boeuf dans la crèche pour lui piquer ses 4 estomacs.

En Italie du Sud plus qu’ailleurs dans toute la botte, Noël, est la fête à ne pas manquer, tant par la religiosité qu’elle inspire, par les traditions familiale et par le fait que c’est l’un des rares moments de l’année où la diaspora retrouve la terre promise. C’est la période où les voisins, les cousins, les amis se retrouvent pour les réveillons mais aussi, pour de nombreuses réunions où l’on joue aux cartes, ou à tombola (un peu comme notre loto). C’est la période où les gourmandises ne doivent jamais manquer à la maison afin de pouvoir les offrir à quiconque passerait la porte.

C’est donc souvent un peu avant Noël ou entre Santo Stefano, le 26 décembre et le réveillon du nouvel an que se font le chinole, à prononcer kinolé, en accentuant, s’il te plait, sur la première syllabe. Les chinole, sont de petits chaussons remplis d’une crème faite à base de farine de châtaignes pour les puristes et de pâte à tartiner pour ceux qui préfèrent, ou qui ont moins de temps devant eux…

J’ai choisi ce lieu car…

Ou plutôt devrait-on dire, cette recette ou ce moment car c’est toujours quelque chose que l’on attend avec impatience. Clairement, je crois que l’on pourrait tous manger les chinole sur la tête d’un pouilleux tellement on aime ça.

Mais si les chinole, sont souvent vite englouties, elles sont très longues à préparer et demandent souvent la collaboration active de plusieurs personnes. C’est l’occasion de discussions, de rigolades. La maison se remplit de rires et de bonne humeur, avant même que l’on ait goûté au résultat.

Je te vois déjà me faire les gros yeux. Me disant que je suis une vile tentatrice à te parler de ces délices sans te donner la recette. Elle arrive et en pdf même si tu veux l’imprimer et l’ajouter dans ton carnet de recettes familiale. Je suis allée en retrouver une avec les quantités que j’ai traduite en français, parce que si tu écoute WanderlustDad et que tu le regardes faire, il te dira qu’il fait tout à l’oeil. On dirait Panoramix qui prépare la potion magique. Tu ne serais donc pas bien avancé.

Si tu devais ne choisir qu’une seule photo, laquelle choisirais-tu ?

Tadam, et voilà le travail. Après une bonne après midi de travail à préparer la pâte, la passer au laminoir (la machine à pâtes), pour qu’elle soit suffisamment fine pour ne pas gonfler mais suffisamment épaisse pour ne pas casser à la cuisson. Après avoir découpé au verre ou à l’emporte-pièce les jolis cercles, après avoir préparé la crème de châtaignes et de chocolat, senti monter les odeurs de cannelle, de clous de girofle et de liqueur de mandarine, après avoir frit, les beignets et les avoir nappés de miel et décoré de vermicelles, on goûte enfin à la satisfaction du devoir accompli. Beaucoup de travail d’équipe et d’esprit de Noël pour en arriver à goûter tous ensemble ces jolis biscuits.

Thème du 16 décembre : traditions de Noël d’ici ou d’ailleurs

Thème du 23 décembre : Capitales

Thème du 30 décembre : Lumières

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? Quels délices vas-tu nous faire goûter ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine.

À bientôt 😉

Café des voyageurs #15 : Rome en amoureux

Thème du jour : Escapade romantique à Trastevere

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Et coucou ! Aujourd’hui, pour ce café des voyageurs, c’est l’Amooouuuuuuuuur qui est à l’honneur. Cela faisait longtemps que les participants du café voulaient aborder le thème des voyages en amoureux, parce que l’on n’est pas que des parents ou des voyageurs solo… Aujourd’hui c’est donc chose faite. Alors place à vos escapades romantiques, voyages de noces, demandes en mariages…

Cette semaine, je t’emmène…

Je ne fais pas être très originale cette semaine mais je vais t’emmener en Italie, à Rome. Premièrement parce que Roma à l’envers ça fait Amor. Quels lovers ces italiens !!! Ils ont calculé jusqu’au nom de leur capitale pour faire les jolis coeurs. Rome, tout comme Paris, sait nous faire son cinéma, de la Dolce Vita à Manuale d’amore en passant par Vacances romaines et Mange, Prie, Aime. Le cinéma italien et américain l’ont érigée en décor culte de nos escapades en amoureux.

J’ai choisi cet endroit car…

Nous avons eu à plusieurs reprises l’occasion de s’arrêter à Rome pour un voyage en amoureux. La première, en avril 2005. Notre séjour, prévu de longue date, s’est trouvé un tantinet bouleversé par la mort de Jean Paul II et les milliers de pèlerins qui ont afflué vers la ville pour lui rendre hommage. C’était une atmosphère très particulière, à la fois recueillie et joyeuse. Une ville qui semblait tourner au ralenti alors que les caméras du monde entier étaient braquées sur elle.

La deuxième, en août 2015, 10 ans plus tard, l’ambiance est tout autre, nous sommes en plein été, on retrouve Rome telle qu’on l’imagine dans la canicule de l’été. Ce séjour est pour nous particulier, nous sommes mariés depuis 5 ans mais nous n’avons pas pris le temps de partir en voyage de noces et Rome est la première étape d’une semaine de vacances en amoureux, alors ce séjour, nous l’avons préparé, avec l’envie de retrouver des lieux que l’on a aimé ou de recréer la magie de certains instant que l’on a vécu dans nos voyages de jeunes fiancés.

Aussi pour te parler de Rome comme ville des amoureux, comme souvent, je vais remonter à contre courant des clichés. Rome la romantique ne se situe pas aux pieds du Colisée. À mon grand désespoir, il y a bien longtemps qu’elle a déserté la fontaine de Trevi, assaillie de touristes, de photographes et vendeurs à la sauvette. Marcello ! Anita ! Si vous voyiez cela, elle est bien loin la Fontaine où seuls au monde, vous tourniez l’une des scènes cultes du cinéma… Elle n’est pas non plus à Piazza di Spagna, où s’approcher de la Barcaccia demande d’avoir un jeu de coudes maîtrisé. Ni dans les tours de la ville en Fiat 500 qui fleurissent en ce moment dans la ville, surfant sur la mode du vintage et te proposant deux heures de visite pour près de 300 € pour un couple. (Je crois avoir failli m’étouffer en voyant les prix proposés… J’ai une affection toute particulière pour la cinquecento d’epoca depuis mon premier voyage en Italie, mais au prix de 10 tours de la ville, concrètement, tu peux en acheter une à toi et rien qu’à toi, et te faire non seulement le tour romantique de Rome mais la Costiera Amalfitana, Sorrentina…)

Pour moi, Rome la romantique est ailleurs et bien souvent, elle se découvre à pied, loin des grands monuments et des itinéraires balisés par les guides. Rome est comme les italiens, en matière de drague. Elle peut avoir ce côté beau parleur qui en met plein les yeux (et souvent pour le touriste, qui te vide le porte-monnaie…) et ce côté discret et extrêmement pudique.

Pour moi, Rome la romantique pourrait se cacher dans une balade en amoureux dans le parc de Villa Borghese, sur les pas des personnages des nouvelles romaines de Moravia, avec pourquoi pas, un tour en barque sur le lac et un pique nique au coucher de soleil sur la terrasse de la colline du Pincio. Elle pourrait se cacher dans la découverte du marché de Campo dei Fiori, où se mèlent odeurs et couleurs aux pieds de la statue de Savonarola. Elle pourrait bien aussi se révéler sur les bords du Tibre, par un soir d’été à l’heure de l’apéro, chez un glacier ou dans une trattoria de quartier. Elle se cache peut-être dans les ruelles de Trastevere, où loin des flots de touristes la vraie vie reprend ses droits, ou encore dans la visite des mythiques studios de Cinecittà. A moins qu’elle ne soit pour toi, quelque part près de Castel Sant’Angelo où près du Vatican se pressent les bouquinistes.

Si tu ne devais choisir qu’une photo laquelle choisirais-tu ? Pourquoi ?

Trastevere à la nuit tombée.

Difficile de trancher entre une balade en barque à Villa Borghese, où nous avons été très smart et contre toute attente, elle ne s’est pas terminée comme celle de Bridget Jones et Marc Darcy avec tout le monde à l’eau, de beaux mariés croisés au détour d’une rue et Trastevere…

Comme te l’a déjà sûrement spoilé le titre, je t’emmène au-delà du Tibre, à Trastevere, dans un charmant quartier, qui étant moins accessible par les transports en commun est davantage préservé par l’afflux de touristes. En effet, Trastevere se mérite, depuis la station de métro la plus proche, Ottaviano-San Pietro-Musei Vaticani, il faut marcher un long moment, traverser la Place Saint Pierre, passer devant Castel Sant’Angelo pour enfin arriver le long du Tibre et le longer jusqu’au Ponte Sisto qui marque l’entrée dans le quartier.

Avec ses ruelles pavées, ses artisans et ses artistes de rues, ses terrasses animées c’est un endroit où l’on a beaucoup aimé se balader. Si tu passes par là, ne manque pas la Basilique de Santa Maria in Trastevere et ses fresques bizantines. Quand nous y sommes allés, un monsieur émerveillait petits et grands avec des bulles géantes, moment de magie…

Voilà donc, un petit coin de rue de ce Montmartre romain que nous avons quitté à la nuit tombée après avoir diné à la Prosciutteria, un petit bar, qui fait des assiettes de charcuterie et de fromage, dans un décor à l’ancienne particulièrement soigné. La soirée se prépare, loin du tumultes des grandes places, il y a des sourires, on discute, on termine les dernières bricoles avant le début du service. Ça semble tellement loin des mesures actuelles. Je sais pas toi, mais je m’installerais bien là, maintenant, tout de suite à cette terrasse pour une petite pizza en tête à tête…

Et toi ? As-tu déjà visité Trastevere ? Ça te tente ?

Thème du 18 novembre : Musée

Thème du 25 novembre : Lacs et rivières

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine.

À bientôt 😉

Café des voyageurs #9 : en forêt

La valle del Fiume Argentino

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

L’été est définitivement parti, ça y est, l’automne a pris ses quartiers. Après avoir consacré la semaine dernière un café des voyageurs sur les couleurs flamboyantes que l’on voit apparaître dans nos jolies forêts, et vu que le temps est idéal en ce moment pour aller s’y balader. Je te propose cette semaine d’aller faire une petit tour dans les bois.

Cette semaine, je t’emmène…

Dans mon deuxième chez moi, en Italie du Sud. Je te propose de venir admirer le paysage que je vois tous les matins en ouvrant mes volets quand je suis en vacances et de découvrir la Valle del Fiume Argentino. Cette vallée qui débute dans le village d’Orsomarso dans la province de Cosenza, fait partie du Parc National du Pollino. Avec sa rivière cristalline et sa faune et sa flore préservée, elle est l’un des joyaux de la région.

J’ai choisi cet endroit car…

Malgré sa popularité locale, c’est un endroit qui ne figure pas sur les guides touristiques à l’international, et c’est peut être tant mieux, car cela en fait un site à peu près préservé en dehors des quinze jours qui entourent le 15 août, où là, mieux vaut ne pas y mettre les pieds si tu souhaites visiter la forêt en toute tranquillité.

Orsomarso est un village perché de la côte Nord de la Calabre. Fondé au Moyen Age, il a longtemps été isolé du reste de la région et a su garder ses airs de petite crèche, son dialecte et ses traditions intacts. En te promenant dans ses ruelles tu trouveras tout ce qui fait le charme du Sud de l’Italie : des enfants qui jouent au foot dans les traverses, des mémés vêtues de noir assises sur le pas de leur porte qui font la conversation tout en enfilant des poivrons ou en écossant des fèves, des pépés assis sur un banc très occupés à regarder tous ceux qui passent, ou à jouer aux cartes au bar, des autels dédiés à la vierge, à Sainte Anna ou aux saints médecins Côme et Damien… Bref, le Sud de l’Italie comme on l’imagine et comme je te l’ai déjà raconté dans certaines de mes chroniques littéraires. Le dimanche, tu y sentiras sûrement l’odeur della pasta al forno, ou de la parmiggiana. Mais quel que soit l’endroit où tu regardes, tu seras entouré de verdure.

La Valle del Fiume Argentino est le point de départ de nombreuses randonnées accessibles à toute la famille. En remontant le lit de la rivière tu trouveras d’abord des potagers familiaux, puis un arboretum où à la naissance de chaque enfant, les gens du village plantent un arbre, une cascade, de petites fontaines creusées ça et là par des forestiers, un jardin des plantes officinales.

Nous connaissons l’endroit par coeur mais nous ne nous lassons pas d’y observer les changements de la nature et de découvrir les espèces que la vallée accueille. Renard, loups, sangliers, rapaces nocturnes et diurnes, reptiles, et scarabées de toutes sortes, les enfants prennent un réel plaisir à être à l’affut des traces laissées par les animaux et à observer et à apprendre à reconnaître les plantes. Tu pourras allègrement faire de ta balade en forêt un vrai moment d’apprentissage. Attention toutefois, comme dans tout parc national, la cueillette est interdite.

Il ne faut que quelques kilomètres à pieds depuis le village pour rejoindre le refuge et la forêt profonde où jadis, les brigands puis les résistants contre le fascisme se réunissaient. Tu trouveras ça et là dans la forêt des cabanes et des bergeries abandonnées, témoin du passé agricole de ces bois. Ce lieu n’est donc pas uniquement, une merveille de la nature mais fait partie intégrante de l’histoire de la jeune Italie. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la forêt d’Orsomarso, ainsi que quelques recoins du village ont été choisis par Danny Boyle et Simon Beaufoy pour en faire le décor de la série Trust, diffusée sur Canal. Je n’ai pas encore eu l’occasion de la voir, mais je me souviens de l’effervescence dans le village à l’annonce de l’arrivée d’une équipe de tournage américaine. C’était vraiment chouette de voir toute cette mobilisation autour de ce projet.

Si tu ne devais choisir qu’une photo laquelle choisirais-tu ? Pourquoi ?

Cette photo a été prise en plein mois d’août alors qu’il faisait une chaleur à tomber, sous la canopé, il faisait bon et frais. Ce jour là, nous nous étions enfoncés dans la forêt pour une randonnée à la recherche d’un château en ruine.

J’ai choisi cette photo car il y a tout : l’eau qui bruisse et que j’entend de ma fenêtre, les fougères et la mousse. Elle respire la sérénité .

Thème du 7 octobre : Rose

Thème du 14 octobre : Pour les grands et les petits

Thème du 21 octobre : Animaux

Thème du 28 octobre : Halloween

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine

À bientôt 😉