Café des voyageurs #21 : Découvrir Suomenlinna, la forteresse suédoise au large d’Helsinki

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Thème de la semaine : Capitales

Pour ce café des voyageurs, les capitales sont à l’honneur. Je t’ai déjà beaucoup parlé de Londres, de Rome ou encore de Paris, j’avais envie aujourd’hui de mettre à l’honneur Helsinki, dont je t’ai relativement peu parlé dans le cadre de mes articles sur la Finlande.

Cette semaine je t’emmène

A Suomenlinna, la forteresse qui protège la capitale finlandaise. Construite en 1748, elle témoigne du temps où la Finlande appartenait à la Suède. Depuis sa construction, elle est passée tour à tour aux mains des Russes, qui ont arpenté ses pavés pendant près de 110 ans, après la défaite de la Suède dans la guerre de Finlande en 1808, avant de devenir finlandaise après la première guerre mondiale.

On accède à Suomelinna par ferry ou bateau bus depuis Kauppatori, la place du marché d’Helsinki. Avant d’embarquer, tu peux donc de perdre entre les stands qui proposent des spécialités finlandaises et ceux qui proposent des souvenirs de la visite de la ville. Une fois embarqué, la sortie du port est un véritable spectacle. Tu passes à côté des énormes bateaux en partance pour l’autre rive de la Baltique et tu peux admirer depuis la mer les cathédrales blanches et rouges qui se font face et surplombent la baie d’Helsinki. La traversée est courte, et même en été, je te conseille de bien te couvrir, car le vent ne pardonne vraiment pas une fois en mer. L’hiver, les bateaux doivent fendre la couche de glace pour se rendre sur l’île. Le spectacle est magique.

Une fois arrivé au débarcadère, la visite est libre. Tu peux choisir de flâner à pieds dans la forteresse, ou bien de visiter les nombreux musées qu’elle accueille et dont tu trouveras le descriptif détaillé sur le site de Suomelinna. Pour notre part, nous avions choisi la première option. Nous sommes donc partis à l’assaut de la forteresse à pieds. Nous avons eu le plaisir de découvrir La porte du Roi, le sous marin Vesikko, nous avons marché sur les remparts, flané dans les boutiques des artisans et dans les galerie, observé les oiseaux marins qui profitent de la forteresse pour nicher…

J’ai choisi ce lieu car…

Nous avons visité Suomenlinna à notre retour de Laponie. Dans la première partie de notre voyage en Finlande, nous avions passé une fin d’après-midi dans la ville. Visité la cathédrale blanche, fait des tours de manèges à Linnanmaki, mais nous avions relativement peu accroché à l’ambiance générale de la ville, pollué par des soucis avec un logeur indélicat. Cette deuxième visite a donc été l’occasion de donner une deuxième chance à la capitale finlandaise en s’éloignant un peu du centre de la ville et des cars de touristes qui affluent autour des grands sites.

En effet, Suomenlinna, bien que particulièrement fréquentée en cette fin d’été, ne nous a pas semblé être un site-usine, on peut s’y sentir relativement seul, ce qui est particulièrement agréable. De plus, la variété des expériences qui y sont proposées : musées, balades, resto, shopping… font qu’il y en a pour tous les goûts et que chaque membre de la famille peut y trouver son compte. En suivant la route bleue, indiquée par les panneaux, tu peux faire le tour des curiosités de la forteresse en une journée. Un plan à destination des familles est proposé ici. S’il est en anglais, il te donnera toutefois une belle idée de ce qui peut vous attendre sur place afin de planifier ta visite.

Les enfants peuvent gambader en toute liberté, en prenant toute fois garde aux murets glissants des remparts. Les amateurs d’histoire militaire seront ravis de découvrir les vestiges des différentes occupations du site. Les amateurs de nature et de paysages seront comblés par la sensation de calme et d’infinité qui se dégage lorsque l’on atteint la pointe de l’île.

Nous avons tout particulièrement apprécié de nous installer pour une petite pause gourmande au Café Piper. Avec sa devanture du début du XXè siècle, ses tons pastels, il offre une atmosphère cosy avec vue sur le golfe de Finlande, idéale pour reprendre des forces après avoir crapahuté jusqu’au Parc Piper et à sa mare bucolique.

À ton retour sur le continent, n’hésite pas à aller faire découvrir les anciennes halles du marché d’Helsinki. Vue depuis l’eau, la façade est simplement magnifique. À l’intérieur, des artisans de métiers de tous les métiers de bouche se côtoient. C’est un festival d’odeurs et de couleurs, qui, si nous n’y étions pas arrivés repus du goûter pris chez Piper aurait pu être très dangereux pour notre ligne et notre porte monnaie.

Si tu devais ne choisir qu’une seule photo, laquelle choisirais-tu ?

Depuis les remparts, Helsinki se rappelle à notre bon souvenir. J’ai choisi cette photo car elle résume plutôt bien l’esprit de Suommenlinna, qui offre une parenthèse hors du temps alors qu’à moins d’une demi heure de navigation, la ville est toujours là et continue de s’activer. Tu peux y voir les coupoles de la Cathédrale luthérienne, ainsi que les cheminées des gros porteurs qui s’apprêtent à quitter le port.

Le choix n’était toutefois pas simple, aussi, comme la semaine dernière avec les photos du village de Noël de Montecatini. Je te propose de découvrir plus en détails la forteresse sur notre page Facebook et notre compte Instagram.

De son côté, pour ce café Lenou in Italia et From Corsica with trips, nous amènent, à Rome. Leurs programme est fort sympathique : à manger, à boire et des rencontres inattendues pour l’une et des tas de visites culturelles pour l’autre. Avec Les voyages de K., on reste dans une atmosphère nordique avec une escapade à Copenhague sur fond de thriller danois. N’hésitez pas à aller y jeter un coup d’oeil…

Thème du 30 décembre : Lumières

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ?

À bientôt 😉

PS : Ce rendez-vous est avant tout le tien. Aussi, comme le dernier café du mois approche, n’hésite pas à proposer un thème qui te tient à coeur et dont tu souhaiterais parler en commentaire.

Et si on allait se faire une petite cueillette ?

Photo de Maria Lindsey Multimedia Creator sur Pexels.com

Activité nature, zéro déchet et hautement pédagogique, si il est une sortie qui ne coûte pas cher mais qui peut rapporter gros comme dirait l’autre, c’est bien la randonnée cueillette…

Bien plus motivante pour nos bouts de choux que la randonnée classique pendant laquelle tu entends à chaque fois au bout de quelques minutes de marche les sempiternels : « Je suis fatigué(e) ! » « J’ai faim ! » « Maman quand est-ce qu’on arrive ? » et pour les plus petits, le merveilleux « Ze veux les bras ! », elle s’adapte à tous les âges et à toutes les saisons et qu’elle permet de voir la nature évoluer tout au long de l’année. Et ça, comme dirait Jean-Marc Généreux « j’achète ! ».

Alors tu vas me dire que c’est peut être compliqué, que tu ne connais, rien aux plantes, que tu vis en ville et que la campagne n’est pas accessible pour toi… Dans cet article nous te proposons donc quelques conseils pour démarrer des petites cueillettes en famille.

Avant de partir à l’aventure

Prépare le terrain

Si on pouvait interviewer nos ancêtres les chasseurs-cueilleurs, ils nous diraient que la cueillette peut être une activité à risque. Et je ne parle même pas des champignons, avec lesquels je ne m’aventure pas, puisque je ne les connais pas. En effet, certaines plantes peuvent se ressembler comme deux gouttes d’eau mais avoir des propriétés radicalement différentes. Aussi, si tu ne veux pas faire la une des faits divers et te la jouer comme Christopher McCandless dans Into the wild ou être quitte pour une bonne intoxication alimentaire, renseigne-toi en amont sur ce que tu peux trouver sur les chemins de ta région.

Tu trouveras sûrement un site internet qui fait état des plantes comestibles que tu peux trouver près de chez toi. Sinon, il existe de nombreux petits guides ou applications qui t’apprendront par le biais de photos à reconnaître les plantes et baies que tu pourrais rencontrer.

Chez nous, on utilise pour la version papier, Cueillette en famille de Dave Hamilton. Il est assez bien fait pour une première approche de la cueillette. Après une première partie pleine de conseils pratiques, il propose un guide des plantes au fil des saisons, des idées de recettes et des conseils pratiques pour reconnaître chacune d’elles et éviter les faux-amis. Tu peux aussi utiliser un guide d’herboristerie ou un herbier, qui te donnera, en plus de la description précise des plantes, un aperçu de leurs propriétés. En général, les rayons des libraires et des bibliothèques sont assez bien fournies sous cet aspect là.

Wanderlustdad plus high-tech que moi s’est aussi abonné à un certain nombre de chaînes YouTube, avec des tutos pour reconnaître les plantes dans leur environnement. Son chouchou, le chemin de la nature et sa chaîne.

Pour la version numérique, carrément plus pratique à avoir dans ta poche pendant ta balade, tu peux faire confiance à iNaturalist, Plantenet ou Seek.

Le principe est simple, tu trouves une plante, tu la prends en photo dans l’application et elle recherche celle qui pourrait être l’heureuse élue dans sa base de données. Veille à prendre ta photo de suffisamment près pour que les détails apparaissent mais avec suffisamment d’informations sur le feuillage par exemple pour permettre au logiciel d’éliminer les sosies. Des suggestions te seront proposées, classées par ordre de probabilité, regarde bien les deux ou trois premières et informe toi sur chacune d’elle et pense à vérifier aussi les origines des suggestions pour éliminer de fait celles qui ne peuvent pas se trouver par chez toi. Quoi qu’il en soit, garde toujours à l’esprit la règle d’or :

si tu as le moindre doute, surtout ne touche pas !

Choisis bien ton lieu

On peut faire de la cueillette partout, en ville comme à la campagne ou en montagne. L’essentiel étant de bien choisir ton spot comme disent les surfeurs. Avant de partir, vérifie que la cueillette est autorisée sur le lieu où tu envisages d’aller. Pas de cueillettes dans les zones protégées. Si tu as le feu vert des autorités pour prélever des végétaux, veille à ce que l’endroit où tu cueille ne soit pas trop près de la route, que les animaux ne soient pas trop nombreux à venir y faire leurs besoins et que les sources de pollutions soient plutôt loin et puis lance toi allègrement seul ou avec ta tribu.

Fais un point sur tes besoins

Maintenant que tu sais reconnaître quelques plantes, fais un point sur celles dont tu pourrais avoir besoin, envie, pour tes tisanes, tes petit-déjeûner, tes desserts, pour tes salades ou tes omelettes. Partir en cueillette sans avoir forcément une idée en tête, c’est prendre le risque de s’éparpiller et de confier aux enfants une mission trop large pour laquelle ils seront perdus. Mieux vaut partir à la recherche d’une ou deux plantes qu’ils sauront vite reconnaître que d’essayer de les sensibiliser à la diversité de la forêt… C’est déjà compliqué de tout retenir quand on est adultes, alors pour eux, c’est encore pire.

Prépare ton matériel

La checklist pré départ est presque finie. Tu as mis tes baskets et il ne te reste plus qu’à préparer le matériel.

  • Un petit panier pour chaque enfant, ça évitera les disputes…
  • Des petits sacs en papier kraft ou en tissu pour partager les récoltes
  • Un grand panier
  • Un petit couteau ou des ciseaux
  • Ton guide de cueillette ou ton portable avec les applis dont on a parlé plus haut
  • Pourquoi pas une loupe
  • De bonnes chaussures pour patauger dans la gadoue
  • Et tout ce que tu as l’habitude de prendre en temps normal lorsque tu pars en randonnée…

Sur place

Raconte leur les plantes

Malheureusement, de nos jours, les enfants reconnaissent plus vite les logos des marques que les plantes et leurs fruits. Ayant accompagné de nombreux enfants en plus des nôtres dans la nature, je peux te dire que j’ai pu avoir quelques surprises, comme la fois où, en pleines collines marseillaises, un petit bouchon de 5 ans m’appelle tout excité en criant : « regarde, j’ai trouvé une noix de coco », la noix de coco en question était en fait une pigne de pin, je te rassure malgré le réchauffement climatique, les cocotiers ne poussent pas encore sous mes latitudes… Je t’avoue avoir eu envie de m’asseoir par terre et de pleurer, parce que nous n’étions pas loin de chez lui, et que personne jusqu’à présent n’avait pris le temps ou la peine de lui montrer ce qu’était une pigne de pin.

En ce qui nous concerne, même si ils commencent à bien connaître les plantes et qu’ils nous interrogent volontiers sur elles, on prend toujours le temps avant de commencer une cueillette de leur rappeler leur mission spéciale du jour et de faire un arrêt devant ladite plante pour rappeler comment on la reconnait,

  • Observer la plante, ses feuilles, ses fleurs, ses branches : quelles sont leurs formes ? leurs couleurs ? sont-elles lobées ? ont-elles des rainures ? Comment sont les nervures ? Mes amies enseignantes en maternelle vous remercieront de cet apport de vocabulaire parce que clairement là-dessus, elles ont souvent des moments de solitude lorsqu’elles abordent la croissance des végétaux avec leurs piou-pious.
  • La toucher : est-ce qu’elles piquent, est-ce qu’elles sont douces ? ont elles des poils ? quelle sensation a-t-on quand on les froisse ?
  • La sentir : c’est aussi super important d’apprendre aux enfants à utiliser leur nez pour dissiper leurs doutes en matière de cueillette pour les aromatiques notamment
  • Ecouter son bruit : quand on la froisse, quand on la touche…

quelle partie on va prélever et les règles de cueillette.

  • Ne pas abîmer
  • Ne pas arracher la racine pour permettre à la plante de se régénérer
  • Ne cueillir que ce dont on a besoin, inutile de préléver des fruits trop petits ou pas mûrs, des fleurs qui ne sont encore que des bourgeons…
  • Ne pas cueillir dans les lieux où c’est interdit
  • Ne pas ramasser ni toucher ce que l’on ne connaît pas (ce serait dommage de gâcher la journée pour une imprudence…)

Et avec des enfants, on cueille quoi alors ?

J’ai envie de te dire, tout dépend de la saison, du lieu où tu cueilles et de ce que tu veux de ta récolte… Toutefois, il existe des plantes et des petites baies faciles à reconnaître que tu pourras facilement tranformer en rentrant à la maison.

  • Les pâquerettes : ils adorent en faire des petits bouquets et si tu es comme moi, tu as sûrement une collection de pâquerettes séchées ramassées par les loulous là où tu ranges les photos dans ton portefeuille, dans tes livres ou carnets. Mais savais-tu que tu peux en faire un macérat huileux qui rendra ta peau toute douce ? Tu trouveras une recette ici.
  • Les pissenlits : là encore, pas besoin d’un cours de 3h sur la reconnaissance du pissenlit, en général ils gèrent et ils te ramènent ça avec leurs petits doigts comme si ils te ramenait un bouquet de roses pour la St Valentin. Avec le pissenlit, c’est all inclusive, les feuilles en salade, les fleurs en cramaillotte ou miel de pissenlit. Tu trouveras des tas de recettes sur le net.
  • Les coquelicots : avec son joli rouge, il est la star du printemps et les enfants le reconnaissent en général assez facilement, si tu en trouves en quantité suffisante, tu peux tester la gelée de coquelicots, elle est très bonne.
  • Les mûres, framboises, myrtilles et fraises des bois : avec elles, le risque c’est de ne pas réussir à ramener la récolte à la maison… Si jamais tu y arrives, à toi les confitures, sorbets et autres eaux fruitées.
  • Les fruits d’orme, les pommes de pin, les glands, les bogues de châtaignes et de marrons : pense à la déco de ta table d’automne ou de Noël.
  • de la mauve, avec ses jolies fleurs violette, celle que l’on prend souvent pour une mauvaise herbe, sera une jolie façon de décorer des sablés ou de faire des tisanes pour soigner la toux et le mal de gorge de l’hiver…

Avec des plus grands, au début du printemps, tu peux aussi tenter de chercher des asperges sauvages. La mission est plus compliquée, car il faut d’abord repérer la plante avant de trouver l’asperge qui pousse dans ses environs, mais une fois qu’ils y sont habitués, ils sont souvent très efficaces et quel plaisir de manger le soir une omelette ou des pâtes avec le fruit de sa cueillette !!!

Et la liste peut encore s’allonger au fur et à mesure de tes découvertes. De notre côté, on continue d’en apprendre chaque jour. Tu verras que si tu y prends goût, tu te rendras compte que tu peux te passer d’acheter en supermarché tout un tas de produits végétaux, de cosmétiques ou de produits d’entretien. Tu passeras d’agréables moments en famille dans la nature et en cuisine, parce que les schtroumpfs adorent aussi aider à la confection des confitures et autres préparations et tu seras bien content, comme la fourmi, de retrouver l’hiver venu le fruit de tes cueillettes passées.

Alors prêt à chausser tes bottes en caoutchouc et à prendre ton plus beau panier pour partir à la découverte de la forêt ?

En attendant, tu peux toujours nous retrouver sur Facebook ainsi que sur Instagram et si ça te plaît, n’hésite pas à t’abonner 😉

A bientôt 😉

Pourquoi la Finlande est un pays génial à visiter avec des enfants ?

À la base rien ne nous prédestinait à visiter la Finlande. Dans le tiroir à voyages, il y avait d’autres destinations qui attendaient depuis bien plus longtemps. J’avais vaguement entendu une collègue me raconter son séjour magique au coeur de l’hiver en Laponie, mais jusqu’alors ça n’avait pas fait tilt.

L’été, d’ordinaire nous passons nos vacances dans une petite station balnéaire du sud de l’Italie, dans la famille de wanderlustdad. Il y a 3 ans, comme tous les ans au mois d’août, ce petit coin de paradis 11 mois sur 12 est envahi de touristes échappés tout droit de Gomorra. Un soir, après la quinzième douche depuis le matin pour rincer la transpiration d’une journée particulièrement chaude et humide et avant de me préparer pour sortir nous rafraîchir un peu, je tombe sur Facebook sur des photos de vacances postées par une copine de lycée. Elle est en vacances avec sa famille en Laponie. Lumière douce du soleil de minuit, une barque, un lac, un renne, des arbres, et une sensation de calme et de sérénité qui contraste tellement avec le tumulte et la chaleur dans lesquels tu vis depuis deux semaines et qui ne t’inspire qu’une chose, te terrer dans une grotte.

Ce soir-là, je me vois sur le ton de la boutade, dire à wanderlustbeaupapa, l’année prochaine, on viendra vous voir plus tôt dans la saison, mais cette chaleur et ce monde, je peux plus, le 15/08, je serai en Finlande.

Les mois passent, et vient en janvier le moment de songer aux vacances d’été. Ecosse ? Finlande ? Irlande ? on avait envie de nature, de grands espaces et surtout de fraîcheur, car nous allions aussi passer plusieurs semaines dans la chaleur du Sud de l’Italie. Au final, le choix de la Finlande, ça s’est un peu joué à papier – ciseaux – cailloux… Non blague à part, à parité de coût des vols, c’est une recherche rapide sur le prix des chambres qui a fini de trancher. L’Ecosse était plus chère, et comme les Highlands sont une destination qui nous fait rêver depuis longtemps, on a préféré remettre à plus tard et le laisser encore un peu dans le tiroir. Alors pourquoi la Finlande nous a tellement laissé in love ❤ ❤ ❤ ?

La Finlande, c’est LE pays idéal pour les enfants

Pays de la fessée interdite, parmi les champions mondiaux des systèmes scolaires, et de l’éducation bienveillante, en Finlande et du gentil troll Moomin tout est pensé pour que les enfants soient à leur aise. Même les églises sont kids-friendly, on leur a souvent offert des tatouages, des pansements ou des petits jeux pour patienter lors de leur visite. On s’adresse toujours aux enfants avec un grand sourire.

En plein centre ville d’Helsinki, nous avons été assez surpris de voir des enfants hauts comme trois pommes arriver à l’école tous seuls et garer prudemment leurs trottinettes sans un parent pour superviser tout ça…

La Finlande c’est un peu comme Disneyland, la souris à grandes oreilles en moins 😉

Même en plein été, quand tu débarques à Helsinki depuis Rome où il fait 40° à l’ombre, tu ressembles d’abord à l’équipe de Jamaïque de bobsleigh qui arrive à Cagliari dans Rasta Rocket (tu vois l’image ?!?). Une fois le choc thermique dépassé, la première chose qui te saute aux yeux, c’est la propreté des rues. J’habite Marseille, championne inter-catégorie de la grève des éboueurs, donc pour moi c’était tout simplement la quatrième dimension. Des trottoirs propres, des bornes de recyclage à chaque coin de rue, des espaces verts soignés, comment dans un environnement pareil, il pourrait te venir à l’idée de jeter un papier.

Une fois que tu récupères ta voiture à l’aéroport et que tu prends la route, tu découvres là encore ce que tu pensais être une légende urbaine : la courtoisie au volant. Si le panneau indique 80, personne ne se mettra derrière toi façon Lewis Hamilton pour te dépasser en faisant des appels de phares et en klaxonnant rageusement. Non, la règle c’est la règle. Idem au feu rouge, personne ne te sortira de ta sieste, si tu t’endors. Le Finlandais au volant est détendu et respectueux, et rien que pour ça, tu as déjà l’impression d’être en vacances.

Bon d’accord, on a pas forcément visité de quartiers craignos, mais quelles que soient les villes par lesquelles nous sommes passés, nous avons été frappés par l’ambiance sécure qui règne dans le pays… Si chez moi, je laisse mon vélo attaché dans la rue dans minutes avec une chaîne à bateau (j’exagère à peine), je peux ne pas le retrouver. Là-bas, tout va bien, les vélos sont simplement posés le long des murs des maisons et personne ne les touche.

La Finlande fait encore partie des pays épargnés par le tourisme de masse.

Hormis à Helsinki ou à Rovaniemi, proche du village du Père Noël, nous avons rencontré relativement peu de touristes au cours de nos 10 jours de voyage et pourtant, nous avons fait mal roulé notre bosse avec une moyenne de 200 km par jour.

Alors, certes, nous avons voyagé hors saison, nous n’avons passé qu’un jour et demi à Helsinki et qu’une après-midi au village du Père Noël à Rovaniemi, mais nous avons visité de petits trésors du patrimoine finlandais comme Turku, Rauma, Poorvo, des forêts et de la nature, et ça, ça valait tous les musées.

La Finlande est un paradis pour les amateurs de nature sauvage.

La nature, tiens, parlons-en… Au cours des trois heures de vol qui nous séparaient de Rome, nous avons pu voir évoluer les paysages européens, des aires ultra-urbanisées, aux cimes des Alpes en passant par les grandes étendues agricoles d’Europe du Nord avant d’arriver à la Finlande et ses grandes forêts. Déjà, avant même de débarquer le ton est donné.

Alors si, comme nous tu adores les balades dans la nature, les beaux paysages, les forêts à perte de vue et les couleurs de l’été indien, la Finlande remplira ton coeur à jamais.

Au bout de 3 jours en Laponie, tu ne t’émerveilles même plus de croiser un renne sur le bord de la route car tu as dû t’arrêter des dizaines de fois devant un individu impassible stationné au milieu de la nationale et qui n’a clairement pas l’intention de bouger… Là-bas, les appels de phares ne servent pas à signaler un éventuel radar mobile ou contrôle routier mais un renne isolé ou un troupeau en goguette que tu risques de rencontrer sur ton chemin.

Si tu aimes les fruits rouges et les baies en tous genres, prépare-toi à faire un festin. En Finlande, la myrtille est la reine des sous-bois. Les schtroumphs ont fini par avoir vraiment les mains bleues à force d’en cueillir… Les Finlandais en ramassent par seaux entiers pour les manger crues ou en faire de délicieuses confitures ou tartes. La plante est vraiment très facile à reconnaître. Nous avions téléchargé l’application iNaturalist pour apprendre à reconnaître les baies que nous trouvions dans les bois (framboise, mûres, mûres polaires, cranberries sauvages…). En cas de doute, les randonneurs que nous avons croisé sur la route nous ont toujours volontiers renseignés sur le caractère comestible de telle ou telle plante. Si toutefois, vous n’étiez toujours pas sûrs, ne prenez pas de risque bien sûr et passez votre chemin, ce serait dommage de

Nous n’avons pas tenté l’expérience de la pêche, mais si c’est ton truc, sache que là encore, le long des nombreux cours d’eau, tu ne pourras que trouver ton bonheur et peut-être, qui sait, rajouter un superbe saumon à ton tableau de chasse.

Napapiiri, 66°32’38 »

Non ce ne sont pas les chiffres du dernier tirage de l’Euromillions associé à une célèbre marque de vêtements de montagne… mais les coordonnées d’une latitude mythique, celle du cercle polaire. Outre le port d’Helsinki, l’une des principales destinations touristiques en Finlande c’est Rovaniemi et son célèbre village du Père Noël.

Tu peux y franchir le cercle polaire d’à peu près toutes les façons qui soient : en voiture, à pied, en vélo, et l’hiver en motoneige, en raquettes ou en traineau à rennes ou à chiens. Certaines agences de voyages proposent même des cérémonies de passage du cercle polaire avec diplômes d’explorateurs accompagné de guides vêtus de costumes samii (je t’avais prévenu, le village du Père Noël à Rovaniemi c’est un peu le piège à touristes). Je veux bien concevoir que la neige puisse rendre le lieu magique en plein hiver, mais en plein été, j’ai eu du mal à rentrer dans l’esprit du lieu.

J’aurais vu la maison du Père Noël plus isolée dans les bois, pas au bord de la nationale en face pour ainsi dire d’une station service… Ça m’a fait un effet aire d’autoroute prête à avaler à avaler du touriste fraichement descendu de son car pour 4 jours grassement payés chez un tour operator… La majeure partie des attractions du lieu fonctionnant avec la neige, tout y était fermé ou presque et à des prix exorbitants pour une famille de 4 personnes. Ce n’est pas l’étape que nous avons préférée du voyage mais la rencontre avec le Vieux Barbu était tout de même magique pour tous les 4 et depuis les wanderlustchtroumphs n’ont de cesse de répéter que le Père Noël existe puisqu’ils l’ont vu au Pôle Nord.

Une fois la porte d’entrée passée avec tambours et trompettes, si tu continues vers le Nord, tu pourras découvrir la Laponie des Finlandais. Nous y avons rencontré des personnes formidables, d’une grande gentillesse et prêtes à partager leur culture. Nous avons vécu une merveilleuse parenthèse de 3 jours dans un mokki traditionnel au milieu des bois qui restera dans nos coeurs pour toujours, pendant laquelle nous avons :

  • ramassé tellement de myrtilles qu’avant de prendre l’avion, nous avons dû acheter du sucre en catastrophe pour en faire de la confiture pour ne pas les jeter,
  • les garçons ont joué les mineurs à la recherche d’améthystes polaires,
  • goûté au sauna traditionnel chauffé au feu de bois
  • profité des très longues journées qu’offre l’été polaire…

Il n’a manqué qu’une chose à ce voyage, l’émotion des aurores boréales, et je pense qu’un jour j’y retournerai en hiver pour cela. Si avec cet article, je t’ai donné envie de te plonger dans l’organisation d’un voyage vers le grand Nord, n’hésite pas à t’abonner car je te proposerai bientôt un article sur nos 10 coups de ❤ finlandais et ma booklist pour se mettre dans l’ambiance.

À bientôt 😉