Café des voyageurs #30 : Hébergements insolites sur les bords du Canal du Midi

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Thème de la semaine : Insolite

Le thème de la semaine nous propose de sortir des sentiers battus. Concernant les hébergements insolites, nous avons déjà parlé de cabanes de Hobbits, de cabines et d’appartements pensés par Le Corbusier, et d’hébergements dans les grottes troglodytes. Aujourd’hui, je te propose donc d’élargir le panel d’hébergement insolites avec de nouvelles propositions.

Cette semaine je t’emmène

j’avais envie de revenir le long du Canal du Midi. Cet été, nous avons découvert la région dans un long périple à pieds au cours duquel nous avons rallié Avignonet-Lauragais à Carcassonne. Tout au long du chemin, nous avons rencontré une foule d’hébergements insolites : maisons éclusières, péniches, cabanes dans les arbres…

J’ai choisi ce lieu car…

Lorsque tu marches toute la journée le long du canal, le soir venu, tu n’as qu’une envie, ne pas trop d’écarter du chemin de hâlage pour éviter le lendemain d’avoir à refaire le chemin en sens inverse et rallonger le parcours. Aussi, dans l’organisation de notre parcours, nous avions eu à coeur de trouver le plus possible d’hébergements près du Canal, voire carrément le long de celui-ci.

Le long du chemin, nous avons croisé :

Une péniche-hôtel : La péniche Kapadokya, qui avait retenu notre attention lors de la préparation de notre voyage mais qui n’était malheureusement pas disponible à la date de notre passage.

Des cabanes dans les arbres : près de l’épanchoir de Foucault à quelques kilomètres de Carcasonne. Ces dernières faisaient aussi partie de nos chouchous mais leur localisation rendait le parcours trop déséquilibré. Nous avons été charmés par le lieu, dans lequel nous nous sommes arrêtés le temps d’un café pour les grands et d’un rafraichissement pour les enfants.

Mais à mon sens, le long du Canal, s’il est une expérience à découvrir, c’est celle de passer une nuit dans une maison éclusière. En effet, avec l’automatisation des écluses, nombreuses sont les maisons qui sont aujourd’hui inhabitées ou abandonnées. C’était le cas de celle de la Planque, située à 60,9 km de Toulouse (oui m’sieur, dames, on est précis chez nous), jusqu’à ce que deux pénichiers en tombent amoureux et décident de s’y amarrer à durée indéterminée. Ils ont donc acheté la maison construite en 1674, et après l’avoir intégralement restaurée, l’ont transformée en chambre d’hôtes qui offrait encore cet été un service de restauration pour les clients et les cyclistes de passage.

L’expérience de dormir dans une maison éclusière est assez particulière. En effet, ce qui nous a le plus frappés, c’est la sérénité qui se dégage des abords de ces lieux et la tranquillité qu’inspire le Canal qui s’écoule juste devant la porte. Et pourtant les maisons éclusières sont des lieux de passages. La journée y rythmée par les amarrages des plaisanciers, l’attente de la montée ou de la descente des eaux et leur départ. Ces moments sont l’occasion de rencontres brèves où l’on échange sur le parcours et sur les expériences de navigation.

Peu de réseau, pas de télé, mais de bons bouquins, le bruit blanc du Canal en fond sonore. Nous avons pu profiter de cette nuit au calme pour déconnecter vraiment et nous détendre avant de démarrer une nouvelle journée. Et puis petit point qui ne gâche rien, dormir dans une maison éclusière c’est dormir dans un petit bout d’histoire. En effet, le Canal projeté par Pierre Paul Riquet à la fin du XVIIè siècle est classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1996.

Si tu devais ne choisir qu’une seule photo, laquelle choisirais-tu ?

Après près de 7h00 de marche, l’arrivée à l’écluse et un repos bien mérité ! J’ai choisi cette photo, car elle résume bien le charme de l’atmosphère des maisons éclusière. La vie s’écoule tranquille comme le canal. Le panneau indique le nombre de kilomètre à parcourir avant le prochain arrêt… En attendant c’est l’heure de l’apéro mais nous on tourne à l’eau 😉

Aujourd’hui c’est la fin du mois et qui dit fin de mois dit normalement nouveaux thèmes. Toutefois, depuis quelques temps le rendez-vous s’essouffle et de mon côté j’ai du mal à suivre le rythme. Je réfléchis donc à un nouveau format, bi-mensuel ? mensuel ? en conservant le canevas actuel ? sous la forme d’un carnaval d’articles pour vous donner davantage de visibilité ? Dites moi ce qui vous ferait envie, ce rendez-vous est aussi le vôtre !

À bientôt 😉

Café des voyageurs #26 : Danser la salsa dans les rues de Cienfuegos

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Thème de la semaine : Un merveilleux souvenir de voyage

Des souvenirs merveilleux de voyage, nous en avons tous mille : des rencontres, des sensations, des émerveillements. Le choix est tellement difficile, qu’en commentaire lorsque la liste des thèmes de ce mois de janvier est, nous disions avec Lenou in Italia, qu’on pourrait presque en faire un tag, sans que je sache qu’elle l’avait déjà fait. Je le reprendrai donc prochainement car le choix était particulièrement difficile cette semaine.

Cette semaine je t’emmène

de nouveau à Cuba, dans les rues de Cienfuegos, à laquelle j’avais déjà consacré un épisode de notre carnet de voyage cubain. Cette jolie perle du Sud est connue pour son architecture, le chanteur Benny Moré et ses merveilles naturelles. Nous n’y avons fait qu’un passage express, mais si l’on ne devait retenir qu’une chose de cette folle après-midi, ce serait la danse.

Des portes de la Casa de Cultura aux groupes qui animent la grand rue, la musique était partout, et les gens se regroupaient pour écouter seulement ou pour danser. Cet article n’a pas vocation de te proposer une liste des meilleurs clubs de la ville, mais simplement de t’amener à tendre l’oreille, au cours de tes balades sur l’île et à profiter de ce que t’offre la musique au coin des rues.

J’ai choisi ce lieu car…

Je ne sais plus dire si c’est la danse qui nous a menés à Cuba ou si c’est Cuba qui nous a mené à la danse. Toujours est-il que pour nous, l’un comme l’autre était particulièrement liés. Il était inconcevable d’envisager notre passage sur l’île sans la musique et la danse. Au cours de nos 14 jours sur place, nous avons eu maintes fois l’occasion de danser, près de Cayo Levisa, à Remedios, à Trinidad et sa mythique Casa de la Musica, mais si il est un souvenir qui restera longtemps, c’est celui de cette après midi à Cienfuegos.

N’ayant que peu de temps devant nous, nous n’avions pas pu faire d’excursion. Nous avions donc commencé par pousser la porte de la Casa Cultural, dans l’espoir d’y rencontrer, comme quelques jours auparavant à Remedios, un ou une passionnée qui nous ferait découvrir l’histoire du lieu et nous donnerait quelques idées de visites. Nous y avons trouvé encore mieux, une troupe de jeunes salseros en pleine rueda qui fort gentiment nous ont proposé de regarder leur entrainement puis d’y prendre part. L’expérience était déjà géniale mais la suite allait être encore meilleure.

Après avoir gentiment salué tout ce petit monde, nous avons pris le chemin de la Avenida 54, pour continuer à flâner sans attentes particulières lorsque nous sommes tombés sur un concert, en pleine rue. Quand nous y sommes arrivés, l’attroupement était déjà considérable et de vieux danseurs avait commencé à fouler les pistes. Comme nous, pris dans leur quotidien, ils s’étaient arrêtés pour écouter des classiques de Los Van Van et d’autres groupes dont je t’avoue connaître parfois les morceaux sans en connaître le nom.

Le croisement entre la Avenida 54 et le Paseo del Prado, pour te situer le lieu, si tu ne connais pas Cienfuegos est particulièrement animé et passant, pourtant, l’espace d’une heure, le temps a semblé se suspendre. Touristes et Cienfuegeros étaient réunis autour de la musique et du groupe. Je me suis à peu près autant amusée à écouter, et à regarder danser avec tendresse ces dames au visage buriné par le soleil et les années qui malgré leur âge continuaient à danser avec toute leur grâce et toute leur âme, qu’à finalement nous lancer à notre tour sur la piste. Avant de nous en faire sortir par un Mini Schtroumpf au bout du rollmops dont la patience musicale avait atteint ses limites.

Les plus jolis moments en voyage sont souvent les plus inattendus. Voilà donc une petite surprise de la vie, déposée sur le bord de notre chemin, un clin d’oeil à toutes ces années à attendre ce voyage avec une bande son qui nous avait déjà accompagnés des années plus tôt.

Si tu devais ne choisir qu’une seule photo, laquelle choisirais-tu ?

Ce n’est pas la meilleure photo de la terre, je te l’accorde. Les chanteurs en arrière plan sont flous, la mamie a le regard tourné vers la piste et pas vers l’objectif, mais je trouve qu’elle résume à merveille le moment et l’esprit de la salsa, le vrai. Pas celui que l’on trouve dans nos soirées européennes où, bien souvent, l’objectif est de parader, d’enchaîner les passes jusqu’à en avoir le tournis pour être vu. Ces soirées où l’on passe plus de temps à se questionner sur portoricaine ou cubaine, à savoir si l’on va danser sur le 1 ou sur le 2. Au final, ce que semble nous dire cette photo, c’est que peut importe ton âge, celui de ton partenaire, l’important c’est la musique, c’est ton corps qui parle avec elle, que tu aies envie de danser seul (car bien des personnes swinguaient seules depuis leur place ou se lançaient sans cavalier sur la piste) ou à deux. ¡ Eso si que es salsa ! Pour finir cet article, je te laisse avec un morceau de La Excelencia, un groupe de salsa new yorkais que j’adore et dont le morceau, invite justement à ce lâcher prise et à la danse…

Comme chaque semaine, tu retrouveras d’autres photos de Cienfuegos sur notre page Facebook et sur Instagram.

Thème du 3 février : Gourmandises

Thème du 10 février : Rouge

Thème du 17 février : Une rencontre touchante

Thème du 24 février : Insolite

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? Quels sont tes plus beaux souvenirs ? Moment tant attendu ? Rencontre fortuite ? Paysage spectaculaire qui t’en a mis plein les yeux ? La semaine prochaine, au lendemain de la Chandeleur, le café se fera gourmand. D’ici là, je te souhaite une belle semaine.

À bientôt 😉

Café des voyageurs #25 : Le Rocher de Cotignac et ses habitats troglodytes

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Thème de la semaine : Vertige

J’ai le vertige du haut de mon tabouret. Aussi, lorsque j’ai vu sortir ce thème… J’ai pris peur… Ma seule preuve de courage vis à vis de cette phobie a été de faire du parachute ascensionnel quand j’avais 15 ans. Pour le reste, à part notre traditionnel occupation de monter les escaliers de tours et de clochers pendant nos vacances, je n’ai pas vraiment de photos vertigineuses. Alors en attendant d’être grande et de me lancer dans l’aventure des Passerelles Himalayennes du Drac, ou de grimper tout en haut du Rockfeller Center pour admirer la skyline de la Grosse Pomme, je vais cependant essayer d’en trouver une de te donner à mon tour le vertige mais tranquillement.

Cette semaine je t’emmène

À Cotignac, dans le Var. C’est un charmant village que nous avons visité cet automne, lorsque nous avons découvert les tanières des Hobbits des Cab’ânes du Varon à Flayosc. Nous nous y sommes arrêtés le temps d’une visite express qui nous a toutefois donné très envie de prendre plus de temps pour découvrir le village et ses alentours. Cotignac était alors en pleine préparation de la fête du coing, qui a lieu chaque année au mois d’octobre. Après une balade sur le Cours, encore un peu animé avant le deuxième confinement, et la découverte de ses jolies ruelles, nous avons pris la direction du Rocher. C’est une falaise de tuf qui culmine à 80 mètres de haut (c’est pas fou comme hauteur mais pour moi c’est déjà un exploit… 😉 ) qui était autrefois une chute d’eau. Au Moyen-Âge, les cavités de la roche ont été aménagées pour servir d’abri en cas d’attaque et les alentours ont été fortifiés. Si tu es fan d’hébergement insolite, au pied de la falaise, de nombreux logements proposent des maisons d’hôtes qui te permettront de vivre l’expérience d’une nuit en maison troglodyte.

Conseils pratiques

L’entrée au Rocher coûte 2€ par personne. L’ascension peut s’y faire tous les jours sauf le jeudi. Si tu viens avec des Schtroumpfs en bas-âge, pense à prendre ton porte bébé ventral ou ton écharpe car tu ne pourras pas accéder au sentier avec la poussette et certains passages nécessitent de se baisser pour passer dans les galeries.

J’ai choisi ce lieu car…

c’est un lieu assez insolite et plutôt connu dans la région. Si tu as déjà visité les sassi de Matera en Italie, cela devrait te rappeler quelques souvenirs à une échelle plus modeste. Si tu rêves de t’y rendre, cela devrait te donner un avant goût. Nous avons beaucoup aimé parcourir les rues de ce village provençal, plutôt animé alors que la saison était presque terminée. La montée vers le Rocher et ses habitations troglodytes est plutôt typique et verdoyante. Au pied de la falaise, on lève les yeux et on se sent tout petits face à cet immense bloc de pierre.

On entre sur le site par un hospice médiéval et on peut découvrir dans une petite salle l’aménagement d’une habitation troglodyte avant d’entamer la montée vers le balcon qui offre une vue stupéfiante sur le village et sur la plaine.

La montée est parfois très drôle, on passe à la file indienne dans des tunnels parfois très étroits où les Schtroumpfs peuvent se faufiler comme des anguilles mais où nous les adultes devons presque passer à quatre pattes. Éclats de rire garantis. Les escaliers en colimaçons à la descente mettent à rude épreuve les sensations si tu as le vertige mais l’expérience visuelle en vaut vraiment la peine. À la fin de la balade, j’ai beaucoup aimé me balader dans le jardinet avec ses orangers et ses jolies fleurs qui jouxte l’entrée de l’hospice. Si tu as besoin de te remettre de tes émotions, c’est l’endroit idéal pour le faire.

Si tu devais ne choisir qu’une seule photo, laquelle choisirais-tu ?

L’escalier vertigineux du Rocher de Cotignac

Voilà le fameux, l’escalier qui nous a donné quelques sueurs froides à Grand Schtroumpfs et à moi. Mais avec force courage, nous avons réussi à redescendre les marches de cet escalier en colimaçon. En regardant cette photo, j’ai déjà la tête qui tourne et l’impression de ne plus savoir si je regarde en haut ou en bas. Il me semble que c’est un peu cela la sensation de vertige non. Blague à part, je ne faisais pas la fière à ce moment-là, c’est donc Wanderlust Dad qui a pris cette jolie photo que j’aurais été incapable de faire.

Comme chaque semaine, tu trouveras comme chaque semaine sur Facebook, plus de photos de cette jolie balade à travers le village de Cotignac.

Thème du 27 janvier : Un merveilleux souvenir de voyage

Cette semaine, From Corsica with trips nous amène au Cap Vert et les photos sont vertigineuses et Les voyages de K. découvrir le Grand Canyon.

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? On se retrouve la semaine prochaine pour échanger sur nos plus beaux souvenirs de voyage. D’ici là, n’hésite pas à proposer des thèmes pour les cafés du mois de février.

À bientôt 😉

Hébergement insolite : Vivre une immersion dans l’univers de Le Corbusier à la Cité Radieuse

Pour ce cinquième article de ce défi de fin d’année, je t’emmène avec moi à la Cité Radieuse. Nous en avions déjà parlé cet automne dans un Café des voyageurs à l’occasion du passage d’Invader à Marseille. Il avait choisi le toit terrasse de l’Unité d’Habitation de Le Corbusier comme quartier général avant de déployer ses créations partout dans la ville. À cette occasion, j’avais fait découvrir la Cité Radieuse aux schtroumpfs et j’ai dû dire un peu fort que j’aimerais beaucoup, l’espace d’une nuit découvrir l’intérieur d’un appartement car le Père Noël, a été très inspiré et m’a offert une nuit dans l’une des Chambres Musées de l’Hôtel Le Corbusier. Nous avions beaucoup parlé avant les fêtes de zéro déchets et de cadeau d’expérience, voilà donc qui est parfaitement tombé.

Nous en avons donc profité avec WanderlustDad pour nous offrir une escapade marseillaise en amoureux et jouer les touristes dans notre propre ville comme dans le micro voyage #18, une chambre en ville de L’art de voyager sans partir loin, mon super guide dont je te parle souvent. C’est donc en métro et à pieds que nous avons gagné le 280 boulevard Michelet et l’hôtel avec notre petit baluchon sur le dos. Avant de te faire découvrir cet hôtel atypique, je te propose de faire un petit voyage dans le temps, afin de comprendre ce qui fait de La Cité Radieuse un lieu unique en son genre.

Du logement social au Patrimoine mondial de l’Unesco

À la fin de la seconde guerre mondiale, Marseille connait un manque de logement sociaux. En 1946, l’État passe donc commande auprès de Le Corbusier pour construire un immeuble d’habitation. Il pense alors la construction d’un village vertical, sur pilotis, afin de libérer de l’espace au sol. La construction de l’Unité d’Habitation de Marseille, la première en son genre, démarre en 1947 pour se terminer en 1952. Son architecture brutaliste, très moderne pour l’époque ainsi que les couleurs sur la façade lui valent à l’époque le surnom de « Maison du Fada. »

Un petit reportage, signé France Culture, résume en 3 minutes l’histoire de la construction de la Cité Radieuse, son concept ainsi que les vives réactions, celle de Salvador Dalì en tête, qu’elle a suscité à sa construction. On y voit Lilette Ripert, institutrice de l’école, amie de Le Corbusier et occupante de l’appartement 50, dont on reparlera par la suite.

Toutefois, en faisant un tour à l’intérieur, on se rend vite compte qu’elle n’a de « fada » que le nom car tout a été calculé dans le moindre détail pour que le logement, qui est, rappelons-le, à l’époque, un logement social, soit le plus respectueux possible de la nature humaine et que la vie en son sein soit conviviale et sereine, d’où le nom de Cité Radieuse.

C’est donc en s’inspirant du nombre d’or, comme beaucoup d’artistes avant lui, que Le Corbusier crée le Modulor, qui servira de base à toutes les mesures de l’immeuble de la hauteur sous plafond à l’aménagement des plans de travail des cuisines designées par Charlotte Perriand. C’est d’ailleurs ce Modulor qui nous accueille dans le hall de l’immeuble, tout près de l’unique cage d’ascenseur.

La 4ème rue

La Cité radieuse compte 9 étages, appelées rues, dont un toit terrasse qui offre une vue splendide sur l’ensemble de la Ville. Selon la volonté de l’architecte, on retrouve un hall, qui fait office de place du village, des commerces, un restaurant, un gymnase, une école, une pataugeoire, un hôtel, un cinéma, des bureaux…

Pendant longtemps, les habitants pouvaient passer leur commande auprès de l’épicerie de la troisième rue et se faire livrer directement leurs courses dans les boites prévues à cet effet et située tout près de chaque porte. Aujourd’hui l’épicerie a fermé, la rue commerçante située au troisième héberge la Librairie Imbernon, spécialisée dans les ouvrages d’art et d’architecture, des studios de designers, une créatrice de bijoux et l’hôtel… (Tu vois comme je fais un teasing de dingue ?!? Mais attends un peu je n’en ai pas encore fini avec l’histoire…). Tout au bout du couloir, tu pourras goûter à la vue mer à travers les fenêtres qui logent le jardin d’hiver.

L’unité d’habitation compte 337 appartements de tailles diverses allant des chambres d’amis mutualisées voulues par l’architecte afin que les résidents puissent accueillir leur famille au besoin sans avoir une pièce inoccupée à l’année dans leurs appartement à l’appartement pouvant accueillir 10 personnes. La majorité des appartement est construite en duplex. Un appartement témoin est visitable, hors crise sanitaire, sur réservation auprès de l’office du tourisme avec un conférencier.

En 1954 le logement social devient copropriété. Elle est inscrite une aux monuments historiques du vivant de Le Corbusier, et classée par deux fois, une première en 1986 pour l’extérieur et les parties communes et en 1995 pour l’appartement 50. En 2016, alors que les constructions nouvelles pullulent dans le quartier, menaçant l’intégrité de la vue depuis le toit terrasse, le bâtiment est classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Il existe en plus de la Cité Radieuse marseillaise, 4 autres unités d’habitations signées par le Corbusier :

  • La Maison Radieuse de Rézé près de Nantes
  • L’Unité d’habitation de Briey en Meurthe et Moselle
  • L’Unité d’habitation de Firminy Vert, dans la Loire
  • La Corbusierhaus de Berlin
Les cheminées du toit-terrasse

La Cité radieuse de Marseille, tout comme ces petites soeurs ont donc le statut à la fois d’immeubles d’habitations et de monuments historiques. Il conviendra donc, avant de s’y rendre de jeter un petit coup d’oeil à ce guide de visite très bien fait par l’association des habitants. Ce site est une vraie mine d’informations pratiques et historiques sur l’unité d’habitation marseillaise. En cette période de crise sanitaire, l’UH a drastiquement, et on peut le comprendre, réduit les possibilités de visites. Seules, sont accessibles au public les 3ème et 4ème rues. Le toit terrasse et sa vue sur la mer ne sont accessible que sur présentation d’un badge… C’est là que dormir à l’hôtel devient intéressant.

Un hôtel unique en son genre

Minute chauvinisme on

Parce que : « Oui, Môssieur« , il a 5 unités d’habitations Le Corbusier en Europe, mais chez nous, à Marseille, on est les seuls à avoir pensé à y loger un hôtel… Amendonné comme on dit chez nous, (traduire pour toi cher lecteur qui viendrait du grand Nord, « à moment donné »), il faut rendre à Marseille ce qui lui appartient, nous avons le seul hôtel au monde dans un bâtiment Le Corbusier. Donc si tu veux dormir dans une chambre d’hôtel signée par le grand architecte, c’est dans la Cité Phocéenne qu’il faut venir…

Minute chauvisme off

Comme je te le disais plus haut, Le Corbu, (on commence a être intimes alors, on va l’appeler par son petit nom) avait voulu, au troisième étage un lot de 16 chambres d’amis dont les habitants pouvaient réserver lorsqu’ils avaient de la visite. Le système n’ayant jamais vraiment pris car personne ne voulait prendre la responsabilité de s’occuper de cet hôtel miniature, une véritable structure hôtelière a donc été créé.

En 2003, Dominique et Alban Gerardin rachètent l’hôtel. Pendant deux ans, alors catégorisé 2 étoiles. Ils oeuvrent à rénover le restaurant et la réception tout en ayant à coeur de conserver l’esprit design et vintage du lieu jusqu’à obtenir leur troisième étoile. Les 21 chambres que comptent l’hôtel ont chacune une décoration dans l’esprit de cellules telles que les a conçues Le Corbusier, tout en respectant les standards de l’hôtellerie moderne. Tu trouveras le descriptif de chaque type de chambre ainsi que les tarifs sur le site de l’hôtel.

Ce couple de passionnés tient à insuffler au lieu un esprit « d’hôtel d’hôtes ». À notre arrivée, Dominique nous a fait découvrir notre chambre, l’un des deux studios avec vue sur la mer. Elle a pris le temps de nous raconter l’histoire de chaque pièce de mobilier ainsi que l’esprit Mad Men qu’elle a souhaité donner à ce studio. Elle nous a fait une démonstration de la cuisine, telle qu’elle avait été pensée par le tandem Corbu-Perriand pour « libérer la femme des contraintes domestiques ». La cuisine n’est pas opérationnelle, mais elle permet de voir l’esprit et la conception de l’un des studios destinés aux étudiants à l’époque. La vue y est spectaculaire, on arrivait à voir les moutons de la mer déchaînée s’échouant sur le Frioul, les lumières de la grande roue…

Dominique a été intarissable sur l’histoire du lieu, nous a raconté des tas d’anecdotes sur la création de la Cité Radieuse, l’évolution de l’hôtel, le triste incendie qui a ravagé une partie du bâtiment en 2012. Elle nous a même donné l’opportunité de visiter la suite Lilette, reconstitution de la chambre de Lilette Ripert située dans l’appartement 50, dont je te parlais plus haut. On y retrouve des luminaires Le Corbusier ainsi que la cloison tableau noir conçue par Charlotte Perriand. Avec un vrai talent de conteuse, elle nous a raconté, simplement la vie de l’immeuble tel qu’elle le voit évoluer depuis qu’elle y vit. En cette période le bar est fermé mais on sent bien que c’est un point de ralliement aussi pour les habitants qui s’y installent d’ordinaire volontiers pour un café.

Ils accueillent aussi les gourmets dans leur restaurant Le ventre de l’architecte, avec sa carte semi gastronomique sous la houlette du chef Jérôme Caprin et sa vue imprenable sur la mer à travers la loggia. Il compte une note de 4,1 / 5 au guide Michelin. Les menus sont disponibles sur la page, Le ventre de l’architecte du site de l’hôtel. En ces temps de confinement, ils proposent de la vente à emporter pour les repas de fêtes du 31 décembre ainsi qu’un room service pour les clients de l’hôtel. Dans le cadre de ce dernier, nous avons eu l’opportunité de goûter à la cuisine familiale d’Alban et à la mousse au chocolat façon orangette de Dominique, je peux vous assurer qu’il ne nous est rien resté dans l’assiette.

En tant que client de l’hôtel, vous bénéficiez statut de résident de la Cité Radieuse. Vous pouvez donc à ce titre accéder aux infrastructures communes qui ne sont, d’ordinaire, pas ouvertes aux visiteurs.

Préparer ta visite

Je t’ai déjà donné pas mal d’informations. Entre le site de l’hôtel, celui de l’association des habitants La Cité Radieuse et celui de l’Office du tourisme, tu as déjà une bonne base pour découvrir La Cité Radieuse.

N’hésite pas à aller faire un tour sur le site du MaMo, le centre d’art fondé par le designer Ora-ito sur le toit terrasse. Il donne chaque année carte blanche à un artiste pour réaliser une exposition in-situ sur le toit terrasse. Après Invader, Batman, Buren, Varini, la belle saison sera une nouvelle occasion d’accueillir un grand nom de l’art contemporain. Si tu arrives de loin, cela peut-être l’occasion de faire une d’une pierre deux voire trois coups et de profiter de la Cité Radieuse, d’une chouette expo et de la mer.

Si toutefois, tu venais à avoir envie de tout connaître de l’oeuvre du Corbu avant de venir, la librairie Imbernon propose sur son site une sélection très complète de beaux livres sur la Cité Radieuse et les différentes facettes du travail de son architecte, à Marseille mais aussi de façon plus large. La librairie est aussi partenaire d’actions en faveur du jeune public dont j’ai déjà beaucoup parlé sur le blog et dispose d’un fond pour les enfants assez sympa sur l’art, l’architecture et sur l’oeuvre de Le Corbusier. Si des références te plaisent tu peux passer directement commande sur le site. Pas mal, non ? pour continuer à soutenir les libraires indépendants ?

À voir / à faire aux alentours

Si tu as fini d’explorer la Cité Radieuse et que tu veux te lancer à l’assaut du quartier, voici une liste de quelques lieux que tu pourrais avoir envie de découvrir. Ayant été prise de court par ce cadeau fort inspiré, je n’ai pas eu le temps de rechercher quelques trésors cachés du secteur dans Marseille insolite et secrète, je remédierai à cela dès que possible. Toutefois, le quartier du 8ème et du 9ème arrondissement, si tu visites la Cité Phocéenne pour la première fois, t’offrent de belles opportunités de découvertes, sans forcément sortir des sentiers battus. Excentré par rapport au Vieux Port et au quartier du Panier, traditionnellement très fréquenté des touristes, ce secteur est très prisé l’été car assez proche des plages.

Envie de shopping ?

Ça y est la troisième rue n’a plus de secret pour toi et tu as envie de courir les boutiques. Tu peux aller faire un tour

  • au Centre Prado Shopping, ouvert tous les jours, il compte 30 boutiques et 4 restaurants
  • sur l’avenue du Prado dans sa partie qui va en direction de la place Castellane
  • sur la rue Paradis

Passion sport et nature ?

Le quartier est particulièrement bien desservi en terme d’équipements sportifs et parcs. Tu trouveras de nombreuses pistes cyclables et des stations de Vélo partagés assez régulièrement. Le mythique Stade Orange Vélodrome est vraiment tout proche. Il propose, hors période de confinement, l’OM tour Stadium, des visites qui permettent d’accéder au bord de pelouse, aux vestiaires et de découvrir l’envers du décor…

Si le foot ne t’intéresse pas mais que les courses hippiques sont ton dada, l’hippodrome Borély, situé en bordure du parc Borély n’est pas très loin. Avec les beaux jours, de nombreuses courses s’y tiennent et tu peux retrouver le programme sur le site de la société hippique de Marseille.

Les chemins de randonnées à travers les calanques ne sont pas très loin non plus. Tu trouveras au Rond Point du Prado, des bus qui te conduiront soit vers Les Goudes, soit vers Luminy pour découvrir les chemin d’accès au Parc National des Calanques.

N’hésite pas non plus à aller marcher le long de la Corniche Kennedy. Les Marseillais se plaisent à dire que le banc que l’on y trouve est le plus long du monde… Légende ou réalité, je te laisse trancher, mais c’est un peu comme la sardine si tu veux mon avis… Toutefois, certaines portions ont été décorées de mosaïques par des écoles, des structures privées et des centres sociaux et donnent à notre promenade du bord de mer un faux airs de Parque Güell. La vue est spectaculaire sur les îles du Frioul et du château d’if d’un côté, et sur l’Escale Borély et la Pointe Rouge de l’autre.

Côté baignades et nautisme, tu seras aussi servi, les plages de David et de l’Escale Borély sont accessibles avec le bus 19 ou à pieds si tu n’as pas peur de marcher quelques kilomètres.

Envie d’art ?

Côté patrimoine, le quartier est assez bien desservi, on y trouve :

  • Le Ballet National de Marseille qui propose des répétitions publiques sur inscription et des visites gérées par l’office du tourisme.
  • Le Chateau Borély qui accueille le musée des arts décoratifs, de la faïence et de la mode
  • Le MAC, Musée d’art contemporain, situé dans le quartier de Bonneveine, il a dans ses collections des oeuvres de Klein, Basquiat ou encore Buren.
  • Non loin de là, tu pourras admirer le célèbre pouce de César.
  • En longeant l’avenue du Prado pour aller en direction du Parc Borély, et le long de la Corniche, il te suffira de lever les yeux pour trouver des hôtels particuliers.

En famille

Si tu as choisi de venir avec les enfants, comme tu as pu le voir le quartier est plutôt animé et sympathique. Les plus petits seront contents de

  • Gambader dans les allées du parc Borély : c’est l’un des parcs les plus prisés des Marseillais. Si les conditions sanitaires le permettent, tu pourras y louer des vélos à 4 places, faire de la barque sur le lac, observer les canards et les ragondins, flâner dans la roseraie, faire du manège, visiter le jardin botanique… (On me dit dans l’oreillette, que c’est aussi très romantique, même sans les enfants…)
  • Faire un tour sur la grande roue de l’Escale Borély
  • Aller à la recherche des traces d’Invader et améliorer ton score sur l’application Flash Invader
  • Tu peux aussi te faire un cinéma du côté du Chambord si tu préfères les petites salles ou du cinéma le Prado, situé près de la place Castellane si tu es plutôt dernières sorties

Je tiens à spécifier avant de terminer que cet article n’entre pas dans le cadre d’un partenariat avec l’hôtel. Il s’agit de notre retour d’expérience en tant que visiteurs. Je prends le parti sur le blog de ne parler que des expériences que j’aime et que j’ai envie de recommander. J’assume pleinement le fait de soutenir, dans la mesure de mon possible et de la ligne éditoriale du blog, les acteurs impactés par la crise Covid qu’ils soient libraires, hôteliers, restaurateurs, acteurs de la culture… Écrire ce mini guide alors que la plupart des lieux que j’aime dans ce quartier sont actuellement fermés n’est pas évident. J’espère pouvoir très vite l’éditer à la faveur d’un retour à la vie normale.

Il me tenait à coeur depuis longtemps de te faire découvrir la Cité Radieuse de façon plus approfondie, et la découverte de l’Hôtel Le Corbusier m’a permis du même coup de te proposer un nouveau Mini Guide sur Marseille avec une thématique plus maritime.

Si tu nous suis depuis quelques temps déjà, tu sais à quel point les rencontres sont importantes pour nous en voyage. J’estime que voyager, c’est s’ouvrir sur le monde et que ce dernier commence dès que tu as passé la porte de chez toi. J’ai visité de nombreuses fois la Cité Radieuse, en tant qu’étudiante, en avec mes classes, en visiteur libre avec les enfants. Et bien cette fois-ci, j’ai encore découvert des choses et nous avons fait une vraie belle rencontre. L’après-midi de notre arrivée est passée en un clin d’oeil, sans que l’on s’en rende compte à visiter l’immeuble, comme des résidents. J’ai eu l’impression l’impression curieuse d’être à la fois vraiment en voyage dans ma propre ville et de redécouvrir un monument que je pensais bien connaître et en même temps, de me sentir comme à la maison. Nous avons adoré cette parenthèse architecturale. On valide donc à 100 % le concept du micro voyage #18 de L’art de voyager sans partir loin dont je parlais en introduction et ainsi que celui du micro voyage #8 , un jeu d’enfant dans les allées du Parc Borély.

Et toi ? As-tu déjà testé les hôtels de ta ville ? As-tu déjà vécu l’expérience staycation, où tu joues les touristes à la maison ? Qu’en as-tu pensé ?

À bientôt 😉

Café des voyageurs #16 : Le musée des arts forains – Paris

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Thème de la semaine : Musée

Cette semaine pour le café des voyageurs, on prend la direction des musées. Si en ce moment, en raison de la crise sanitaire, on y trouve porte de bois, ce café des voyageurs peut être l’occasion de se faire une petite liste de musées classiques ou atypiques, à visiter dès que l’on pourra à nouveau voyager.

Cette semaine je t’emmène

A Paris, visiter le Musée des Arts forains. Situé dans le quartier de Bercy, ce grand musique totalement atypique propose un véritable voyage dans le temps.

En une fraction de seconde, une fois la grande porte passée, vous voilà propulsé en plein cœur d’une fête foraine du XIXe début du XXe siècle… Décors vénitiens, baroque, orgues de barbarie, courses de chevaux carrousels se succèdent dans les salles. Et le plus beau c’est qu’ils ne sont pas là simplement comme des machines de spectacle que l’on admirerait de loin sans pouvoir les toucher. Les conférenciers qui animent la visite vous proposent de participer à la fête et l’espace d’un tour de manège vous prendre pour Mary Poppins et Bert.

J’ai choisi ce lieu car…

Choisir des musées qui conviennent à toute la famille n’est pas toujours une opération facile quand on prépare un voyage. À Paris notamment où les musées nationaux attirent des visiteurs qui pour certains ne viennent que pour admirer les chefs d’œuvre. Faire des heures de queue pour entrer, passer les contrôles de sécurité pour ensuite les voir sortir leurs tête de “mais on s’ennuie…” ou “et quand est ce qu’on sort”, je passe mon tour…

En cela, le musée des arts forains est assez différent, point de cohue ou de file d’attente, il ne se visite que sur réservation préalable et en groupe limité, et cela déjà bien avant les nouvelles normes Covid. En effet, ce fonctionnement était déjà en place en 2014 lors de notre visite et c’était vraiment très confortable avec un mini de 3 ans et un bébé en écharpe.

Sur place, pour 16 € par adulte et 8 € par enfant de 4 à 11 ans, c’est vraiment une atmosphère magique où les attractions s’animent l’une après l’autre. Loin des bijoux de technologie des manèges actuels, on voit la mécanique se mettre en marche d’abord tout doucement, à la force des bras, on entend la musique grésiller avec un grain inimitable, réveillant l’âme et la simplicité des foires d’antan et des fêtes de village.

La visite est conseillée à partir de 5 ans et je ne te cache pas que certains décors peuvent impressionner les plus jeunes. Je pense notamment à la scénographie vénitienne avec ses masques de carnaval qui pourrait perturber les plus petits.

Quoi qu’il en soit, il y a fort à parier que toute la famille soit ravie de cette visite.

Si tu devais ne choisir qu’une seule photo, laquelle choisirais-tu ?

Tu ressortiras sûrement de cette visite des images plein la tête et des étoiles plein les yeux, alors ne retenir qu’une seule image sera peut-être difficile. Aujourd’hui, je vais choisir deux images, toutes deux de l’extérieur du musée afin de te laisser intacte la surprise de la découverte.

Musée des arts forains – Bienvenue au Pays des Merveilles

La première est une mise en scène présente sur la façade. Cette décoration très proche des illustrations de Lewis Caroll vous accueille. Ce clin d’oeil à l’univers d’Alice au Pays des Merveilles avec le Lapin Blanc et ses panneaux qui nous emmène dans tous les sens, résume plutôt bien l’expérience qui vous attend à l’intérieur. Alors, prêts retomber en enfance et à sauter dans le terrier du lapin blanc et à laisser derrière vous la triste réalité pour un univers fantastique ?

Musée des arts forains

La seconde, c’est la porte d’entrée, à la fois plutôt discrète et gigantesque, du musée. Telle qu’on la voit, on ne s’attend pas à ce que l’on pourra trouver à l’intérieur. Et pourtant… Derrière ces murs se cachent des manèges qui ont traversé les siècles, une magie hors du temps et une ambiance pomme d’amour et barbapapa.

Et toi ? As-tu déjà visité ce musée ? Ça te tente ?

Thème du 25 novembre : Lacs et rivières

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine. N’hésite pas à nous proposer des thèmes en commentaire pour qu’ils soient intégrés au mois de décembre.

À bientôt 😉