Challenge booktrip en Europe : Taches de naissance – Arnon Grunberg

Et si on partait voyager à travers l’Europe. En ces temps où réserver un billet d’avion et arriver à destination s’avère être une aventure digne de l’un des plus grand Stephen King, ma copine blogueuse des Voyages de K. nous propose de nous embarquer dans un tour d’Europe livresque. L’idée voyager à travers l’Europe pendant un en postant une chronique par mois, ça me fait penser à ce que propose Lonely Planet dans l’Art de voyager sans partir loin. 12 mois – 12 livres – 12 pays… Moi ça me dit, alors j’ai embarqué avec grand plaisir. Après t’avoir emmené au mois d’août en Italie, et au mois de septembre en Ecosse, je te propose en ce mois d’octobre de décoller pour les Pays Bas avec Taches de naissance d’Arnon Grunberg.

Etape n°3 : Pays Bas

Il était une rencontre

Voilà une rencontre que rien ne pressentait. En effet, cet été, lorsqu’avec K. l’organisatrice du challenge, nous nous sommes inscrites au Prix des lectrices de Version Femina, je n’imaginais personnellement pas être sélectionnée. C’est donc avec une grande surprise que j’ai découvert ce roman paru chez les éditions Héloïse d’Ormesson dans ma boite aux lettres, accompagnée d’une lettre m’informant des modalités de participation à ce jury. Ne connaissant ni l’auteur, ni le titre et devant rendre une critique avant le 7 octobre, je me suis donc très vite attelée à sa lecture.

Il y avait quelques temps que l’on voulait faire une lecture commune toutes les deux, c’était l’occasion. Vous trouverez la chronique de K. sur ce même titre sur son blog.

L’histoire

Divorcé et sans enfant, Kadoke est psychiatre spécialisé dans la prévention des suicides. Quand il n’est pas à l’hôpital, il veille sur sa mère grabataire avec une dévotion absolue.

En un mot son quotidien est une variation sur la mort. Un soir, Kadoke commet la facheuse erreur de coucher avec l’auxiliaire de vie népalaise de sa mère. Il doit la remplacer d’urgence. C’est alors qu’il propose à une patiente multi récidiviste une thérapie alternative d’un genre particulier…

Mon avis

Taches de naissance ne fait pas partie des livres vers lesquels je vais spontanément. Il n’est pas vraiment une invitation au voyage, même si son intrigue se déroule à l’étranger. Son histoire nous embarque dans la routine de Kadoke, psychiatre spécialisé dans la prévention des suicides dans un centre d’urgence et fils unique d’une mère vieillissante. Son métier est une passion dévorante à laquelle il a cédé au point de sacrifier son couple et sa vie personnelle et désormais sa mère est l’un des seuls points d’ancrage de sa vie.

Vu sous cet angle, la vie de Kadoke ne semble pas être rose. D’autant qu’après avoir partagé un instant d’intimité avec l’auxiliaire de vie de sa mère, cette dernière décide de démissionner. Le voilà donc seul à gérer l’organisation du quotidien et contraint de quitter son appartement pour retrouver sa chambre d’adolescent pour aider sa maman.

Cette maman que l’on apprend à découvrir au fil des pages, est ce que l’on pourrait dire, un personnage atypique. Rescapée des camps de la mort, elle aime son fils profondément mais ne lui fait aucun cadeau et passe son temps à le houspiller afin de le faire sortir de sa zone de confort. C’est un joyeux mélange de Mrs Doubtfire et de Tatie Danielle. On aime bien la détester.

Entre ses collègues, ses patients, sa mère, Kadoke semble avoir perdu le goût de la vie. Mais c’est sans compter sur Michette, patiente bordeline, croisée par une nuit d’urgence. Michette qui, comme un représentant de commerce, vient mettre un pied dans la porte de la routine bien rangée de Kadoke. En flirtant avec la mort, veut-elle l’inciter à revenir à la vie ou au contraire le faire sombrer avec elle ?

Taches de naissance est un drôle de livre. Sur la quatrième de couverture, on nous présente Arnon Grunberg comme un as de l’intrigue loufoque, j’avoue avoir dû mal à utiliser ce qualificatif pour parler de ce roman. Je le définirai plutôt comme atypique, touchant ou résiliant. C’est un roman qui explore notre créativité pour dépasser la souffrance psychique et interroge notre capacité à choisir entre la vie et la mort et donne la part belle à l’amour filial et à la tolérance. J’y ai trouvé quelques longueurs mais étais cependant contente de retrouver Kadoke pour connaître le fin mot de son histoire. Ce ne sera pas un vrai coup de coeur mais c’était une lecture inattendue et agréable.

Et toi ? Tu l’as lu ? Il te donne envie ?

À bientôt… 😉

La famille Blaireau-Renard – Vivre ensemble

Badge Lecteur professionnel

Une sélection toute mignonne pour clôturer le mois de la BD

Il était une rencontre

Comme tu l’auras compris en suivant nos derniers c’est lundi que lisez-vous les garçons se sont pris d’amour pour le 9ème art. Nous avons donc, allègrement fêté le mois de la BD, en ce mois de septembre…

A la recherche de titres nouveaux à partager avec eux, je suis donc tombé l’autre jour sur NetGalley sur la famille Blaireau-Renard publié chez Dargaud. J’ai donc sauté sur l’occasion en ai sollicité la lecture. Avant de te donner mon avis, je te propose un petit résumé.

L’histoire

Après les émotions et les arbres, la famille Blaireau Renarde nous présente une thématique plus large mais fondamentale : le vivre ensemble. La liberté, la citoyenneté, la fraternité, l’égalité, la tolérance, etc, sont, par exemple, des notions expliquées de façon amusante et pédagogique aux jeunes enfants. Ce titre répond à des questions parfois aussi simples que « comment prendre une décision ensemble malgré nos différences ? » et constitue une excellente introduction à la vie en société. Instructif, drôle et magnifiquement illustré par Eve Tharlet, star de l’édition jeunesse

Notre avis

Le thème et la douceur des illustration d’Eve Tharlet m’avaient conduite à demander à découvrir cet ouvrage et je n’ai pas été déçue. C’est une très belle bande dessinée qui explique par des petites mises en situations puis avec des mots simples, des valeurs aussi essentielles que la liberté, l’égalité ou la fraternité.

Pour chaque notion la structure et la même, on part du situation vécu par les petits héros, qu’ils racontent à leurs parents à leur arrivée à la maison. On change alors de format, et la BD cette la place à une partie documentaire pour éclairer la notion. Chacune d’elle est expliquée avec des mots simples et adaptés dès la fin de la maternelle.

Avec ses jolies couleurs d’automnes, ses personnages attachants et ses situations qui sentent tellement le vécu quotidien des enfants, cette bande dessinée, est un formidable outil pour les adultes afin d’aborder la tolérance et le vivre ensemble de façon originale.

Je remercie chaleureusement les éditions Dargaud et NetGalley pour m’avoir permis de la découvrir.

Et toi ? Tu la connais ? Elle te tente ?

À bientôt ! 😉

Dérive des âmes et des continents – Shubhangi Swarup

Après ma première chronique sur NetGalley, j’ai eu le grand plaisir que les éditions Métailié me fassent confiance pour chroniquer ce livre qui m’a tout de suite attirée avec sa couverture toute en douceur et en poésie.

Il était une rencontre

Dans la sélection de mes livres sur NetGalley, j’essaie toujours de suivre la ligne de notre blog et de solliciter les éditeurs autour de romans qui abordent la question du voyage ou du dépaysement. Après la couverture, le résumé de ce roman pour le moins atypique a fini de me convaincre.

L’histoire

Difficile de résumer ce roman qui m’a complètement transportée, je te laisse donc avec sa quatrième de couverture :

Magistral premier roman indien où le paysage, la terre, la mer, les montagnes et les personnages principaux (deux jeunes mariés, un yéti mélancolique, un géologue, une tortue…) semblent inventer un genre en soi : la fiction de la nature.

Un roman tellurique, où les histoires semblent surgir organiquement le long d’une ligne de faille qui fait trembler la terre et tout ce qu’elle contient de l’océan Indien à l’Himalaya. Peut-être le premier roman où la nature s’exprime directement.

Deux jeunes mariés s’installent dans une ancienne demeure coloniale, sur les îles Andaman, et tentent de s’apprivoiser. Ils savent qu’ils se sont déjà aimés dans d’autres vies. Girija Prasad est un scientifique fasciné par les volcans lilliputiens et les phénomènes naturels de l’archipel. Chanda Devi est un peu sorcière ; elle sait amadouer les éléphants en colère, prévoir les tremblements de terre et parler aux fantômes qui peuplent les îles (soldats japonais, lord anglais, mangeurs d’escargots, une chèvre bêlante).

Plusieurs personnages plus loin (un jeune révolutionnaire, un trafiquant désabusé, un yéti mélancolique, une tortue, une strip-teaseuse…), on retrouve leur descendant le long de la ligne de faille sismique : un géologue chargé de s’assurer que le prochain sommet himalayen, prévu pour être plus haut que l’Everest, surgira bien dans le cadre des frontières de l’Inde, pour encourager le tourisme.

Premier roman au souffle incroyable, Dérive des âmes et des continents surprend par sa puissance narrative, à la hauteur des tsunamis qu’il contient.

Mon avis

Quand j’ai choisi ce livre, j’étais loin de m’imaginer être à ce point transportée. Je lis rarement de littérature asiatique et je pense après cette expérience que c’est une chose à laquelle je vais essayer de remédier rapidement.

Dérive des âmes et des continents est un livre qui, comme un tsunami, vous attrape et vous transporte vers de lointaines contrées des îles d’Andaman, à la Birmanie, en passant par le Népal et les contreforts de l’Himalaya. Il nous propose un voyage dans le temps, et dans l’histoire géologique mais aussi contemporaine de cette région du monde. Entre conflits mondiaux, guerres d’indépendance, installation des dictatures, les destins d’inconnus se lient et se délient, représentant un fil rouge entre les différentes parties du roman.

Le style de Shubhangi Swarup est lyrique et empreint de poésie et on retrouve bien à travers sa façon de décrire le monde, les philosophies indiennes, selon lesquelles, en chaque être vivant se cache une âme. La galerie de portraits qu’elle nous propose est particulièrement attachante.

D’un scientifique obnubilé par les îles et la techtonique des plaques à un autre chargé d’observer le désert de glace de glace de l’Himalaya que plusieurs générations séparent, on se plait à se perdre en forêt avec une femme qui comprend les plantes, entend les fantômes de l’île et à des intuitions sur le futur, à espérer avec une mère la libération de son fils, à écouter les récits des marchands et contrebandiers qui voyagent de la Birmanie au Pakistan, à écouter les histoires de déesses fleuves et de créatures fantastiques racontées par des anciens. On tremble aussi parfois, face à la cruauté de l’homme…

J’ai beaucoup aimé ce livre car sous son attrait poétique et onirique, qui ravira les amateurs de belles plumes, il est aussi très documenté scientifiquement sur les questions géologiques. J’ai été un peu en retard sur la publication de cette chronique car je me suis laissée déborder par la rentrée au boulot mais il fait partie des livres que je recommanderais volontiers. En effet, à chaque fois que j’ai allumé mon ordinateur pour retrouver cette lecture, je n’avais qu’une envie, terminer la partie pour savoir quel serait le personnage qui nous emmènerait visiter la prochaine curiosité géologique, quel pan de l’histoire nous allions recomposer avant de boucler la boucle.

Et vous ? Vous l’avez lu ? Il vous tente ?

À bientôt 😉

Wikidstravel, vous connaissez ?

Aujourd’hui pour cet article, j’avais envie de te parler une fois n’est pas coutume non pas de bouquins mais d’un chouette site que j’ai découvert il y a quelques mois, Wikidstravel.

Wikidstravel, Kesako ?

Ça y est, je te vois déjà froncer le sourcil et de demander pourquoi j’ai le don de te parler de choses avec des noms bizarres qui commencent par un W. Mais non, je ne souffre pas du tout d’un traumatisme lié à une lecture trop poussée de W ou le souvenir d’enfance de Georges Perec. J’ai simplement envie de partager avec toi cette petite mine d’informations pour laquelle j’ai eu un coup de coeur.

Créé par trois mamans, Delphine, Mylène et Véro, voyageuses au long cours, c’est une sorte de Wikipédia du voyage en famille. Je les laisse se présenter par elles-mêmes, elles font ça à merveille… Chaque semaine, leur page FB et leur compte Instagram mettent à l’honneur des destinations et des familles voyageuses qui souhaitent partager leur expérience autour d’une destination, en France, en Europe ou à l’autre bout du monde. Au programme, itinéraires, budget, suggestions de visites et une mine de conseils pratiques pour organiser tes prochains voyages avec toute ta tribu qu’elle soit composée d’un tout jeune bébé ou d’une horde d’ados…

J’ai découvert Wikids en même temps que j’ai commencé à me balader sur Instagram et j’ai beaucoup aimé l’esprit de nos trois globe trotteuses. J’adore leur story au ton souvent décalé. Humour, bienveillance, ouverture sur le monde mais aussi un vrai soucis de produire pour chaque destination un guide de qualité à destination des familles, ce que l’on trouve rarement dans les guides papier ou uniquement sur certaines destinations très ciblées.

J’avais déjà épinglé quelques articles des destinations qui sont dans notre tiroir à voyage sur Pinterest, quand j’ai pris mon courage à deux mains et je les ai contactées pour me lancer à mon tour et rejoindre les familles contributrices de Wikidstravel.

Wikidstravel nous voilà !

Début juin, je me suis donc collée avec grand plaisir pour la première fois à l’exercice de l’interview. Après beaucoup de temps consacré à écrire l’introduction sur la Finlande et à retravailler le texte que je leur avais envoyé avec cartes, jolis dessins et belle présentation, nos aventures ont été publiées cette semaine. Et Waouh ! Le rendu est simplement magnifique ! Merci du fond du coeur les filles !

Dans les premiers cafés des voyageurs, certains d’entre vous m’ont demandé des conseils pratiques sur notre voyage en Laponie et je vous avais promis un article à venir. Rendez-vous donc sur Wikidstravel pour découvrir notre itinéraire, notre budget et nos coups de coeur pour cette destination.

En attendant notre prochaine collaboration, déjà dans les tuyaux, et les suivantes parce qu’on les adore et que si elles ont besoin de retour d’expérience sur certaines destinations, on adorera leur filer un petit coup de main… File vite remplir ton tiroir à voyages sur leur site et découvrir les aventures d’autres familles voyageuses…

À très bientôt 😉

La théorie des poignées de mains – Fabienne Betting

Avec cet article s’ouvre une nouvelle catégorie du blog, Collaborations et partenariats. Je tenais donc avant toutes choses à remercier les éditions les Escales de m’avoir fait confiance pour chroniquer ce roman dans le cadre de mon inscription sur NetGalley.

Il était une rencontre

Si tu suis nos aventures, tu sais que j’adore lire et voyager. Si j’ai la possibilité de lier l’un à l’autre, je signe tout de suite. Je n’avais pas encore entendu parler de ce roman, sorti au mois de mai dernier. Cependant, je n’ai pu résister devant cette jolie couverture remplie de visas et ce résumé qui promettait de m’emmener au quatre coins du monde. J’ai sauté le pas et cédé à une rencontre livresque sur internet et délaissé pour une fois mon bien aimé livre papier.

L’histoire

Jusqu’où seriez-vous prêts à aller pour valider une théorie ? Voilà la question à laquelle Antoine Cavallero, doctorant en mathématiques étudiant la théorie des six degrés de séparation, se retrouve contraint de répondre suite à son intervention au congrès scientifique de Corfou. Mis au défi par un professeur aussi peu sympathique que reconnu de prouver les premiers résultats de sa recherche. Le voilà obligé d’enquêter sur un illustre inconnu dont il ne dispose que du nom, de la date et du lieu de naissance et découvrir quels sont les six degrés de séparation qui les séparent. Pour cela, il ne dispose que de trois mois pour mener à bien cette mission et présenter des résultats concrets devant la communauté scientifique lors d’un congrès organisé par la Société des Sciences des Réseaux. Pour relever le défi, Facebook, Twitter et consorts lui seront interdits, les relations virtuelles ne seront pas admises. Il va devoir se confronter au monde et à la vraie vie. Mission impossible ?

Mon avis

« Le monde est petit ! »

Non ! Ce ne sont pas les paroles de la merveilleuse chanson qui entre dans ta tête à chaque fois que tu vas chez la souris à grandes oreilles et dont tu mets des jours à te débarrasser. Cette phrase, que j’ai encore prononcée pas plus tard que ce matin est le postulat de départ de ce roman inspiré de la théorie de la Chaîne de Frigyes Karinthy, à ce jour jamais prouvée scientifiquement.

On y suit donc les pérégrinations d’Antoine, héros malgré lui, joyeux mélange de Phileas Fogg et Sherlock Holmes des temps modernes, un poil Gaston Lagaffe à ses heures, sommé pour préserver sa crédibilité scientifique de relever une mission (presque) impossible… Je n’avais pas prévu de passer mon après-midi à lire mais je me suis bien vite retrouvée embarquée dans son aventure au point que je n’ai pu décrocher avant d’en connaître le fin mot. J’ai volontiers partagé ses rencontres, ses avancées, ses doutes, ses espoirs, ses remises en questions, ses déceptions jusqu’à la présentation finale. J’ai décollé et atterri autant de fois que lui. J’ai tellement voyagé en une après-midi que j’en ai presque le jetlag alors que je n’ai pas bougé de ma chaise longue.

Les personnages secondaires qui l’aident à reconstituer ce puzzle planétaire sont tout aussi attachants. On se découvre une tendresse particulière pour cet inconnu dont l’histoire se réécrit peu à peu sous nos yeux, celles qui l’ont recueilli et ses amis d’enfance perdus de vue. On en vient à détester cordialement le professeur Metelet – à l’origine du défi – et son côté Moriarty. Tout comme Pauline, mi Mademoiselle Jeanne mi Docteur Watson, on se plait à rechercher qui pourrait bien être à l’origine du bad buzz qui entoure son enquête et qui menace la crédibilité scientifique naissante d’Antoine. On n’a qu’une seule hâte qu’il soit bien vite lavé de tout soupçons.

Au fil des pages, l’aventure humaine et les petites histoires qui accompagnent la grande Histoire prennent le pas sur le pari scientifique, conduisant le jeune étudiant, qui jusque là, n’avait jamais quitté l’Europe, à voyager dans le temps et à faire des rencontres qui vont considérablement modifier son regard sur le monde qui l’entoure.

Le style est léger, rythmé, scientifique sans être trop technique. On tourne les pages aussi vite qu’Antoine saute d’avion en avion et sans que l’on s’en rende compte, c’est déjà terminé.

Fabienne Betting réussit donc le pari dans un roman de moins de 200 pages au sujet pour le moins original de nous faire voyager aux quatre coins du monde sur fond de guerre du Vietnam, de protestations pacifiques, de problématiques écologiques et d’enjeux scientifiques aussi actuels que les dynamiques de réseaux, la vitesse de propagation des informations, le big data et les fake news. Loin de s’en tenir au monde virtuel, il pose aussi la question cruciale des implications humaines de la théorie des six degrés si un jour elle venait à être prouvée scientifiquement.

Une découverte fort agréable qui me confirme qu’en ce moment, en matière de lectures, les rencontres fortuites sont les plus délicieuses.

J’espère que cette chronique t’a plu et qu’elle t’aura donné envie de découvrir à ton tour La théorie des poignées de mains.

À bientôt 😉