Reading Classics Challenge 2021

Cette année, j’avais envie de me remettre à lire des classiques. Aussi quand le blog Livresque 78 a proposé son menu du Reading Classics Challenge, je me suis dit que je pourrais bien me lancer dans l’aventure à mon tour. Ce rendez-vous est proposé sur le blog de Lilly and Books.

Chaque mois, un thème nouveau est proposé. Il sera question de genre littéraire, d’époques ou encore de thématiques récurrentes dans la littérature ou de vieilles éditions. Voilà mon menu…

Dans un premier temps cette année, je me fixe pour objectif de lire un classique par mois. Pour certains thèmes ou certaines périodes, je pense en choisir peut-être plusieurs et qui sait, peut-être me réattaquer au mois d’Août à mon Everest littéraire, Sur la route de Kerouac.

Il y a beaucoup de classiques de la littérature jeunesse que j’ai envie de relire ou de découvrir en VO donc le mois de mars sera un mois plein de magie et d’imaginaire. J’ai prévu Peter Pan, que j’ai reçu en VO dans son édition de Mina Lima, mais j’ai aussi très envie d’Alice au Pays des Merveilles, des Quatre filles du Docteur March, de Mary Poppins ou de Tom Sawyer.

En juin, je retrouverai Litterapriscilla pour une lecture commune de L’amour au temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez.

Côté XIXème siècle : choisir entre Jane Austen, les classiques russes et les soeurs Bronte était un vrai crève coeur. Idem pour le XXème siècle, entre les classiques de la littérature italienne, les romans d’aventures de Jack London, les romans policiers difficile de faire des choix, alors je me réserve quelques lectures bonus, sans trop de pression, juste pour le plaisir de relire des classiques qui me font envie depuis longtemps et auxquels je n’osais pas encore m’attaquer.

Et vous, que vous inspirent ces classiques ? Qu’auriez-vous envie de lire sur ces thèmes ? Si vous souhaitez partager des lectures communes n’hésitez pas à me le faire savoir…

À très bientôt j’espère pour suivre ce challenge… 😉

Cuba : ma booklist : des guides, des livres et autres petites références pour te mettre dans l’ambiance

Et voilà l’un des derniers articles de ma série cubaine. Avec cet article, je boucle le quatrième opus de mon défi de fin d’année.

Ça y est tu t’es décidé(e) à prendre ton billet d’avion pour La Havane ou Santiago et tu cherches quelques compagnons de voyages à glisser dans ta valise ? Ou alors tu es en manque de lectures cubaines ? Je te propose la sélection qui m’a accompagnée dans les mois de préparation, sur place et encore maintenant quand j’ai envie de retrouver l’ambiance de l’île.

Côté guides

Question guides, je suis une fan inconditionnelle des éditions Autrement. J’aime beaucoup les lignes éditoriales de Lonely Planet pour leur côté exhaustif. J’adore aussi les National Geographic et Geoguide pour la qualité des illustrations et des photos et leur aspect plus journalistique et leur éthique de voyage. C’est donc vers eux que je suis allée chercher lorsque j’ai fait un tour à la bibliothèque à la recherche d’inspiration pour les visites. Je ne sais pas vous, mais j’ai un peu de mal à acheter des guides de voyages car si ils sont très utiles avant et pendant le séjour, ceux qui me plaisent sont souvent assez chers et je ne sais jamais trop quoi en faire une fois rentrée. Alors ils finissent par trôner dans ma bibliothèque en mode ramasse poussière… Du coup, depuis quelques années, je préfère les emprunter…

Concernant Cuba, le plus difficile n’est pas de trouver un guide sur la destination mais de choisir parmi la pléthore de propositions sur le marché. Nos trois chouchous ont donc été

Cuba, National Geographic

Bien conçu, il est intéressant si tu prévois de passer une grande partie de ton séjour dans le grand Nord. Ce guide, comme son nom l’indique n’est pas consacré à la Finlande uniquement mais à toute la Laponie. Aussi, si tu prévois de pousser l’aventure jusqu’au Cap Nord ou découvrir la Suède et la Norvège, c’est celui-ci qu’il te faut car il fait un tour d’horizon de toutes la Laponie. Il a aussi l’avantage de son petit prix, d’exister en version numérique pour moins de 10 € et en version l’essentiel de la Laponie pour moins de 5€.

En ce qui nous concerne, nous y avons trouvé des idées de visites intéressantes comme celles de la mine de Pyha-Luotso que nous avons précieusement notées avant de le ramener à la bibliothèque.

Cuba, Lonely Planet, 24 €

Très complet, il aborde à la fois le côté culturel qui me tient tant à coeur et les suggestions d’hébergement ou de visites. Après de longues soirées d’études, c’est finalement celui-ci qui a sauté dans notre valise et nous a accompagné pendant notre road-trip.

Nous avons utilisé la seconde édition du guide. Nous avons bien aimé ses propositions d’itinéraires qui nous ont aidées à organiser nos hébergements et les étapes de notre séjour et la qualité égale de ses suggestions quelles que soient les régions que nous avons visitées. Une fois sur place, il nous a apporté les compléments d’information dont on avait besoin pour mieux aborder ou compléter nos visites.

Pour moi, son seul point négatif, c’est son prix…

Coté littérature

Pour les classiques : Le vieil homme et la mer, d’Ernest Hemingway

Ernest Hemingway a passé de longues années à La Havane, au point d’en faire aujourd’hui partie du décor. Dans ce roman, publié en 1951 et qui reçut le prix Pulitzer, nous partons en mer avec Santiago, un vieux loup de mer cubain pour une partie de pêche au gros.

Attention, point ici de yacht à moteur suréquipé, ni de canne avec des moulinets. Santiago pêche à l’ancienne, à la ligne, à la seule force de ses mains pour remonter ce marlin qui lui donne tant de fil à retordre et avec qui pendant de longues heures, il partagera ses considérations sur la vie.

La version que j’ai lue pour ma part était extraite des Oeuvres complètes d’Hemingway publiées chez la Pléiade, mais pour une lecture plus familiale, cette version illustrée par François Place dont tu peux retrouver quelques planches ici est particulièrement réussie.

Si tu es fan de BD, tu peux aussi aller voir du côté de l’adaptation de Thierry Murat chez Futuropolis.

Pour découvrir la figure du Che : Carnets de voyages, Ernesto Guevara

Voyage à motocyclette, Ernesto Che Guevara

Dans ce livre, adapté au cinéma par Walter Sales dans le film Carnets de Voyages, on découvre les aventures d’Ernesto, alors étudiant en médecine, et de son ami, Alberto Granado. Au début de l’année 1952, pendant plusieurs mois, à bord de la Poderosa, leur moto, ils sillonnent les routes d’Amérique du Sud, à travers l’Argentine, la Bolivie, le Chili. Les rencontres faites le long de ce voyage, les injustices sociales qu’il rencontre au cours des étapes de son voyage ainsi que son engagement auprès des populations locales vont poser les bases de son combat politique qui va ensuite le conduire à rejoindre le mouvement du 26 juillet et la guerilla menée par Fidel Castro.

Une plongée dans l’histoire d’une icône du XXè siècle : La femme qui pleure de Zoé Valdes

Zoé Valdes est exilée à Paris depuis de nombreuses années. En 2007, elle entreprend de raconter le voyage qui a conduit Dora Maar, photographe égérie des surréalistes et maîtresse éconduite de Picasso, à Venise, en compagnie de James Lord et Bernard Minoret. Ce roman est un va et vient entre les recherches et les rencontres de Zoé Valdes et les épisodes de la vie de Dora Maar, qui l’ont conduite à la folie et à ce voyage à travers les rues de la Serenissime.

Au fil des pages, l’autrice nous livre les grandes lignes de la vie de cette femme indépendante mais elle revient aussi sur son existence sur son île, son engagement politique et ses années d’exil.

Un journal apocryphe : Poser nue à La Havane de Wendy Guerra

Autre plume cubaine connue pour son engagement politique, Wendy Guerra nous livre dans ce journal apocryphe sa version de la venue d’Anais Nin à La Havane, au début des années 20. La jeune fille, alors fiancée à un riche Américain quitte New York pour quelques semaines afin d’aller rendre visite à sa famille à Cuba. On y découvre une capitale cubaine au sommet de sa splendeur, la langueur de la vie dans les plantations, mais aussi l’engagement de la jeunesse. Wendy Guerra interprète donc à partir des bribes de son journal, son éveil à la sensualité, ses premiers pas en tant que modèle pour les artistes de l’Ecole Nationale des Arts de La Havane.

Ce roman de 312 pages est assez différent de ces productions habituelles, plus contemporaines et davantage consacrées aux changements que connaît l’île depuis quelques années. Elle est aussi l’auteur de Tout le monde s’en va, Mère Cuba et Un dimanche de Révolution.

Un roman musical : Dieu n’habite pas La Havane de Yasmina Khadra

J’ai découvert ce livre il y a peu. Je ne l’avais donc pas lu avant d’aller à Cuba mais il se trouve que le hasard fait bien les choses. Dans ce roman sorti en 2016, Yasmina Khadra, auteur algérien dont la plume a été maintes fois récompensée, nous amène suivre Don Fuego, un guitariste et chanteur sexagénaire qui se voit du jour au lendemain remercié du cabaret dont il faisait les beaux jours, ou plutôt les belles nuits, depuis des années. Sans emploi, privé de public et de la flamme qui l’habite, il se retrouve à errer dans les rues de La Havane à la recherche d’une gloire qui l’a désormais quitté. De retour dans son quartier, il rencontre Mayensi, une jeune fille, rentrée clandestinement dans la capitale à la recherche d’une vie meilleure. Il en tombe sous le charme, prêt à oublier les 40 ans qui les sépare.

On voyage dans ce livre entre La Havane des touristes et les quartiers de Regla et Casablanca que nous avions visité lors de notre séjour dans la capitale cubaine. Le style est beau, les personnages sont attachants et je me délecte à redécouvrir ces deux quartiers qui nous avaient permis de prendre une pause alors que nous étions fatigués de l’agitation de Habana Vieja et du Malecòn.

Une romance : L’année prochaine à La Havane, de Chanel Cleeton

Je te laisse avec le résumé éditeur de cette romance publiée chez Charleston que je viens tout juste de découvrir dans le C’est lundi que lisez vous ? du blog Les paravers de Millina.

La Havane, Cuba, 1958
Elisa Perez et ses trois soeurs sont les joyaux de la dynastie sucrière familiale. Tandis que les hommes Perez président à la destinée du pays, elles évoluent dans un monde fait de luxe et d’oisiveté. Pourtant, les combats font déjà rage dans l’est du pays et bientôt la guerre civile frappera au cœur même de La Havane. Tandis qu’un monde s’éteint, un autre est en train de naître. Et la rencontre d’Elisa avec Paulo, un jeune révolutionnaire idéaliste, la précipitera au cœur du conflit.
Entre loyauté familiale, passion et idéologie, son destin va basculer, ainsi que celui de tout un peuple.
Soixante ans plus tard, la petite-fille d’Elisa, Marisol, découvre La Havane, cette ville qui a abrité les plus grandes joies et les plus grands drames de la vie de sa grand-mère…

Elle a piqué ma curiosité avec ce titre qui vient de sauter dans ma wishlist, je viendrai te dire ce que j’en ai pensé dès que je l’aurai lu.

Et pour les schtroumphs alors ?

Sur Cuba, les publications ne se bousculent pas au portillon pour les enfants. Outre des éditions sympas du Vieil homme et la mer dont on a parlé plus haut, la littérature jeunesse, je n’ai trouvé que deux titres pour raconter Cuba aux enfants.

Un recueil de contes pour enfants : 18 contes de Cuba de Françoise Rachmuhl

18 contes de Cuba de Françoise Rachmuhl

J’avais trouvé ce petit recueil de contes des origines à la bibliothèque. Il est plutôt chouette pour découvrir les histoires et les traditions qui se cachent derrière les orishas. Aujourd’hui il n’est plus édité mais il est encore disponible sur les sites de libraires spécialisés dans l’occasion.

Un album graphique : KO à Cuba de Camille de Cussac

K.O à Cuba Camille de Cussac

En voyant cet album à la bibliothèque, je me suis empressée de le glisser dans mon sac pour t’en parler dans cet article. Les albums sur Cuba sont tellement rares. Au final, j’ai eu du mal à accrocher à cette histoire de combat de boxe et malgré ses illustrations graphiques et pleines de couleurs, je n’ai pas réussi à rentrer dans cette histoire.

Côté ciné : des classiques aux blockbusters

Cuba et le cinéma, quelle histoire ! Malheureusement, on n’a que peu accès aux productions cubaines à l’international. Mais avant de partir pour te mettre dans l’ambiance voici quelques films à voir absolument. La Havane a tout d’un décor de cinéma et l’article que je lui avais consacré dans notre carnet de voyage cubain était d’ailleurs truffé de références au 7è art.

Le classique : Buenavista Social Club de Wim Wenders

Si tu ne dois en voir qu’un avant de partir, c’est sûrement celui-là. Sorti en 1999 et maintes fois primés, il a ramené sur le devant de la scène les joyeux papis du Buenavista Social Club, quarante ans après la destruction de leur fief.

Dans ce documentaire qui suit la reformation du groupe et son ascension à l’international, Wim Wenders, nous fait un joli portait de ces guajiros musiciens qui ont vu suite à la sortie du film leur fin de carrière prendre un second souffle.

C’est à travers ce film que j’ai attrapé le virus de Cuba, et mis le pied dans le monde de la musique cubaine. Où que tu ailles, ce sera la bande son de ton séjour, alors, cours le regarder si tu ne l’as pas encore fait… Chan chan finira sûrement par te faire le même effet qu’All I want for Christmas is you en période de fêtes…

La comédie musicale pour les romantiques indécrottables : Dirty Dancing 2 – Havana Nights

Avant toutes choses, je me dois d’être honnête avec toi. Si tu ne l’as pas vu, ce n’est pas vraiment une suite de Dirty Dancing, ni un prequel. C’est simplement un film qui reprend le principe que l’on a adoré dans Dirty Dancing. Une jolie fille de riche qui tombe éperduement amoureuse d’un serveur de son hôtel de luxe qui se voudrait être une espèce d’Hotel Nacional, dans La Havane à la veille de la chute de Batista. Bien entendu, la danse les rapproche et la suite, pas besoin d’être scénariste à Hollywood pour la deviner.

Ce film n’a de cubain que son intrigue et la référence dans son titre, pour le reste, il a été tourné en studios et pour les prises extérieures à Porto Rico. Ce n’est pas là que tu pourras te familiariser aux vues de La Havane, mais la BO est plutôt sympa et les scènes de danse sont plutôt réussies.

Les blockbusters : Fast and furious 8 et The Cuban Network

Le tournage de ce huitième volet de la franchise Fast and Furious à La Havane avait fait le buzz. Fort de symboles, il marquait le début du rapprochement de Cuba avec l’industrie du cinéma hollywoodien. Il faut dire qu’ils avaient mis les petits plats dans les grands entre vues aériennes, carros dopés à la nitro et reggaeton pour faire de La Havane et de ses vieilles américaines l’une des stars du film au même titre que le casting du film.

J’avais vu les deux premiers films quand j’étais ado pour suivre les copains au ciné et n’étant pas une grande fan de sports mécaniques, je t’avoue que je n’ai regardé celui-ci que pour son décor… Je crois que WanderlustDad s’est endormi une fois qu’ils ont quitté Cuba. Mais aussi bien pour le symbole, que pour ces premières scènes, il vaut la peine d’être vu. Si tu aimes le reggaton, la BO est plutôt cool avec ses titres signés Pitbul, Camila Cabello, Pinto Wahin, Ricky Luna…

Avec son casting de rêve dans lequel on retrouve Penelope Cruz et Gael Garcia Bernal qui avait déjà joué le Che dans Carnets de voyages de Walter Sales dont je te parlais plus haut, voilà un film que je n’ai pas encore eu l’occasion de voir depuis sa sortie en début d’année mais que j’ai très envie de découvrir en VO.

Voilà pour cette petite sélection, qui peut encore s’enrichir de nouvelles lectures. Et toi déjà parti ou en partance, quels sont tes livres de chevet ?

A bientôt 😉

Pourquoi Le Magicien d’Oz est un concentré d’éthique de voyage ?

Il est des livres que tu ne te lasserais jamais de lire ? Pour moi, Le Magicien d’Oz de L. Frank Baum en fait partie. Je suis tombée amoureuse de cette histoire alors que je devais avoir une dizaine d’années en regardant le film avec Judy Garland à la télé, (comme quoi mon goût du vintage ne date pas d’hier…). J’ai tout de suite été émerveillée par le passage du noir et blanc au Technicolor, et j’ai été charmée par le kistch des décors et des costumes (Glinda, si tu nous lis…) et les chansons de la bande originale. Ce n’est qu’une dizaine d’années plus tard que j’ai découvert le livre. Aujourd’hui, dans le cadre de ce blog, le parallèle entre l’aventure fantastique de Dorothée et l’éthique de voyage est très tentant à faire. Peut-être que tu trouveras cet article un tantinet tiré par les cheveux, mais je me lance…

Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce grand classique repris jusque par, Ô sacrilège, la Maison de Mickey (si, si je t’assure, mes yeux et mes oreilles ont saigné le jour où j’y suis tombée dessus…), voilà l’histoire. Attention spoilers !

Dorothée, jeune orpheline du Kansas s’ennuie à cent sous l’heure chez son oncle Henry et sa tante Emma. Elle a bien son chien Toto, mais c’est pas la folie folie. Alors, dans son univers tout gris, elle rêve d’arc-en-ciel et de paillettes…

Le grand classique des contes traditionnels, jusque là, rien de bien transcendant et surtout aucun rapport avec le voyage… Concrètement, on peut tous se reconnaître dans le personnage de Dorothée quand, au mois de janvier alors qu’il fait froid, qu’il pleut, et qu’on s’ennuie au boulot et on ne rêve que d’une chose, partir au chaud dans les Caraïbes.

C’est pas à toi que ça va arriver, à moins de gagner à l’Euromillions. Mais elle, elle peut dire merci à un vilain méchant cyclone qui va l’arracher – rêve ou réalité – à son univers triste et l’emmener au-delà de l’arc-en-ciel, dans le pays du Magicien d’Oz…

Là, elle pourrait se dire, « Génial les vacances tous frais payés sous les tropiques dont j’ai toujours rêvé, je vais me regaler loin de mon Kansas tout gris ! » Sauf que non, Dorothée fait partie de ces gens qui fantasment leurs vacances et qui une fois arrivés dans ce lieu tant idéalisé ne pensent qu’à une chose : rentrer à la maison. (Pas casse-pieds la fille…)

Il faut dire quand même qu’elle a fait une arrivée fracassante la demoiselle, à l’atterrissage de sa maison volante, elle liquide celle qu’on nous dit être la méchante sorcière de l’Est (je t’invite à découvrir Wicked de Gregory Maguire pour avoir un autre regard sur l’histoire). Bref, comme elle a libéré le petit peuple des Munchkins du joug de son oppresseur, elle est accueillie en fanfare avec fleurs, couleurs et chansons. Sauf qu’une fois la fête terminée, ils n’ont pas d’autre solution pour l’aider à rentrer chez elle que de lui proposer d’aller voir le grand magicien d’Oz à la Cité d’Emeraude, non sans lui avoir donné, avant de partir, les souliers d’argent de la sorcière fraîchement zigouillée. Tu sens le cadeau empoisonné ?

Et c’est là que ça devient intéressant en ce qui nous concerne…

Dorothée prend donc l’itinéraire tout tracé par son tour opérator local avec comme consigne de surtout ne pas s’en éloigner. Elle est toute contente et elle avance en chantant gaiement avec son chien Toto. Personnellement j’adore sa playlist de voyage…

Le long de la route de briques jaunes, elle rencontre tout d’abord un épouvantail. Attaché dans un champ à un carrefour, il lui indique la route à prendre. Elle croit d’abord être folle lorsqu’elle l’entend parler pour la première fois, puis elle découvre ses problématiques et attendrie par le personnage qui recherche une cervelle alors qu’il a une tête de paille, elle le décroche de son piquet et lui propose de l’accompagner à la Cité d’Emeraude pour trouver le grand Oz qui aura sûrement une solution pour l’aider.

Ce passage nous délivre donc notre leçon n°1…

Laisse tes certitudes à l’aéroport, prends la route, quelle qu’elle soit et tu feras sûrement de belles rencontres.

Accompagnée fièrement par son nouvel ami l’épouvantail, Dorothée ose donc s’aventurer dans la forêt, surveillée de loin par la Méchante sorcière de l’Ouest, qui ne souhaite qu’une chose récupérer les souliers de sa soeur.

Ah ! Qu’est-ce qu’on ferait pas pour une paire de Louboutruc, même quand on est une sorcière !!!

Après une nuit dans une cabane désaffectée sous la garde rapprochée de l’épouvantail, ils rencontrent un homme de Fer Blanc qui a rouillé lors d’une averse et qui est resté coincé depuis plus d’une année. Ils le remettent en état grâce une burette d’huile et écoutent sa terrible histoire. A cause d’une malédiction, il a perdu son coeur, mais il ne rêve que d’une chose, l’entendre battre à nouveau. Ils repartent donc tous ensemble à la recherche de cervelle, d’un coeur ou du chemin du Kansas, à la recherche du Magicien d’Oz.

C’est là qu’intervient la leçon n°2.

Tu peux profiter de tes vacances pour faire oeuvre de bien sur ton chemin, tu ne t’en sentiras que plus léger.

La forêt se fait de plus en plus hostile, les trois compères et Toto sont terrifiés. Ils sont alors attaqués par un lion effrayant au premier abord mais qui se révèle être un froussard de première à la recherche de courage qui prend finalement la route avec eux. C’est là qu’intervient la leçon n°3.

Tu peux trouver des pépites, même dans des lieux qui au départ ne t’inspiraient pas.

Tout ce petit monde se dirige donc dans la joie et l’allégresse vers le Graal touristique du cru, la fameuse Cité d’Emeraude.

Si tu veux mon avis, on en fait tout un plat depuis le début de la Cité d’Emeraude mais à part son côté Bling Bling, elle n’a vraiment rien d’extraordinaire. Les habitants, stressés et affairés à servir le Magicien ne sont pas agréables et on a l’impression à suivre Dorothée et ses amis de se retrouver dans le métro d’une grande métropole à l’heure de pointe.

Le Magicien, après force négociations, accepte enfin de les recevoir. Mais il ne leur accordera satisfaction que s’ils ramènent le balai magique de la sorcière de l’Ouest. Bouh c’est très très moche, Monsieur le Magicien ! Ils se remettent donc en route, déçus de leur visite. Ce qui nous conduit à notre leçon n°4.

La capitale, au final, c’est pas toujours génial ! (oh ! ça rime !)

Les voilà donc repartis en direction du sombre pays des Winkies pour récupérer le balai de la sorcière. Je te la fais courte parce que c’est pas la partie du livre que je préfère, mais gros, la sorcière les cueille au passage avec des abeilles et des singes volants et elle est plutôt vénère.

  • 1 / Elle veut récupérer ses chaussures qui brillent sauf que Dorothée, qui n’aurait rien contre l’idée de les lui donner (tu m’étonnes après tous les kilomètres qu’elle a fait avec elle doit avoir les pieds en compote) ne peut pas les enlever de ses pieds.
  • 2 / Elle apprécie moyennement que le Grand Oz lui envoie cette fine équipe parce qu’il n’est pas foutu de régler ses histoires tout seul.

Bref, elle est chaude comme une baraque à frites pendant la braderie de Lille et, en attendant de trouver une solution pour enlever ses chaussures à Dorothée, elle décide de mettre le feu à l’épouvantail pour éloigner ses visiteurs indélicats. C’est là que la pauvre pitchounette, terrifiée et désespérée, pour sauver son ami, lui jette un seau d’eau qui touche aussi la sorcière. Et là, c’est le drame, elle fond… Elle se liquéfie et meurt, ne laissant que son balai, son chapeau, et sa cape.

Oz, qui pensait avoir la paix un bon moment en les envoyant chercher le balai de la sorcière se retrouve bien embêté de voir Dorothée et compagnie revenir si vite (Un peu comme quand tu envoies tes enfants compter tous les légos de leur caisse et parce que tu veux te caler tranquille devant un téléfilm culcul et qu’ils reviennent la bouche en coeur au bout de 5 minutes en mode, « ça y est on a fini ! »). Il espérait secrètement que la sorcière les mettrait hors-jeu. Il est donc contraint d’avouer son incompétence et leur donne donc la dernière leçon de ce voyage qui est pour moi la plus importante. Chacun avait en lui depuis le début les ressources qui lui permettaient de développer ce qu’il cherchait, il suffisait simplement de croire en soi.

L’important, ce n’est pas la destination, c’est le chemin qui te fait grandir par les épreuves et les rencontres qu’il met sur ta route. Et c’est ce chemin qui te révèle à toi-même les trésors cachés qui dorment au fond de toi.

J’espère que cette lecture alternative du Magicien d’Oz t’a plue et que tu t’es autant amusée à la lire que je me suis amusée à l’écrire. Pour finir, je n’ai plus qu’à te dire comme Glinda, « Va au-delà de ton arc-en-ciel, chausse tes plus jolis souliers (évite quand même les talons, ce sera mieux pour tes petits pieds), puis suis ta route de briques jaunes, pratique le slow travel, pars à la rencontre des autres et tu révéleras les meilleurs petits bouts de toi ❤ »

A bientôt 😉

Finlande : ma booklist

Et voilà le dernier article de ma série Finlandaise…

Ça y est tu t’es décidé(e) à prendre ton billet d’avion pour Helsinki ou plus au Nord encore et tu cherches quelques compagnons de voyages à glisser dans ta valise ? Je te propose la sélection qui m’a accompagnée dans les mois de préparation et sur place.

Côté guides

Question guides, je suis une fan inconditionnelle des éditions Autrement. J’aime beaucoup les lignes éditoriales de Lonely Planet pour leur côté exhaustif. J’adore aussi les National Geographic et Geoguide pour la qualité des illustrations et des photos et leur aspect plus journalistique et leur éthique de voyage. C’est donc vers eux que je suis allée chercher lorsque j’ai fait un tour à la bibliothèque à la recherche d’inspiration pour les visites. Je ne sais pas vous, mais j’ai un peu de mal à acheter des guides de voyages car si ils sont très utiles avant et pendant le séjour, ceux qui me plaisent sont souvent assez chers et je ne sais jamais trop quoi en faire une fois rentrée. Alors ils finissent par trôner dans ma bibliothèque en mode ramasse poussière… Du coup, depuis quelques années, je préfère les emprunter…

La Finlande n’étant pas encore une destination suffisamment prisée pour que tous mes supers chouchous s’y intéressent, c’est vers le Lonely Planet et le Petit Futé sur la Laponie que se sont portés mes choix.

Laponie, Petit Futé, 15€95

Bien conçu, il est intéressant si tu prévois de passer une grande partie de ton séjour dans le grand Nord. Ce guide, comme son nom l’indique n’est pas consacré à la Finlande uniquement mais à toute la Laponie. Aussi, si tu prévois de pousser l’aventure jusqu’au Cap Nord ou découvrir la Suède et la Norvège, c’est celui-ci qu’il te faut car il fait un tour d’horizon de toutes la Laponie. Il a aussi l’avantage de son petit prix, d’exister en version numérique pour moins de 10 € et en version l’essentiel de la Laponie pour moins de 5€.

En ce qui nous concerne, nous y avons trouvé des idées de visites intéressantes comme celles de la mine de Pyha-Luotso que nous avons précieusement notées avant de le ramener à la bibliothèque.

Finlande, Lonely Planet, 24 €

Finlande, Lonely Planet, 3e édition

Très complet, il aborde à la fois le côté culturel qui me tient tant à coeur et les suggestions d’hébergement ou de visites. Après de longues soirées d’études, c’est finalement celui-ci qui a sauté dans notre valise et nous a accompagné pendant notre road-trip.

Nous avons utilisé la seconde édition du guide. Nous avons bien aimé ses propositions d’itinéraires qui nous ont aidées à organiser nos hébergements et les étapes de notre séjour et la qualité égale de ses suggestions quelles que soient les régions que nous avons visitées. Une fois sur place, il nous a apporté les compléments d’information dont on avait besoin pour mieux aborder ou compléter nos visites.

Pour moi, son seul point négatif, c’est son prix…

Coté littérature

Avant d’envisager ce séjour en Finlande, je ne m’étais jamais trop intéressée à la littérature scandinave. J’avais vaguement entendu parler de Millenium mais je n’avais jamais lu aucun venu ou parlant du grand Nord… Comme concrètement, les auteurs finlandais ne font pas vraiment partie des têtes de gondoles des librairies, j’ai fait une plaisante découverte lorsqu’en lisant les suggestions littéraires des guides touristiques, je suis tombée sur l’auteur star de la littérature finlandaise, Arto Paasilinna…

Pour les classiques : L’intégrale des oeuvres de Paasilinna

Dans les rayons de ta petite librairie, tu trouveras certainement une bonne petite dizaine de titres, tous aussi bons les uns que les autres. Pour ma part, celui qui est le plus chouette à lire quand tu prépares un voyage en Finlande c’est le Lièvre de Vatanen.

Voilà le pitch, Vatanen, marié, journaliste, la bonne quarantaine vit à Helsinki et se fait copieusement suer dans sa petite vie pépouze. Un soir en rentrant d’un reportage avec dans le sud du pays avec son collègue, il renverse un lièvre variable. Ils s’arrêtent et partent à la recherche de la bête blessée. Vatanen se perd dans la forêt mais retrouve le lièvre alors que son collègue rentre à Helsinki chercher des secours. (On est pas encore à l’ère des portables…). C’est là que commence l’aventure car Vatanen, devant ce lièvre a une révélation : sa vie ne lui convient plus. Il part donc à l’aventure avec son nouveau compagnon à travers toute la Finlande laissant derrière lui son quotidien citadin bien réglé pour une vie au plus près de la nature et faite d’imprévus…

Au-delà de l’humour toujours un peu décalé de Paasilina, j’ai beaucoup aimé la morale de ce livre qui alors qu’il a déjà quelques années derrière lui est encore terriblement actuel dans son discours sur la nature, l’environnement et notre société. Et puis les paysages de Laponie, waouh, ça donnait déjà envie d’y être !!!

À noter, si tu n’es pas un grand fan de littérature comme wanderlustdad, le livre a été adapté au cinéma en 2006.

Un petit polar bien sympa : Bienvenue à Rovaniemi, Jari Tervo, 10/18

Ce qui m’a attirée dans ce bouquin c’est son titre, j’avais trouvé assez peu de bouquins sur la Laponie. Rovaniemi, la ville du Père-Noël devait être une étape importante de notre séjour et le titre, comme la couverture m’ont semblé sympathiques.

Massepain Raikkonen, une petite frappe, se fait liquider sur le bord de la rivière dans la banlieue de Rovaniemi dans des circonstances obscures. Une enquête est ouverte pour déterminer les causes de sa mort. Autour du policier véreux en charge de l’enquête, une galerie de personnages attachants, loufoques, décalés se succèdent pour faire la lumière sur les circonstances de la mort du mafieux…

Ce que j’ai adoré dans ce livre, c’est le fait de passer du côté obscur de Rovaniemi, celui qu’on ne voit pas derrière les images de cartes postales mais aussi de découvrir de façon plus précise les liens entre Finlande et la Russie toute proche. Plein d’humour, d’action et d’émotion, c’est un livre qui ne se laisse pas lâcher facilement.

Un autre polar m’attend sur ma table de nuit : Les petits vieux d’Helsinki mènent l’enquête, je t’en dirai des nouvelles bientôt…

Un feel-good book : Il est grand temps de rallumer les étoiles, Virginie Grimaldi

Avec celui-là, je triche un peu, en vérité, je ne l’ai pas lu avant de partir… Il m’a appelé de son rayonnage surpeuplé de grand enseigne du divertissement qui commence par un C et qui finit par un A. Placé en tête de gondole, dans la catégorie des best-sellers, il était difficile de ne pas le voir. En général, je n’aime pas trop le carré VIP, je préfère le coin des bouquins plus timides. C’est le camping-car qui m’a attiré… J’ai donc retourné le bouquin pour lire son résumé… Et là, c’était plié, Scandinavie, camping car, road book, il a tout de suite sauté dans mon panier. En plein coeur de l’été, j’avais besoin de fraîcheur et de me replonger dans ce voyage magnifique que nous avions fait l’année précédente, il a donc grillé la priorité à tous les livres qui attendaient patiemment sur mon étagère et en l’espace de deux jours s’est fait dévorer.

Si tu n’as pas croisé sa couverture sur les étals ou que tu n’as pas eu la curiosité de lire le résumé, voilà de quoi il s’agit. C’est l’histoire d’Anna, divorcée, qui galère depuis des années pour élever seule ses deux filles. Alors qu’elle croule déjà sous les dettes, son patron décide de la virer pour embaucher sa maîtresse. L’avenir ne s’annonce pas très rose, ses filles l’ont bien compris et elles ne vont pas bien. Il ne lui reste plus que son indemnité de licenciement comme rempart pour régler ses dettes et repartir sur de bonnes bases mais c’est sans compter sur le défi que lui lance sa grand-mère, trop triste de voir sa petite-fille s’éteindre à force de se donner pour les autres. Il est grand temps de rallumer les étoiles et de remettre de la paillette dans sa LIFE et pour ça rien de mieux qu’un road trip en camping car jusqu’au Cap Nord. C’est donc avec le bolide de son père qu’elle quitte le Sud-Ouest en plein mois de mars pour les lointaines contrées polaires, ses deux filles sous le bras, qui se demandent quelle mouche a bien pu piquer leur mère, d’ordinaire si angoissée.

Au fil du voyage, l’histoire familiale s’éclaire par des flashbacks, chacune y va de son point de vue par son journal de voyage, on passe du rire aux grosses larmes. Wanderlustdad m’a surpris à plusieurs reprises en mode reniflage… Glamour quand tu nous tiens…

Inutile de te dire que je l’ai adoré et qu’en deux jours de voyage pour le sud de l’Italie, il était plié (ce qui m’a bien embêtée parce qu’il était assez gros et que je n’avais prévu que deux bouquins pour le mois). Mais pourquoi tout cet enthousiasme ? D’une part parce c’est un récit de voyage et qu’il m’a replongée dans ce voyage en Finlande si féérique, que sa galerie de personnages et vraiment très attachante, et que l’idée de partir sur un coup de tête à l’autre bout du monde à la recherche de quelque chose pour finalement se retrouver soi est un sujet qui me parle bien en ce moment.

Bon le problème, au grand désespoir de Wanderlustdad, c’est que cette petite merveille a mis dans le tiroir à voyage : la Norvège avec ses baleines, ses fjords, le Cap Nord et le chemin de Saint Olav…

Une romance de Noël : Tu fais quoi pour Noël ? Je t’évite ! de Juliette Bonte

La période des fêtes me permet de faire une petite mise à jour sur cet article. Grâce à NetGalley, j’ai pu découvrir cette romance de Noël dans le recueil Un Noël avec Juliette Bonte dont je te parle ici. Dans cette histoire, Rovaniemi sert de décor aux aventures de Charlie et Blade. Ils se détestent de la façon la plus cordiale qui soit. Lorsqu’ils sont dans la même pièce, la tension est palpable. Ils n’ont qu’une préoccupation commune, pourrir la vie de l’autre, ce à quoi ils s’engagent mutuellement de façon très sérieuse. C’est la raison pour laquelle, en apprenant à quel point Charlie déteste Noël, il propose à leur groupe d’amis de se rendre en Laponie pour les fêtes.

Si tu cherches un peu de légèreté pour te mettre dans l’ambiance sans trop de détails culturels ni de longues descriptions de paysages polaires sous la neige, voilà qui devrait te plaire.

Et pour les schtroumphs alors ?

C’est là que le bât blesse car si la littérature jeunesse est pleine de références pour des tas de destinations européennes, pour la Finlande, l’offre est à peu prêt aussi déserte que les steppes lapones l’hiver…

Si tu veux envoyer en crise ton / ta bibliothécaire ou ton / ta libraire de confiance, rentre chez la boutique et demande : « Vous auriez des albums sur la Finlande… » Résultat garanti à 100 %…

Non blague à part, à part le classique contes et légendes des vikings et des vieux albums trouvés dans la bibliothèque de l’école. Je séchais un peu, jusqu’à ce qu’heureusement, Tove Jansson et ses Moomins viennent à mon secours.

Les Moomins, kezako ?

Les Moomins ce sont de trop mignons petits trolls nés sous la plume de Tove Jansson au milieu du 20è siècle. En Finlande, ce sont des monuments nationaux, au même titre que Le Petit Prince ou Astérix chez nous. Tu les trouves à tous les coins de rue, ils ont leur parc d’attractions dans le Sud, près de Rauma, des boutiques dans les aéroports et les grands lieux touristiques. Tu les retrouves sur ta télé en dessins animés ou au super marché sous forme de petits biscuits (un peu comme les Z’animos, tu sais les biscuits moitié sablés / moitié choco qu’on mangeait quand on était petits), de tisanes ou autres.

Chez nous tu trouveras quelques BD, quelques DVD et des bouquins de coloriages qui peuvent aider tes schtroumphs à patienter dans l’avion et sur la route avant de les découvrir pour de vrai. Nous on les a trouvés tellement choux, qu’on en a fait profiter nos amis en leur envoyant des jolies cartes postales à leur effigie.

Un joli film pour toute la famille : Aïlo, une odyssée en Laponie de Guillaume Maidatchevski

Avec celui-ci je triche un peu aussi, il est sorti l’hiver qui a suivi notre retour. Mais il est tellement beau que je ne sais pas trop si je dois te conseiller de le voir avant pour préparer tes mirettes à la beauté des paysages que tu vas rencontrer, ou après, pour garder la surprise avant d’arriver et t’y replonger ensuite avec gourmandise une fois rentré.

Nous on a pas eu le choix, on l’a vu cet hiver en famille, dans notre canapé. On appréhendait, comme pour tout documentaire animalier qu’il arrive malheur à la maman d’Aïlo et que le wanderlustschtroumph numéro 2 nous fasse une crise de gros sanglots mais ouf, non… (Oui, chez nous il y a des films et des documentaires que l’on ne peut pas voir tous ensemble sous peine de déclencher une crue centennale…)

Finalement, on en a pris plein les yeux, on a beaucoup ri avec les écureuils, adoré la bande originale et revécu l’espace d’une soirée les merveilleux souvenirs de nos quelques jours dans le grand Nord.

Voilà pour cette petite sélection, qui peut encore s’enrichir de nouvelles lectures. Et toi déjà parti ou en partance, quels sont tes livres de chevet ?

A bientôt 😉