Portrait de voyageurs #3 : K. voyageuse et grande lectrice, auteur du blog Les voyages de K.

Nous voilà de retour pour ce troisième article de la série portraits de voyageurs. Après Mélanie, qui voyage seule avec son sac à dos, Magali, qui après de longs séjours à l’étranger a monté une activité de conseil en retour à l’emploi, voici K. qui voyage en famille et comme nous, lit aussi beaucoup et écrit de nombreuses chroniques littéraires.

Ceux qui nous suivent commencent à te connaître un peu, tu es une fidèle du Café des voyageurs, une copine de lecture, mais cet article est le tien alors parle nous un peu de ton parcours de blogueuse, voyageuse et lectrice… 

Bonjour tout le monde !

Alors, par quoi commencer ? Déjà, un grand merci à toi, wanderlustmum13, de m’accueillir sur ton blog. Tu as l’exclusivité, c’est ma première interview 🙂

Bretagne – crédit photo Voyages de K.

Je suis une voyageuse depuis de nombreuses années. Petite, j’ai relativement peu voyagé avec ma famille, et surtout nous sommes restés en France (la frontière suisse et la frontière espagnole, ça compte ?). Mais lorsque je suis devenue étudiante, j’ai eu l’occasion de voyager davantage ; j’ai fait mes études dans 3 villes et régions différentes de France, ce qui m’a notamment permis de (re)découvrir l’Alsace et Paris et sa région. En fait, je crois que ça fait longtemps que j’ai la bougeotte ! J’ai passé une année Erasmus au Danemark, j’ai profité de mes années étudiantes pour voyager en Europe et un peu au Maghreb, au Maroc plus précisément. J’ai ainsi visité plusieurs capitales européennes (Copenhague, Londres, Madrid, Berlin, Bruxelles, Lisbonne, Dublin, Prague). En rencontrant Monsieur F quelques années plus tard, nous avons poursuivi nos voyages en Europe et avons découvert ensemble Genève, Oslo, mais aussi la Crète et Santorin. Deux petites filles sont arrivées il y a quelques années déjà, à 5 ans d’intervalle. J’avoue que le rythme des voyages s’est un peu espacé dans un premier temps, car à 3 ou 4 c’est parfois plus compliqué de voyager. Mais maintenant que les filles sont suffisamment grandes pour que l’on puisse continuer nos découvertes en famille, c’est plutôt la Covid qui a freiné nos envies ces derniers temps.

C’est en revenant de notre road trip en famille dans l’ouest américain que je me suis enfin décidée à créer le blog Voyages de K. C’était important pour moi de partager notre expérience car ce sont les guides de voyage et les blogs relatant l’expérience d’autres familles qui nous ont permis d’organiser notre road trip en toute liberté. Il est important pour nous de voyager sans contrainte, en organisant nous-même nos voyages. La seule fois où on est parti en voyage organisé, c’était à deux, en Crête, dans un hôtel en formule all inclusive ; on a testé, mais ce n’est pas du tout ce qui nous correspond. Le cadre était magnifique, mais l’idée de rester une semaine au même endroit n’est tout simplement pas pour nous (pour le moment du moins) !

Enfin, en ce qui concerne la lecture, je ne saurais dire depuis quand ma passion est là. Depuis toute petite il me semble, avec le Club des cinq, Fantômette, Alice, les fables de la Fontaine, … D’ailleurs, ma fille A suit le même chemin pour la lecture … Alors oui, en devenant maman mon rythme de lecture a considérablement ralenti mais, en 2020, je me suis remise avec grand plaisir à lire régulièrement. A un moment où nous étions en post-confinement et où il a fallu que je m’occupe l’esprit, la lecture était toute trouvée !


Comme nous, tu voyages avec ta petite troupe, parmi toutes les destinations que vous avez traversée, quelle est celle que vous avez préférée ? 
Le grand canyon – crédit photo Voyages de K.

Sans hésiter, l’ouest américain ! C’est le premier grand voyage fait à 4, et sans doute pas le dernier sur ce continent ! L’une de nos filles ayant eu 3 ans l’an dernier, on n’a pas eu l’occasion de faire beaucoup de voyages à 4 à l’étranger pour le moment (seulement les USA et la Belgique). A 3, on avait également visité la Suisse et l’Espagne. En 2020, on avait prévu le Portugal pendant les vacances d’été et Stockholm à la Toussaint, mais on a dû annuler pour les raisons que vous connaissez.


Comment choisissez-vous vos destinations dans la famille K. ? 
Londres – crédit photo Voyage de K.

Disons qu’on a une liste d’endroits où on aimerait aller (Stockholm, Lisbonne, New York, la Floride, retour dans l’ouest américain, retour à Londres en famille, Rome, …) et on essaie de piocher dedans, selon le temps prévu, le moment de l’année où on peut avoir des vacances en commun (si on peut, on évite de partir en été à l’étranger) et bien sûr le budget, les projets personnels du moment et les opportunités. Dans la famille K., il me semble que rien n’est figé, tout est possible !


Et après, quand tout ça sera fini, quelle est la destination qui vous fait rêver ?
Joshua Tree National Park – crédit photo Les voyages de K.

Je crois que quand tout cela sera fini, on retournera aux Etats-Unis car d’autres villes nous attirent énormément et nous appellent ;). Dans l’immédiat, on pense aller (comme prévu initialement) en Suède et au Portugal.

 
En attendant de pouvoir repartir à l’aventure, tu proposes chaque semaine de nombreuses chroniques littéraires. Comment choisis-tu les livres dont tu parles sur le blog ? 
Direction Oslo pour K, grande fan de thrillers nordiques – crédits photos Voyages de K.

Je lis beaucoup de livres en fonction de l’actualité littéraire, sachant que j’aime surtout les thrillers et les polars, les histoires qui se déroulent à l’étranger et font voyager, mais que je peux choisir un livre « feel good » ou une romance de temps en temps. Je suis quelqu’un de curieux, et hormis ce qui est fantasy, fantastique ou SF, qui n’est pas ma tasse de thé, il me semble que je lis un peu de tout, y compris des livres de développement personnel.


Quels sont tes livres préférés sur la thématique du voyage ? 

Hormis les guides de voyage, dont j’ai une petite collection à la maison, je me rends compte que je ne lis pas tant que cela sur cette thématique. Je pense notamment à un livre qui m’a fait beaucoup voyager ces derniers temps, La théorie des poignées de main. Comme je le disais, je privilégie les livres dont l’histoire se déroule à l’étranger ou alors, a contrario, dans un endroit que je connais bien en France.


Tu as lancé un challenge sur ton blog, le Booktrip en Europe, pour voyager par les livres, tu veux bien nous en dire plus ? 

Lorsque j’ai proposé ce challenge cet été, c’était encore le début de mon blog. La présentation du challenge est ici. L’idée était de prévoir sur une année (d’août 2020 à juillet 2021) un parcours de 12 pays ou destinations à travers l’Europe, correspondant à la nationalité de l’auteur du livre et/ou au lieu de l’histoire ou de l’intrigue, idéalement dans le même ordre que pour un road trip. L’occasion de découvrir de nouveaux auteurs et éventuellement de faires des lectures communes, comme c’est désormais le cas avec toi wanderlustmum13. D’ailleurs, merci pour ta participation active à ce challenge 🙂 Le mois de janvier correspondant à la moitié de ce parcours, je pense proposer prochainement un bilan partiel de ce challenge, avec des visuels plus élaborés au passage (j’ai un peu progressé depuis août ;).


As-tu déjà une idée du prochain pays où tu souhaites nous emmener? 

Pour le challenge Booktrip en Europe ? Et bien, je pense plutôt vous emmener dans deux endroits différents en janvier, car je n’ai rien lu pour le Book trip en décembre… Ce challenge m’a permis de constater que je lis finalement en grande majorité des auteurs américains, français et anglais. Avec mes lectures, j’aimerais partir dans le sud en début d’année, en Italie et en Espagne. Je pense que la fin du challenge va être compliquée, car il va me manquer des auteurs dans certains pays européens (dans l’est). D’ailleurs si vous avez des idées !?


Le blogging voyage et le blogging littéraire sont assez différents, en quoi pour toi l’un complète-t-il l’autre ? 

Pour moi, ce n’est pas si différent que cela. La lecture permet de s’évader, de se changer les idées voire de visiter sur le papier d’autres lieux. Lorsque j’ai prévu de partir en voyage j’achète un ou deux livres sur le pays, le must étant de lire sur place un livre dont l’histoire se déroule dans le pays que l’on est en train de visiter (avec la playlist et tout et tout). J’ai créé mon blog au départ pour le voyage, mais je ne voyage pas suffisamment pour ne parler que de cela, ne travaillant pas non plus dans un domaine proche (je suis dans les RH). Donc effectivement, le blogging voyage et le blogging littéraire se complètent bien pour moi (comme pour toi il me semble !), ils permettent tous deux de belles découvertes !


Dernière petite question avant la carte blanche, si on veut retrouver tes chroniques et tes lectures où peut-on le faire ?

Vous pouvez retrouver mes chroniques dans la rubrique lecture de mon blog Voyages de K. Pour les catégories particulièrement étoffées, comme celle des Thrillers et romans policiers par exemple, j’ai créé une page dédiée où vous pouvez retrouver tous les articles par ordre alpha des auteurs de romans. Vous pouvez les retrouver également sur mon compte Babelio, plus récemment sur ma page Facebook, et certains livres sont sur mon compte Instagram. Je commence à avoir beaucoup de chroniques et j’essaie donc une organisation plus optimale sur le blog.


Carte blanche, c’est à toi 🙂 

Merci beaucoup à toi wanderlustmum13 pour toutes ces questions. Désolée pour le délai, car cela a été (beaucoup) plus compliqué que prévu de trouver le temps de t’apporter des réponses … D’ailleurs, je serais curieuse de lire tes réponses à ces mêmes questions ! 🙂

Avoir rejoint la blogosphère m’a énormément apporté, j’aime beaucoup échanger avec toi et avec les autres bloggeurs rencontrés sur la toile.

Sinon, le mot de la fin ? Prenez bien soin de vous, laissez faire la vie, elle vous réserve forcément de belles surprises. J’aime l’expression « après la pluie vient le beau temps », car effectivement, à certains moments difficiles de la vie on ne va voir que le côté négatif mais il y a tant de belles choses dans la vie… Continuez à lire, à voyager, à photographier, à vivre, à sourire, car quoi qu’il arrive il y a toujours de l’espoir !

Merci à toi pour ce passage par chez nous et pour nous avoir fait l’honneur de cette première interview. À très bientôt pour une nouvelle lecture commune ou une contribution au Café des voyageurs.

On se retrouve en fin de mois pour un nouveau portait de voyageurs.

A bientôt 😉

Atlas : le grand imagier de Pati Aguilera et Pascale Hedelin aux éditions Saltimbanque

Un grand atlas pour les petits

On se retrouve aujourd’hui pour ce troisième article de ce défi de fin d’année pour découvrir Atlas, le grand imagier de Pati Aguilera et Pascale Hedelin paru chez Saltimbanque et dans les librairies depuis le 16 octobre 2020. En début de semaine, nous avions eu la chance de recevoir deux services presse de la part de cette maison d’édition et lundi, je t’avais livré mon avis sur La fabuleuse histoire de la Terre d’Aina Bestard. Je reviens donc te donner mon avis sur ce deuxième documentaire. C’est une nouvelle fois l’occasion de remercier les éditions Saltimbanque pour leur confiance.

Quatrième de couverture

Un atlas festif grand format pour voyager autour du monde en un clin d’oeil : on y découvre les monuments les plus spectaculaires, les objets utilisés au quotidien ainsi que les animaux et les plantes qui font la richesse de chaque continent… De Big Ben au palétuvier, en passant par le piège à rêves amérindien, embarquez pour un tour du monde vif et coloré. Dès 6 ans.

Notre avis

À peine arrivé et sorti de son enveloppe, Atlas : le grand imagier a disparu de mon champ de vision, promptement subtilisé par deux schtroumpfs surexcités. Il faut dire que la couverture, avec ses couleurs pleines de peps et ses dessins d’objets venant des quatre coins du monde donne envie d’aller découvrir ce qui se cache derrière les pages de ce documentaire. Son très grand format, 27 x 33, ajoute encore plus d’attrait pour les petites mains curieuses de découvrir le monde. Alors enfilez vos costumes d’explorateurs, Pati Aguilera et Pascale Hedelin nous entrainent donc dans un tour du monde en 64 pages.

Les six premières doubles pages sont consacrées à une vue d’ensemble de notre planète. On y retrouve :

  • Un planisphère coloré reprenant l’ensemble des pays du monde
  • un récapitulatif de tous les drapeaux
  • quelques exemples de monnaie
  • des moyens de transports
  • un défilé de costumes traditionnels
  • quelques instruments de musiques du monde

Puis pour chaque continent (hors Antartique) on retrouve :

  • Une page d’informations
  • Une carte du continent
  • Un focus sur les monuments
  • Une collection d’objets de curiosités façon cabinet d’explorateur du XIXè siècle
  • Une double page sur la vie sauvage représentant la faune et la flore de la région

La page documentaire qui ouvre chaque chapitre est construite de la même façon. Après un court texte d’introduction, Pascale Hedelin nous donne les caractéristiques du continent : superficie, population, nombre de pays, pays le plus grand et à l’inverse le plus petit, les villes les plus peuplées, le plus long fleuve, la plus haute montagne, le plus haut volcan, ainsi que l’origine du nom du continent. Les trois ou quatre derniers points de cette page sont consacrés à des spécificités de chaque continent. Elle laisse ensuite une très large place aux illustrations de Pati Aguilera pour nous amener à travers une balade à travers le continent. Les couleurs chatoyantes et contrastées ainsi que le graphisme enfantin des dessins sont un vrai régal dans ces doubles pages d’imagier. Elles sont accompagnés d’un texte d’une dizaine de lignes apportant brièvement des informations sur chaque sujet.

L’Atlas est indiqué à partir de 6 ans, et de par sa structure c’est un livre qui peut accompagner les enfants un petit moment. Chez nous, Mini Schtroumpf, du haut de ses 7 ans, a adoré découvrir le monde à travers le filtre de la vie sauvage, et des pages consacrées à la faune et la flore. Grand Schtroumpf quant à lui, avec ses 9 ans et quelques bananes, a bien aimé les pages sur les animaux mais a tout autant apprécié la découverte géographique, la multitude de pays et de drapeaux. Il a aimé découvrir de nouvelles monnaies et a été surpris de retrouvé le billet de 3 pesos cubains qui nous avait été donné à La Havane par la gardienne du Templete qui commémore la fondation de la ville, ou les carpes koi volantes que sa marraine lui a ramenées du Japon.

Atlas : le grand imagier est donc un excellent outil pour découvrir le monde mais aussi pour se replonger dans des souvenirs de voyages. Il peut se lire de façon linéaire, mais aussi de façon thématique, pour répondre à une question ponctuelle pour un exposé par exemple. Pascale Hedelin, qui a à son actif de nombreux articles pour des revues destinées aux enfants ainsi que de nombreux documentaires et docu-fictions jeunesse, livre aux enfants dans un vocabulaire adapté les informations nécessaires à la compréhension de la diversité du monde, de ses beautés naturelles et de ses cultures.

Pour ma part, je considère qu’un Atlas est un indispensable d’une bibliothèque pour enfant. C’est une façon de découvrir la géographie à travers une thématique. J’apprécie de cet Atlas qu’il ne vise pas un sujet en particulier mais plusieurs thèmes. Bien sûr, il n’est pas exhaustif, comment l’être en 64 pages en abordant autant de sujets ? Il est toutefois un point d’entrée très intéressant pour aiguiser la curiosité de nos chers petits, ou préparer un voyage. Ils auront tout leur temps par la suite pour découvrir des outils plus pointus. J’ai particulièrement aimé le travail de graphisme, de lettrage et les illustrations chatoyantes de Pati Aguilera qui dessine aussi bien pour les adultes que pour les enfants et dont je découvre ici le travail. Elle réussit avec brio le challenge de produire des illustrations réalistes tout en proposant un design fun et accrocheur pour les plus petits.

Atlas : le grand imagier a donc trouvé une place de choix dans notre bibliothèque et trouvera je pense une place de choix dans des sélections de livres pour les bibliothèques de classe et d’écoles. Je remercie encore chaleureusement les éditions Saltimbanque pour cet envoi.

Ils en parlent aussi : Les idées de Ju, les blablas de tachan

Et vous ? Vous le connaissez ? Il vous fait envie ?

A bientôt 😉

Throwback thursday #23 : L’art de voyager sans partir loin, De l’art d’être un bon touriste et Maman Noël de R. T. Higgins

Thème : Noël

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, Bettie du blog Bettie Rose Books a pris l’initiative d’en faire un rendez-vous livresque en 2016. Le but est de parler chaque jeudi d’un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Bettie a passé le flambeau, désormais le récap’ des liens se fait sur le blog my-bOoks.com. Venez y participer.

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas côté lectures. Si il y a quelques semaines, j’avais envie de chroniquer à peu près tout ce que je lisais mais je n’y arrivais pas par manque de temps, en ce moment, ce que je lis ne me donne pas forcément envie d’y écrire dessus. Ma dernière lecture terminée, Né d’aucune femme de Franck Bouysse, ne cadre pas vraiment avec la ligne éditoriale du blog et m’a particulièrement dérangée. Je préfère ne pas en parler dans un article. Je suis engluée depuis une semaine dans Les profondeurs de l’océan de Liz Braswell et je pensais clairement passer mon tour cette semaine, jusqu’à ce que…

Côté Maman

Mes romances de Noël sont encore trop fraiches pour en parler lors d’un Throwback Thusrday et malheureusment, le temps m’a manqué pour boucler avant Noël ma liste de beaux livres autour du voyage à proposer au pied du sapin de Noël. Aussi, j’avais envie, avant de pouvoir réaliser cette sélection de guides, de remettre en avant L’art de voyager sans partir loin, de Lonely Planet et De l’art d’être un bon touriste de Johan Idema. Deux guides que j’aurais adoré trouver sous le sapin, si je n’avais pas offert le premier à WanderlustDad pour l’un de ses anniversaire et si le second ne m’avais pas appelé si fort depuis les rayonnages de ma bibliothèque municipale. Chacun dans leur style, ils proposent de repenser notre conception du voyage. Le premier, après l’année que nous venons de passer est une véritable mine d’or pour organiser des sorties et des micro-vacances à deux pas de chez toi. Le deuxième est un guide couteau suisse, valable partout et tout le temps. Il propose des pistes d’explorations et de préparation pour les voyages afin d’être davantage un visiteur qu’un touriste. Tu retrouveras les deux chroniques ici et .

Côté schtroumpfs

Maman Noël de Ryan T. Higgins chez Albin Michel Jeunesse

Depuis que l’on a découvert cette série dans le cadre d’un Prix du Livre de Jeunesse il y a quelques années, Mini-Schtroumpfs est devenu super fan de Michel, l’ours grincheux qui, suite à une regrettable erreur sur la personne, s’est retrouvé heureux parents d’une couvée d’oies sauvages.

Au fil des tomes, la famille s’est agrandie, des souris sont venues squatter la maison et le voisinage commence à apprécier la présence de Michel. Mais Michel le misanthrope, n’aspire qu’à une chose en ce début d’hiver, déblayer tranquillement la neige de son allée. Il a revêtu sa plus belle combinaison de laine rouge et son bonnet…

Combinaison rouge ? Bonnet ? Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’une fois encore, Michel soit victime d’une regrettable erreur d’identité et que toute la forêt débarque chez lui pensant qu’il est le seul, le vrai et l’unique Père Noël…

La suite n’est que succession de gags. Michel traine partout son humeur d’ours mal léché, mais rien n’arrive à entamer l’enthousiasme débordant des souris extatiques et euphoriques à l’idée de fêter Noël… Et plus la date fatidique approche, plus le sourcil de Michel se fronce et sa bouche se tord. C’est en général une lecture qui s’accompagne des grands éclats de rires de Mini Schtroumpf et que l’on apprécie de lire à toutes les périodes de l’année.

Et vous quels sont les livres qui vous inspirent pour Noël ?

À bientôt 😉

Throwback thursday #20 : Ze journal de la famille presque zéro déchet de Bénédicte Moret

Thème : Votre dernière lecture

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, Bettie du blog Bettie Rose Books a pris l’initiative d’en faire un rendez-vous livresque en 2016. Le but est de parler chaque jeudi d’un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Bettie a passé le flambeau, désormais le récap’ des liens se fait sur le blog my-bOoks.com. Venez y participer.

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas côté lectures. Si il y a quelques semaines, j’avais envie de chroniquer à peu près tout ce que je lisais mais je n’y arrivais pas par manque de temps, en ce moment, ce que je lis ne me donne pas forcément envie d’y écrire dessus. Ma dernière lecture terminée, Né d’aucune femme de Franck Bouysse, ne cadre pas vraiment avec la ligne éditoriale du blog et m’a particulièrement dérangée. Je préfère ne pas en parler dans un article. Je suis engluée depuis une semaine dans Les profondeurs de l’océan de Liz Braswell et je pensais clairement passer mon tour cette semaine, jusqu’à ce que…

Côté Maman

Source famillezérodéchet.com

Dring, un mail providentiel de NetGalley est venu aujourd’hui réaligner les planètes de la lecture qui n’en faisaient qu’à leur tête. La sollicitation que j’avais déposé depuis plusieurs semaines auprès des éditions Le Lombard pour Ze journal de la famille presque zéro déchets de Bénédicte Morel a enfin été acceptée. Joie dans mon coeur, d’autant que demain, j’ai prévu de sortir un article sur le zéro déchet en voyage, à l’occasion de la semaine européenne de la réduction des déchets.

Autant te dire que je me suis précipitée sur cette BD qui raconte la génèse du projet de La famille presque zéro déchets. Je les avais beaucoup vus passer sur le net, j’avais vu passer leurs guides, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de les découvrir.

Qu’est ce que c’est drôle !!! C’est raconté et dessiné par la maman Zero déchet elle même. J’aime beaucoup son ton, il est à la fois très pédagogique, et tellement décalé, mon « gromomètre » comme elle dit a un réglage assez large. Quant aux situations, si toi aussi tu te lances dans le ZD ou si tu as déjà quelques années d’expériences, elles risquent de te rappeler des souvenirs…

Si ce livre t’intéresse, le blog Les voyages de K. en parle aussi.

Côté schtroumpfs

Pour les schtroumpfs direction Marseille avec Chichois de la rue des Mauvestis de Nicole Ciravégna. Un petit roman, qui sent bon l’enfance et qui se lit avé l’accent dont je t’ai parlé la semaine dernière dans C’est lundi que lisez-vous ?

Et vous quelle est votre dernière lecture ?

À bientôt 😉

Maverick, ville magique, mystères et boules d’ampoule – Eglantine Ceulemans

Il était une rencontre

Cet été, quand j’avais vu passer la petite série de romans de chez Little Urban, j’avais craqué pour Les lapins de la couronne d’Angleterre, dont la couverture était absolument magnifique et il avait été l’un de nos livres de l’été, sautant dans notre valise pour notre road trip sous la tente. Après ce coup de coeur pour cette nouvelle collection, il était clair que Maverick, ville magique, mystère et boules d’ampoule, avec son aura énigmatique serait le prochain à passer à la casserole. Aussi, lorsque j’ai fait ma sélection pour le Prix du Livre de Jeunesse auprès de mes libraires, j’en ai mis deux dans mon panier, un pour l’école et l’autre que j’ai acheté pour les schtroumpfs.

Résumé

Un roi infâme. Une rebellion d’enfants. De la magie, des rires et encore de la magie !

Bienvenue à Maverick, ville magique où tout est possible. Seulement voilà, tous les soirs, la nuit sombre s’abat sur la ville et la fait disparaître dans le noir le plus total. Mais ce n’est pas la seule ombre au tableau…

Anselme, onze ans est embarqué par Anna dans les mystères de Maverick.

Notre avis

Ils l’attendaient depuis un moment celui-ci… Aussi, quand il est arrivé à la maison, il a tout de suite sauté en tête de notre pile à lire pour la lecture feuilleton du soir.

Pendant une dizaine de jours, nous avons donc suivi les aventures d’Anselme, un jeune garçon qui se retrouve expédié chez sa tante Olga dans une ville magique alors que ses parents ont décidé de se payer des vacances avec tous leurs domestiques mais sans leur fils et Anna, une jeune fille qu’Olga a recueilli à la mort de ses parents.

Anselme quitte donc le monde traditionnel pour plonger dans l’univers de Maverick. En effet, dans cette ville extraordinaire, le possible n’a de limite que l’imaginaire de chacun. Aussi, les voitures volent, on peut traverser les murs et s’infiltrer sous la terre, les animaux parlent et on peut goûter à un repas de rêve en traversant l’écran de sa télévision pour aller chaparder dans les cuisine du Top Chef local… Tout irait pour le mieux si une ombre lugubre ne planait pas au dessus de la ville.

Autour du château dont la plus haute tour surplombe la ville, les gardes veillent, les sens-tinelles patrouillent et écoutent tout ce qui se dit. Celui qui a pris possession de Maverick fait régner la terreur partout en imposant un couvre feu et en jetant en prison la plus petite once d’opposition.

Mais en sous-sol, à la nuit tombée, grâce aux supers ampoules d’Olga, la résistance s’active. Une résistance menée par de conserve par des adultes et le QG, un groupe d’enfants qui entend bien mener la vie dure à l’usurpateur qui a volé la magie de Maverick pour la détourner afin d’assouvir sa soif de pouvoir.

Quelle aventure ! Avec cette histoire, Eglantine Ceulemans nous montre que la valeur n’atteint pas le nombre des années. Dès les premières pages on se retrouve catapultés dans un univers en clair obscurs où les instants magiques, de rigolades ou de camaraderie peuvent laisser place à de tristes révélations sur le passé des habitants de Maverick ou des actes arbitraires des gardes du roi.

Ce n’est pas évident de trouver les mots et le ton justes pour parler de dictature, de culte de la personnalité, de résistance, de liberté d’expression avec des mots adaptés pour des enfants d’une dizaine d’années. Et pourtant, grâce aux ampoules d’Olga, les choses deviennent claires. C’est une lecture très pertinente, à relier avec l’actualité de ces derniers mois… (Toute ressemblance entre le roi Gauthier et un président ayant un nom de canard célèbre et la fâcheuse tendance à abuser des UV ne serait que purement fortuite… 😉 ) Ce n’est ni trop dramatique, ni trop drôle, c’est un équilibre savamment dosé pour sensibiliser les plus jeunes à ces thématiques. Le message qui ressort de cette histoire est plein d’espoir, à mi chemin entre l’union fait la force et le leitmotiv de Disney : « si tu peux le rêver, tu peux le faire ». Les illustrations en noir et blanc ajoutent une touche d’humour supplémentaire aux situations parfois cocasses que traverse notre pauvre Anselme, qui essaie tant bien que mal de s’adapter à la magie de la ville et à toutes les peines du monde à garder son tee-shirt…

Les chapitres sont quelquefois un peu longs, ce qui a conduit les garçons à aller se coucher certains soirs la mort dans l’âme parce qu’il faudrait attendre toute la nuit et toute la journée du lendemain pour avoir la suite. Si si je t’assure, mini schtroumpf avec sa tête de pauvre enfant malheureux, faisait peine à voir. Sur la fin, n’y tenant plus, il a fallu avaler les derniers chapitres pour connaître le fin mot de l’histoire.

A la fin de cette lecture, on se dit que l’on est vraiment fans tous les trois de cette petite collection de romans. On se laissera donc volontiers tenter par Les aventures involontaires des soeurs Mouais de Jen Hill et Kara Lareau et nous attendons avec impatience la réouverture des librairies pour découvrir les nouveaux petits romans dont la sortie a été décalée compte tenu de la crise sanitaire… À noter aussi que l’autrice, signe les illustrations des Couzz’, des cadeaux par milliers, un album de Noël, écrit par Fanny Joly qui invite à réfléchir à la surconsommation en cette période de l’année qui risque fort de nous rejoindre pendant le temps de l’Avent.

Et vous, êtes vous déjà allés à Maverick ? Qu’avez-vous pensé de ce roman ?

À bientôt 😉

Throwback thursday #19 : Pas de Noël cette année, John Grisham

Thème : N comme…

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, Bettie du blog Bettie Rose Books a pris l’initiative d’en faire un rendez-vous livresque en 2016. Le but est de parler chaque jeudi d’un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Bettie a passé le flambeau, désormais le récap’ des liens se fait sur le blog my-bOoks.com. Venez y participer.

On les voit fleurir en ce moment les romances de Noël. Il faut dire qu’en ces temps confinés, je ne sais pas vous, mais moi je n’ai qu’une envie, c’est dès que je rentre à la maison, passer mes chaussettes en pilou, me glisser sous un plaid et lire des bouquins dont les histoires se passent sous la neige. Alors pour ce Throwback Thursday N comme…, j’ai très envie d’une ambiance de Noël…

Mais, si j’ai très envie d’une ambiance de Noël avec des guirlandes qui clignotent et Mariah Carey qui s’égosille, car oui chez nous on ne fait pas les choses à moitié en attendant Noël, ce n’est pas le cas des personnages des livres que je vais te présenter.

Côté Maman

Je connaissais John Grisham en maître du suspense dans La firme et L’affaire Pélican, aussi quand je suis tombé sur ce bouquin sur les étals d’un bouquiniste, il y a un an ou deux, il a piqué ma curiosité. Le résumé et son prix riquiqui ont fini de me convaincre. Voilà le pitch : un couple de quinqua décide, alors que leur fille est en mission en Amérique du Sud et ne rentrera pas pour Noël de faire la grève et de s’envoler vers les Caraïbes pour une croisière en amoureux. Cette année, pas de déco, pas de carte de voeux, juste un Noël en amoureux…

Sauf que bienvenue en Amérique, dans une banlieue qui ressemble à s’y méprendre à Wisteria Lane, où leurs Desperate Voisins, n’entendent pas de cette oreille le fait qu’une maison de la rue ne ressemble pas à une annexe de Disneyland. Les commerçants, qui voient aussi s’éloigner la poule aux oeufs d’or déploient des trésors d’ingéniosité pour les convaincre de revenir sur leur décisions d’aller siroter des Mojitos sous les tropiques.

C’est délicieusement drôle, si vous avez envie de bouquins de Noël sans tomber dans les traditionnelles romances.

Côté schtroumpfs

Quand on parle d’un personnage qui met toute sa mauvaise volonté pour ne pas fêter Noël et empêcher les autres de passer de belles fêtes, on pense tout de suite à Comment le Grinch a volé Noël du Dr Seuss. Chez nous c’est un incontournable, en livre comme en film à cette période. Alors on vous quitte, on file pour Chouville préparer la fête…

Et vous qu’avez-vous choisi cette semaine pour aller avec N…?

À bientôt 😉

Throwback thursday #18

Thème : Halloween

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, Bettie du blog Bettie Rose Books a pris l’initiative d’en faire un rendez-vous livresque en 2016. Le but est de parler chaque jeudi d’un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Bettie a passé le flambeau, désormais le récap’ des liens se fait sur le blog my-bOoks.com. Venez y participer.

J-2 avant la grande fête des sorcières et des revenants. Bon, point de bonbons ou de sorts cette année, puisque nous sommes à nouveau confinés mais on peut tout de même se mettre dans l’ambiance avec des livres et des films qui font peur…

Côté Maman

De ce côté là, je ne suis pas une super cliente. Je suis plus chaussettes en pilou et livre de Noël que thriller haletant… J’ai tendance à sursauter devant Derrick, ce qui fait beaucoup rire WanderlustDad alors autant te dire que je passe allègrement mon chemin en règle générale devant les maîtres du suspens et de l’horreur. J’ai cependant dans ma bibliothèque un ou deux bouquins qui peuvent coller au thème et pour aujourd’hui, j’ai choisi de te parler d’un classique, Histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe, que j’ai lu il y a fort fort longtemps. Ce recueil de nouvelles écrites entre 1832 et 1845 a été traduit en français par Baudelaire et publié en 1856. J’avais beaucoup aimé l’atmosphère inquiétante, que l’on peut retrouver dans Le Horla ou Le portrait de Dorian Grey. Je me le suis d’ailleurs mis de côté pour en lire un ou deux samedi soir…

Côté schtroumpfs

T’as la trouille, pistrouille ?

Halloween peut être une fête qui impressionne parfois les plus jeunes mais aussi l’occasion de tourner en dérision ce qui nous fait peur. Aussi, quand les garçons étaient petits, nous avions adoré faire sa fête au loup dans T’as la trouille, pistrouille ? de Charlotte Ameling publié chez Milan en 2016. On retrouve dans ce livre à toucher, celui qui terrorise les nuits de nos petits dans des positions improbables et souvent ridicule avec toujours une question, T’es cap de… ou t’as la trouille pistrouille ?. Alors d’abord, on le suit, puis lui tire la queue, on lui attrape les moustache, on lui appuie sur le nez, on met sa main dans sa gueule, avant d’arriver au clou du spectacle : une rencontre fracassante entre le loup et une citrouille… Je te laisse imaginer qu’à la fin, bien sûr, ils n’ont plus la trouille mais en plus ils en redemandent…

Et vous qu’avez-vous choisi cette semaine ?

À bientôt 😉

Throwback thursday #17

Thème : Couverture sombre

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, Bettie du blog Bettie Rose Books a pris l’initiative d’en faire un rendez-vous livresque en 2016. Le but est de parler chaque jeudi d’un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Bettie a passé le flambeau, désormais le récap’ des liens se fait sur le blog my-bOoks.com. Venez y participer.

Cette semaine, avec Halloween qui approche, place à notre côté sombre avec des couvertures obscures…

Côté Maman

En ce qui me concerne, j’avais envie de parler un livre que j’ai lu il y a très longtemps, quand j’étais encore au lycée et que j’avais beaucoup aimé. Oedipe Roi est une réécriture, façon polar du mythe de Sophocle. Je pense d’ailleurs qu’il faudrait que je le relise. Je me rends compte en écrivant que j’ai un peu la mémoire qui flanche et qu’à part la sensation d’avoir apprécié cette lecture, il ne m’en reste pas grand souvenir… Ça t’arrive à toi aussi ?

Côté schtroumpfs

Je vais aussi plonger dans les vieilleries et retrouver un livre que j’aimais beaucoup lorsque j’ai commencé à enseigner. Dans ce très bel album, paru chez Rue du Monde, Thomas, nous entraine dans son univers. Thomas est aveugle, il ne voit pas les couleurs, mais il peut les sentir et les toucher. Au fil des pages, on découvre donc les couleurs du bout du nez ou de la langue, du bout des doigts ou avec notre coeur et à travers les reliefs des pages. Un livre qui change des traditionnels imagiers à toucher sur le thème et qui aborde aussi la question de la perception du monde lorsque l’on ne peut pas le voir.

Et vous qu’avez-vous choisi cette semaine ?

À bientôt 😉

Ce matin-là, mon voyage a commencé – Barroux

Une très belle ode au voyage pour les enfants

Il était une rencontre

Sorti au mois de septembre, j’ai découvert ce très bel album signé Barroux, dans le cadre du Prix du Livre de Jeunesse de la ville de Marseille. Je l’avais repéré sur le net dans le cadre d’un premier repérage avant de me rendre à la librairie pour faire ma sélection définitive. Il m’avait tapé dans l’oeil et les libraires ont fini de me le vendre…

Résumé

C’est l’histoire d’un départ, d’un voyage, et d’un retour. Un matin, notre héros remplit un grand sac à dos : un couteau multifonction, une boîte d’allumettes, une trousse à pharmacie… Puis, il part droit devant lui. Sur son chemin, il fait des rencontres : chacune d’entre elles lui donne l’occasion de se délester d’un ou plusieurs objets, plus encombrants que nécessaires. Un jour, il est temps pour lui de rentrer, entièrement allégé. Une fois chez lui, il échange avec ses voisins souvenirs et graines, qu’ils plantent de concert, de sorte que très vite, la ville est embellie par la végétation…

Résumé de l’éditeur

Notre avis

Avec ses couleurs automnales, ses illustrations douces, et son titre qui invite à boucler son sac à dos, voilà un album dont la lecture se présageait sous les meilleurs auspices.

Cette impression générale a été très vite confirmée. Dès l’exergue, qui reprend des mots de Lamartine, Barroux pousse les petitous à s’interroger sur le sens du voyage.

On découvre donc un petit bonhomme, qui, lassé de son existence monotone en ville, décide de partir découvrir le monde à pieds. On le voit donc boucler son sac à dos. Il va sans dire que ce petit bonhomme est un backpacker débutant et très prévoyant. Le minimalisme n’est pas forcément son état d’esprit de départ. Ce joli effet d’accumulation, m’a rappelé J’ai mis dans ma valise de Soledad Bravi, un autre album que j’aime beaucoup, pour des tout-petits. Le voilà enfin paré, pour partir à l’aventure. Avec son sac plus gros que lui, il prend donc la route. Le vent le prive tout d’abord de sa carte routière, le poussant à sortir des sentiers battus et d’aller à la rencontre des gens. Il tombe en fascination devant les spectacles de la nature qu’il tente de photographier, mais en perd son appareil.

Au gré de ses étapes, il abandonne, à chaque fois un peu de son paquetage et de sa vie d’avant, de ses certitudes. On sent au fil des pages son sac à dos qui s’allège en même temps que son esprit. Le petit bonhomme qui croulait sous son sac semble grandi. Riche de ses expériences, il décide donc de rentrer chez lui et de retrouver la vie qu’il avait quitté. Une vie qui est maintenant peut être un peu grande et froide dans cette ville qui file trop vite. Il troque donc sa voiture contre un vélo et partage ses souvenirs de voyage avec son entourage, semant autour de lui les graines recueillies au cours de son aventure.

La vie et la ville ne seront plus les mêmes. Elles se sont enrichies de jolies plantes qui rendent le quotidien plus doux.

On trouve énormément d’albums sur le voyage mais rares sont ceux qui sont aussi fins et bien construits que celui-ci. Les illustrations réalisées à l’encre sont très simples et servent à merveille le message de minimaliste et d’éthique que souhaite véhiculer Barroux.

En effet, l’album n’a pas laissé les garçons indifférents. Grandschtroumpf a trouvé les illustrations très douces et le livre a soulevé pas mal de questions. Minischtroumpf est resté plus perplexe quant à lui. L’abandon de petits bouts de soi dont on se détache sur la route pour voyager plus léger l’a un peu perturbé. Il s’est demandé si toutes les choses qu’il avait laissées n’allaient pas finir par lui manquer. L’occasion de reparler d’expériences de voyage où eux aussi ont choisi en chemin de se séparer d’objets qui ne leur servaient plus, de réfléchir à nos sacs à dos toujours 1000 fois trop lourds de choses que l’on emporte au cas où et des souvenirs que l’on ramène (photos, graines…), des rencontres qui nous ont fait grandir et des bouts d’ailleurs qui font partie de notre jardin secret ou partagé.

Et vous quel est l’album qui vous fait voyager en famille ?

Le projet Barnabus – The Fan Brothers

La partie collaboration et partenariat du blog s’étoffe chaque jour un plus. Cette semaine, c’est Little Urban, maison d’édition jeunesse, qui nous a témoigné de sa confiance en nous proposant de lire Le projet Barnabus des Fan Brothers. Sorti le 9 octobre, je vous propose donc de découvrir notre avis ce très bel album.

Il était une rencontre

Cet été, j’avais découvert le travail d’illustration des Fan Brothers avec L’épouvantail au coeur de paille, paru aussi chez Little Urban. J’avais trouvé les illustrations très réalistes, pleines de douceur et de poésie. L’histoire de cet épouvantail nous avait beaucoup touchés. Aussi, lorsque l’on a vu dans le catalogue, cette nouvelle création des frères Fan, on l’a très vite mis dans nos chouchous et à peine arrivé à la maison, il a tout de suite eu droit à son moment de gloire le temps d’une lecture du soir.

L’histoire

Dans le sous-sol secret d’un laboratoire de Parfaites Créatures, Barnabus, mi-éléphant, mi-souris, est un projet raté…

Enfermé dans une cloche de verre, il rêve de liberté.

Notre avis

Bon, tu l’auras compris cher lecteur, nous sommes définitivement conquis par le style des Fan Brothers qui ont fait leur entrée dans le cercle de nos illustrateurs chouchous. Il faut dire que Barnabus est vraiment très très mignon avec ses petites oreilles de souris et sa trompe d’éléphant. On l’aurait volontiers adopté avec tous ses petits camarades mis au rebut. Un oeil d’adulte, on retrouvera dans certaines illustrations des clins d’oeil aux Maximonstres de Sendak, au style très réaliste d’Anthony Browne ou encore à Monstres et Compagnie, mais dans cet album, les trois frères, réussissent à merveille à nous emmener avec poésie dans un univers qui ne semble pas vraiment très accueillant de prime abord. Sa lecture va nous permettre d’aborder l’histoire sous de multiples degrés de complexité en fonction de l’âge des enfants.

Bienvenue donc dans le laboratoire secret de la boutiques Parfaites Créatures. Caché, dans le sous-sol, c’est là qu’on y mène des expériences de manipulations génétiques qui conduiront à mettre entre les mains de nos petites têtes blondes les créatures qui seront en vente dans la boutique. Tu sens, ton cœur de maman qui fait des bonds déjà ? Oubliés, dans l’obscurité sur le bord d’une étagère, tout en haut d’une bibliothèque, Barnabus et ses amis sont des prototypes qui n’ont pas trouvé grâce aux yeux des Combinaisons en Caoutchouc Vert. Alors ils attendent, sous leur cloche de verre. Là, tu as bien sûr ton Mini-Schtroumpf qui commence à trembloter de la lèvre inférieure… « Mais ils sont tous seuls Môman ? ». Non, ils ne sont pas vraiment seuls, Pip, le cafard, leur rend visite, et leur raconte avec force détails la vie à l’extérieur de leur cloche de verre. Barnabus rêve de liberté, de découvrir la vraie vie. Et puis un jour, le verdict tombe. Un tampon râté fait son apparition sur leur cloche de verre. Pas assez ceci, trop cela. Ils ne conviendront pas, ils vont être recyclés. Le petit être hybride décide alors de s’enfuir et d’embarquer avec lui ses amis dans sa folle quête vers la liberté.

Au delà de l’illustration, on a beaucoup aimé le message qui se cache derrière le texte, le nom des personnages est aussi assez drôle et je pense que c’est un album que l’on prendra plaisir à relire à la recherche de détails qui nous auraient échappé.

Cet album de 72 pages est annoncé à partir de 4 ans sur le site de l’éditeur. Mais sa richesse et les sujets qu’il traite en arrière plan en font, comme je te le disait plus haut, un merveilleux outil pour aborder des questions presque philosophiques avec des enfants beaucoup plus grands. Qu’est-ce que la perfection ? Qu’est-ce que la liberté ? L’acceptation de soi, le refus de l’étiquette que l’on veut vous coller, le respect de la différence et l’union qui fait la force, l’abandon des animaux, l’exclusion sont des sujets cruciaux sur lesquels cet album permet d’avoir une discussion qui sera sans nul doute pleine de réflexions intéressantes. Alors vaut-il mieux être parfait et enfermé dans une boîte ou râté mais libre ? Vous avez quatre heures ?

En attendant, on te laisse aller découvrir cette petite pépite et on te souhaite un bon week-end.

Ils en parlent aussi : l’heure de lire, LittleMumLittleBoy, Bonheur de maman

À bientôt 😉