Café des voyageurs #29 : rencontres touchantes au coeur du cercle polaire

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Thème de la semaine : une rencontre touchante

Après la fougue et la passion flamenca la semaine dernière place à la douceur et la tendresse. Au cours de nos voyages, nous mettons un point d’honneur à partir à la rencontre de gens et à profiter des belles surprises que la vie met sur notre chemin. Je pourrais te raconter des tas de rencontres sympathiques, les carnets de voyages de Cuba sont remplies d’anecdotes de ce type, nos étés calabrais ont aussi mis sur notre route de gentils papis et mamies curieux de notre profil de pseudos touristes et toujours prêts à nous faire partager un peu de leur savoir faire traditionnel ou culinaire, mais cette semaine, j’ai envie de retourner en Finlande, te parler de rencontres faites au delà du Cercle Polaire.

Cette semaine je t’emmène

Bon en vérité, notre séjour en Laponie a été une véritable parenthèse enchantée au cours de laquelle nous avons vécu sur un petit nuage. Est-ce l’air pur des terres polaires ? Ou peut-être les grands espaces ? À moins que ce ne soit simplement la solidarité et l’esprit des finnois, je ne saurais vraiment te dire… Mais en l’espace de 5 jours nous avons eu la chance de faire des rencontres qui restent dans notre top 10 d’expériences de voyages mémorables.

J’ai choisi ce lieu car…

La Laponie a fait partie des séjours absolument magiques dont je t’ai parlé déjà quelques fois sur le blog. En effet, c’est un lieu idéal à découvrir avec des enfants et dont les paysages de forêts à perte de vue sont à couper le souffle. La sensation de faire corps avec la nature et de se sentir tout petit face à l’immensité du monde nous a accompagnés tout au long de notre séjour. Et les rencontres que nous y avons faites, comme je te le disais dans le paragraphe précédent ont été à la fois inattendues et mémorables.

Pour nos premières nuits en Finlande, nous avions choisi de dormir dans un mokki, une cabane traditionnelle finlandaise, souvent située près d’un lac ou dans les bois. Sur airbnb, une annonce avait attiré mon attention, un groupement de cinq cabanes à l’ancienne, sans eau courante. Le prix était très correct, j’ai dû payer une centaine d’euros pour 3 nuits. L’idéal pour vivre l’expérience lapone au coeur de l’été. Je n’ai donc pas attendu pour réserver et l’attente pour en arriver à cette étape a été TRÈS longue…

Lorsque nous sommes arrivés aux abords de Pelkosenniemi, une bourgade lapone connue pour avoir enfanté quelque Elvis Presley local, nous avons bifurqué pour découvrir notre petit coin de paradis. Ces jolies cabanes étaient tenues par un couple, qui ne parlaient absolument pas un mot d’anglais, alors autant te dire que le français et l’italien étaient loin de faire partie de leur répertoire. C’est google translate qui nous a permis de communiquer tout au long de ce séjour. Nous arrivions d’une expérience désagréable à Helsinki, qui m’avait contrainte à passer du temps à écrire des mails et à téléphoner aux relations clients d’airbnb et la délicatesse de notre hôtesse qui nous a accueillis avec des tartelettes faites maison, des mots gentils pour les enfants et le poêle du sauna traditionnel déjà chaud pour que l’on puisse aller se détendre nous a touché au plus au point. Tout au long de notre séjour, nos hôtes se sont proposés de nous amener à la pêche, de nous tirer l’eau dont nous avions besoin, nous ont fait partagé leur vie et nous ont raconté, toujours grâce à Google translate, les rudesses de l’hiver lapon. Quitter les lieux avait été pour toute la famille particulièrement difficile, et à en croire le livre d’or de la cabane, tous les hôtes qui sont passé par là ont connu le même ressenti.

Mais il fallait bien quitter les lieux et d’autres rencontres toutes aussi émouvantes nous attendaient encore sur le chemin ce jour là :

  • des rennes : ils sont très nombreux sur le bord des routes lapones, jusque là, rien de bien impressionnant au bout de plusieurs jours dans la région, la rencontre de ces grands cervidés finit par ne presque plus vous impressionner. Toutefois, lors d’un arrêt pipi prêt de la ville de Luotso, nous avons eu la chance de voir arriver un troupeau, parmi lequel vivait un renne blanc. Phénomène plutôt rare dans la nature.
  • le Père Noël : alors certes, visiter à Rovaniemi le village du Père Noël en plein été, manque cruellement de magie. Après plusieurs jours immergés dans la nature sauvage, le retour à la civilisation a été quelque peu compliqué. Certes, le vieux barbu a clairement le sens des affaires et son elfe photographe n’a rien à envier aux gobelins qui tiennent Gringotts quand il essaie de te vendre à la sortie le souvenir de ta rencontre avec le Père Noël. Il faut dire que l’on met les petits plats dans les grands pour vous accueillir dans la majestueuse bibliothèque du Père Noël. Je crois que Wanderlust Dad et moi étions à peu près aussi impressionnés que les Schtroumpfs devant lui. Et puis, quel émerveillement ! J’ai encore l’oeil humide quand je repense à leur sourire, à leur regard pétillant et à leur maladresse face à lui. En plus, il était vraiment bien drôle ce Père Noël, nous entendant parler français, il nous a accueilli dans une langue de Molière approximative mais qui avait le mérite d’exister. Le mini schtroumpf voyant clairement que notre pauvre homme n’était pas très à l’aise, s’est dit qu’il serait peut-être mieux de lui parler en italien (sait-on jamais ?). Et là, c’est le drame ! Allo Houston ! Nous avons un problème, on a perdu le Père Noël ! Quand on regarde la vidéo, on rit encore en voyant le regard de ce brave monsieur vriller des yeux et nous répondre dans un joyeux mélange de langues en espérant que quelqu’un prenne le relais en anglais…

Si tu devais ne choisir qu’une seule photo, laquelle choisirais-tu ?

Le lendemain de notre visite au village du Père Noël, l’étourderie de notre grand, qui avait oublié sa seule veste (alors qu’il faisait particulièrement frais) chez nos premiers hôtes nous a valu un détour de plusieurs centaines de kilomètres pour aller la récupérer. Là encore, leur gentillesse n’a pas eu de limite, se prêtant au jeu des photos souvenirs, et nous offrant pour la route la bagatelle de près d’un kilo de myrtilles. Là-bas, cela ne représente certes pas grand chose, mais quand tu calcules rapidement le prix d’un kilo de myrtilles bio par chez nous, tu apprécies le geste et plutôt deux fois qu’une. Nous avons eu beau lui expliquer que c’était beaucoup trop, que nous reprenions l’avion le lendemain et qu’il serait compliqué de tout manger dans la soirée, rien n’y a fait. Peut-être avait-elle des gênes de mamma italienne elle aussi ? Et voilà donc comment, pour ne pas gaspiller toutes ces belles myrtilles, je me suis retrouvée, à faire de la confiture au Pôle Nord à partir de bocaux de sauce tomate récupérés des repas des jours précédents, nettoyés et stérilisés. Je t’avoue que cette confiture a une saveur particulière, celle du grand nord, de ses forêts majestueuses et de la gentillesse de nos hôtes.

Thème du 24 février : Insolite

Et vous ? Où nous emmenez-vous cette semaine ?

À bientôt 😉

Les voyages de Lotta, tome 1 – Les renards de feu, Zimmer et Ofride

Si tu nous suis depuis quelques temps, tu sais que la Laponie finlandaise est une destination qui nous a beaucoup touchés. Aussi, lorsque les éditions Jungle nous ont proposé de découvrir le premier opus de Les voyages de Lotta, de Zimmer et Ofride, sorti le 22 octobre dernier nous avons sauté sur l’occasion. En effet, dans ma Booklist finlandaise, je te disais à quel point il était difficile, en dehors des Moomins, de trouver des ouvrages de littérature jeunesse abordant la culture scandinave en général et la culture Sami en particulier. En cette période où le froid arrive, et où nous sommes de nouveau confinés, je te propose aujourd’hui un grand voyage. Aujourd’hui je t’embarque donc dans la partie norvégienne de la Laponie, dans le Comté du Finmark, tout près du Cap Nord découvrir les aventures de Lotta et Solveig.

Quatrième de couverture

Au delà du Cercle polaire Arctique, en Laponie, sur le grand plateau montagneux norvégien du Finmark vivent les Samis et leurs troupeaux de rennes. Olaf, éleveur de rennes, élève seul ses deux filles de douze ans, Lotta et Solveig. Bien que jumelles, elles sont pourtant très différentes. Solveig est d’allure fragile, mutique, enfermée dans son monde, elle ne communique avec son entourage qu’en dessinant. Lotta parle pour deux ! Dynamique et déterminée, elle veut devenir chamane afin d’entrer en relation avec les esprits et retrouver l’esprit perdu de sa soeur. Mais une longue et difficile formation attend l’adolescente, qui devra affronter bien des danger.

Notre avis

Recevoir un livre dans notre boite aux lettres pour en parler sur le blog est toujours un grand plaisir. D’autant plus si la destination qu’il aborde est chère à notre coeur. Nous remercions donc les éditions Jungle de nous avoir fait confiance dans le cadre de ce service presse. Nous nous sommes donc dépêchés de terminer notre lecture en cours, pour découvrir Les voyages de Lotta. Dans cet album de 48 pages on découvre donc l’histoire de deux jumelles, orphelines de mères.

Chacune d’entre elle affronte le deuil à sa façon, l’une avec une colère bouillonnante et une détermination sans bornes et l’autre avec un silence résigné. En effet, l’esprit de Solveig semble s’être envolé en même temps que celui de sa mère et Lotta n’a qu’un seul but, devenir chamane, afin de le retrouver et remettre un peu d’ordre dans sa famille que la mort de sa mère a bouleversé.

Face à elles, on retrouve un papa, absorbé par son travail d’éleveur et parfois démuni par l’absence de sa femme et l’évolution de ses filles. On s’attache volontiers à ce papa souvent maladroit et un peu rustre qui ne sait pas trop comment se positionner entre une fille trop discrète et une autre dont les projets vont à l’encontre de ce qu’il a envisagé pour elle. Lui aussi évolue au fil de l’histoire, secoué par la volonté inflexible de sa fille de devenir chamane.

L’univers de l’album est plutôt girly, normal me diras-tu pour une BD publié chez Miss Jungle. Cela n’empêche pas les garçons d’être présents dans l’histoire en la personne d’Elias et ses amis, le fils d’un autre éleveur de rennes. Des personnages qui, eux, ne sont pas très sympathiques.

Lotta et son tempérament de feu s’apaisent toutefois dans la tente du vieux chamane du village. C’est lui qui l’initie au voyage dans les différents pays des esprits. Voyages dont elle a quelques difficultés à revenir indemne et dont elle peine à retenir les enseignements. Au son de son précieux tambour, elle se métamorphose et part, dans la forêt, sous la mer, ou au pays des esprits en quête de celui de sa soeur qui s’est égaré… Elle doit mettre sa patience à l’épreuve, après de ses voyages et d’elle même, calmer ses ardeurs pour mener à bien la mission qu’elle s’est fixée.

Si l’histoire saura certainement parler aux jeunes filles, elle est aussi magnifiquement servie par les illustrations d’Elena Bia, alias Ofride. Elles alternent entre couleurs flamboyantes, camaïeux de couleurs froides et emportent le lecteur dans un univers onirique fait d’animaux totems avec la légèreté des aurores boréales.

Je ne suis pas vraiment du parti de cantonner certaines lectures aux garçons et d’autres aux filles, c’est pourquoi je l’ai lu l’album avec les garçons. Et leur réaction ne s’est pas faite attendre. Si les schtroumpfs ont apprécié l’histoire, les transformations de Lotta, et l’univers de voyage et de rêve dans lequel l’histoire les a plongés, ils ont aussi regretté que les seuls personnages masculins auxquels ils auraient pu s’identifier ne soient que dans le cliché du garçon agressif et mauvais perdant… On espère que dans les tomes suivants, avec une Lotta plus apaisée, et peut-être de nouveaux personnages, les relations filles-garçons seront abordées différemment.

Et vous ? connaissez-vous ce titre ? Est-ce qu’il vous fait envie ?

En attendant de nouveaux voyages ou de nouvelles lectures, prenez soin de vous.

À bientôt 😉

Finlande du Sud au Nord : nos 10 coups de coeur

Dans un précédent article, je te racontais à quel point la Finlande avait été une destination qui était restée dans le coeur de notre famille comme une parenthèse enchantée. Au cours de notre road trip, nous avons dans un premier temps visité le Sud Ouest du pays et la capitale avant de nous envoler vers le grand Nord pour quelques jours et terminer notre voyage dans le Sud Est. Aujourd’hui, je vais essayer de me prêter à l’exercice périlleux du Top 10 partager avec toi les 10 expériences préférées de notre famille. Le choix a été difficile, tant dans la sélection des 10 heureux élus que dans l’ordre dans lesquels les placer mais on y est arrivé. Prêt pour notre top 10?

10 – Linnanmaki

Un peu comme Tibidabo à Barcelone, Linnanmaki est un parc d’attractions juché sur les hauteurs d’Helsinki. L’ambiance bonne enfant est à mi-chemin entre celle d’une fête foraine et d’un parc d’attraction et les bénéfices du lieu vont au profit d’une association de protection de l’enfance.

Pour le visiteur, plusieurs options possibles : la visite journée où tu paies ton entrée comme dans tout autre parc d’attractions et tu profites de la totalité des attractions à volonté ou le carnet de tickets qui te permet d’accéder à une dizaine d’attractions, un peu comme à la fête foraine.

L’entrée à la journée étant assez chère, nous avons choisi la deuxième option et nous y avons passé le début de soirée. Les garçons ont pu faire du manège, et en famille, nous avons bien ri dans le train fantôme et sur le monorail qui fait le tour du parc. Personnellement, j’ai adoré la déco un peu vintage…

9 – Découvrir la ville de Sipoo

Rien ne nous prédestinait à visiter cette ville. Quelques maisons isolées, 2 églises qui se faisaient face, ce matin-là, sur la route de Porvoo, on avait le temps, on avait fait les courses et on était en mode, on va à Porvoo mais si on trouve quelque chose de sympa sur la route, pourquoi ne pas faire un détour. On profitait de la campagne du Sud en se disant que la parenthèse aller bientôt s’achever, quand on a vu sur la route un groupement de maisons et le panneau en finnois Sipoo Vanha Kirkko. Au bout de presque 10 jours en Finlande à visiter des vieilles villes notre piètre finnois nous permet quand même de comprendre qu’en suivant cette direction, on arriverait devant une vieille église. Et on n’a pas été déçu… L’une des plus vieilles de Finlande, fin du XIVè siècle, elle est juste sublime ! Sereine, elle a la classe et l’élégance de ces vieilles dames ridées dont le regard est plein de sagesse. On y est les seuls touristes et double effet Kiss Cool, de l’autre côté de la route, la nouvelle église nous attend. Les jardins des églises étaient tellement jolis qu’on en a profité pour s’y poser et pique niquer…

8 – Porvoo

C’est la jolie carte postale du Sud Est de la Finlande avec ses maisons rouges sur le bord de la rivière, ses boutiques de créateurs, ses cafés coquets et ses antiquaires, son église avec ses ex-votos. La ville est assez touristique et nous n’étions pas seuls mais nous avons adoré l’ambiance lacustre du village.

En reprenant la voiture, nous avons fait un détour dans la lagune, le long du sentier ornithologique. Paysages sauvages et remplissage de mirettes garanti !

7 – Rencontrer le Père Noël

Impossible de partir de Laponie sans aller rendre visite au Vieux Barbu… Pour les garçons c’était LEUR passage obligé et sûrement le souvenir qui les a le plus marqué du voyage.

Il faut dire que même si l’extérieur manque cruellement de magie en cette fin d’été avec ses boutiques à souvenirs made in China, ses rennes parqués et ses allées goudronnées, le bureau du Père Noël est particulièrement joli et son occupant très élégant dans son costume de travail.

Je ne saurais pas te dire ce qu’il s’est passé dans leurs petites têtes de wanderlustschtroumphs lorsqu’ils ont passé la porte et qu’ils l’ont découvert. Tout ce que je sais, c’est que mes garçons, pourtant d’ordinaire pas timides se sont faits tout petits devant ce grand bonhomme. Ils ont tout de même réussi à le faire tourner en bourrique à ne plus savoir quelle langue parler en lui parlant à moitié en français, à moitié en italien. Tempête de poussière de fée dans leurs petits yeux et taux d’humidité dans les yeux de maman : 100 %.

6 – Rauma

Rauma est une petite ville du Sud Ouest de la Finlande. Si la partie moderne de la ville n’a pas un grand intérêt, nous avons adoré la visiter la vieille ville avec ses maisons de bois aux façades pastels.

Dans mon précédent article sur la Finlande, je te disais que j’avais trouvé que cela ressemblait à Disneyland, sans Mickey. À Rauma, cela m’a fait l’effet de visiter un village de contes de fées. Une petite place du marché, des jolies maisons aux belles couleurs, des boutiques dédiées à la spécialité locale : la dentelle. Tu t’attendrais à voir une princesse sortir en poussant la chansonnette pour t’expliquer à quel point son monde est merveilleux à tous les coins de rues. La mignonnerie à l’état pur ! Et un calme et une sérénité ! Le radar à compatriotes de wanderlustdad nous a conduit tout droit à la seule pizzeria de la ville tenue par un italien qui nous a suggéré notre visite de l’après-midi dans un petit coin de bord de mer fort sympathique.

5 – Rechercher des améthystes

Dans la série des visites sympas que nous avions glanées dans les guides touristiques sur la Laponie, il y avait la possibilité de visiter la mine d’améthystes de Pyha Luotso. En lisant ça, on s’est tout de suite vus se la jouer Grincheux, Prof, Atchoum et cie chantant Hey Ho ! à tue-tête à la recherche de petites pierres violettes.

Sur place, nous avons passé une agréable journée. La mine, contrairement à l’image qu’on peut s’en faire n’est pas sous terre mais en haut d’une montagne. L’été, on y acccède par un joli sentier de randonnée, raisonnablement fréquenté, l’hiver des navettes chasse-neige font des allers-retours entre le parking et le refuge qui sert aussi de billeterie.

Comme tout en Finlande, la visite est assez chère mais elle est plutôt pédagogique. Après une tisane de mûres polaires de bienvenue prise dans des tasses en bois, notre guide nous a rapidement présenté l’améthyste d’un point de vue géologique puis nous avons pu nous mettre dans la peau des mineurs et creuser à la recherche de la pièce que l’on pourrait ramener à la maison.

C’est pas avec les petits cailloux que l’on a trouvé que l’on a réussi à retrouver notre chemin, mais l’espace d’une journée, jouer les chercheurs d’or comme dans les romans de Jack London, c’était vraiment chouette. ❤

4 -Avoir les mains bleues à force de cueillir des myrtilles

Dans la famille on adore cueillir des baies : mûres, framboises, fraises des bois. Toutes les balades en forêt sont bonnes pour faire de la cueillette et préparer des confitures mais il y en a une qui ne pousse pas vraiment sous nos latitudes c’est la myrtille. Alors quand on s’est rendu compte qu’elle poussait juste au pied de notre chalet et qu’il y en avait des parterres entiers, il n’en a pas fallu beaucoup pour nous mettre à l’oeuvre. Les wanderlustschtroumphs armés de leur petits seaux sont immédiatement passés à l’action. Un peu dans le seau, beaucoup dans la bouche directement du producteur au consommateur, un peu dans les yaourts, au bout de 4 jours en Laponie, avec les mains bleues, il nous restait encore 800 grammes de myrtilles qui ne pouvait pas prendre l’avion… Qu’à cela ne tienne, même au Pôle Nord, on a fait des confitures, et lorsque l’on ouvre les pots, on retourne en Laponie par la pensée.

Attention chez lecteur nous voilà arrivés sur le podium !

3 – Fiskars

Pour moi, avant de découvrir la Finlande, Fiskars, c’était une marque de ciseaux, tu sais ceux avec les trous orange pour mettre les doigts et qui coûtent le prix d’une Rolls Royce… Tu vois ? Sur le coup, ça ne m’inspirait pas le comble du kif touristique, visiter un site industriel, ouais bof… Jusqu’à ce que je tombe sur ça…

Une rivière, des arbres, de jolies bâtisses en briques… Il en a pas fallu beaucoup plus pour que je fasse des pieds et des mains pour qu’on l’inclue dans notre circuit… Une fois sur place, ajoute à cela de jolies petites boutiques de créateurs, un artisan forgeron qui a expliqué aux garçons comment il travaillait à l’ancienne, une micro-brasserie et l’impression que le temps s’est arrêté et nous avons tous été conquis par la magie de la marque orange au nom difficile à prononcer.

2 – Pouvoir approcher des rennes

En arrivant à Helsinki, on s’était dit que ce serait génial si on arrivait à voir des rennes pendant notre voyage. Si ils ont été plutôt discrets pendant tout le temps que nous avons passé dans le Sud, à peine débarqués à Rovaniemi, au portes du Cercle Polaire, nous avons eu l’occasion de constater que le panneau attention traversée de rennes n’était pas une légende urbaine. Au milieu de la route, au bord des chemins et même parfois sur les parkings, se sont des troupeaux entiers que nous avons pu approcher et observer en essayant de les déranger le moins possible. Nous avons même eu la chance de rencontrer un renne blanc. Je te laisse imaginer l’excitation des wanderlustschtroumphs de rencontrer le même renne blanc que dans leur boite de playmobils 😉

Nous voilà arrivés à la fin de ce classement. Quelle est donc l’expérience qui a le plus marqué notre voyage ?

1 – Dormir dans un mokki

Très tôt dans l’organisation du voyage, l’idée de dormir dans un chalet traditionnel en Laponie était apparue à tout le monde comme un incontournable. En la matière, tu peux trouver de l’attrape touristes comme du lieu beaucoup plus familial.

Après une soirée passée sur un site de location entre particuliers qui commence par un A et qui finit par un B, je suis finalement tombée sur une annonce complètement atypique. Un groupe de cabanes traditionnelles, sans eau courante (mais avec l’électricité quand même), toilette sèche et sauna traditionnel pour un prix par nuit si peu cher que tu es obligé de te frotter les yeux pour vérifier que tu ne te trompes pas.

Nos hôtes ne parlaient pas un mot d’anglais et nous, tu imagines que pour le finnois c’était la même… Mais on s’est débrouillés et vraiment, on a passé trois jours magiques au contact de la nature et de la vie traditionnelle finlandaise à l’issu desquels il a été difficile de reprendre la route pour poursuivre notre route. J’espère vraiment de tout coeur qu’un jour, nous aurons l’occasion d’y retourner.

Voili voilou, si l’article t’a plu n’hésite pas à commenter et à t’abonner…

À bientôt 😉