Throwback thursday livresque #2

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, Bettie du blog Bettie Rose Books a pris l’initiative d’en faire un rendez-vous livresque en 2016. Le but est de parler chaque jeudi d’un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Bettie a passé le flambeau, désormais le récap’ des liens se fait sur le blog my-bOoks.com. Venez y participer.

Thème de la semaine : Maman

Dimanche c’était la fête des mères. Le thème du jour se propose donc de leur rendre hommage. J’ai lu quelques jolis bouquins avec de beaux portraits de mamans ces dernières années, mais s’il y en a un qui m’est venu tout de suite à l’esprit c’est celui-ci.

Et oui, aujourd’hui j’ai envie de te reparler d’un livre que j’ai lu l’été dernier et qui m’a laissé complètement chamboulée. J’en avais déjà fait un petit teaser dans ma booklist finlandaise mais je l’ai trouvé tellement magnifique que j’en remets un petit coup ici.

Tout y est beau des paysages scandinaves enneigés à la dévotion de cette mère courage qui finit par tout plaquer, malgré les dettes, les huissiers et tout le reste pour aller voir les aurores boréales avec le camping car de son père et se retrouver ses filles.

C’est le camping car sur la couverture et l’idée de repartir en dans le Grand Nord qui avait fait acheter ce bouquins et le portait de cette maman et de sa grand-mère m’ont littéralement bouleversée.

Emotions, éclats de rire, émerveillement, tout y est… Et le livre tient les promesses de son titre, rallumer les étoiles dans tes yeux le temps d’une lecture et plus si affinités.

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À bientôt 😉

C’est lundi que lisez-vous #2

Il s’agit d’un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se faisait auparavant chez Galleane. Les liens sont maintenant répertoriés chez Camille du blog I Believe in Pixie Dust.

Comme chaque lundi, les questions sont les suivantes ?

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Qu’êtes vous en train de lire ?

Que lirez-vous après ?

Alors ? Ready ?

Qu’avez-vous lu cette semaine ? / Qu’êtes vous en train de lire ?

Cette semaine, le temps de lire m’a un peu manqué, même si j’ai profité des transports pour avancer un Géographie de l’instant, c’est le genre de livre que tu savoures devant un bon feu l’hiver dans une atmosphère hygge avec ton plaid et ton thé bien chaud. Je ne le sens plus trop en phase avec mes envies de lecture du moment mais en même temps, je n’ai pas envie de laisser tomber un bouquin avec de si jolis mots… Bref, je patauge un peu, heureusement que les histoires du soir avec les garçons me font un peu changer d’univers.

Je ne sais pas si je te l’avais dit la semaine dernière mais mon grand s’est lancé dans la lecture d’Harry Potter et comme c’est encore un peu long pour lui, on se fait un relais lecture. Il lit 5 pages, et le soir je leur en lis autant en lecture à voix haute. C’est bon de se replonger dans une histoire que tu as lu ado, avec l’enthousiasme des débuts et qui n’a pas pris une ride.

J’espère vraiment avoir le temps de finir tout ça parce que j’ai glané plein de nouveaux titres qui me font de l’oeil.

Qu’allez-vous lire ensuite ?

Une année en Provence de Peter Mayle dont je t’avais parlé la semaine dernière est toujours sous ma table de nuit. C’est lui que j’aurais dû choisir à la ploum, j’aurais avancé plus vite ma pile à lire… D’autant que La commode aux tiroirs de couleurs d’Olivia Ruiz est enfin sorti et celui-ci me fait de l’oeil depuis qu’il a été annoncé pendant le confinement. Et que je me dis que je relirais bien Harry Potter en anglais cette fois-ci…

Et vous c’est lundi ? Que lisez-vous ?

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À bientôt 😉

C’est lundi, que lisez vous ? #1

Il s’agit d’un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se faisait auparavant chez Galleane. Les liens sont maintenant répertoriés chez Camille du blog I Believe in Pixie Dust.

Allez je me lance dans l’aventure, la partie littérature du blog malgré beaucoup de bonne volonté n’est pas encore assez fournie. Du coup ce petit rendez-vous littéraire du lundi sera l’occasion d’étoffer un petit peu la partie lecture et autres compagnons de route.

Comme chaque lundi, les questions seront les suivantes ?

Qu’ai-je lu la semaine dernière ?

Qu’est ce que je suis en train de lire ?

Quel sera mon prochain livre ?

Allez je me lance…

Mes lectures de la semaine

La semaine dernière a été assez productive en terme de lecture…

J’ai terminé Le pèlerin de Compostelle de Paolo Coelho. J’avais adoré l’Alchimiste, que j’avais lu quand j’étais ado. J’avais été convaincue à moitié par Hippie. Cela faisait longtemps qu’il trainait dans la bibliothèque de ma mère et je me suis dit que c’était peut-être le bon moment pour m’aventurer de m’aventurer avec lui sur le Chemin de Compostelle, car c’est une destination qui fait partie de mon tiroir à voyage depuis longtemps. Au final, j’ai été déçue. Le livre n’est pas bien épais mais il traine en longueur, dans des considérations ésotériques et dans cette quête de l’épée qui met entre parenthèse l’aspect humain que l’on attend trouver dans ce genre de récit de voyage… Bref, ce n’était pas un coup de coeur.

J’ai ensuite quitté l’Espagne pour l’Ecosse avec Une saison au bord de l’eau, de Jenny Colgan. L’Ecosse me faisant de l’oeil depuis un moment aussi et connaissant l’univers de Jenny Colgan que j’avais bien aimé avec Rendez-vous au Cupcake Café, je suis allée récupérer ce livre qui attendait sagement dans ma pile à lire depuis cet été. Je me suis laissée happée par le retour au bercail de Flora MacKenzie, juriste londonienne, qui pour les besoins d’une affaire, doit retourner sur son île natale, dans les Highlands. Si vous avez déjà lu du Jenny Colgan, on y retrouve tous ce qui fait son univers, la cuisine et la gourmandise, ainsi que l’aspect comédie romantique et le triangle amoureux, le tout saupoudré de légendes celtiques qui m’ont fait penser au dessin animé le Chant de la mer. Il est assez chouette, aussi doux qu’un téléfilm de Noël.

Ce que je lis en ce moment

Après avoir terminé Une saison au bord de l’eau. J’étais indécise entre Une année en Provence de Peter Mayle, Géographie de l’instant de Sylvain Tesson et Denier du rêve de Marguerite Yourcenar, que j’avais déjà lu, mais un peu oublié. Au final, c’est Sylvain Tesson qui a gagné, presque à Chi-Fou-Mi. Non en vrai au privilège du temps passé dans la pile à lire… Bref, celui-ci a fini à la maison au hasard des promotions deux livre achetés un livre offert que l’on trouve souvent pendant l’été.

Au final, c’est plutôt une bonne surprise, Géographie de l’instant, ce sont les carnets de notes de Sylvain Tesson. Je n’ai pas encore lu ses grands romans mais trainer dans sa poche au gré de ses voyages est plutôt agréable. On passe du coq à l’âne, de l’actualité internationale, à ses lectures en passant par ses balades quotidiennes et son style est toujours parfait, poétique avec des mots habilement choisis. J’aimerais que mes carnets de notes que je prends pour le blog soient aussi clairs et bien écrits. Je pense le garder encore un petit moment car il est assez épais et pas du tout conçu comme un page turner.

Et après ?

Je pense que ce sera au tour d’Une année en Provence de Peter Mayle. La semaine dernière, nous avons fait une virée en amoureux dans les villages du Lubéron et nos pas nous ont conduit à Ménerbes. Ce village est un peu particulier pour moi car il est associé Dora Maar, une artiste que j’adore et dont j’ai lu à peu près toutes les biographies possibles et imaginables, et qui y a passé des heures assez sombres de son existence après sa rupture avec Picasso. Je me souvenais aussi avoir vu et entendu ma mère se tordre de rire au journal de Peter Mayle, fraîchement installé dans le village, je me dit qu’il serait peut-être temps de donner à ce petit bijou un aspect plus comique.

Et vous qu’avez vous lu cette semaine ? Que lisez-vous ? Quel sera votre prochain compagnon de route ?

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À bientôt 😉

Comment nous sommes devenus des fées des livres…

Longtemps, dans la famille, nous avons eu un rapport aux livres très fusionnel. Nous avons toujours eu des livres, beaucoup, peut-on dire trop ? Je ne pense pas. On ne lit jamais trop, mais en l’occurrence trop pour que l’on arrive à cohabiter avec eux, trop si l’on en croit le budget que l’on pouvait y accorder. Entre la bibliothèque des enfants, celle des grands et nos bibliothèques pro, une pièce entière leur était consacrée et il n’y aurait bientôt plus de place pour les nouveaux arrivants. De plus, concrètement, une fois qu’ils avaient été achetés, lu, et à la rigueur relus, il ne leur restait plus qu’à prendre la poussière sur une étagère…

Triste fin pour un objet qui a pour vocation de nous faire rire, pleurer, aimer ou voyager ne trouvez-vous pas ? J’ai donc commencé à trier, et à donner, à des copines, des livres que je pensais qu’ils leur plairaient, à l’école des enfants, à la bibliothèque de l’université nos vieux livres d’étudiants que l’on avait pas pu revendre et ainsi de suite. Et ce qui était inimaginable pour moi s’est produit, j’ai pris plaisir à me séparer de mes livres en essayant d’imaginer avec quelle personne ils passeraient le mieux la prochaine partie de leur existence, à qui ils accorderaient un moment d’évasion, un peu de douceur ou des mots qui apaisent.

Tout comme j’ai pris plaisir à fréquenter les bouquinistes, les bibliothèques et les boites à livres et à me laisser surprendre par ces histoires que tout à coup quelqu’un laissait sur mon chemin.

Et puis l’été dernier, que nous nous baladions avec les garçons dans le jardin des plantes du Museum d’Histoire Naturelle de Toulouse, j’ai entendu wanderlustgrandschtroumpf pousser un grand cri. « Maman, Maman, regarde y a un livre ! Il est tout beau ! ». Entre deux plantes, dans une jardinière de la serre des plantes carnivores, il venait de trouver un trésor : une histoire de pirates, de son âge, joliment enrubannée. Il avait été déposé à cet endroit par une book fairy, une fée des livres, d’après ce que disait l’étiquette déposée sur sa couverture.

Le principe était simple, prendre le livre, le lire, et à notre tour, le préparer joliment et le déposer quelque part, au gré de nos promenades, afin de lui faire poursuivre son voyage avec une autre personne qui s’arrêterait elle aussi, le trouverait comme on trouve un petit trésor et le lirait à son tour.

Leur slogan, I believe in book fairies (je crois aux fées des livres) m’a immédiatement fait penser à cette scène de Peter Pan, où Clochette, pas au mieux de sa forme sent qu’elle est en train d’aller vers la lumière et que les enfants se mettent à crier « je veux que les fées existent, j’y crois, j’y crois » afin de lui donner de la force. On croyait déjà très fort dans la famille à la magie des histoires et du livre. Mais en cette période où par notre travail, nous le voyons chaque jour un peu plus tomber en désuétude au profit des liseuses, consoles, netflix et autres supports numériques, on s’est dit qu’il était vraiment précieux que certaines personnes déposent autour de lui un peu de poussière d’étoiles.

L’idée était géniale ! J’ai donc cherché à en savoir plus et je me suis mise à suivre sur instagram et facebook cette joyeuse communauté qui diffuse grâce partout dans le monde le goût du livre, de la lecture et de la littérature. L’actrice Emma Watson, s’est même prêtée au jeu lors de la sortie du film Les quatre filles du docteur March, cachant aux quatre coins du globe à chaque étape de la promo, des exemplaires du roman estampillé par les book fairies.

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Pendant le confinement, j’ai continué mon tri, avec la ferme intention, lorsque cela serait possible de commander les autocollants à apposer sur les livres pour leur donner ce statut d’objet magique et les déposer. Et cette semaine, j’ai trouvé sous ma porte la précieuse enveloppe, contenant les stickers et le joli tote-bag que j’avais commandé pour nos missions féériques. Les garçons, wanderlustgrandschtroumpf le premier n’ont pas arrêté de parler à tout le monde pendant la journée de cette nouvelle perspective d’aventures livresques.

Je suis maintenant parée pour emmener dans mon joli petit sac de fée, nos livres en mal d’aventures vers de nouveaux horizons.

Aujourd’hui nous avons enfin réalisé notre première mission de bookfairies. Nous avons caché le livre que nous avions trouvé à Toulouse au cours de l’une de nos visites et on espère qu’ils feront des heureux et éveilleront peut être des vocations féeriques.

Et vous ? Croyez-vous aux fées des livres ? Êtes-vous prêt à faire vivre à vos livres de nouvelles aventures ?

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A bientôt 😉

L’art de voyager sans partir loin éd. Lonely Planet

L’art de voyager sans partir loin, éd. Lonely Planet

En ces temps étranges de confinement, la wanderlust family est coincée à la maison et obligée de reporter ces aventures de printemps à une date ultérieure. Mais même depuis son canapé, il est encore possible de voyager et sans allumer la télé.

C’est ce que nous propose ce guide un peu atypique de chez Lonely Planet. J’y suis tombée dessus par hasard alors que je cherchais un cadeau d’anniversaire pour wanderlustdad l’année dernière et je me suis dit que ce serait chouette d’avoir un vivier d’expériences de voyage sans exploser notre PEL ni s’en sortir avec un méga bilan carbone… Je t’ai déjà parlé de ma réticence à acheter un guide touristique qui finira ensuite par trôner sur une étagère façon ramasse-poussière. L’avantage de celui-ci, c’est son côté couteau suisse. Il marche aussi bien pour un week-end où tu es chez toi et que tu n’as rien à faire, que pour un voyage à l’autre bout de la Terre avec ses suggestions de visites alternatives qui marchent partout. Où que tu décides d’aller, il peut sauter dans ton sac à dos.

L’idée du guide est simple, (ré)apprendre à regarder notre jardin, notre quartier, notre ville ou notre région sous de nouveaux points de vue. À travers cinq catégories (éveil des sens, en bonne compagnie, chiche, odyssées culturelles et voya-jouez aux dés), il nous propose 50 expériences de tourisme alternatif sous le pas de notre porte ou presque.

Bon OK, pour le moment, exit les tournées des bars, les randos-street art, et les cueillettes urbaines, mais on peut encore tenter :

  • l’expérience N°4 : changement d’échelle qui propose de faire le tour de votre quotidien avec un objectif macro, un portable avec un bon zoom peut aussi faire l’affaire. L’idée étant de rendre les détails du quotidien poétiques et de faire de jolis photos pour ta collection perso ou pour agrémenter ton instagram… ça se tente non ?
  • l’expérience N°5 : le monde à croquer qui nous fait découvrir les cuisines du monde en suivant l’ordre alphabétique. Ça t’inspire moussaillon ? Alors pars à l’assaut de ton frigo avec à la main ta bible de la cuisine. Où iras-tu en premier ? Argentine ? Albanie ? Angleterre ? Algérie ?…
  • l’expérience N°6 : l’inventaire volatil qui consiste à observer les oiseaux depuis notre fenêtre… Je l’ai testée la semaine dernière depuis le pas de ma porte et j’ai été très agréablement surprise de voir le ballet de petits oiseaux dont je ne connais pas le nom parce que je suis une quiche en ornithologie, dans l’abricotier en fleurs de mon voisin.
  • l’expérience N°9 : thalasso improvisée si comme nous, tu télé-travailles, tu joues la maîtresse avec tes gosses tout en continuant de faire tourner la maison, tu as vite fait de finir ta soirée en mode parent au bord de la crise de nerfs. Ici l’idée est de t’offrir une séance de thalasso DIY dans la salle de bain d’un pote… Alors vu le contexte on laisse tomber l’idée d’aller se faire couler un bain chez des amis, mais on dit oui oui oui à l’idée d’allumer quelques bougies, de se faire un bon masque, une manucure, une gommage ou je ne sais quoi et s’accorder un peu de douceur…
  • l’expérience N°12 : ma tente sur ma pelouse, n’ayant pas de jardin, on ne peut pas la tester celle-ci, et puis il fait encore un peu froid, mais l’idée de faire de faire un barbeuc’ chamallow et de dormir à la belle étoile au fond du jardin ça a un petit goût Koh Lanta en ce moment, non ?
  • l’expérience N°17 : Dog-trotter. Elle nous propose de faire le tour du quartier en suivant Médor. En ce moment, certains d’entre nous sont bien contents d’avoir un tout à sortir pour aller prendre un peu l’air. Alors pour le remercier, si on sortait un peu des sentiers battus et qu’on le laissait maître de la promenade pour une fois ? Tout en respectant les gestes barrières bien sûr et sans s’éloigner du pâté de maison…
  • l’expérience N°38 : avec Tourisme ès lettres, range ton passeport, point n’est besoin d’avion, ni de train, de toutes façons, ils ne décollent plus en ce moment. Le principe de ce voyage littéraire, prendre le livre le plus en haut à gauche de ta bibliothèque, et lorsque vous y rencontrez le nom d’une ville ou d’un pays, fermez ton livre et rends toi dans un autre livre de votre bibliothèque qui parle de cette nouvelle destination. Et ainsi de suite sur une dizaine de livres. Jusqu’où iras-tu, avec quels compagnons et par quels chemins ?
  • l’expérience N°39 : Passé récomposé te propose de revisiter tes plus belles photos de vacances depuis ton salon ou ta terrasse. Envie de soleil et de tropiques, ressors ton hamac et prend un bain de soleil sur ton balcon ou prépare-toi un bon cocktail…

Ceci n’est qu’un condensé de quelques expériences faisables en ce moment. Il y en a plein d’autres super chouettes qui n’attendent que les beaux jours et la fin de la quarantaine pour qu’on les essaie.

Ce qui me plait dans ce livre, c’est avant tout son esthétique, il est beau… J’adore aussi l’esprit et le côté décalé de certaines propositions, les photos à tomber et les petits en-quarts « ils sont testé » pour chaque expérience avec les points positifs et les points négatifs. Il me fait un peu penser au bouquin de Keri Smith How to be a world explorer qui est trop génial mais qui malheureusement n’existe pas encore en français et qui nous propose différentes balades pour nous réapproprier notre petit monde quotidien.

J’espère t’avoir donné quelques idées pour traquer l’ennui de ces longues journées. Et t’avoir donné l’envie de courir faire un gros bisou à ton libraire de quartier dès le confinement terminé pour l’ajouter à ta collection de guides. Prends soin de toi cher lecteur…

À très vite 😉 …

Notre kit de survie pour un voyage de plusieurs heures dans un espace clos

Photo de Lina Kivaka sur Pexels.com

Les vacances viennent de démarrer et avec elle son lot de départs et de longues heures de voyage. Même si les wanderlustschtroumpfs ont été habitués depuis tout-petits à des voyages en voiture de plusieurs milliers de kilomètres plusieurs fois dans l’année, il n’en demeure pas moins que le temps est long pour tout le monde… Pour nous les adultes, pas question de voyager de nuit car si les enfants peuvent dormir, ce n’est pas notre cas et impossible de démarrer une journée avec tête ressemblant à un tableau de Picasso au sommet de sa période cubiste quand les schtroumpfs, frais comme la rosée du matin, se réveillent en mode pump it up ! (Tu vois la scène ?)

Alors pour survivre à cette épreuve ultime épreuve qui te rapproche du Graal tant attendu de tes vacances, je te propose de découvrir le kit de survie qui nous accompagne maintenant depuis quelques années avec le moins d’écran possible parce qu’après la tranquillité de l’écran tu dois souvent composer avec son deuxième effet Kiss Cool, l’agitation et dans un espace clos, ça peut vite devenir dur à gérer. Tu trouveras quelques variantes en fonction de l’âge des loupiots.

Un carnet et des crayons de couleurs

Carnet de coloriage, simple cahier ou cahier d’activités, les garçons adorent, dans la voiture, dessiner, colorier ou écrire des histoires ou faire des petits jeux à partir de leurs héros préférés ou des choses qu’ils ont pu rencontrer sur le trajet…

Pour des questions pratiques, on préfère les crayons (aquarellables) aux feutres.

  • Les crayons, c’est zéro déchet puisque c’est compostable et la planète te dit merci… (Oui je sais dans un trajet à émission carbone +++ c’est super cohérent tout ça…)
  • Les crayons c’est moins embêtant que les feutres car si tu perds un bouchon dans la voiture, avant de t’arrêter pour le retrouver t’es un peu embêté…
Carnet format A6, Hema 1,5€

Côté carnets, on aime bien ceux de Hema pour leur petit prix (1,50 € le format A6 et 2,50€ le format A5) leur couverture en carton sur laquelle on peut dessiner aussi ou coller les tickets de visites, et leur format mini qui rentre dans le sac à dos et qui nous évite de nous balader avec 500 feuilles volantes dans la voiture, le train ou l’avion. Seul bémol l’élastique ne tient pas toujours très bien.

Pour les carnets d’activités, c’est un peu selon l’humeur du moment. Si on a passé la période stickers et gommettes (tellement cool pour la concentration et le calme que ça procure pendant une heure), en ce moment on est dans les livres-jeux. Je te laisse faire un tour chez ton libraire pour trouver celui qui te laissera des heures de paix, chez nous en ce moment c’est à base de Pokémon ou du Loup en slip, miniwanderlustschtroumph est complètement fan de cette BD qui le fait hurler de rire. A faire tous ensemble, on a aussi adoré Saccage ce carnet partout de Keri Smith qui nous a occupé sur la route et nous a suivi pendant tout un été. C’est tellement jouissif de gribouiller, déchirer, coller et faire tout ce qu’on a d’ordinaire pas le droit de faire sur un livre !!! On s’est tellement amusés que j’en ai acheté un nouveau pour notre prochain séjour à Disneyland Paris, mais chuuuut ! C’est une surprise !

Un livre

Je t’entend déjà dire, « mais ils vont avoir mal au coeur ! » ou « et si ils savent pas encore lire »… Pour le mal au coeur, je ne peux que te dire, c’est toi qui gères… Pour le fait de savoir lire ou pas, les nôtres ont toujours eu des livres à disposition en voiture, souvent des gros imagiers ou des cherche et trouve sur les animaux sauvages parce qu’ils adoraient ça avec de plein de belles images et de détails pour les occuper.

Maintenant qu’ils sont plus grands, BD, Manga ou guides adaptés aux enfants (les documentaires sur les villes de chez Kididoc, la collection expliqué aux kids de Lonely Planet…) et ils sont aux anges…

Des petits jeux de sociétés

Petite, je me souviens que pas un départ en vacances ne s’accompagnait par la préparation dans le sac à dos de tout un tas de mini jeux de société avec des mini-dés et des pièces magnétiques dont on passait notre temps à chercher les morceaux dans la voiture. Pour les garçons c’est la même chose.

Leurs chouchous sont chez Djeco (Bataouaf) et Bioviva (dans la famille Défi Nature) pour leur tout petit format, leur petits prix et leur conception qui ne nécessite pas forcément de savoir bien lire pour y jouer, contrairement à un 7 familles classiques par exemple. Ils ont l’avantage de se jouer sans la présence de l’adulte une fois qu’ils ont compris comment ils fonctionnent.

Mais ils adorent aussi jouer sans support matériel aux devinettes et là pour le coup tout le monde est sur le pont, même papa et maman.

Des histoires et toujours des histoires…

Nos schtroumphs sont de grands fan d’histoires, ils adorent ça. Alors pas question d’affronter un long trajet sans une ou plusieurs histoires à écouter.

Nos voyages s’accompagnaient donc de livres CD empruntés à la bibliothèque (ah les tellement magnifiques albums CD de Didier Jeunesse ou la collection écouter lire de Gallimard !!!) ou de j’aime lire à écouter. Mais le problème c’est que nous étions aussi obligés de les écouter alors La guerre des slips et consorts, ça va bien une fois ou deux mais à notre rythme de longs trajets on commençait à les connaître par coeur.

Et puis un jour, je suis tombée sur la Lunii… Tu as peut être déjà vu cette petite boite bleu-vert sur les étals des magasins de jouer qui promet aux enfants des heures d’histoires à composer sans écrans. Aaaaah la Lunii, mais c’est la vie ! Un jeu de casques branchés en dérivation et à nous la liberté d’écouter ce que l’on veut !

Les garçons peuvent passer des heures à fabriquer des histoires avec la petite boite magique. Une fois lassés du pack d’histoires de Suzanne et Gaston, tu peux télécharger sur le Luniistore de nouveaux packs d’histoires. En tant que maman j’apprécie l’initiative, Lunii c’est une petite start up française, avec une équipe très disponible et à l’écoute en cas de pépin (réponse dans la journée par mail du SAV) et qui accorde beaucoup d’importance à la qualité et à la diversité de ses supports. Certains packs d’histoires sont téléchargeables en plusieurs langues (pour nous c’est super cool parce qu’on peut faire partager aux copains en Italie !) et la ligne éditoriale est vraiment soignée avec des collaborations avec les éditions Didier Jeunesse, l’école des loisirs, Quelle histoire et la Bibliothèque nationale de France.

Une playlist qui va bien et un petit blindtest

Je ne suis pas mécontente d’être sortie de la phase « Souris verte » et « crocodiles » mais la playlist a quand même l’avantage de les occuper aussi un bon moment. Ils chantent et pendant ce temps là normalement, ils ne se disputent pas et ne se mettent pas les doigts dans les yeux… Premier luxe !

Deuxième luxe, tu leur fais réviser les chansons qu’ils apprennent à l’école, et là, c’est la maîtresse qui te remercie ;).

Notre playlist du moment est faite à base des CD de la série We love Disney et Jazz Loves Disney, de musiques de films pour enfants ou des chansons qu’ils aiment bien écouter à la radio, et plus de chanter, le blindtest est de rigueur…

Un doudou pour dormir

La team Loup prête à faire le tour du monde…

Même si ils sont grandets maintenant, il n’y a pas un départ sans qu’ils fourrent une peluche dans leur sac. Ils ont toujours une phase où ils y jouent avec et une autre où ils s’en servent de coussin pour se reposer dans la voiture. Selon la peluche, il nous arrive même de nous la jouer comme Armelle dans Amélie Poulain… Le Loup de la série le Loup qui… a fréquemment posé sur nos photos de vacances devant la Tour de Pise, à Londres, ou à Paris comme dans l’album le Loup qui voulait faire le tour du monde… Qu’est ce qu’il faut pas faire…

Et vous ? Que mettez-vous dans votre kit de survie ?

À bientôt ! 😉

De l’art d’être un bon touriste, Johan Idema

Pour ce deuxième article de la catégorie suggestions de lecture, j’ai envie de te parler de ce petit livre que j’ai trouvé dans ma bibliothèque de quartier.

Mais tout d’abord, comme diraient Eric et Ramzy « mettons-nous en situation » 😉

S’il y a un voyage que j’aime particulièrement et dont je pourrais difficilement me passer, c’est mon voyage hebdomadaire à la bibliothèque. Pour moi, aller à la bibliothèque, c’est chaque semaine une nouvelle aventure. Pour reprendre les mots de Forrest Gump, « c’est un peu comme une boite de chocolat, on sait jamais sur quoi on va tomber ».

À la bibliothèque, je suis un peu comme les petits vieux, j’ai mes petits rituels.

Rituel n°1 : faire un tour au département jeunesse pour y rendre la cargaison de livres empruntés pour les schtroumphs et le boulot et chercher de nouvelles pépites de littérature jeunesse.

Rituel n°2 : descendre au sous-sol, au département des adultes et flâner dans les rayons pour y trouver un ou plusieurs nouveaux compagnons.

Au fil du temps, j’ai remarqué que certains livres t’appellent. Du crieur du marché, au wesh à casquette en mode « wesh Mademoiselle, t’y es bien charmante, fais moi sauter dans ton sac à dos ! », en passant par ceux qui roulent des épaules et font leurs mac en attendant que tu les regardes avec envie, ceux qui jouissent de leur réputation et ce qui n’attendent rien qu’un regard de ta part… Oups mais je crois que je m’égare, revenons à nos moutons.

La semaine dernière, en flânant, je suis donc tombée sur ce petit bouquin que je suis tombée. Au premier abord, son titre et sa couverture m’ont fait l’effet de ces gars qui t’arrêtent dans la rue sans trop de tact et avec pas mal de prétention. Mais avec son mot « responsable » écrit en vert, je me suis dit que peut-être, dans la catégorie suggestions de lecture et éthique de voyage, il pourrait être intéressant. J’ai donc décidé de lui laisser sa chance.

Alors ?!? Verdict ?!?

Au bout de quelques pages je suis déjà conquise. Waouh ! Mais ce gars-là lit dans mes pensées, derrière son titre aguicheur, il y a de la culture… Le gars cite Marcel Proust et ce philosophe d’une grande sagesse que j’adore depuis toujours avec son pot de miel et son crop top rouge, l’illustrissime Winnie l’Ourson ❤ ❤ ❤ (Ne jamais sous-estimer la sagesse de Winnie l’Ourson…)

Non blague à part, de façon réfléchie et documentée, il fait tout simplement preuve de bon sens. Ce bon sens qui dans notre course à la plus belle photo à poster sur les réseaux sociaux semble nous abandonner à peine débarqués sur notre lieu de villégiature. Il met des mots sur des choses que nous avions pressenties depuis quelques temps dans la wanderlust family comme les bienfaits de l’anticipation, l’ancrage dans le présent, la beauté des itinéraires bis, les bienfaits de la lenteur en voyage, l’importance de rencontrer des gens du cru…

Au final, malgré ce titre qui pourrait ressembler à un sujet de philo du bac (j’imaginerais bien un examinateur pondre un truc comme ça : « De l’art d’être un bon touriste, vous avez 4 heures ! »), c’est une petite lecture sympa. Le livre est très bien illustré et se lit vite. Il peut se lire au gré des inspirations, dans l’ordre ou dans le désordre, en sautant des chapitres ou de façon linéaire et donne des conseils utiles pour préparer un voyage qui te ressemble, quelle que soit ta destination.

Il m’a aussi donné l’envie d’aller faire un tour du côté de son autre bouquin dans la même collection, Comment visiter un musée ? et aimer ça… Affaire à suivre…

À bientôt 😉

Pourquoi Le Magicien d’Oz est un concentré d’éthique de voyage ?

Il est des livres que tu ne te lasserais jamais de lire ? Pour moi, Le Magicien d’Oz de L. Frank Baum en fait partie. Je suis tombée amoureuse de cette histoire alors que je devais avoir une dizaine d’années en regardant le film avec Judy Garland à la télé, (comme quoi mon goût du vintage ne date pas d’hier…). J’ai tout de suite été émerveillée par le passage du noir et blanc au Technicolor, et j’ai été charmée par le kistch des décors et des costumes (Glinda, si tu nous lis…) et les chansons de la bande originale. Ce n’est qu’une dizaine d’années plus tard que j’ai découvert le livre. Aujourd’hui, dans le cadre de ce blog, le parallèle entre l’aventure fantastique de Dorothée et l’éthique de voyage est très tentant à faire. Peut-être que tu trouveras cet article un tantinet tiré par les cheveux, mais je me lance…

Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce grand classique repris jusque par, Ô sacrilège, la Maison de Mickey (si, si je t’assure, mes yeux et mes oreilles ont saigné le jour où j’y suis tombée dessus…), voilà l’histoire. Attention spoilers !

Dorothée, jeune orpheline du Kansas s’ennuie à cent sous l’heure chez son oncle Henry et sa tante Emma. Elle a bien son chien Toto, mais c’est pas la folie folie. Alors, dans son univers tout gris, elle rêve d’arc-en-ciel et de paillettes…

Le grand classique des contes traditionnels, jusque là, rien de bien transcendant et surtout aucun rapport avec le voyage… Concrètement, on peut tous se reconnaître dans le personnage de Dorothée quand, au mois de janvier alors qu’il fait froid, qu’il pleut, et qu’on s’ennuie au boulot et on ne rêve que d’une chose, partir au chaud dans les Caraïbes.

C’est pas à toi que ça va arriver, à moins de gagner à l’Euromillions. Mais elle, elle peut dire merci à un vilain méchant cyclone qui va l’arracher – rêve ou réalité – à son univers triste et l’emmener au-delà de l’arc-en-ciel, dans le pays du Magicien d’Oz…

Là, elle pourrait se dire, « Génial les vacances tous frais payés sous les tropiques dont j’ai toujours rêvé, je vais me regaler loin de mon Kansas tout gris ! » Sauf que non, Dorothée fait partie de ces gens qui fantasment leurs vacances et qui une fois arrivés dans ce lieu tant idéalisé ne pensent qu’à une chose : rentrer à la maison. (Pas casse-pieds la fille…)

Il faut dire quand même qu’elle a fait une arrivée fracassante la demoiselle, à l’atterrissage de sa maison volante, elle liquide celle qu’on nous dit être la méchante sorcière de l’Est (je t’invite à découvrir Wicked de Gregory Maguire pour avoir un autre regard sur l’histoire). Bref, comme elle a libéré le petit peuple des Munchkins du joug de son oppresseur, elle est accueillie en fanfare avec fleurs, couleurs et chansons. Sauf qu’une fois la fête terminée, ils n’ont pas d’autre solution pour l’aider à rentrer chez elle que de lui proposer d’aller voir le grand magicien d’Oz à la Cité d’Emeraude, non sans lui avoir donné, avant de partir, les souliers d’argent de la sorcière fraîchement zigouillée. Tu sens le cadeau empoisonné ?

Et c’est là que ça devient intéressant en ce qui nous concerne…

Dorothée prend donc l’itinéraire tout tracé par son tour opérator local avec comme consigne de surtout ne pas s’en éloigner. Elle est toute contente et elle avance en chantant gaiement avec son chien Toto. Personnellement j’adore sa playlist de voyage…

Le long de la route de briques jaunes, elle rencontre tout d’abord un épouvantail. Attaché dans un champ à un carrefour, il lui indique la route à prendre. Elle croit d’abord être folle lorsqu’elle l’entend parler pour la première fois, puis elle découvre ses problématiques et attendrie par le personnage qui recherche une cervelle alors qu’il a une tête de paille, elle le décroche de son piquet et lui propose de l’accompagner à la Cité d’Emeraude pour trouver le grand Oz qui aura sûrement une solution pour l’aider.

Ce passage nous délivre donc notre leçon n°1…

Laisse tes certitudes à l’aéroport, prends la route, quelle qu’elle soit et tu feras sûrement de belles rencontres.

Accompagnée fièrement par son nouvel ami l’épouvantail, Dorothée ose donc s’aventurer dans la forêt, surveillée de loin par la Méchante sorcière de l’Ouest, qui ne souhaite qu’une chose récupérer les souliers de sa soeur.

Ah ! Qu’est-ce qu’on ferait pas pour une paire de Louboutruc, même quand on est une sorcière !!!

Après une nuit dans une cabane désaffectée sous la garde rapprochée de l’épouvantail, ils rencontrent un homme de Fer Blanc qui a rouillé lors d’une averse et qui est resté coincé depuis plus d’une année. Ils le remettent en état grâce une burette d’huile et écoutent sa terrible histoire. A cause d’une malédiction, il a perdu son coeur, mais il ne rêve que d’une chose, l’entendre battre à nouveau. Ils repartent donc tous ensemble à la recherche de cervelle, d’un coeur ou du chemin du Kansas, à la recherche du Magicien d’Oz.

C’est là qu’intervient la leçon n°2.

Tu peux profiter de tes vacances pour faire oeuvre de bien sur ton chemin, tu ne t’en sentiras que plus léger.

La forêt se fait de plus en plus hostile, les trois compères et Toto sont terrifiés. Ils sont alors attaqués par un lion effrayant au premier abord mais qui se révèle être un froussard de première à la recherche de courage qui prend finalement la route avec eux. C’est là qu’intervient la leçon n°3.

Tu peux trouver des pépites, même dans des lieux qui au départ ne t’inspiraient pas.

Tout ce petit monde se dirige donc dans la joie et l’allégresse vers le Graal touristique du cru, la fameuse Cité d’Emeraude.

Si tu veux mon avis, on en fait tout un plat depuis le début de la Cité d’Emeraude mais à part son côté Bling Bling, elle n’a vraiment rien d’extraordinaire. Les habitants, stressés et affairés à servir le Magicien ne sont pas agréables et on a l’impression à suivre Dorothée et ses amis de se retrouver dans le métro d’une grande métropole à l’heure de pointe.

Le Magicien, après force négociations, accepte enfin de les recevoir. Mais il ne leur accordera satisfaction que s’ils ramènent le balai magique de la sorcière de l’Ouest. Bouh c’est très très moche, Monsieur le Magicien ! Ils se remettent donc en route, déçus de leur visite. Ce qui nous conduit à notre leçon n°4.

La capitale, au final, c’est pas toujours génial ! (oh ! ça rime !)

Les voilà donc repartis en direction du sombre pays des Winkies pour récupérer le balai de la sorcière. Je te la fais courte parce que c’est pas la partie du livre que je préfère, mais gros, la sorcière les cueille au passage avec des abeilles et des singes volants et elle est plutôt vénère.

  • 1 / Elle veut récupérer ses chaussures qui brillent sauf que Dorothée, qui n’aurait rien contre l’idée de les lui donner (tu m’étonnes après tous les kilomètres qu’elle a fait avec elle doit avoir les pieds en compote) ne peut pas les enlever de ses pieds.
  • 2 / Elle apprécie moyennement que le Grand Oz lui envoie cette fine équipe parce qu’il n’est pas foutu de régler ses histoires tout seul.

Bref, elle est chaude comme une baraque à frites pendant la braderie de Lille et, en attendant de trouver une solution pour enlever ses chaussures à Dorothée, elle décide de mettre le feu à l’épouvantail pour éloigner ses visiteurs indélicats. C’est là que la pauvre pitchounette, terrifiée et désespérée, pour sauver son ami, lui jette un seau d’eau qui touche aussi la sorcière. Et là, c’est le drame, elle fond… Elle se liquéfie et meurt, ne laissant que son balai, son chapeau, et sa cape.

Oz, qui pensait avoir la paix un bon moment en les envoyant chercher le balai de la sorcière se retrouve bien embêté de voir Dorothée et compagnie revenir si vite (Un peu comme quand tu envoies tes enfants compter tous les légos de leur caisse et parce que tu veux te caler tranquille devant un téléfilm culcul et qu’ils reviennent la bouche en coeur au bout de 5 minutes en mode, « ça y est on a fini ! »). Il espérait secrètement que la sorcière les mettrait hors-jeu. Il est donc contraint d’avouer son incompétence et leur donne donc la dernière leçon de ce voyage qui est pour moi la plus importante. Chacun avait en lui depuis le début les ressources qui lui permettaient de développer ce qu’il cherchait, il suffisait simplement de croire en soi.

L’important, ce n’est pas la destination, c’est le chemin qui te fait grandir par les épreuves et les rencontres qu’il met sur ta route. Et c’est ce chemin qui te révèle à toi-même les trésors cachés qui dorment au fond de toi.

J’espère que cette lecture alternative du Magicien d’Oz t’a plue et que tu t’es autant amusée à la lire que je me suis amusée à l’écrire. Pour finir, je n’ai plus qu’à te dire comme Glinda, « Va au-delà de ton arc-en-ciel, chausse tes plus jolis souliers (évite quand même les talons, ce sera mieux pour tes petits pieds), puis suis ta route de briques jaunes, pratique le slow travel, pars à la rencontre des autres et tu révéleras les meilleurs petits bouts de toi ❤ »

A bientôt 😉

Finlande : ma booklist

Et voilà le dernier article de ma série Finlandaise…

Ça y est tu t’es décidé(e) à prendre ton billet d’avion pour Helsinki ou plus au Nord encore et tu cherches quelques compagnons de voyages à glisser dans ta valise ? Je te propose la sélection qui m’a accompagnée dans les mois de préparation et sur place.

Côté guides

Question guides, je suis une fan inconditionnelle des éditions Autrement. J’aime beaucoup les lignes éditoriales de Lonely Planet pour leur côté exhaustif. J’adore aussi les National Geographic et Geoguide pour la qualité des illustrations et des photos et leur aspect plus journalistique et leur éthique de voyage. C’est donc vers eux que je suis allée chercher lorsque j’ai fait un tour à la bibliothèque à la recherche d’inspiration pour les visites. Je ne sais pas vous, mais j’ai un peu de mal à acheter des guides de voyages car si ils sont très utiles avant et pendant le séjour, ceux qui me plaisent sont souvent assez chers et je ne sais jamais trop quoi en faire une fois rentrée. Alors ils finissent par trôner dans ma bibliothèque en mode ramasse poussière… Du coup, depuis quelques années, je préfère les emprunter…

La Finlande n’étant pas encore une destination suffisamment prisée pour que tous mes supers chouchous s’y intéressent, c’est vers le Lonely Planet et le Petit Futé sur la Laponie que se sont portés mes choix.

Laponie, Petit Futé, 15€95

Bien conçu, il est intéressant si tu prévois de passer une grande partie de ton séjour dans le grand Nord. Ce guide, comme son nom l’indique n’est pas consacré à la Finlande uniquement mais à toute la Laponie. Aussi, si tu prévois de pousser l’aventure jusqu’au Cap Nord ou découvrir la Suède et la Norvège, c’est celui-ci qu’il te faut car il fait un tour d’horizon de toutes la Laponie. Il a aussi l’avantage de son petit prix, d’exister en version numérique pour moins de 10 € et en version l’essentiel de la Laponie pour moins de 5€.

En ce qui nous concerne, nous y avons trouvé des idées de visites intéressantes comme celles de la mine de Pyha-Luotso que nous avons précieusement notées avant de le ramener à la bibliothèque.

Finlande, Lonely Planet, 24 €

Finlande, Lonely Planet, 3e édition

Très complet, il aborde à la fois le côté culturel qui me tient tant à coeur et les suggestions d’hébergement ou de visites. Après de longues soirées d’études, c’est finalement celui-ci qui a sauté dans notre valise et nous a accompagné pendant notre road-trip.

Nous avons utilisé la seconde édition du guide. Nous avons bien aimé ses propositions d’itinéraires qui nous ont aidées à organiser nos hébergements et les étapes de notre séjour et la qualité égale de ses suggestions quelles que soient les régions que nous avons visitées. Une fois sur place, il nous a apporté les compléments d’information dont on avait besoin pour mieux aborder ou compléter nos visites.

Pour moi, son seul point négatif, c’est son prix…

Coté littérature

Avant d’envisager ce séjour en Finlande, je ne m’étais jamais trop intéressée à la littérature scandinave. J’avais vaguement entendu parler de Millenium mais je n’avais jamais lu aucun venu ou parlant du grand Nord… Comme concrètement, les auteurs finlandais ne font pas vraiment partie des têtes de gondoles des librairies, j’ai fait une plaisante découverte lorsqu’en lisant les suggestions littéraires des guides touristiques, je suis tombée sur l’auteur star de la littérature finlandaise, Arto Paasilinna…

Pour les classiques : L’intégrale des oeuvres de Paasilinna

Dans les rayons de ta petite librairie, tu trouveras certainement une bonne petite dizaine de titres, tous aussi bons les uns que les autres. Pour ma part, celui qui est le plus chouette à lire quand tu prépares un voyage en Finlande c’est le Lièvre de Vatanen.

Voilà le pitch, Vatanen, marié, journaliste, la bonne quarantaine vit à Helsinki et se fait copieusement suer dans sa petite vie pépouze. Un soir en rentrant d’un reportage avec dans le sud du pays avec son collègue, il renverse un lièvre variable. Ils s’arrêtent et partent à la recherche de la bête blessée. Vatanen se perd dans la forêt mais retrouve le lièvre alors que son collègue rentre à Helsinki chercher des secours. (On est pas encore à l’ère des portables…). C’est là que commence l’aventure car Vatanen, devant ce lièvre a une révélation : sa vie ne lui convient plus. Il part donc à l’aventure avec son nouveau compagnon à travers toute la Finlande laissant derrière lui son quotidien citadin bien réglé pour une vie au plus près de la nature et faite d’imprévus…

Au-delà de l’humour toujours un peu décalé de Paasilina, j’ai beaucoup aimé la morale de ce livre qui alors qu’il a déjà quelques années derrière lui est encore terriblement actuel dans son discours sur la nature, l’environnement et notre société. Et puis les paysages de Laponie, waouh, ça donnait déjà envie d’y être !!!

À noter, si tu n’es pas un grand fan de littérature comme wanderlustdad, le livre a été adapté au cinéma en 2006.

Un petit polar bien sympa : Bienvenue à Rovaniemi, Jari Tervo, 10/18

Ce qui m’a attirée dans ce bouquin c’est son titre, j’avais trouvé assez peu de bouquins sur la Laponie. Rovaniemi, la ville du Père-Noël devait être une étape importante de notre séjour et le titre, comme la couverture m’ont semblé sympathiques.

Massepain Raikkonen, une petite frappe, se fait liquider sur le bord de la rivière dans la banlieue de Rovaniemi dans des circonstances obscures. Une enquête est ouverte pour déterminer les causes de sa mort. Autour du policier véreux en charge de l’enquête, une galerie de personnages attachants, loufoques, décalés se succèdent pour faire la lumière sur les circonstances de la mort du mafieux…

Ce que j’ai adoré dans ce livre, c’est le fait de passer du côté obscur de Rovaniemi, celui qu’on ne voit pas derrière les images de cartes postales mais aussi de découvrir de façon plus précise les liens entre Finlande et la Russie toute proche. Plein d’humour, d’action et d’émotion, c’est un livre qui ne se laisse pas lâcher facilement.

Un autre polar m’attend sur ma table de nuit : Les petits vieux d’Helsinki mènent l’enquête, je t’en dirai des nouvelles bientôt…

Un feel-good book : Il est grand temps de rallumer les étoiles, Virginie Grimaldi

Avec celui-là, je triche un peu, en vérité, je ne l’ai pas lu avant de partir… Il m’a appelé de son rayonnage surpeuplé de grand enseigne du divertissement qui commence par un C et qui finit par un A. Placé en tête de gondole, dans la catégorie des best-sellers, il était difficile de ne pas le voir. En général, je n’aime pas trop le carré VIP, je préfère le coin des bouquins plus timides. C’est le camping-car qui m’a attiré… J’ai donc retourné le bouquin pour lire son résumé… Et là, c’était plié, Scandinavie, camping car, road book, il a tout de suite sauté dans mon panier. En plein coeur de l’été, j’avais besoin de fraîcheur et de me replonger dans ce voyage magnifique que nous avions fait l’année précédente, il a donc grillé la priorité à tous les livres qui attendaient patiemment sur mon étagère et en l’espace de deux jours s’est fait dévorer.

Si tu n’as pas croisé sa couverture sur les étals ou que tu n’as pas eu la curiosité de lire le résumé, voilà de quoi il s’agit. C’est l’histoire d’Anna, divorcée, qui galère depuis des années pour élever seule ses deux filles. Alors qu’elle croule déjà sous les dettes, son patron décide de la virer pour embaucher sa maîtresse. L’avenir ne s’annonce pas très rose, ses filles l’ont bien compris et elles ne vont pas bien. Il ne lui reste plus que son indemnité de licenciement comme rempart pour régler ses dettes et repartir sur de bonnes bases mais c’est sans compter sur le défi que lui lance sa grand-mère, trop triste de voir sa petite-fille s’éteindre à force de se donner pour les autres. Il est grand temps de rallumer les étoiles et de remettre de la paillette dans sa LIFE et pour ça rien de mieux qu’un road trip en camping car jusqu’au Cap Nord. C’est donc avec le bolide de son père qu’elle quitte le Sud-Ouest en plein mois de mars pour les lointaines contrées polaires, ses deux filles sous le bras, qui se demandent quelle mouche a bien pu piquer leur mère, d’ordinaire si angoissée.

Au fil du voyage, l’histoire familiale s’éclaire par des flashbacks, chacune y va de son point de vue par son journal de voyage, on passe du rire aux grosses larmes. Wanderlustdad m’a surpris à plusieurs reprises en mode reniflage… Glamour quand tu nous tiens…

Inutile de te dire que je l’ai adoré et qu’en deux jours de voyage pour le sud de l’Italie, il était plié (ce qui m’a bien embêtée parce qu’il était assez gros et que je n’avais prévu que deux bouquins pour le mois). Mais pourquoi tout cet enthousiasme ? D’une part parce c’est un récit de voyage et qu’il m’a replongée dans ce voyage en Finlande si féérique, que sa galerie de personnages et vraiment très attachante, et que l’idée de partir sur un coup de tête à l’autre bout du monde à la recherche de quelque chose pour finalement se retrouver soi est un sujet qui me parle bien en ce moment.

Bon le problème, au grand désespoir de Wanderlustdad, c’est que cette petite merveille a mis dans le tiroir à voyage : la Norvège avec ses baleines, ses fjords, le Cap Nord et le chemin de Saint Olav…

Une romance de Noël : Tu fais quoi pour Noël ? Je t’évite ! de Juliette Bonte

La période des fêtes me permet de faire une petite mise à jour sur cet article. Grâce à NetGalley, j’ai pu découvrir cette romance de Noël dans le recueil Un Noël avec Juliette Bonte dont je te parle ici. Dans cette histoire, Rovaniemi sert de décor aux aventures de Charlie et Blade. Ils se détestent de la façon la plus cordiale qui soit. Lorsqu’ils sont dans la même pièce, la tension est palpable. Ils n’ont qu’une préoccupation commune, pourrir la vie de l’autre, ce à quoi ils s’engagent mutuellement de façon très sérieuse. C’est la raison pour laquelle, en apprenant à quel point Charlie déteste Noël, il propose à leur groupe d’amis de se rendre en Laponie pour les fêtes.

Si tu cherches un peu de légèreté pour te mettre dans l’ambiance sans trop de détails culturels ni de longues descriptions de paysages polaires sous la neige, voilà qui devrait te plaire.

Et pour les schtroumphs alors ?

C’est là que le bât blesse car si la littérature jeunesse est pleine de références pour des tas de destinations européennes, pour la Finlande, l’offre est à peu prêt aussi déserte que les steppes lapones l’hiver…

Si tu veux envoyer en crise ton / ta bibliothécaire ou ton / ta libraire de confiance, rentre chez la boutique et demande : « Vous auriez des albums sur la Finlande… » Résultat garanti à 100 %…

Non blague à part, à part le classique contes et légendes des vikings et des vieux albums trouvés dans la bibliothèque de l’école. Je séchais un peu, jusqu’à ce qu’heureusement, Tove Jansson et ses Moomins viennent à mon secours.

Les Moomins, kezako ?

Les Moomins ce sont de trop mignons petits trolls nés sous la plume de Tove Jansson au milieu du 20è siècle. En Finlande, ce sont des monuments nationaux, au même titre que Le Petit Prince ou Astérix chez nous. Tu les trouves à tous les coins de rue, ils ont leur parc d’attractions dans le Sud, près de Rauma, des boutiques dans les aéroports et les grands lieux touristiques. Tu les retrouves sur ta télé en dessins animés ou au super marché sous forme de petits biscuits (un peu comme les Z’animos, tu sais les biscuits moitié sablés / moitié choco qu’on mangeait quand on était petits), de tisanes ou autres.

Chez nous tu trouveras quelques BD, quelques DVD et des bouquins de coloriages qui peuvent aider tes schtroumphs à patienter dans l’avion et sur la route avant de les découvrir pour de vrai. Nous on les a trouvés tellement choux, qu’on en a fait profiter nos amis en leur envoyant des jolies cartes postales à leur effigie.

Un joli film pour toute la famille : Aïlo, une odyssée en Laponie de Guillaume Maidatchevski

Avec celui-ci je triche un peu aussi, il est sorti l’hiver qui a suivi notre retour. Mais il est tellement beau que je ne sais pas trop si je dois te conseiller de le voir avant pour préparer tes mirettes à la beauté des paysages que tu vas rencontrer, ou après, pour garder la surprise avant d’arriver et t’y replonger ensuite avec gourmandise une fois rentré.

Nous on a pas eu le choix, on l’a vu cet hiver en famille, dans notre canapé. On appréhendait, comme pour tout documentaire animalier qu’il arrive malheur à la maman d’Aïlo et que le wanderlustschtroumph numéro 2 nous fasse une crise de gros sanglots mais ouf, non… (Oui, chez nous il y a des films et des documentaires que l’on ne peut pas voir tous ensemble sous peine de déclencher une crue centennale…)

Finalement, on en a pris plein les yeux, on a beaucoup ri avec les écureuils, adoré la bande originale et revécu l’espace d’une soirée les merveilleux souvenirs de nos quelques jours dans le grand Nord.

Voilà pour cette petite sélection, qui peut encore s’enrichir de nouvelles lectures. Et toi déjà parti ou en partance, quels sont tes livres de chevet ?

A bientôt 😉