Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, Bettie du blog Bettie Rose Books a pris l’initiative d’en faire un rendez-vous livresque en 2016. Le but est de parler chaque jeudi d’un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Bettie a passé le flambeau, désormais le récap’ des liens se fait sur le blog my-bOoks.com. Venez y participer.
Cette semaine, retour sur les bancs de l’école avec un Throwback Thursday qui met à l’honneur les enseignants.
Côté Maman
Le choix est assez difficile, j’hésite entre te parler du grand classique Cercle des poètes disparus de N-H Kleinbaum, que j’ai lu il y a très longtemps et dont j’ai adoré le film avec Robin Williams ou te parler du livre que je lis actuellement. Oui, je sais, on est sensés parler d’un vieux livre, mais ma lecture actuelle, Les incasables, de Rachid Zerrouki, colle aussi parfaitement au thème et sera je pense très probablement un coup de coeur. L’auteur y témoigne de son parcours d’élève de l’école française au Maroc à son poste d’enseignant en SEGPA dans un collège marseillais. J’aime beaucoup son style et sa façon de raconter son expérience avec humour et bienveillance. Affaire à suivre…
Côté schtroumpfs
J’aime beaucoup cet album qui répond de façon très drôle aux questions que se posent les enfants sur ce que fait la maîtresse une fois que ses élèves sont partis…
Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, Bettie du blog Bettie Rose Books a pris l’initiative d’en faire un rendez-vous livresque en 2016. Le but est de parler chaque jeudi d’un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Bettie a passé le flambeau, désormais le récap’ des liens se fait sur le blog my-bOoks.com. Venez y participer.
Avec ce temps maussade, un peu d’humour nous fait le plus grand bien. Cette semaine, le Throwback Thursday propose de partager ces lectures qui nous font sourire.
Côté Maman
J’avais envie de vous parler de Touriste de Julien Blanc-Gras que j’ai lu pendant le confinement et qui outre le fait de me faire voyager depuis mon canapé, m’a aussi fait sourire et parfois rire très fort.
J’avais adoré le titre, le pingouin trop chou de la couverture et le résumé avait achevé de me convaincre. Ce livre était fait pour être chroniqué sur le blog…
Touriste c’est l’histoire d’un jeune garçon, passionné de géographie qui, arrivé à l’âge adulte, s’est lancé le défi de visiter tous les pays du monde en devenant un touriste professionnel. Sacré Bucket List !
Journaliste et chroniqueur, on le suit dans ses aventures de packbacker autour du monde, qu’il raconte avec un second degré et un humour parfois déjanté. J’ai tellement ri, dans le chapitre sur la Tunisie que j’en ai encore mal au ventre. Mais derrière l’humour se cache aussi une belle réflexion sur le sens du voyage, ce qui nous pousse à partir et comment nous partons en voyage.
Côté schtroumpfs
Lesquels choisir ??? Il y en a tellement qui les font sourire. Ils sont vraiment dans l’âge où ils commencent à comprendre l’humour et les blagues. Difficile de n’en choisir qu’un sans faire offense à d’autres.
Mais bon clairement si il y a une série qui nous fait toujours sourire c’est la série Maman Ours de Ryan T. Higgins dont je t’avais déjà parlé dans un c’est lundi que lisez-vous?
Michel, un ours grincheux, n’aspire qu’à une chose se faire une belle omelette. Il part donc à la chasse aux oeufs et avant qu’il ne les mette à la poêle, ils éclosent et donnent naissances à de petites oies qui bien sûr pensent que Michel est leur maman. Victime d’une erreur d’identité, Michel ne sait plus comment se débarrasser des envahisseuses et aller dormir tranquille.
C’est une série d’albums très bien écrite et dont la relation texte image est très bien construites, les illustrations sont magnifiques et c’est toujours avec grand plaisir que je prête ma voix à Michel…
Cette série compte 4 tomes et un cinquième est à paraître sous peu. Mini Schtroumpf dont Michel est le chouchou, piaffe déjà d’impatience.
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Après deux semaines de panne complète d’inspiration, me voilà de retour. L’automne est une saison que j’adore et qui m’inspire la sérénité, on en a d’ailleurs fait le thème de notre Café des voyageurs hier.
Côté Maman
Mon coup de coeur pour parler d’automne, va inconditionnellement vers le Voyage d’Oregon, de Rascal et Joos. Une fois n’est pas coutume, ce n’est donc pas un roman que je vais vous présenter mais un album. Un merveilleux album qui raconte avec douceur et poésie les aventures d’Oregon, un ours captif dans un cirque et Duke, un clown nain qui décide de le raccompagner vers les grandes forêts des rocheuses.
Rascal est un auteur jeunesse que j’affectionne beaucoup car il sait toujours avec finesse produire des textes qui amène à une lecture à plusieurs niveaux, mais avec le voyage d’Oregon, il réussit un coup de maître. Le texte de cet album est bouleversant d’humanité, je l’utilise très fréquemment en classe depuis que j’exerce et malgré les années et il est toujours d’actualité. Si des enfants de maternelle n’y voient que l’histoire d’un gros Ours gentil que l’on libère dans la forêt, des plus grands pourront commencer à découvrir la culture américaine, commencent à s’interroger sur des questions d’éthique liées à la discrimination, à la captivité des animaux et qui sait avoir envie de partir plus tard pour un road trip dans l’Ouest. Il fait toujours énormément débat et emmène à s’interroger aussi sur l’intérêt d’avoir une bonne culture littéraire et générale pour comprendre la portée de certains textes ainsi que sur la part de notre histoire et de nos interprétations dans notre compréhension.
Quant aux illustrations de Joos, elles sont tout simplement sublimes, douces, poétiques, impressionnistes, et elles accompagnent à merveille le texte de Rascal. Les couleurs sont souvent automnales, ce qui fait que j’ai eu très envie d’en parler pour cette sélection, des jaunes, des oranges et des rouges flamboyants accompagnent Oregon et Duke dans leur voyage jusqu’à leur arrivée en Oregon sous la neige. Ambiance magique et séquence émotion garantie.
Côté schtroumpfs
Mes longues années de maîtresse de maternelle, m’ont conduite à avoir une bibliothèque sacrément fournie sur le thème de l’automne. Aussi à la maison, on en a lu vraiment beaucoup. Mais celui qui a été très longtemps lu le soir au point de le connaître par coeur, en français comme en italien, celui dont on a vu, revu et encore vu le film c’est Le Gruffalo de Julia Donaldson et Axel Scheffler.
Le Gruffalo, qui a fêté ses 20 ans l’année dernière, est un classique de la littérature jeunesse qui n’a pas pris une ride et qui a même eu, fut un temps, son spectacle dans les théâtres londoniens. Voilà donc, un conte en randonnée qui nous conduit dans un grand bois très sombre avec une toute petite souris qui ne demande rien de mieux que de manger la noisette qu’elle vient de trouver en toute tranquillité. Sauf que cette jolie petite souris est bien appétissante et que le renard, le serpent et le hibou, n’en feraient bien qu’une bouchée… Mais c’est sans compter sur le terrible Gruffalo avec qui la souris a rendez-vous et que bien entendu aucun prédateur n’a envie de rencontrer. Je te laisse découvrir la suite, je suis sûre que tu vas l’adorer.
Une belle histoire de forêt, de ruse, avec des illustrations magnifiques d’Alex Scheffler. Elles sont remplies de détails, très riches et colorées. Un album écrit en vers qui se prête tellement bien à la lecture à voix haute avec des mots de grands pour les petits enfants. Ces deux-là, ont depuis à maintes reprises remis le couvert pour nous livrer des albums tout aussi réussis comme Le Petit Gruffalo, La sorcière dans les airs, Où est ma maman ? ou encore Monsieur Bout de Bois. On n’en loupe pas un.
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Si la semaine dernière, le thème m’avait donné quelques sueurs froides, cette semaine, le thème est un petit pain béni. Tant pour les schtroumpfs que pour moi, trouver des histoires qui parlent d’école est une chose plutôt facile, déformation professionnelle oblige.
Côté Maman
Cette semaine, mon choix s’est porté spontanément sur Et soudain tout change de Gilles Legardinier. Je ne connaissais pas du tout l’univers de l’auteur avant qu’une copine ne me l’offre dans le cadre d’un swap et je dois dire que j’ai trouvé cette découverte très agréable.
La couverture est plutôt trompeuse. Ici le personnage principal n’est pas cet adorable petit chat. L’auteur raconte l’histoire d’une joyeuse bande de lycéens en terminale, entre préparation des épreuves du bac et de celles que chacun va devoir traverser dans la vraie vie. Dans cette année qui les verra entrer dans leur vie d’adultes et prendre chacun des chemins différents, on y suit leurs engagements et leurs affaires de coeur. On partage quelques cours avec des profs que l’on aurait adoré avoir ou qui au contraire nous auraient franchement tapé sur le système. On vit cette année intensément avec Camille, ses parents, son frère et ses amis et au fil des pages, on s’attache volontiers à cette galerie de personnages.
Un livre à la fois drôle et émouvant.
Côté schtroumpfs
Ploum, ploum, ploum, ça sera toi que je choisirai… Bon en vérité ça ne s’est pas vraiment passé comme ça… J’étais très tentée de choisir Harry Potter étant une fan inconditionnelle, mais je me suis dit que je ne serais pas la seule à le choisir. Je t’avais déjà parlé du très beau livre d’Anna Llenas, Théo la tornade, dans le Thowback thursday sur la cuisine. J’ai pas mal de livres chouchous pour la rentrée entre ces deux-là, impossible de choisir. Alors voilà pour les Schtroumpfs, je te propose comme en boîte de nuit, deux salles, deux ambiances avec Je veux pas aller à l’école, de Stéphanie Blake et Petite Tache de Lionel le Neouanic.
Le premier est un album qui dédramatise l’entrée à l’école maternelle. On y retrouve Simon, le personnage récurrent de Stéphanie Blake et son caractère bien trempé. En ce premier jour d’école, il a décidé de faire entendre sa voix, il ne veut pas aller à l’école. Le trajet, la séparation, les émotions de cette drôle de journée et puis tout ce qui se passe dès que la porte se ferme, la cantine, la récré, la sieste… Tout y passe avec l’humour qui caractérise les albums de Stéphanie Blake. Nous, on l’avait adoré…
Le deuxième est destiné à un public plus large. Ce n’est pas dans une école humaine ou animale qui l’on se rend cette fois-ci mais à l’école des formes et des couleurs où une Petite Tache d’encre noire et informe fait sa rentrée aux côtés des triangles, ronds et carrés. Dans cet album complètement graphique et abstrait Petite Tache est d’abord rejetée et, n’ayons pas peur des mots, harcelée par les formes colorées qui la trouvent moche et dysharmonieuse. Sauf que Petite Tâche a plus d’un tour dans son sac pour surprendre ses camarades. Elle est pleine de talents cachés. Elle nous emmène alors dans des univers artistiques aussi connus que ceux de Matisse, Mirò, du merveilleux illustrateur Léo Lionni et de son classique Petit Bleu et Petit Jaune… Petite Tache fait donc partie de ces albums feel good, de mes petits bonbons de littératures jeunesse, aussi beaux dans leur esthétique que dans le message qu’ils portent. Une pépite à mettre dans les mains des petits comme des plus grands pour parler de rentrée, d’émotions, de relations mais aussi d’art et surtout de tolérance.
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Quand j’ai vu le thème, j’ai un peu eu des palpitations… Autant pour la sélection jeunesse, le choix serait évident, autant pour la sélection adulte, je t’avoue avoir été en galère mais alors, bien bien… Je me suis donc rendu compte que je lisais relativement peu de livres qui parlaient d’animaux ou dans lesquels ils avaient une place prépondérante.
Finalement, j’ai réussi à trouver quelque chose à proposer, mais c’est franchement capilo-tracté… Je te laisse découvrir ma sélection de la semaine pour le thème…
Côté Maman
J’ai choisi Wonder de R.J Palacio… Tu vas sûrement me dire si tu l’as lu que le thème chien ou chat serait bien le dernier dans lequel tu le placerais et c’est vrai. Ce livre est une perle, à glisser entre les mains des adultes et des enfants qui commencent déjà à être un peu grands. Rien que la bande annonce du film, m’avait bouleversée, au point que j’avais refusé d’aller le voir au ciné et que j’ai attendu pour lire le livre que WanderlustDad ne soit pas là…
Wonder, comme son titre l’indique est une merveille. C’est l’histoire d’un petit garçon, August Pullman, né avec une maladie génétique qui a provoqué de graves déformations de son visage. Il a passé son enfance dans les hôpitaux enchaînant les opérations chirurgicales. Il vit entouré d’une famille aimante, et d’un chien qui l’a vu grandir, protégé comme dans un cocon, jusqu’au jour où il entre à l’école et se confronte au monde. On partage alors les angoisses de sa mère, l’enthousiasme de son père, les interrogations de sa soeur, tiraillée entre son amour inconditionnel pour son frère et ses préoccupations d’adolescente. Wonder comme tous les petits garçons de son âge découvre l’amitié mais et les premières inimitiés, qui sont d’autant plus violentes de la part de certains qu’il est différents.
Daisy, la compagne à quatre pattes de la famille est de toutes les confidences, un personnage à part entière auquel on s’attache forcément… Les pages qui lui sont consacrées sont particulièrement bouleversantes (je ne t’en dis pas plus pour ne pas spoiler) et feront sûrement écho à beaucoup d’entre nous.
Côté schtroumpfs
Là, c’était carrément facile !!! Comment ne pas parler sur ce thème de Tuffy, le chat assassin d’Anne Fine, dont les aventures ont donné lieu à une série de petits romans délicieux de mauvaise foi…
Tuffy, chat de son état, est un animal sauvage voyez-vous ! Il revendique fièrement ses instincts de chasseur. Sauf que voilà, lorsque sa famille s’émeut de ses prises au point de le punir de sortir ou de leur organiser des funérailles, pour lui c’en est trop. Les humains sont décidément désespérants de mièvrerie…
Lorsque j’ai découvert cette série de bouquins, j’étais encore étudiante et je n’avais pas encore d’enfants. J’ai cependant cédé à l’humour de ce drôle de chat et ressors très régulièrement ce livre à lire au deuxième ou troisième degré en le théâtralisant avec autant d’emphase que Tuffy. Parce qu’en plus d’être un chasseur redoutable il est aussi un excellent acteur.
C’est lundi, et comme tous les lundis depuis 9 semaines on se retrouve pour faire un petit tour d’horizon de nos lectures avec quelques blogueurs.
Il s’agit d’un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se faisait auparavant chez Galleane.Les liens sont maintenant répertoriés chez Camille du blogI Believe in Pixie Dust.
Comme chaque lundi, les questions sont les suivantes ?
Qu’avez-vous lu cette semaine ?
Qu’êtes-vous en train de lire ?
Que lirez-vous ensuite ?
Qu’avez-vous lu cette semaine ?
Côté maman
La semaine a été plus que prolifique en terme de lectures, tant pour les schtroumpfs que pour moi. On a été obligé de retourner à la bibliothèque faire des réserves tant on était à cours.
La semaine dernière je démarrarais tout juste la lecture de Les rêveurs d’Isabelle Carré. Depuis que j’en avais entendu la présentation à la radio, j’avais très envie de le lire. Je n’ai pas vu beaucoup de ses films, mais le titre m’intriguait et j’avais très envie de découvrir ce portrait de famille à caractère autobiographique. J’en avais lu des avis assez mitigés voire plutôt négatifs. Pour ma part j’ai trouvé que c’était une lecture plutôt agréable. Le style d’Isabelle Carré est assez fluide et on s’attache volontiers à cette famille haute en couleurs de drôles de zèbres hypersensibles, un peu trop moderne pour les années 70 dans lesquelles elle vit. Toutefois ce n’est pas le coup de coeur que j’espérais. Bon il faut dire qu’il passe après Olivia Ruiz et La commode aux tiroirs de couleurs qui en matière de portrait de famille a frappé très fort.
Encore un livre qui me faisait envie depuis un petit moment. C’est un collègue fan de littérature et de voyage qui avait piqué ma curiosité de lectrice et de voyageuse marcheuse en me racontant son expérience sur le chemin Stevenson. De retour de notre périple le long du Canal du Midi, il est donc apparu comme une évidence de me lancer dans la lecture de ce joli récit de voyage.
Je ne sais pas pour vous mais avant de découvrir ce livre, pour moi Stevenson, c’était plutôt L’île au trésor et L’étrange cas du Dr Jekyll et Mister Hyde, bref assez loin des lectures que j’ai l’habitude de faire. J’y ai découvert un jeune Stevenson, qui, en proie au doute amoureux, après le départ de sa bien aimée Fanny Osbourne pour les Etats-Unis, décide d’aller s’isoler et se ressourcer au coeur du Gévaudan et des Cévennes. Il entreprend alors une traversée de plus de 200 km, qui le mène du village du Monastier, près du Puy-en-Velay, à St Jean du Gard. Accompagné de l’ânesse Modestine, il parcourt la région, dormant tantôt à la belle étoile, tantôt dans des auberges et nous offrant de magnifiques lignes sur la nature, la philosophie du voyage, mais aussi sur l’histoire de la région et la tolérance religieuse. Un grand passage étant consacré à la révolte des Camisards qui opposa au début du XVIIIème siècle, catholiques et protestants et qui fait écho à l’histoire écossaise de l’auteur.
Autant te dire que cette lecture m’a donné très envie de me mettre en marche et que l’on parte en famille sur le GR 70, peut être accompagné d’un âne aussi pour vivre cette fabuleuse aventure.
Côté schtroumpfs
Chez les garçons aussi la semaine a été chargée en lecture. J’ai trouvé à la bibliothèque l’intégrale de la série Maman Ours Oie, de Ryan T. Higgins. Autant te dire que c’est toujours un franc succès. Mini Schtroumpf est un fan inconditionnel de Michel, cet ours grincheux, amateur de bonne chaire qui se retrouve un jour à devoir jouer les mamans oies parce que les oeufs qu’il avait prévu de se faire à dîner ont éclos alors qu’il allait chercher un ingrédient oublié. Victime d’une erreur d’identité, il essaie de se débarrasser de ces incrustes et bien entendu, ça ne marche pas… Je ne t’en dis pas plus pour l’instant mais j’essaierai d’ici quelques temps de faire un article sur nos séries et nos bouquins coup de coeur pour les lectures du soir.
Grand schtroumpf de son côté n’a fait qu’une bouchée du tome 2 de Les royaumes de feu en bande dessinée. Il est complètement accro à cette série, mais la lecture des romans est encore un peu difficile pour lui, du coup ce format lui convient pas mal et en tant que maman, je ne peux que valider de le voir lire des heures entières avec plaisir.
Il a aussi terminé le tome 2 de Poules, Renards, Vipères de Paul Ivoire. Il a hâte de découvrir la suite et la fin des aventures d’Albin, Célis et Zora. Il valide à 100 % ces romans d’aventures.
Qu’êtes vous en train de lire ?
J’ai mis de côté les romans pour cette lecture. Il y a quelques temps, j’avais vu passer sur Instagram la première page de Le bug humain de Sébastien Boehler, partagé par l’une des bookfairies toulousaines, (si tu ne connais pas encore les bookfairies, je te propose d’aller faire un tour sur ici). J’aime beaucoup le ashtag #shareyourfirstpage car il te met directement dans le vif du sujet. Bien plus qu’une couverture ou qu’un résumé. J’aime beaucoup lire des bouquins autour du monde d’après ou sur comment sauver les meubles alors que la maison prend l’eau. L’ayant trouvé à la bibliothèque, j’ai sauté sur l’occasion. L’auteur nous propose dans cette étude de comprendre pourquoi malgré tous les signaux d’alertes autour du changement climatique et de l’effondrement de la civilisation, notre cerveau nous pousse à vouloir toujours plus. Pour l’instant, je le trouve assez bien construit et adapté à un public non spécialiste des neurosciences.
Chez les garçons, on reste dans la BD. Mini-schtroumpf a trouvé le Grand Méchant Renard de Benjamin Renner à la bibliothèque. Il avait adoré le dessin animé. Il dévore la BD. Pour en avoir lu quelques pages, elle est vraiment très drôle et assez facile à lire pour des petitous.
Grand-schtroumpf, de son côté à mis la main sur Bloody Harry, une BD complètement décalée qui part de l’univers d’Harry Potter pour aller un peu n’importe où. C’est très très drôle, mais plutôt pour un public ado-jeune adulte, que pour un enfant de 8 ans. Pour te dire, même mon cher papounet qui lit très peu a demandé si on pouvait le lui prêter. Le seul hic, le vocabulaire, pas toujours très châtié, voire franchement grossier par moment. (Et là, tu entends le rire intelligent du pré-ado trop fier de lire un truc transgressif ?) Donc, on le lit parce qu’on adore les références piochées à l’univers Disney, Ghibli et autres Pokémons, mais en cachant les yeux pour les gros mots.
Que lirez-vous après ?
Après, je pense retourner à La Havane avec Wendy Guerra, une autrice cubaine que j’ai jusqu’à présent lu en espagnol. Puis attaquer la nouvelle pile à lire que je me suis faite après ma razzia à la bibliothèque. J’ai le choix entre Tout le bleu du ciel, le dernier Romain Puertolas, La variante chilienne, et plein d’autres encore…
Et vous ? Que lisez-vous ce lundi ?
En attendant la prochaine semaine livresque, tu peux toujours nous suivre sur Facebook et sur Instagram.
Il s’agit d’un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se faisait auparavant chez Galleane.Les liens sont maintenant répertoriés chez Camille du blogI Believe in Pixie Dust.
Allez je me lance dans l’aventure, la partie littérature du blog malgré beaucoup de bonne volonté n’est pas encore assez fournie. Du coup ce petit rendez-vous littéraire du lundi sera l’occasion d’étoffer un petit peu la partie lecture et autres compagnons de route.
Comme chaque lundi, les questions seront les suivantes ?
Qu’ai-je lu la semaine dernière ?
Qu’est ce que je suis en train de lire ?
Quel sera mon prochain livre ?
Allez je me lance…
Mes lectures de la semaine
La semaine dernière a été assez productive en terme de lecture…
J’ai terminé Le pèlerin de Compostelle de Paolo Coelho. J’avais adoré l’Alchimiste, que j’avais lu quand j’étais ado. J’avais été convaincue à moitié par Hippie. Cela faisait longtemps qu’il trainait dans la bibliothèque de ma mère et je me suis dit que c’était peut-être le bon moment pour m’aventurer de m’aventurer avec lui sur le Chemin de Compostelle, car c’est une destination qui fait partie de mon tiroir à voyage depuis longtemps. Au final, j’ai été déçue. Le livre n’est pas bien épais mais il traine en longueur, dans des considérations ésotériques et dans cette quête de l’épée qui met entre parenthèse l’aspect humain que l’on attend trouver dans ce genre de récit de voyage… Bref, ce n’était pas un coup de coeur.
J’ai ensuite quitté l’Espagne pour l’Ecosse avec Une saison au bord de l’eau, de Jenny Colgan. L’Ecosse me faisant de l’oeil depuis un moment aussi et connaissant l’univers de Jenny Colgan que j’avais bien aimé avec Rendez-vous au Cupcake Café, je suis allée récupérer ce livre qui attendait sagement dans ma pile à lire depuis cet été. Je me suis laissée happée par le retour au bercail de Flora MacKenzie, juriste londonienne, qui pour les besoins d’une affaire, doit retourner sur son île natale, dans les Highlands. Si vous avez déjà lu du Jenny Colgan, on y retrouve tous ce qui fait son univers, la cuisine et la gourmandise, ainsi que l’aspect comédie romantique et le triangle amoureux, le tout saupoudré de légendes celtiques qui m’ont fait penser au dessin animé le Chant de la mer. Il est assez chouette, aussi doux qu’un téléfilm de Noël.
Ce que je lis en ce moment
Après avoir terminé Une saison au bord de l’eau. J’étais indécise entre Une année en Provence de Peter Mayle, Géographie de l’instant de Sylvain Tesson et Denier du rêve de Marguerite Yourcenar, que j’avais déjà lu, mais un peu oublié. Au final, c’est Sylvain Tesson qui a gagné, presque à Chi-Fou-Mi. Non en vrai au privilège du temps passé dans la pile à lire… Bref, celui-ci a fini à la maison au hasard des promotions deux livre achetés un livre offert que l’on trouve souvent pendant l’été.
Au final, c’est plutôt une bonne surprise, Géographie de l’instant, ce sont les carnets de notes de Sylvain Tesson. Je n’ai pas encore lu ses grands romans mais trainer dans sa poche au gré de ses voyages est plutôt agréable. On passe du coq à l’âne, de l’actualité internationale, à ses lectures en passant par ses balades quotidiennes et son style est toujours parfait, poétique avec des mots habilement choisis. J’aimerais que mes carnets de notes que je prends pour le blog soient aussi clairs et bien écrits. Je pense le garder encore un petit moment car il est assez épais et pas du tout conçu comme un page turner.
Et après ?
Je pense que ce sera au tour d’Une année en Provence de Peter Mayle. La semaine dernière, nous avons fait une virée en amoureux dans les villages du Lubéron et nos pas nous ont conduit à Ménerbes. Ce village est un peu particulier pour moi car il est associé Dora Maar, une artiste que j’adore et dont j’ai lu à peu près toutes les biographies possibles et imaginables, et qui y a passé des heures assez sombres de son existence après sa rupture avec Picasso. Je me souvenais aussi avoir vu et entendu ma mère se tordre de rire au journal de Peter Mayle, fraîchement installé dans le village, je me dit qu’il serait peut-être temps de donner à ce petit bijou un aspect plus comique.
Et vous qu’avez vous lu cette semaine ? Que lisez-vous ? Quel sera votre prochain compagnon de route ?
En attendant le prochain rendez-vous, vous pouvez nous retrouver sur Facebook :
L’art de voyager sans partir loin, éd. Lonely Planet
En ces temps étranges de confinement, la wanderlust family est coincée à la maison et obligée de reporter ces aventures de printemps à une date ultérieure. Mais même depuis son canapé, il est encore possible de voyager et sans allumer la télé.
C’est ce que nous propose ce guide un peu atypique de chez Lonely Planet. J’y suis tombée dessus par hasard alors que je cherchais un cadeau d’anniversaire pour wanderlustdad l’année dernière et je me suis dit que ce serait chouette d’avoir un vivier d’expériences de voyage sans exploser notre PEL ni s’en sortir avec un méga bilan carbone… Je t’ai déjà parlé de ma réticence à acheter un guide touristique qui finira ensuite par trôner sur une étagère façon ramasse-poussière. L’avantage de celui-ci, c’est son côté couteau suisse. Il marche aussi bien pour un week-end où tu es chez toi et que tu n’as rien à faire, que pour un voyage à l’autre bout de la Terre avec ses suggestions de visites alternatives qui marchent partout. Où que tu décides d’aller, il peut sauter dans ton sac à dos.
L’idée du guide est simple, (ré)apprendre à regarder notre jardin, notre quartier, notre ville ou notre région sous de nouveaux points de vue. À travers cinq catégories (éveil des sens, en bonne compagnie, chiche, odyssées culturelles et voya-jouez aux dés), il nous propose 50 expériences de tourisme alternatif sous le pas de notre porte ou presque.
Bon OK, pour le moment, exit les tournées des bars, les randos-street art, et les cueillettes urbaines, mais on peut encore tenter :
l’expérience N°4 : changement d’échelle qui propose de faire le tour de votre quotidien avec un objectif macro, un portable avec un bon zoom peut aussi faire l’affaire. L’idée étant de rendre les détails du quotidien poétiques et de faire de jolis photos pour ta collection perso ou pour agrémenter ton instagram… ça se tente non ?
l’expérience N°5 : le monde à croquer qui nous fait découvrir les cuisines du monde en suivant l’ordre alphabétique. Ça t’inspire moussaillon ? Alors pars à l’assaut de ton frigo avec à la main ta bible de la cuisine. Où iras-tu en premier ? Argentine ? Albanie ? Angleterre ? Algérie ?…
l’expérience N°6 : l’inventaire volatil qui consiste à observer les oiseaux depuis notre fenêtre… Je l’ai testée la semaine dernière depuis le pas de ma porte et j’ai été très agréablement surprise de voir le ballet de petits oiseaux dont je ne connais pas le nom parce que je suis une quiche en ornithologie, dans l’abricotier en fleurs de mon voisin.
l’expérience N°9 : thalasso improvisée si comme nous, tu télé-travailles, tu joues la maîtresse avec tes gosses tout en continuant de faire tourner la maison, tu as vite fait de finir ta soirée en mode parent au bord de la crise de nerfs. Ici l’idée est de t’offrir une séance de thalasso DIY dans la salle de bain d’un pote… Alors vu le contexte on laisse tomber l’idée d’aller se faire couler un bain chez des amis, mais on dit oui oui oui à l’idée d’allumer quelques bougies, de se faire un bon masque, une manucure, une gommage ou je ne sais quoi et s’accorder un peu de douceur…
l’expérience N°12 : ma tente sur ma pelouse, n’ayant pas de jardin, on ne peut pas la tester celle-ci, et puis il fait encore un peu froid, mais l’idée de faire de faire un barbeuc’ chamallow et de dormir à la belle étoile au fond du jardin ça a un petit goût Koh Lanta en ce moment, non ?
l’expérience N°17 : Dog-trotter. Elle nous propose de faire le tour du quartier en suivant Médor. En ce moment, certains d’entre nous sont bien contents d’avoir un tout à sortir pour aller prendre un peu l’air. Alors pour le remercier, si on sortait un peu des sentiers battus et qu’on le laissait maître de la promenade pour une fois ? Tout en respectant les gestes barrières bien sûr et sans s’éloigner du pâté de maison…
l’expérience N°38 : avec Tourisme ès lettres, range ton passeport, point n’est besoin d’avion, ni de train, de toutes façons, ils ne décollent plus en ce moment. Le principe de ce voyage littéraire, prendre le livre le plus en haut à gauche de ta bibliothèque, et lorsque vous y rencontrez le nom d’une ville ou d’un pays, fermez ton livre et rends toi dans un autre livre de votre bibliothèque qui parle de cette nouvelle destination. Et ainsi de suite sur une dizaine de livres. Jusqu’où iras-tu, avec quels compagnons et par quels chemins ?
l’expérience N°39 : Passé récomposé te propose de revisiter tes plus belles photos de vacances depuis ton salon ou ta terrasse. Envie de soleil et de tropiques, ressors ton hamac et prend un bain de soleil sur ton balcon ou prépare-toi un bon cocktail…
Ceci n’est qu’un condensé de quelques expériences faisables en ce moment. Il y en a plein d’autres super chouettes qui n’attendent que les beaux jours et la fin de la quarantaine pour qu’on les essaie.
Ce qui me plait dans ce livre, c’est avant tout son esthétique, il est beau… J’adore aussi l’esprit et le côté décalé de certaines propositions, les photos à tomber et les petits en-quarts « ils sont testé » pour chaque expérience avec les points positifs et les points négatifs. Il me fait un peu penser au bouquin de Keri Smith How to be a world explorer qui est trop génial mais qui malheureusement n’existe pas encore en français et qui nous propose différentes balades pour nous réapproprier notre petit monde quotidien.
J’espère t’avoir donné quelques idées pour traquer l’ennui de ces longues journées. Et t’avoir donné l’envie de courir faire un gros bisou à ton libraire de quartier dès le confinement terminé pour l’ajouter à ta collection de guides. Prends soin de toi cher lecteur…
Pour ce deuxième article de la catégorie suggestions de lecture, j’ai envie de te parler de ce petit livre que j’ai trouvé dans ma bibliothèque de quartier.
Mais tout d’abord, comme diraient Eric et Ramzy « mettons-nous en situation » 😉
S’il y a un voyage que j’aime particulièrement et dont je pourrais difficilement me passer, c’est mon voyage hebdomadaire à la bibliothèque. Pour moi, aller à la bibliothèque, c’est chaque semaine une nouvelle aventure. Pour reprendre les mots de Forrest Gump, « c’est un peu comme une boite de chocolat, on sait jamais sur quoi on va tomber ».
À la bibliothèque, je suis un peu comme les petits vieux, j’ai mes petits rituels.
Rituel n°1 : faire un tour au département jeunesse pour y rendre la cargaison de livres empruntés pour les schtroumphs et le boulot et chercher de nouvelles pépites de littérature jeunesse.
Rituel n°2 : descendre au sous-sol, au département des adultes et flâner dans les rayons pour y trouver un ou plusieurs nouveaux compagnons.
Au fil du temps, j’ai remarqué que certains livres t’appellent. Du crieur du marché, au wesh à casquette en mode « wesh Mademoiselle, t’y es bien charmante, fais moi sauter dans ton sac à dos ! », en passant par ceux qui roulent des épaules et font leurs mac en attendant que tu les regardes avec envie, ceux qui jouissent de leur réputation et ce qui n’attendent rien qu’un regard de ta part… Oups mais je crois que je m’égare, revenons à nos moutons.
La semaine dernière, en flânant, je suis donc tombée sur ce petit bouquin que je suis tombée. Au premier abord, son titre et sa couverture m’ont fait l’effet de ces gars qui t’arrêtent dans la rue sans trop de tact et avec pas mal de prétention. Mais avec son mot « responsable » écrit en vert, je me suis dit que peut-être, dans la catégorie suggestions de lecture et éthique de voyage, il pourrait être intéressant. J’ai donc décidé de lui laisser sa chance.
Alors ?!? Verdict ?!?
Au bout de quelques pages je suis déjà conquise. Waouh ! Mais ce gars-là lit dans mes pensées, derrière son titre aguicheur, il y a de la culture… Le gars cite Marcel Proust et ce philosophe d’une grande sagesse que j’adore depuis toujours avec son pot de miel et son crop top rouge, l’illustrissime Winnie l’Ourson ❤ ❤ ❤ (Ne jamais sous-estimer la sagesse de Winnie l’Ourson…)
Non blague à part, de façon réfléchie et documentée, il fait tout simplement preuve de bon sens. Ce bon sens qui dans notre course à la plus belle photo à poster sur les réseaux sociaux semble nous abandonner à peine débarqués sur notre lieu de villégiature. Il met des mots sur des choses que nous avions pressenties depuis quelques temps dans la wanderlust family comme les bienfaits de l’anticipation, l’ancrage dans le présent, la beauté des itinéraires bis, les bienfaits de la lenteur en voyage, l’importance de rencontrer des gens du cru…
Au final, malgré ce titre qui pourrait ressembler à un sujet de philo du bac (j’imaginerais bien un examinateur pondre un truc comme ça : « De l’art d’être un bon touriste, vous avez 4 heures ! »), c’est une petite lecture sympa. Le livre est très bien illustré et se lit vite. Il peut se lire au gré des inspirations, dans l’ordre ou dans le désordre, en sautant des chapitres ou de façon linéaire et donne des conseils utiles pour préparer un voyage qui te ressemble, quelle que soit ta destination.
Il m’a aussi donné l’envie d’aller faire un tour du côté de son autre bouquin dans la même collection, Comment visiter un musée ? et aimer ça… Affaire à suivre…
Il est des livres que tu ne te lasserais jamais de lire ? Pour moi, Le Magicien d’Oz de L. Frank Baum en fait partie. Je suis tombée amoureuse de cette histoire alors que je devais avoir une dizaine d’années en regardant le film avec Judy Garland à la télé, (comme quoi mon goût du vintage ne date pas d’hier…). J’ai tout de suite été émerveillée par le passage du noir et blanc au Technicolor, et j’ai été charmée par le kistch des décors et des costumes (Glinda, si tu nous lis…) et les chansons de la bande originale. Ce n’est qu’une dizaine d’années plus tard que j’ai découvert le livre. Aujourd’hui, dans le cadre de ce blog, le parallèle entre l’aventure fantastique de Dorothée et l’éthique de voyage est très tentant à faire. Peut-être que tu trouveras cet article un tantinet tiré par les cheveux, mais je me lance…
Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce grand classique repris jusque par, Ô sacrilège, la Maison de Mickey (si, si je t’assure, mes yeux et mes oreilles ont saigné le jour où j’y suis tombée dessus…), voilà l’histoire. Attention spoilers !
Dorothée, jeune orpheline du Kansas s’ennuie à cent sous l’heure chez son oncle Henry et sa tante Emma. Elle a bien son chien Toto, mais c’est pas la folie folie. Alors, dans son univers tout gris, elle rêve d’arc-en-ciel et de paillettes…
Le grand classique des contes traditionnels, jusque là, rien de bien transcendant et surtout aucun rapport avec le voyage… Concrètement, on peut tous se reconnaître dans le personnage de Dorothée quand, au mois de janvier alors qu’il fait froid, qu’il pleut, et qu’on s’ennuie au boulot et on ne rêve que d’une chose, partir au chaud dans les Caraïbes.
C’est pas à toi que ça va arriver, à moins de gagner à l’Euromillions. Mais elle, elle peut dire merci à un vilain méchant cyclone qui va l’arracher – rêve ou réalité – à son univers triste et l’emmener au-delà de l’arc-en-ciel, dans le pays du Magicien d’Oz…
Là, elle pourrait se dire, « Génial les vacances tous frais payés sous les tropiques dont j’ai toujours rêvé, je vais me regaler loin de mon Kansas tout gris ! » Sauf que non, Dorothée fait partie de ces gens qui fantasment leurs vacances et qui une fois arrivés dans ce lieu tant idéalisé ne pensent qu’à une chose : rentrer à la maison. (Pas casse-pieds la fille…)
Il faut dire quand même qu’elle a fait une arrivée fracassante la demoiselle, à l’atterrissage de sa maison volante, elle liquide celle qu’on nous dit être la méchante sorcière de l’Est (je t’invite à découvrir Wicked de Gregory Maguire pour avoir un autre regard sur l’histoire). Bref, comme elle a libéré le petit peuple des Munchkins du joug de son oppresseur, elle est accueillie en fanfare avec fleurs, couleurs et chansons. Sauf qu’une fois la fête terminée, ils n’ont pas d’autre solution pour l’aider à rentrer chez elle que de lui proposer d’aller voir le grand magicien d’Oz à la Cité d’Emeraude, non sans lui avoir donné, avant de partir, les souliers d’argent de la sorcière fraîchement zigouillée.Tu sens le cadeau empoisonné ?
Et c’est là que ça devient intéressant en ce qui nous concerne…
Dorothée prend donc l’itinéraire tout tracé par son tour opérator local avec comme consigne de surtout ne pas s’en éloigner. Elle est toute contente et elle avance en chantant gaiement avec son chien Toto. Personnellement j’adore sa playlist de voyage…
Le long de la route de briques jaunes, elle rencontre tout d’abord un épouvantail. Attaché dans un champ à un carrefour, il lui indique la route à prendre. Elle croit d’abord être folle lorsqu’elle l’entend parler pour la première fois, puis elle découvre ses problématiques et attendrie par le personnage qui recherche une cervelle alors qu’il a une tête de paille, elle le décroche de son piquet et lui propose de l’accompagner à la Cité d’Emeraude pour trouver le grand Oz qui aura sûrement une solution pour l’aider.
Ce passage nous délivre donc notre leçon n°1…
Laisse tes certitudes à l’aéroport, prends la route, quelle qu’elle soit et tu feras sûrement de belles rencontres.
Accompagnée fièrement par son nouvel ami l’épouvantail, Dorothée ose donc s’aventurer dans la forêt, surveillée de loin par la Méchante sorcière de l’Ouest, qui ne souhaite qu’une chose récupérer les souliers de sa soeur.
Ah ! Qu’est-ce qu’on ferait pas pour une paire de Louboutruc, même quand on est une sorcière !!!
Après une nuit dans une cabane désaffectée sous la garde rapprochée de l’épouvantail, ils rencontrent un homme de Fer Blanc qui a rouillé lors d’une averse et qui est resté coincé depuis plus d’une année. Ils le remettent en état grâce une burette d’huile et écoutent sa terrible histoire. A cause d’une malédiction, il a perdu son coeur, mais il ne rêve que d’une chose, l’entendre battre à nouveau. Ils repartent donc tous ensemble à la recherche de cervelle, d’un coeur ou du chemin du Kansas, à la recherche du Magicien d’Oz.
C’est là qu’intervient la leçon n°2.
Tu peux profiter de tes vacances pour faire oeuvre de bien sur ton chemin, tu ne t’en sentiras que plus léger.
La forêt se fait de plus en plus hostile, les trois compères et Toto sont terrifiés. Ils sont alors attaqués par un lion effrayant au premier abord mais qui se révèle être un froussard de première à la recherche de courage qui prend finalement la route avec eux. C’est là qu’intervient la leçon n°3.
Tu peux trouver des pépites, même dans des lieux qui au départ ne t’inspiraient pas.
Tout ce petit monde se dirige donc dans la joie et l’allégresse vers le Graal touristique du cru, la fameuse Cité d’Emeraude.
Si tu veux mon avis, on en fait tout un plat depuis le début de la Cité d’Emeraude mais à part son côté Bling Bling, elle n’a vraiment rien d’extraordinaire. Les habitants, stressés et affairés à servir le Magicien ne sont pas agréables et on a l’impression à suivre Dorothée et ses amis de se retrouver dans le métro d’une grande métropole à l’heure de pointe.
Le Magicien, après force négociations, accepte enfin de les recevoir. Mais il ne leur accordera satisfaction que s’ils ramènent le balai magique de la sorcière de l’Ouest. Bouh c’est très très moche, Monsieur le Magicien ! Ils se remettent donc en route, déçus de leur visite. Ce qui nous conduit à notre leçon n°4.
La capitale, au final, c’est pas toujours génial ! (oh ! ça rime !)
Les voilà donc repartis en direction du sombre pays des Winkies pour récupérer le balai de la sorcière. Je te la fais courte parce que c’est pas la partie du livre que je préfère, mais gros, la sorcière les cueille au passage avec des abeilles et des singes volants et elle est plutôt vénère.
1 / Elle veut récupérer ses chaussures qui brillent sauf que Dorothée, qui n’aurait rien contre l’idée de les lui donner (tu m’étonnes après tous les kilomètres qu’elle a fait avec elle doit avoir les pieds en compote) ne peut pas les enlever de ses pieds.
2 / Elle apprécie moyennement que le Grand Oz lui envoie cette fine équipe parce qu’il n’est pas foutu de régler ses histoires tout seul.
Bref, elle est chaude comme une baraque à frites pendant la braderie de Lille et, en attendant de trouver une solution pour enlever ses chaussures à Dorothée, elle décide de mettre le feu à l’épouvantail pour éloigner ses visiteurs indélicats. C’est là que la pauvre pitchounette, terrifiée et désespérée, pour sauver son ami, lui jette un seau d’eau qui touche aussi la sorcière. Et là, c’est le drame, elle fond… Elle se liquéfie et meurt, ne laissant que son balai, son chapeau, et sa cape.
Oz, qui pensait avoir la paix un bon moment en les envoyant chercher le balai de la sorcière se retrouve bien embêté de voir Dorothée et compagnie revenir si vite (Un peu comme quand tu envoies tes enfants compter tous les légos de leur caisse et parce que tu veux te caler tranquille devant un téléfilm culcul et qu’ils reviennent la bouche en coeur au bout de 5 minutes en mode, « ça y est on a fini ! »). Il espérait secrètement que la sorcière les mettrait hors-jeu. Il est donc contraint d’avouer son incompétence et leur donne donc la dernière leçon de ce voyage qui est pour moi la plus importante. Chacun avait en lui depuis le début les ressources qui lui permettaient de développer ce qu’il cherchait, il suffisait simplement de croire en soi.
L’important, ce n’est pas la destination, c’est le chemin qui te fait grandir par les épreuves et les rencontres qu’il met sur ta route. Et c’est ce chemin qui te révèle à toi-même les trésors cachés qui dorment au fond de toi.
J’espère que cette lecture alternative du Magicien d’Oz t’a plue et que tu t’es autant amusée à la lire que je me suis amusée à l’écrire. Pour finir, je n’ai plus qu’à te dire comme Glinda, « Va au-delà de ton arc-en-ciel, chausse tes plus jolis souliers (évite quand même les talons, ce sera mieux pour tes petits pieds), puis suis ta route de briques jaunes, pratique le slow travel, pars à la rencontre des autres et tu révéleras les meilleurs petits bouts de toi ❤ »