Café des voyageurs #13 : Halloween

Les studios Harry Potter de Londres

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Dans trois jours c’est Halloween, petites sorcières, fantômes et autres loups garous seront de retour pour nous demander des bonbons ou un sort. En cette nuit la plus terrifiante de l’année, c’est l’occasion pour le café des voyageurs de revenir sur des destinations fantastiques ou terrifiantes.

Cette semaine, je t’emmène…

Qui dit Halloween dit sorcier. Et quand on parle de sorcier chez nous, il en est un qui ne traine jamais bien loin. Tu l’as peut être découvert dans nos C’est Lundi que lisez-vous mais nous sommes de grands fans d’Harry Potter et de l’univers Wizarding World. Aussi, cette semaine, direction le quai 9 3/4 et les studios de Leavesden à Londres pour découvrir l’envers du décor et les studios dans lesquels ont été tournés les 8 épisodes de la saga.

J’ai choisi cet endroit car…

Je t’avais déjà parlé de nos aventures à Disneyland Paris et mon cher et tendre mari, m’a fait remarqué, avec une diplomatie digne d’un engin de chantier que mon séjour à Port Aventura pour Halloween, remontait à presque 18 ans… Paie ton coup de vieux. (Il y a des fois où j’aimerais bien être sorcière aussi pour le transformer en grenouille…). D’un commun accord, nous avons donc choisi de vous raconter l’une de nos aventures londoniennes, encore plutôt fraîches, quoi que la magie des studios étant un peu perturbée en ce moment par les mesures sanitaires. Si la destination t’intéresse, tu trouveras toutes les informations ici.

Nous avions choisi, pour faire découvrir Londres aux enfants de les plonger dans les films et les dessins animés qui mettent la ville à l’honneur. Je te proposerai bientôt un article à ce sujet. Ils avaient donc dans leurs valises leurs costumes de sorciers et arboraient fièrement les couleurs de Gryffondor. Aussi, après avoir visité Leadenhall Market, point d’entrée du chemin de traverse, et marché de nuit à Picadilly Circus, visiter les Studios Warner de Leavesden étaient un incontournable. Jusqu’à l’année dernière, la grande salle de Poudlard, située à l’entrée des Studios se parait de ses plus beaux ou inquiétants atours pour Halloween et Noël.

Il faut compter environ une heure pour rejoindre le site. Nous avions choisi d’attendre notre Magicobus non loin de Victoria Station. Après une traversée de la ville et de la campagne anglaise, avec pour nous accompagner le deuxième opus de la saga en vidéo, nous avons rejoint les studios. Après un bref historique et une présentation des studios par Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint, les portes de la grande salle s’ouvrent et nous voilà immergé dans le film. Je peux t’assurer que les petits yeux ont brillé au moment de l’ouverture des portes.

Sur le reste du parcours, les décors et les costumes se succèdent. La salle commune de Gryffondor, la salle des potions, la cabane d’Hagrid, le chemin de traverse, la forêt interdite… Des animations étaient aussi proposées, réalisation de potions fumantes, portait de famille façon échappés d’Azkaban ou encore survol de Londres en balai magique.

Nous avions la chance lors de notre visite que mini-Schtroumpf n’ait à payer que le transport. La journée revient assez cher pour une famille de 4 si l’on compte le transfert, l’entrée aux studios et les photos et autres extras qui vous vident les poches aussi vite que le niffleur de Norbert Dragonneau, mais elle fait partie de nos meilleurs souvenirs londoniens.

Si tu ne devais choisir qu’une photo laquelle choisirais-tu ? Pourquoi ?

Au cours de cette journée, j’ai dû prendre une bonne centaine de photos. En choisir une seule est donc un sacré défi. C’est finalement sur cette vue en noir et blanc du Poudlard Express que j’ai opté. Cette locomotive mythique qui est la porte d’entrée vers l’univers magique et qui nous a tant fait rêver quand les premiers films sont sortis.

Et puis, après avoir vu cette réplique à l’arrêt, cette photo me rappelle un autre voyage, tapi au fond du tiroir à voyage, l’Ecosse et ses Highlands qui nous donnera l’occasion de continuer notre fan tour sur les traces d’Harry Potter en empruntant le Jacobite Steam Train et le spectaculaire viaduc de Glenfinnan. Alors rendez-vous pour un prochain Halloween à la découverte d’un manoir écossais ?

Thème du 4 novembre : Orange

Thème du 11 novembre : Escapade romantique

Thème du 18 novembre : Musée

Thème du 25 novembre : Lacs et rivières

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine.

À bientôt 😉

Café des voyageurs #12 : Animaux

Le parc ornithologique de Pont de Gau

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Les vacances approchent et la dernière fois que nous avions abordé ce thème, les participants au café avaient proposé qu’on le remette sur le feu régulièrement.

Cette semaine, je t’emmène…

Aux Saintes Maries de la Mer découvrir le Parc Ornithologique du Pont de Gau. Je t’avais parlé de notre envie de découvrir cet endroit dans un article paru à la veille de l’ordonnance des 100 kilomètres.

J’ai choisi cet endroit car…

J’avais repéré cet endroit quand je recherchais pour le boulot une idée de sortie dans la région accessible avec un fauteuil roulant. Nature, animaux, accessibilité et petits prix pour les groupes, il n’en a pas fallu plus pour me convaincre et me donner envie de le proposer à mes collègues.

Compte tenu de la crise sanitaire, la sortie professionnelle est bien sûr tombée à l’eau mais nous avons tout de même eu la chance de découvrir la réserve en famille, au printemps, à la faveur du déconfinement.

Pour des raisons d’éthiques, nous sommes assez frileux à l’idée de visiter des parcs zoologiques. Cependant, ici, plus de volières ou d’animaux en cage. La découverte des oiseaux se fait le long de sentiers qui bordent les étangs du Parc Naturel Régional de Camargue. Deux balades sont proposées aux visiteurs. La première, grand public, dure une petite heure. On peut y voir une grande diversité d’oiseaux, qui varie selon les migrations, les observatoires et les tours y sont nombreuses. Nous avons eu la chance de voir des flamants roses, des cigognes, des avocettes, des aigrettes, ibis et autres mouettes mélanocéphales.

N’étant pas de grands ornithologues, nous avons pu compter pour reconnaître les oiseaux sur le site du parc et les panneaux présents à différents points de la balade.

La deuxième balade est plus longue, moins ombragée et plus sauvage. Au moment où nous l’avons faite, nous avons trouvé qu’elle était moins agréable que la première partie du circuit, bien que beaucoup moins fréquentée. En effet, en fin de printemps, le moustique commence à faire son apparition dans les marais et il est sans pitié. Si tu souhaites la faire pendant l’été, préfère donc les heures matinales ou tardives, car le soleil ne pardonne pas, et n’oublie pas la lotion anti-moustiques, sous peine d’entendre les schtroumpfs râler. Les observatoires y sont plus espacés et les animaux moins concentrés mais le paysage vaut tout de même le détour.

Une fois terminée cette jolie découverte de la faune camarguaise pourquoi ne pas aller visiter le village des Saintes Maries de la Mer tout proche. Avec son église et sa vierge noire, ses plages et ses traditions liées à la culture des manades et des gardians, tu trouveras dans ses ruelles tout un tas de glaciers pour y prendre un goûter bien mérité après ta longue marche.

Si tu ne devais choisir qu’une photo laquelle choisirais-tu ? Pourquoi ?

Dans la famille photographe en carton je demande la mère… Pour cette sortie, j’avais prévu de sortir le réflex avec les grands objectifs, j’avais pris le grand sac à dos avec tout l’attirail… Sauf qu’en arrivant sur place, je me suis rendu compte que j’avais oublié la carte mémoire dans l’ordinateur… Quelle dinde ! Bien entendu, pas de photographe dans le coin, ni d’endroit où s’en procurer une avant de rentrer dans le parc.

Grandschtroumpf et moi qui étions partis façons documentaristes animaliers avons du nous rendre à l’évidence. Il faudrait revenir pour tourner un remake des Ailes pourpres : le mystère des flamants, le fabuleux film de Disney Nature sur les flamants roses.

Je te prie donc de m’excuser pour la qualité toute pourrie des photos faites avec le maximum du zoom du portable et donc plutôt floues…

On était donc punis de gros plans sur les oiseaux et de photos prises en vol que l’on aurait tellement aimé faire. En parcourant les photos de cette journée, j’ai donc peiné à trouver une photo qui puisse faire la une de cet article.

Celle-ci, mêlant à la fois le paysage et ses habitants s’est trouvée être un bon compromis. Le reste des belles images étant gravé dans nos tête à défaut de l’être sur une carte mémoire.

Et vous, ça vous arrive aussi en voyage des incidents photographiques ? À moins que vous ne fassiez partie de ceux qui préfèrent tout garder dans leur tête ? Raconte-nous tout ça en commentaire.

Thème du 28 octobre : Halloween

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine.

À bientôt 😉

Café des voyageurs #11 : pour les grands et les petits

Découvrir les traces du passage d’ Invader à Marseille

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Les vacances approchent et la dernière fois que nous avions abordé ce thème, les participants au café avaient proposé qu’on le remette sur le feu régulièrement.

Cette semaine, je t’emmène…

Chez moi, où une terrible attaque est en cours… Invader est un artiste contemporain qui sème régulièrement dans les villes où il passe des mosaïques murales inspirée du jeu-vidéo de notre enfance, Space Invader. Nous qui suivons cet artiste depuis quelques temps, on se plait à retrouver ses créations au gré de nos aventures. On a retrouvé son travail chez nous, à Lyon, Avignon, Londres…

J’ai choisi cet endroit car…

Comme je te le disais, une terrible invasion de bêbêtes en pixels est s’est déployée dans la ville. En effet, depuis la rentrée, une exposition est en cours, en collaboration avec le Centre Ora-Ito, situé sur le toit de la Cité Radieuse. C’est d’ailleurs ce dernier qui a été choisi comme quartier général et point de départ de cette nouvelle campagne qui vise la Cité Phocéenne. Elle est donc un spot à ne pas manquer pour admirer la vue magnifique sur la mer et les îles, découvrir les premières très grandes réalisations en grand format. C’est aussi l’occasion pour toute la famille de découvrir le projet visionnaire de Le Corbusier, et la maison du fada comme on l’appelle affectueusement chez nous.

Avec les vacances qui approchent, partir à la recherche de ces créations peut donc être une petite idée de balade en famille. Les enfants adorent ouvrir l’oeil à la recherche de ces petits trésors trouvés au coin d’une rue. Je crois qu’on profiterait bien de l’occasion pour se faire une soirée télé en famille devant Pixels de Chris Colombus avant de partir à l’attaque.

D’autant plus depuis que nous avons appris l’existence de l’appli FlashInvaders, qui permet de retrouver les petits bonshommes partout dans le monde. Le principe est simple, on télécharge l’application et au fil de nos balades, lorsque l’on croise les traces d’une invasion, on la flashe et on gagne des points comme dans un jeu vidéo. En ce qui concerne l’invasion marseillaise, une carte des réalisations est disponible à la Librairie Imbernon, située dans la galerie commerciale de la Cité Radieuse.

Si tu ne devais choisir qu’une photo laquelle choisirais-tu ? Pourquoi ?

Comme je te disais, il y en a partout dans Marseille. Et cette fois-ci, Invader a vu les choses en grand. D’habitude concentrés dans les quartiers du centre et de l’hypercentre, les petits aliens ont cette fois-ci débordé dans d’autres quartier de la ville, jusque presque chez nous.

Je ne te raconte pas la joie de GrandSchtroumpf, lorsqu’un matin, en levant les yeux sur l’un des pilonnes du métro devant lequel on passe tous les jours, il a trouvé un petit extraterrestre bleu. On aurait dit Champollion qui avait découvert la pierre de Rosette.

C’est donc une activité super chouette, gratuite, ludique qui permet de découvrir les villes que l’on traverse autrement et d’impliquer les enfants pour qui les balades urbaines peuvent parfois être ennuyeuses à leurs âges. Alors prêt à lever les yeux et à exploser du pixel ?

Thème du 21 octobre : Animaux

Thème du 28 octobre : Halloween

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine

À bientôt 😉

Café des voyageurs #9 : en forêt

La valle del Fiume Argentino

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

L’été est définitivement parti, ça y est, l’automne a pris ses quartiers. Après avoir consacré la semaine dernière un café des voyageurs sur les couleurs flamboyantes que l’on voit apparaître dans nos jolies forêts, et vu que le temps est idéal en ce moment pour aller s’y balader. Je te propose cette semaine d’aller faire une petit tour dans les bois.

Cette semaine, je t’emmène…

Dans mon deuxième chez moi, en Italie du Sud. Je te propose de venir admirer le paysage que je vois tous les matins en ouvrant mes volets quand je suis en vacances et de découvrir la Valle del Fiume Argentino. Cette vallée qui débute dans le village d’Orsomarso dans la province de Cosenza, fait partie du Parc National du Pollino. Avec sa rivière cristalline et sa faune et sa flore préservée, elle est l’un des joyaux de la région.

J’ai choisi cet endroit car…

Malgré sa popularité locale, c’est un endroit qui ne figure pas sur les guides touristiques à l’international, et c’est peut être tant mieux, car cela en fait un site à peu près préservé en dehors des quinze jours qui entourent le 15 août, où là, mieux vaut ne pas y mettre les pieds si tu souhaites visiter la forêt en toute tranquillité.

Orsomarso est un village perché de la côte Nord de la Calabre. Fondé au Moyen Age, il a longtemps été isolé du reste de la région et a su garder ses airs de petite crèche, son dialecte et ses traditions intacts. En te promenant dans ses ruelles tu trouveras tout ce qui fait le charme du Sud de l’Italie : des enfants qui jouent au foot dans les traverses, des mémés vêtues de noir assises sur le pas de leur porte qui font la conversation tout en enfilant des poivrons ou en écossant des fèves, des pépés assis sur un banc très occupés à regarder tous ceux qui passent, ou à jouer aux cartes au bar, des autels dédiés à la vierge, à Sainte Anna ou aux saints médecins Côme et Damien… Bref, le Sud de l’Italie comme on l’imagine et comme je te l’ai déjà raconté dans certaines de mes chroniques littéraires. Le dimanche, tu y sentiras sûrement l’odeur della pasta al forno, ou de la parmiggiana. Mais quel que soit l’endroit où tu regardes, tu seras entouré de verdure.

La Valle del Fiume Argentino est le point de départ de nombreuses randonnées accessibles à toute la famille. En remontant le lit de la rivière tu trouveras d’abord des potagers familiaux, puis un arboretum où à la naissance de chaque enfant, les gens du village plantent un arbre, une cascade, de petites fontaines creusées ça et là par des forestiers, un jardin des plantes officinales.

Nous connaissons l’endroit par coeur mais nous ne nous lassons pas d’y observer les changements de la nature et de découvrir les espèces que la vallée accueille. Renard, loups, sangliers, rapaces nocturnes et diurnes, reptiles, et scarabées de toutes sortes, les enfants prennent un réel plaisir à être à l’affut des traces laissées par les animaux et à observer et à apprendre à reconnaître les plantes. Tu pourras allègrement faire de ta balade en forêt un vrai moment d’apprentissage. Attention toutefois, comme dans tout parc national, la cueillette est interdite.

Il ne faut que quelques kilomètres à pieds depuis le village pour rejoindre le refuge et la forêt profonde où jadis, les brigands puis les résistants contre le fascisme se réunissaient. Tu trouveras ça et là dans la forêt des cabanes et des bergeries abandonnées, témoin du passé agricole de ces bois. Ce lieu n’est donc pas uniquement, une merveille de la nature mais fait partie intégrante de l’histoire de la jeune Italie. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la forêt d’Orsomarso, ainsi que quelques recoins du village ont été choisis par Danny Boyle et Simon Beaufoy pour en faire le décor de la série Trust, diffusée sur Canal. Je n’ai pas encore eu l’occasion de la voir, mais je me souviens de l’effervescence dans le village à l’annonce de l’arrivée d’une équipe de tournage américaine. C’était vraiment chouette de voir toute cette mobilisation autour de ce projet.

Si tu ne devais choisir qu’une photo laquelle choisirais-tu ? Pourquoi ?

Cette photo a été prise en plein mois d’août alors qu’il faisait une chaleur à tomber, sous la canopé, il faisait bon et frais. Ce jour là, nous nous étions enfoncés dans la forêt pour une randonnée à la recherche d’un château en ruine.

J’ai choisi cette photo car il y a tout : l’eau qui bruisse et que j’entend de ma fenêtre, les fougères et la mousse. Elle respire la sérénité .

Thème du 7 octobre : Rose

Thème du 14 octobre : Pour les grands et les petits

Thème du 21 octobre : Animaux

Thème du 28 octobre : Halloween

Et toi, où nous emmènes-tu cette semaine ? En attendant le prochain café des voyageurs, je vous souhaite une belle semaine

À bientôt 😉

Cet été je visite la France #6 : suivre le chemin de Compostelle, au départ du Puy en Velay

Un road trip médiéval en terres du milieu, du Puy en Velay à La Couvertoirade

Pour ce dernier article de cette série estivale, je te propose de nous suivre dans notre road trip cette fin d’été qui nous a menés sur les traces de pèlerins de Compostelle mais aussi sur les pas de nos ancêtres aveyronnais.

Il était un voyage

35° degré dans notre Provence, plages et rivières bondées, forêts fermées pour risque d’incendies, en ce début de mois d’août caniculaire sous nos latitudes, on n’avait qu’une seule envie, fuir. Fuir très vite vers un endroit où on aurait besoin d’une petite laine pour le soir, où les arbres ne tordraient pas de désespoir par manque d’eau et auraient gardé un semblant de vert sans forcément partir à l’autre bout de la France.

Les chemins de Compostelle et le GR Stevenson étant des destinations qui sont dans le tiroir à voyages depuis quelques temps. C’est assez naturellement que l’on a pensé au Puy-en-Velay et aux villages traversés par le chemin de Compostelle jusqu’à Conques pour ce road trip sous la tente, en attendant de se lancer dans la folle aventure de les parcourir à pieds.

Avant de partir

Guides et autres liens utiles

À part le Geoguide sur l’Auvergne emprunté à la bibliothèque et que l’on n’a quasiment pas ouvert, pour ce voyage, on a presque tout fait à l’ancienne. Le bouche à oreille des copains, lieux traversé par le chemin de Compostelle et l’histoire familiale ont naturellement tracé notre parcours. Toutefois, si tu as besoin d’infos voici quelques sites qui pourront t’aider à t’organiser

https://www.auvergne-destination-volcans.com

https://www.tourisme-aveyron.com/fr

Itinéraire

Jour 1 : Marseille – Le Puy en Velay

Jour 2 : Le Puy en Velay

Jour 3 : Viverols (balade à la journée)

Jour 4 : Le Puy en Velay – Laguiole – l’Aubrac

Jour 5 : Laguiole – Nasbinals

Jour 6 : Laguiole – Saint Chely d’Aubrac – Estaing – Conques

Jour 7 : Entraygues sur Truyere – Conques

Jour 8 : Conques – Salles la source – Bozouls – Laissac – Camarès

Jour 9 : Sylvanes (rando à la journée)

Jour 10 : Le plateau du Larzac : La Couvertoirade – Nant

Jour 11 : retour

Transports

Pour cette aventure, nous avons choisi l’option voiture. Toutefois, si tu souhaites t’adonner au cyclotourisme ou à la grande randonnée, la région s’y prête facilement. Les voies vertes et les GR sont nombreux (Compostelle, Chemin Stevenson, Tour de l’Aubrac…).

Si tu souhaites visiter les étapes du Chemin de Compostelle ou du Chemin de Stevenson sans voiture mais sans marcher pour autant, des bus relient les différentes étapes quotidiennement.

Hébergements

Pour limiter les frais, nous avons décidé pour ce road trip de choisir l’option camping.

Voici donc ceux qui nous ont accueillis :

  • Le camping de Bouthezard : ce petit camping familial est situé à 15 minutes à pieds du centre du Puy en Velay. Nous y avons passé trois nuits tranquilles. Les équipements sont propres, récents et l’équipe y était très sympathique.
  • Le Camping des Monts d’Aubrac : c’est le camping municipal de Laguiole. Il est situé sur les hauteurs du village et on peut se rendre en centre ville à pieds. On y trouve les équipements de base. Seul bémol, pas de salle d’animation ou autre lieu pour s’abriter pour manger en cas de pluie.
  • Le Camping Beau Rivage : à une vingtaine de minutes à pieds du coeur de Conques, ce camping propose de nombreux équipements : aire de jeux pour les enfants, piscine, tables de ping pong…
  • Le camping de la résidence du Rouguier : la résidence du Rouguier propose dans le parc du château une vingtaine d’emplacements de camping. Le bloc sanitaire est équipé d’une machine à laver (gratuite). La piscine ainsi que les aires de jeux sont à disposition.
  • Le camping des Canoles : situé à quelques kilomètres en voiture du village templier de La Couvertoirade, cette aire de camping à la ferme a été le dernier camping de notre séjour. Si le site est très agréable avec ses formations karstiques, il est aussi un spot d’escalade et nous avons eu la surprise de voir des gens venir poser leurs tapis juste à côté de notre tente… Les équipements se résument au strict minimum (bloc sanitaire) et leur état laisse à désirer.

Sur place

À voir / À faire

Autour du Puy en Velay

3 jours pour découvrir les alentours du Puy en Velay étaient bien entendus trop courts. Nous avons beaucoup aimé la région, sa verdure, son histoire médiévale très forte.

  • Se recueillir dans la cathédrale du Puy en Velay : que l’on soit croyant ou pas, la cathédrale du Puy en Velay porte en elle une symbolique très forte. Point de départ de la via Podensis qui relie Le Puy en Velay à Saint Jean Pied de Port pour rejoindre ensuite le Chemin de Compostelle, elle accueille chaque jour de nombreux pèlerins sur le départ.
  • Flâner des les ruelles du centre historiques : regarder ses pieds et chercher les coquilles qui vous indiquent le chemin ou regarder en l’air à la recherche des statues, gargouilles et autres emblèmes, chacun son style… Mais la visite vaut clairement le détour. Si tu es adepte du geocaching, active ton plan, il y a quelques caches dans les parages.
  • Grimper jusqu’à la chapelle St Michel d’Aiguilhe : pas un séjour sans que l’on se retrouve d’une façon ou d’une autre en train de monter les escaliers interminables d’une tour ou d’un campanile. Cette fois-ci, c’est en plein air que nous avons grimpé, je ne sais pas combien de marches j’en arrêté de compter, pour aller visiter la Chapelle Saint Michel d’Aiguilhe. Mais, je vous garantis sur facture que ça en vaut la peine. Cette chapelle construite tout en haut de ce qui reste de la cheminée d’un volcan est une petite merveille avec ses fresques médiévales et ses vitraux. Surtout si comme nous, vous avez la chance d’être accueillis à votre arrivée par un concert de musique sacrée.
  • Le Puy de Lumières : chaque soir pendant l’été, à la tombée de la nuit, le Puy en Velay pare les façades de ces monuments de lumières. Pas juste trois petits spots comme à la Cité de Carcassonne vendus au prix de l’or (WanderlustDad n’avait toujours pas digéré la visite nocturne de la Cité de Carcassonne et là, ça a été le coup de grâce). Non messieurs, dames, c’est un vrai spectacle son et lumière et gratuit qui plus est, qui attend les visiteurs aux pieds des grands monuments de la ville. Un moyen de profiter autrement des grands sites du Puy en Velay et de découvrir de façon ludique la culture locale. Nous y sommes allés deux soirs. Toute la famille a beaucoup aimé déambuler dans les ruelles du centre historique au gré des spectacles et des animations. Ambiance magique garantie pour les petits comme pour les grands.
  • L’Hôtel des Lumières : on connaissait les Carrières de Lumières des Beaux de Provence et on avait entendu parler des Bassins de Lumières à Bordeaux… Dans la même famille, on a donc eu le plaisir de découvrir L’Hôtel des Lumières. Situé dans l’ancien Hotel-Dieu, juste à côté de la Cathédrale du Puy en Velay, ce centre d’art numérique propose deux salles d’expositions. Pour cette session, l’une était consacrée à un Voyage au centre de la Terre et l’autre aux peintres impressionnistes. Je peux te dire que toute la famille a beaucoup aimé cette visite. Les garçons ont été fasciné par cette plongée super immersive dans le centre de la planète avec ses volcans, ses océans, ses forêts et pour ma part j’ai trouvé la deuxième salle très belle avec ses multiples tableaux et son fond musical signé Satie, Gabriel Fauré et bien d’autres… Attention toutefois, si cette visite venait à faire partie des incontournables de ton futur séjour, pense à réserver à l’avance tes billets. Arrivés le jeudi, nous n’avons trouvé de la place pour visiter l’expo que le dimanche midi.

  • Faire du pédalo ou du paddle sur le lac du Bouchet : cet ancien cratère volcanique est aujourd’hui un lac aux eaux calmes dans lesquelles ont été aménagées une plage et une base nautique. Si tu as l’oeil et que tu y vas à la bonne saison, tu auras peut-être la chance de trouver dans la forêt des framboises et des fraises des bois…
  • Visiter les villages environnants : les alentours du Puy regorgent de villages de caractères, sur la route, nous avons beaucoup aimé le village de Cayre, celui de Craponnes et son marché du samedi.
  • Écouter les histoires de la bête du Gévaudan : c’était l’un des grand sujet d’interrogation des enfants (et aussi un peu de craintes en dormant sous la tente), pourquoi y a-t-il un loup dessiné ou sculpté de partout ? Est-ce qu’il va venir nous manger tous crus… Je t’avoue que l’on a très vite dû réviser nos classiques, sur wikipedia, pour leur raconter les grandes lignes de l’histoire et calmer leur imagination galopante. Note à toi, avant de partir, se faire un petit shot de Vincent Cassel et Monica Bellucci en regardant le Pacte des Loups.
  • Goûter aux spécialités locales : plutôt lentilles ou verveine ? Nous on a opté pour les deux. Confiture de verveine et lentilles vertes achetées à la boutiques Sabarot
Autour de Laguiole

Après trois jours en Haute-Loire, nous avons traversé le Cantal, la Lozère, pour nous rendre sur la partie aveyronnaise du plateau de l’Aubrac, à Laguiole. Connu pour ses ateliers de coutellerie, son taureau et son fromage, j’avais très envie de faire découvrir ce charmant village à mes trois hommes. Mais quoi voir et quoi faire dans le coin ?

  • Poser devant la statue du taureau : emblème de la ville, ses attributs sont aussi décolorés que le nez du sanglier de Florence ou le sein de Juliette à Vérone. Il semblerait donc cela porte bonheur…
  • Visiter des ateliers de coutellerie : Laguiole a bâti sa renommée à l’international sur la fabrication de couteaux, souvent contrefaits depuis la Chine, le Pakistan ou même la France. Si de nombreuses boutiques sont présentes au coeur du village, il n’y a sur place que deux sites de fabrication, la coutellerie Honoré Durand et la forge de Laguiole qui maîtrisent le processus de fabrication de A à Z puissent se visiter. Nous avons visité la première. Elle propose un temps d’explication et de présentation de l’histoire du couteau de Laguiole, un temps d’observation de l’art d’un coutelier, un petit musée, la visite de la forge et bien sûr une boutique. Si comme moi tes hommes sont branchés coutellerie, prends ton mal en patience et fais déjà une minute de silence pour ta carte bleue. Prix de départ 70 € jusqu’à plusieurs milliers d’euros. À noter pour une idée de beau cadeau (près de 400 € tout de même), la forge que nous avons visité propose aussi un stage de coutellerie à la journée à l’issue de laquelle les stagiaires repartent avec le fruit de leur travail.

Avant d’attaquer la suite je te propose un petit interlude musical, histoire de se mettre en appétit. Ne me remercie pas c’est cadeau !!!

  • Visiter la fromagerie de Laguiole : pour les gourmands, qui dit Aubrac dit aligot, et qui dit aligot dit fromage de Laguiole. J’espère que tu as aimé la petite vidéo, c’était un peu la bande son de nos vacances aveyronnaises entre charcut’, fromages et autres douceurs, ce n’est pas moi qui chante même si je chante aussi juste mais j’adore cette version… À l’entrée du village en venant de Chaudes Aigues, tu trouveras donc la coopérative Jeune Montagne où est fabriqué le fameux fromage. Si tu veux la voir en fonction, mieux vaut y aller le matin car l’après midi, tu ne verras que les machines et la boutiques. Après un bref film de présentation qui montre comment les vaches de l’Aubrac sont belles et font du bon lait (faut bien vendre le truc…), un guide t’explique le processus de fabrication du fromage de la récolte du lait jusqu’à l’affinage. Ce n’est qu’après cela que l’on passe aux choses sérieuses avec la dégustation et bien sûr le passage en boutique.
  • Profiter des eaux thermales de Chaudes Aigues : comme son nom l’indique, le village abrite des sources chaudes connues depuis l’Antiquité. Si tu es adepte du thermalisme ou que tu as simplement envie de te faire chouchouter, tu trouveras donc de quoi faire. Si le temps le permet et que tu as envie de barboter en famille, le parc de la piscine dispose d’une grande piscine en plein air et ainsi que de nombreuses installations sportives.

  • Saluer les vaches : elles sont vraiment belles ces vaches de l’Aubrac avec leur couleur si caractéristique, alors n’hésite pas à t’arrêter en bordure de champ pour le faire un petit coucou.
  • Manger de la Fouace au petit déjeûner : cette brioche parfumée à la fleur d’oranger est la madeleine de Proust de mes vacances aveyronnaises de petite fille. J’ai essayé d’y convertir les garçons mais ils n’ont pas validé… Tant pis, il y en avait plus pour moi 😉
  • Visiter Nasbinals : à une vingtaine de kilomètres de Laguiole en passant par la station de ski, le village médiéval de Nasbinals est l’une des étapes de la Via Podensis. Nous n’avons malheureusement pu le visiter que très rapidement car le village nous a accueilli avec un orage de grêle puis une pluie battante. Nous qui avions décidé de venir saluer les ancêtres de ma famille qui venaient de là-bas, on était un peu déçus qu’ils n’aient pas apprécié la visite. À ne pas manquer, l’église et la boutique La Grange au thé dont je te parlerai tout à l’heure dans la partie shopping.
  • Faire du cheval à Saint Chély d’Aubrac : j’avais découvert cette ferme équestre en cherchant un camping à la ferme et j’avais été charmée par l’esprit de l’endroit. Étant complet pour l’hébergement, nous avons tout de même eu la possibilité d’aller y faire une balade. Les garçons ont pu faire une initiation au poney avec Mathilde et nous les avons suivi à pieds à travers la forêt. C’était vraiment un moment très agréable et nous espérons pouvoir y retourner pour profiter d’une expérience complète comprenant hébergement en roulotte, et balade équestre en famille cette fois-ci.
De Saint Chély d’Aubrac à Conques

Mathilde, de la ferme équestre les Esprits sauvages de Saint Chély d’Aubrac, nous a laissés avec tout un tas d’idées de visites et d’explications sur le passé templier et hospitalier de l’Aubrac. Alors avant d’arriver à Conques, notre route nous a conduits à :

  • Passer par Espalion et Saint Côme d’Olt et ne pas faire comme nous, s’y arrêter pour de vrai… Je n’ai d’Espalion que des souvenirs de vacances de petite fille mais je me rappelle de parties de pêche au bord de la rivière. Donc si vous aimez taquiner le goujon, pensez à prendre vos équipements et vos cartes de pêches…
  • Visiter Estaing : autre étape du chemin de Compostelle, avec son château, son église, ses ruelles, ses maisons à colombages, ses ponts et les bords du Lot et de la Coussanne, dans laquelle les garçons ont adoré patauger. La ville d’Estaing a été un vrai coup de coeur pour WanderlustDad, je crois qu’il aurait pu y rester des heures si nous n’avions pas dû reprendre la route pour arriver à Conques.
Conques

Nous voilà donc à Conques, après avoir traversé des merveilles du Moyen-Âge, nous arrivons enfin au coeur du Rouergue. Lorsque l’on a fait le parcours de ce road trip, elle faisait partie des incontournables avec son abbatiale. Il faut dire que chaque année, WanderlustDad fait découvrir à ses élèves ce joyau classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO. Il était temps qu’il vienne l’admirer ailleurs que sur le papier glacé de son livre d’histoire.

  • Monter au village par la rue Charlemagne : nous avons préféré laisser notre voiture stationnée au camping, c’est donc à pieds que nous sommes partis à la découverte de Conques. On avait déjà l’air de petits joueurs par rapport aux pèlerins qui marchaient depuis des jours et qui avaient le plaisir de découvrir le village comme une récompense alors, il fallait bien un peu d’efforts avant de se mettre en condition pour profiter du spectacle. La rue Charlemagne, toute en montée, est bordée de vieilles maisons à colombages, de fontaines et de jolis rosiers.
  • La chapelle Saint Roch : au tout début de la rue Charlemagne, ne manque pas la bifurcation pour la chapelle Saint Roch. Elle était fermée et nous n’avons pas pu la visiter mais le panorama sur la vallée du Dourdou est magnifique.
  • L’abbatiale : après cette montée d’une dizaine de minutes par la rue Charlemagne, la voilà qui se dresse majestueuse, l’abbatiale. Ce chef d’oeuvre de l’art roman construit entre le XI et le XIIè siècle est consacré à Sainte-Foy. Sur le tympan, sont sculptés et représentés de nombreux passages de la bible, témoins de ce temps où les églises représentaient les livres de pierre à l’intention de ceux qui ne savaient pas lire. À l’intérieur, les vitraux, contemporains et minimalistes sont signés Pierre Soulages dont on peut visiter le musée à Rodez.
  • Le cloître : dans le cloître, se poursuit le mariage entre architecture médiévale et art moderne.
  • Le trésor : c’est là que tu retrouveras entre autres le reliquaire de Sainte Foy. Comme le tympan, il est la grande star des livres d’histoire. 85 cm de bois recouvert d’or, c’est au XIIIè siècle, après plusieurs évolutions dans sa structure qu’elle prend la forme qu’on lui connait aujourd’hui.
  • Le musée Joseph Fau : son entrée est couplée au billet pour le trésor. Tu y découvriras de l’art lapidaire ainsi que des tapisseries et autres pièces de mobilier.
  • Les ruelles du villages et leurs artisans : Conques met un point d’honneur à valoriser les savoir-faire anciens et les artisans. Tu trouveras dans ses rues des maroquiniers, un enlumineur-miniaturiste (avec qui nous avons passé un moment remarquable, si vous avez l’occasion de passer par Conques, n’hésitez pas à aller visiter son atelier, elle est très pédagogue et disponible pour vous parler de son art), des créateurs de bijoux, des couteliers, des potiers, des sculpteurs, des artistes des mots, une toute petite librairie avec une sélection vraiment très chouette…
  • Le pont roman : Sur le chemin par lequel les pèlerins quittent Conques, il enjambe le Dourdou. La vue en contre-plongée sur la ville y est très sympa.
  • Entraygues sur Truyère : un peu plus loin, en voiture, à la recherche d’une superette pour se ravitailler et d’un endroit où faire l’essence, nous avons découvert cette petite ville située au confluent de la Truyère et du Lot. L’office du tourisme propose un petit parcours de découverte de la ville à travers les petites rues jusqu’à la confluence. Tu pourras aussi, si tu t’y prends suffisamment à l’avance, réserver pour une après-midi de kayak dans les environs.
De Conques à Camarès

Après avoir baigné dans le Moyen-Âge à Conques, nous avons repris la route. Ce jour-là, la route s’est apparentée à un grand n’importe quoi… Concrètement, on s’est arrêtés à peu près à toutes les pierres. Le seul endroit que l’on se soit épargné sont les caves de Roquefort mais nous ne sommes pas vraiment fan… Voilà donc les villages et les villes que nous avons traversé en cette journée chemin des écoliers.

  • Salles-la-Source : c’est Mathilde des Esprits sauvages qui nous avait conseillé de nous y arrêter et on ne l’a vraiment pas regretté. Avec sa cascade qui coule au milieu du village. C’est un endroit vraiment particulier qui mérite un détour un peu plus approfondi que ce que nous avons pu lui consacrer. En effet, si tu as envie de faire une petite randonnée, la forêt abrite un site mégalithique, accessible sur un circuit d’une dizaine de kilomètres.
  • Bozouls et son canyon : nous avons continué notre route avec un autre site naturel, le canyon de Bozouls. Lui aussi faisait partie de mes vacances de petite fille, sauf qu’à l’époque l’appelait le « Trou de Bozoul » ça fait moins grands espaces américains, et plus campagne française. Nous on a choisi l’option descente à pieds, avec la chaleur de ce jour-là, on a clairement été des grands malades parce qui dit canyon dit descente une première fois, puis remontée de l’autre côté, puis redescente et remontée pour regagner le parking et ta voiture. Si tu es donc plutôt tranquille, le petit train touristique de permettra de découvrir le site. Si au contraire, tu es comme on dit chez nous en mode craint degun et que le vide ne te fait pas peur, il existe une tyrolienne qui passe au dessus de la rivière… Nous, on a préféré laisser mesurer les autres…
  • Laissac : à quelques kilomètres de Bozouls, tu trouveras Laissac et son traditionnel marché au bestiaux du mardi. Nous on y est pas passé un mardi, c’était simplement un retour aux sources familiales pour saluer de lointains cousins et marcher dans les pas des arrières grands parents, des grands parents et de ma mère dont c’était le fief estival.
  • Observer de loin de viaduc de Millau
  • Découvrir les paysages des Rouguiers autour de Camarès.
  • Faire le tour de Sylvanès : attention coup de coeur, résumer cette visite en quelques lignes ne lui rendrait pas justice. Je te prépare pour cette randonnée un article complet avec trace, photos et conseils pratiques…
Le Larzac

Quand j’en ai marre de ma vie de citadine marseillaise, je dis souvent que j’irais bien élever des chèvres sur le plateau du Larzac. Alors du coup c’était le petit bonus de cette escapade aveyronnaise. Pas du tout prévu au programme, il a été décidé sur un coup de tête, quand nous nous sommes rendus compte que nous devions reprendre le chemin du retour un samedi classé noir par bison futé. On a donc préféré découvrir le patrimoine templier du Larzac plutôt que d’aller s’enfermer dans la voiture en pleine canicule. Bon en fait, le Larzac, en pleine canicule, c’est une fausse bonne idée. Étant un plateau assez sec, il y a relativement peu d’ombre et de fraicheur. Wanderlust ne valide donc pas du tout mon projet d’élevage de chèvres dans une autre vie… Blagues mises à part au cours de notre bref passage sur le plateau du Larzac, nous avons

  • Visité la Cité médiévale de la Couvertoirade : Beaucoup plus petite que son homonyme audoise, elle est cependant classée parmi les plus beaux villages de France. Au coeur de ses remparts, du trouveras de nombreux artisans, un château templier, une église médiévale, un cimetière avec quelques tombes rapatriées depuis d’autres sites. À l’extérieur, l’été, tu pourras profiter d’un spectacle de fauconnerie (payant) et d’animations tir à l’arc. Ne manque pas la vue depuis le moulin, elle est vraiment exceptionnelle.
  • Le village de Nant : lui aussi sur la route des templiers, tu y trouveras de jolies ruelles, un pont médiéval et un rocher qui ressemble un peu à un troll d’après les garçons…

Où faire du shopping ?

Renouveler nos gardes robes n’était clairement pas prévu au programme. Quoi qu’après tout le shopping gourmand que l’on a pu faire, cela s’est imposé au retour. Avec ses marchés de producteurs, ses fromages, ses charcuteries et ses douceurs, ses brasseries artisanales difficile de ne pas repartir avec son panier plein.

Au Puy en Velay
  • Les dentelles du Puy : tu en trouveras dans toutes les boutiques du centre ville
  • Les lentilles et la verveine : qui dit Puy en Velay dit lentilles et verveine. Côté spécialités je te conseille d’aller faire un tour au marché du samedi, de passer chez Sabarot et de balader dans les halles.
Autour de Laguiole
  • La coopérative Jeune Montagne (Laguiole) : si ma parodie de la reine des neiges t’a donné une folle envie de goûter à l’aligot ou à la truffade, tu ne résisteras pas à ton passage par la boutique de la coopérative.
  • La coutellerie Honoré Durand (Laguiole) : en boutique au village elle nous avait paru moins chère que la forge de Laguiole, c’est pourquoi on a choisi de la visiter. On en est ressortis avec deux couteaux dont on a fait graver la lame avec des motifs personnalisés.
  • La grange au thé (Nasbinals) : comme je te le disais plus haut, Nasbinals nous a accueillis sous des trombes d’eau mais, avant de repartir, j’avais tout de même très envie de découvrir ce magasin avec sa devanture décorée de fleurs en train de sécher. Et quelle découverte ! La grange au thé représente vraiment ce qu’il me plait de découvrir en vacances, un lieu, des traditions et des gens passionnés. La grange au thé, c’est l’histoire d’une fleur, appelée le thé d’Aubrac, au goût mentholé, qui était utilisé par les anciens en infusion digestive. Tombée en désuétude, elle a failli disparaître du plateau. Mais c’était sans compter sur quelques passionnés qui ont décidé de la faire pousser dans leurs jardins et la contribution de partenaires et d’artisans locaux comme les lycées agricoles et autres pâtissiers et confiseurs mobilisés dans la transformation des produits. Au final, ça donne : des sirops, des herbes séchées, des confiseries, des produits de slow cosmétiques et ça j’adore !!!
Conques
J’ai été super sage 😇
  • La librairie Chemins d’encre : si tu commences à nous connaître tu sais qu’il ne fait pas bon me laisser entrer dans une librairie. J’ai toujours du mal à en sortir les mains vides. Celle-ci n’a pas fait exception. Il faut dire à ma décharge, qu’elle avait une très belle sélection de livres autour du Chemin de Compostelle et un livre que j’avais rencontré au cours de ma lecture des Carnets de Sylvain Tesson que je ne trouvais nulle part et de nombreux livres de la maison d’édition locale, les Editions du Rouergue dont j’aime beaucoup les albums jeunesse. Même si elle est toute petite, elle a vraiment tout d’une grande.
  • L’atelier l’Appel du Chemin : je t’en parlais tout à l’heure, l’Appel du Chemin est l’atelier de Valérie, enlumineur-doreur qui a depuis peu posé son sac à dos dans les rues de Conques après avoir à deux reprises fait le Chemin de Compostelle. Dans cette petite boutique, tu trouveras des cartes postales, des marques pages et des carnets qui reproduisent le travail de son chef d’oeuvre qu’elle a eu la gentillesse de nous faire découvrir dans son intégralité. Avec beaucoup de patience et de pédagogie, elle a expliqué aux garçons, qui buvaient ses paroles, son travail et son parcours. Nous avons vraiment eu un coup de coeur pour cette toute petite boutique. Attention toutefois, elle ne prend pas la carte bleue.

Où manger / où boire un coup

Pour ces vacances, nous avons préféré consacré notre budget aux activités plutôt qu’aux restos… Nous avons donc peu de coup de coeur à te conseiller.

  • L’hôtel restaurant Gilles Moreau à Laguiole : alors l’idée de départ c’était de manger un aligot fermier, un peu comme mon Elsa dans la Reine des Neiges vois-tu. Sauf que la ferme que nous avions repérée était fermée le lundi midi et que ce soir là, l’orage s’est déchaîné. Impossible de manger sous la tente (les joies du camping) et restriction covid oblige, capacité des salles des brasseries réduites. Nous avons donc poussé la porte de ce restaurant des Logis de France sans ce douter que l’on arrivait dans un semi gastronomique. Alors certes, tout était très bon mais l’aligot a franchement eu un goût de trop peu.
  • Au parvis à Conques : si tu veux manger pour un petit budget à Conques avec l’abbatiale en face de toi, c’est là qu’il te faut aller. Cette crêperie propose des galettes à base de produits locaux. Attention toutefois à réserver à l’avance si tu veux manger en terrasse.

Voilà pour ce dernier article de l’été, resté dans les tiroirs avec l’approche de la rentrée. Si tu nous suis sur Insta ou FB, je vais essayer de consacrer plusieurs publications à ce road trip… Cet automne, j’ai bien envie de t’emmener hors de nos frontières. Je réfléchis encore à la destination… J’espère t’avoir en tous cas donné envie de découvrir quelques unes de nos belles régions et te remercie de nous avoir suivis dans nos aventures.

À bientôt 😉

Wikidstravel, vous connaissez ?

Aujourd’hui pour cet article, j’avais envie de te parler une fois n’est pas coutume non pas de bouquins mais d’un chouette site que j’ai découvert il y a quelques mois, Wikidstravel.

Wikidstravel, Kesako ?

Ça y est, je te vois déjà froncer le sourcil et de demander pourquoi j’ai le don de te parler de choses avec des noms bizarres qui commencent par un W. Mais non, je ne souffre pas du tout d’un traumatisme lié à une lecture trop poussée de W ou le souvenir d’enfance de Georges Perec. J’ai simplement envie de partager avec toi cette petite mine d’informations pour laquelle j’ai eu un coup de coeur.

Créé par trois mamans, Delphine, Mylène et Véro, voyageuses au long cours, c’est une sorte de Wikipédia du voyage en famille. Je les laisse se présenter par elles-mêmes, elles font ça à merveille… Chaque semaine, leur page FB et leur compte Instagram mettent à l’honneur des destinations et des familles voyageuses qui souhaitent partager leur expérience autour d’une destination, en France, en Europe ou à l’autre bout du monde. Au programme, itinéraires, budget, suggestions de visites et une mine de conseils pratiques pour organiser tes prochains voyages avec toute ta tribu qu’elle soit composée d’un tout jeune bébé ou d’une horde d’ados…

J’ai découvert Wikids en même temps que j’ai commencé à me balader sur Instagram et j’ai beaucoup aimé l’esprit de nos trois globe trotteuses. J’adore leur story au ton souvent décalé. Humour, bienveillance, ouverture sur le monde mais aussi un vrai soucis de produire pour chaque destination un guide de qualité à destination des familles, ce que l’on trouve rarement dans les guides papier ou uniquement sur certaines destinations très ciblées.

J’avais déjà épinglé quelques articles des destinations qui sont dans notre tiroir à voyage sur Pinterest, quand j’ai pris mon courage à deux mains et je les ai contactées pour me lancer à mon tour et rejoindre les familles contributrices de Wikidstravel.

Wikidstravel nous voilà !

Début juin, je me suis donc collée avec grand plaisir pour la première fois à l’exercice de l’interview. Après beaucoup de temps consacré à écrire l’introduction sur la Finlande et à retravailler le texte que je leur avais envoyé avec cartes, jolis dessins et belle présentation, nos aventures ont été publiées cette semaine. Et Waouh ! Le rendu est simplement magnifique ! Merci du fond du coeur les filles !

Dans les premiers cafés des voyageurs, certains d’entre vous m’ont demandé des conseils pratiques sur notre voyage en Laponie et je vous avais promis un article à venir. Rendez-vous donc sur Wikidstravel pour découvrir notre itinéraire, notre budget et nos coups de coeur pour cette destination.

En attendant notre prochaine collaboration, déjà dans les tuyaux, et les suivantes parce qu’on les adore et que si elles ont besoin de retour d’expérience sur certaines destinations, on adorera leur filer un petit coup de main… File vite remplir ton tiroir à voyages sur leur site et découvrir les aventures d’autres familles voyageuses…

À très bientôt 😉

Cet été on visite la France #4 : roads trips à la journée en Provence

Journées road trip dans le Luberon

La semaine dernière, j’avais proposé un sondage sur Instagram pour savoir où vous souhaitiez aller. Vous m’avez répondu à la très grande majorité que vous vouliez partir en Provence. Alors ! Zou ! Allons-y ! Je t’emmène avec nous pour une petite journée Road trip dans le Luberon.

Il était un voyage

Pour le pont de l’Ascension, nous avions prévu un week-end en amoureux à Londres pour fêter nos 10 ans de mariage. Le Covid en ayant décidé autrement, les enfants étant tout de même chez Mamie et Papi, nous en avons profité pour nous octroyé une journée de road trip en amoureux à travers les villages de charme du Luberon.

Avant de partir

Guides et liens utiles

Nous n’avons pas spécialement de guide en ce qui concerne notre région. On fonctionne essentiellement à l’instinct. Toutefois, pour se donner des idées de visites, les groupes de partages de photos autour de la Provence sur Facebook sont une mine d’idées pour découvrir jolis villages et nouveaux paysages. En voilà quelques uns…

Fréquentation

Nous avons eu la chance de faire ce micro-voyage à une période assez étrange. Les hôtels et restaurants étaient encore fermés et les touristes français et étrangers qui arrivent en général en même temps que les cigales dès les premiers rayons de soleil n’étaient pas encore là.

C’était une ambiance assez particulière, certains sites étaient fermés, les rues si animés étaient vides… Bref, rien à voir avec ce que l’on connaît de l’image de la Provence pendant l’été.

Je te rassure, pour y être retournée il y a peu, la vie a repris ses droits, les touristes sont revenus et si certains sites sont fermés. Ce n’est pas pour des raisons sanitaires mais de sécurité incendie. Pense donc à contrôler sur le net ou à appeler les billetteries des sites naturels avant de te déplacer car en cas de forts vents et de canicule certains d’entre eux sont fermés. Nous en avons fait l’expérience il y a peu à Rustrel…

Transport

Difficile de relier les différents villages autrement qu’en voiture. Évidemment, l’été les parkings sont payants et les tarifs sont plutôt salés. N’oublie pas d’envisager cette entrée dans ton budget car tu pourrais à la longue avoir des surprises.

Au printemps, nous avons croisé beaucoup de cyclistes le long de la velo-route qui relie de nombreux sites du Luberon. Personnellement nous n’avons pas tenté, nous ne nous sommes pas sentis aussi courageux. Notre virée à vélo, compte tenu de notre piètre entraînement, aurait fini par ressembler à celle que raconte Peter Mayle dans Une année en Provence… On a donc préféré laisser la petite reine au pros.

Si tu décide de faire ce road trip en van ou camping car, attention, de nombreux sites ou villages interdisent le camping sauvage. Jette donc un coup d’oeil sur Park4Night avant de t’installer ou préfère les campings et aires de stationnement…

Hébergement

D’ordinaire, je réserve une partie de chaque article pour te décrire un lieu que nous avons apprécié pour y dormir. Ici ayant fait ce petit tour dans la journée, je n’ai malheureusement aucune adresse à te mettre sous la dent. Compte tenu de l’offre pléthorique de la région, je ne doute pas du fait que tu trouves sans peine l’hôtel de charme, le camping de tes rêves ou le spot parfait en cherchant sur les sites spécialisés.

Sur place

Itinéraire 1 : Lourmarin – Ménerbes – Lacoste – Roussillon

En général, lorsque l’on décide de ce genre de journée, on choisit un lieu que l’on a très envie de visiter. C’est celui-ci que l’on rentre sur le GPS, en prenant soin d’activer avant de démarrer l’option « Eviter les autoroutes », « Eviter les péages ». On sait qu’en passant par la nationale, on peut trouver entre temps une petite merveille, un village inattendu, un arrêt dans un super petit café ou une rencontre que l’autoroute ne nous offrirait pas. Ce jour-là, nous avions choisi Ménerbes, mais nous avons découvert en prime, Lourmarin, Lacoste et Roussillon.

Lourmarin

Pas du tout prévu au programme, nous avons donc eu le plaisir de découvrir Lourmarin par les hasards du GPS. En apercevant son château depuis le bord de la route, nous avons décidé de nous y arrêter pour une petite balade.

Nous ne l’avons malheureusement visité que de l’extérieur, car les animaux n’y sont pas admis et nous avions ce jour-là embarqué avec nous notre WanderlustDog unique et préféré et visiter la château à tour de rôle avec un chien aux tendances abandonniques qui se met à gémir dès que l’un de nous s’éloigne quand on part en vacances, c’était tout simplement no way.

Du coup, on a visité le village, ses ruelles coquettes, ses fontaines qui crachent des plantes, ses petites boutiques de créateurs. C’était vraiment très chouette comme petite visite histoire de se mettre en jambes avant d’arriver au clou de la journée, Ménerbes.

Ménerbes

Cela faisait très longtemps que j’avais envie d’aller visiter Ménerbes. Et quand par un moment de fulgurante transmission de pensées, WanderlustDad m’a proposé d’aller y passer cette journée en amoureux, j’étais aussi excitée qu’une puce sous extasy…

Pourquoi donc me diras-tu, ce paisible petit village provençal te fait-il cet effet-là ? Et bien très cher lecteur, parce qu’aller à Ménerbes, c’était un peu comme aller en pèlerinage. Certains font des fan tours d’Harry Potter, ou de Game of Thrones. Moi, mon kiff c’était d’aller marcher sur les traces de Dora Maar une artiste que j’admire depuis que je suis ado et dont j’ai lu à peu près toutes les biographies existantes. La résumer à son seul statut de maîtresse de Picasso et de femme qui pleure serait réducteur compte tenu de son histoire et de son travail de photographe et Ménerbes n’est pas le lieu dans lequel elle a vécu les années de sa vie les plus roses.

La maison Dora Maar, est aujourd’hui fermée au public, elle abrite une fondation et une résidence d’artistes, qui n’ouvre au public que sur invitations lors d’événements annoncés sur sa page Facebook. On arrive toutefois depuis la grille à apercevoir les merveilleux jardins.

Dora n’était toutefois pas cloîtrée chez elle, bien qu’elle menait lors de ses venues au village une existence plutôt retirée. Elle allait très souvent à l’église et se rendait voir des amis artistes avec sa mobylette. Tu te souviens tout à l’heure quand je te parlais de te mettre en jambes ? Ben voilà, c’est le moment. Après avoir monté une belle côte pour arriver jusqu’à la fameuse maison, tu continues à grimper pour arriver jusqu’à l’église et au cimetière. L’église n’est pas toujours ouverte et je n’ai pas pu continuer mon fan tour comme je l’aurais voulu mais le panorama sur la vallée est absolument exceptionnel et vaut bien l’effort pour y arriver. Nous avons toute de même visité le Castelet, Belvedère et la Porte Saint Sauveur afin que notre estomac commence à crier famine.

Pour manger, nous avons testé le Café du progrès à emporter, covid oblige, pour un pique-nique dans le petit jardin dont j’ai oublié le nom désolée situé juste en face de la Maison de Dora Maar. Vue sur la vallée d’un côté, vue sur la Maison et le passage Dora Maar de l’autre, jolies roses et tables en pierre au charme so british on n’aurait pu rêver mieux pour ce repas complètement improvisé.

Lacoste

Une fois l’estomac plein et le pèlerinage terminé, nous avons repris la route pour Lacoste. Ce village perché est connu pour abriter le château du Marquis de Sade. La route pour y arriver est une bonne vieille route en lacets comme nos voitures les adorent. Quelques semaines plus tard, quand j’ai lu dans le bouquin de Peter Mayle, Une année en Provence le récit de leur virée à vélo, le fameux épisode dont je t’ai parlé en début d’article, je n’ai pas pu m’empêcher de lui lancer par la pensée un salut à la Hunger Games. Respect Mr and Mrs Mayle !!!

Bon blague à part, à la période étrange où nous y sommes allés, Lacoste m’a un peu fait l’effet d’un village fantôme. Les rues étaient désertes et les seules personnes que nous avons croisées étaient des touristes qui comme nous, aller voir le château dont le portail était désespérément fermé. Il a depuis rouvert au public et si tu souhaites découvrir ce lieu à dont la réputation n’est plus à faire tu trouveras toutes les informations ici et les chiens sont admis.

Attention message pour toi madame : si tu envisages de venir à Lacoste dans l’idée de faire des photos super instagramables (je te comprends, le site est superbe), fais attention à ce que tu mets aux pieds. Les rues sont pavées et glissantes, donc exit les talons (désolée pour les louboutrucs), même mes fidèles ballerines se sont révelées d’infâmes traîtresses qui menaçaient de te faire tomber aussi sûrement qu’une peau de banane. Pour éviter d’alimenter la section bêtisier des vacances, j’ai donc fait la descente pieds-nus, chaussures à la main, et je n’étais pas la seule…

Roussillon

Au même titre que Rustrel et son Colorado Provençal, le village de Roussillon est connu pour ses carrières d’ocres et ses façades colorées allant du jaune au rouge.

Pour cette dernière étape de notre road trip, nous n’avons pas pu visiter le sentier des ocres qui était encore fermé. Si tu y vas après avoir lu cet article, pense à appeler avant en cas de vent ou de fortes chaleur, car comme je te le disais dans la section avant de partir, tu risquerais de trouver porte close en cas de risque accru d’incendie. Le prix de la visite est très raisonnable et le site est dogfriendly. Il ne reste plus qu’à trouver un créneau pour y retourner…

Le sentier fermé n’était pas une raison pour partir tout de suite. Nous avons profité des belles couleurs des ruelles du village, admiré les céramiques et les petites boutiques d’artisanat avant de reprendre la route pour rentrer à la maison.

Itinéraire 2 : Fontaine de Vaucluse – L’Isle-sur-la-Sorgue

Quelques jours avant, avec des copains, nous avions profité de la fraîcheur de Fontaine de Vaucluse et des rues désertes de L’Isle-sur-la-Sorgue. Il y en aurait des tas d’autres visiter, tous aussi beaux les uns que les autres, mais il y a déjà fort à dire sur ceux-là… Ce sera l’occasion d’un nouvel article…

Fontaine de Vaucluse

Rien que le nom déjà, et tu respires de fraîcheur… Fontaine de Vaucluse, outre le fait d’être un site naturel exceptionnel qui voit les eaux des montagnes environnantes se réunir pour donner naissance à la Sorgue, c’est aussi le lieu qu’a choisi Francesco Petrarca, l’un des trois grands auteurs de la littérature italienne médiévale pour venir noyer son chagrin après avoir été éconduit par la belle Laure. Il y a écrit ses plus belles lignes et un musée lui est aujourd’hui consacré. Ça a rappelé à WanderlustDad ses années de lycée…

Sur le chemin qui mène à la source, tu trouveras de nombreux petits restaurants fort charmants en bord de Sorgue, malheureusement, ils étaient tous fermés quand nous nous y sommes arrêtés.

Tu trouveras aussi le Moulin à Papier. Après avoir traversé une galerie avec de petits artisans et vendeurs de souvenirs, tu pourras accéder à cette fabrique artisanale de papier qui utilise l’énergie de la Sorgue pour faire fonctionne le moulin et les machines qui fabriquent la pâte à papier. La visite est assez intéressante à faire avec des enfants, l’entrée est libre et gratuite aux horaires d’ouverture et si tu aimes l’écriture et le beau papier, tu trouveras là-bas de magnifiques pièces. Si tu souhaites en savoir plus sur la fabrication du papier ou si tu désires en apprendre davantage sur la géologie du lieu, tu peux aussi réserver une visite payante du Moulin à papier et du monde souterrain. Plusieurs formules sont proposées allant de la simple visite commentée à l’atelier où tu pourras toi-même fabriquer ta feuille de papier.

L’Isle-sur-la-Sorgue

Ce charmant village, au-delà de ses canaux et son ambiance de petite Venise vauclusienne, est particulièrement connu pour les nombreux antiquaires qui ont pris leurs quartiers le long de la Sorgue. Roues à aubes, petits canards, jolies rues commerçantes, et restos au bord de l’eau c’est un lieu très agréable pour une escapade romantique.

Dans la famille, nous avons tous un penchant pour les vieux objets, qui pour les appareils photos, les machines à écrire et les livres vintage, qui pour les monnaies, qui pour les vinyles des années 60 ou les vieux jouets. En arrivant à L’Isle-sur-la-Sorgue on a un peu l’impression d’arriver dans le Disneyland des brocanteurs, le doux welcome des tourniquets et les décors en carton pâte en moins. Les pièces dans les vitrines sont toutes plus belles les unes que les autres. Ici, tu ne te rêves pas princesse ou super héros mais dans une grande et belle maison remplie d’objets chargés qui ont traversé les années. Heureusement que la taille de notre maison et celle de notre compte en banque bride notre tendance à faire des folies et caresse dans le sens du poil notre envie d’aller dans le sens d’une vie plus minimaliste, sinon il y a bien longtemps que l’on se serait retrouvés avec un hangar ressemblant à s’y méprendre à ceux que l’on voit dans American Pickers. Mais jusqu’à preuve du contraire, rêver ne coûte rien et si tu aimes prendre des photos, balader entre les rayons te permettra de trouver de beaux sujets de natures mortes.

Si tu aimes lire, tu trouveras une petite librairie trop mignonne, Le passeur de l’Isle, place de la liberté.

A noter, le premier dimanche du mois d’août la ville s’anime d’un marché flottant. On avait sauté sur l’occasion cette année, pour en profité mais il a été annulé, on a donc fait comme les petites marionnettes, trois petits tours et puis s’en vont… On espère pouvoir assister à la manifestation une autre fois.

Bien sûr, si tu fais comme nous le choix d’y aller avec des Schtroumpfs qui ont la douceur et la délicatesse d’éléphants dans un magasin de porcelaine, tu peux te faire quelques frayeurs à moins d’aller les épuiser avant dans l’herbe du parc Gautier. Le jardin de cet hôtel particulier est vraiment très agréable pour y faire une pause ou pique niquer.

Voilà, j’espère que ces deux escapades au cœur du Luberon ont été à ton goût.

Je te souhaite une belle semaine. La semaine prochaine, retour en ville pour une visite de Lyon avec les enfants.

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À bientôt 😉

Cet été, on visite la France #1

D’ordinaire, nous prenons nos quartiers d’été, dès le début des vacances scolaires dans le Sud de l’Italie où nous allons retrouver, la famiglia. Cet été, coronacaca oblige, nous avons fait le choix pas forcément évident de rester dans l’hexagone et de (re)découvrir quelques unes de nos belles villes et / ou régions. Ceux qui nous suivent sur Instagram ont peut-être vu passer la photo de notre arrivée en mode warrior family à la Cité de Carcassone. Pour ce premier article de cette série, je vais te parler de notre folle aventure à pieds le long du Canal du Midi de Toulouse à Carcassonne.

Le Canal du Midi

Il était un voyage…

Comme je te disais dans l’intro, on a longtemps tergiversé pour savoir si oui ou non, nous prendrions la route pour l’Italie. Une fois acquis le fait que nos deux mois d’été se feraient en France, il a donc fallu chercher quelles seraient nos destinations. Le confinement ayant activé pas mal de réflexions en matière de voyage, nous avions envie de mettre en pratique nos réflexions en matière de slow travel. Tu te souviens, j’en avais parlé dans cet article, il y a quelques temps ?

On aime beaucoup le Sud Ouest et les alentours de Toulouse et le Canal du midi nous faisait de l’oeil depuis quelques temps. Après avoir écarté l’opportunité de louer une péniche, assez cher en cette saison, et celle de le faire à vélo car nous n’avions pas l’équipement adéquat, nous avons donc décidé de prendre nos courage à deux mains (enfin, plutôt à deux pieds), d’enfiler nos chaussures de marche et de nous lancer dans une randonnée au bord de l’eau entre Toulouse et Carcassonne.

Avant de partir

Livres, applis et compagnie pour préparer notre périple

Sauf que voilà, 120 kilomètres de marche avec des enfants de 6 et 8 ans, même bons marcheurs, ça ne s’improvise pas. Lorsque l’on a commencé à en parlé autour de nous, on nous a un peu regardé comme des hurluberlus de nous lancer dans un tel projet. Alors, nous avons commencé par potasser un peu la littérature sur le sujet. Par chance, à la bibliothèque, j’ai trouvé Canal du Midi, Guide du randonneur, à moins que ce ne soit lui qui nous ait trouvé…

Le guide est un peu vieux, et a priori épuisé aujourd’hui, mais il nous a été très utile pour construire l’itinéraire et choisir les lieux dans lesquels nous allions nous arrêter. En effet, contrairement à Google Maps ou à Maps sur iPhone qui ne reconnaissent pas les abords du canal comme une route, les cartes de ce petit guide donnent le kilométrage réel du chemin de halage.

Pour les plus technologiques, l’application Canal du Midi, le guide pratique de vos balades vélo et rando nous a été fort utile pour voir quels étaient les chambres d’hôtes et services aux alentours des lieux où nous voulions faire étape. Dans le même esprit, j’avais aussi téléchargé une autre appli GéoCanalMidi dont nous ne nous sommes finalement pas servis.

Enfin, dernier super assistant de la préparation de ce voyage, le groupe Facebook, Evasions et Micro aventures. Ce petit groupe est une mine d’or. Je l’ai découvert pendant le confinement alors que j’étais à la recherche de groupes de voyageurs pour échanger nos expériences. Il y règne un esprit bienveillant qui invite à voyager sans partir loin et partir à l’aventure près de chez soi. Les membres, venus de partout en France y postent des photos pour faire découvrir leur régions et leurs coup de coeur. On nous y a donné de précieux conseils pour l’organisation de ce voyage. Si vous ne le connaissez pas, allez y faire un tour, vous ne serez pas déçus.

Equipement

Qui veut voyager loin ménage sa monture comme on dit, surtout quand la monture en question s’avère être toi et ton joli petit dos. Dans la famille, nous avons tendance à charger nos valise au cas où… Cas qui en fin de compte ne se présente jamais bien entendu. Cette expérience nous a donc amenés à réfléchir sur ce qui était vraiment nécessaire pour le bon déroulement du trajet. Voilà ce que nous avons finalement embarqué :

Pour tout le monde

  • Nos deux fidèles sacs Andina 40 de GoSport achetés il y a une dizaine d’années et toujours opérationnels.
  • Les deux EastPack des garçons
  • 1 grande serviette
  • 4 gourdes zéro plastique + 2 bouteilles
  • Crème solaire
  • Beurre de Karité pour les coups de soleils et les irritations
  • Arnica en gel et granules
  • Chargeurs portables + batteries externes
  • Lotion anti-moustiques
  • Désinfectant
  • Pansements anti-ampoules et classiques
  • Pince à épiler
  • Coupe ongles
  • Un pain de savon de Marseille pour les lessives et la douche
  • La trousse de toilette classique + pharmacie de base
  • L’aspi venin
  • 1 cintre pour faire sécher du linge
  • 1 tote bag pour des courses éventuelles
  • 1 canif
  • Des pastilles pour désinfecter l’eau (qui n’ont finalement pas servi)

Pour chacun

  • 2 shorts
  • 4 T-shirts
  • 4 sous vêtements chacun
  • 4 paires de chaussettes
  • 1 bonne paire de chaussures de marche
  • 1 casquette
  • 1 pyjama
  • 1 veste à manches longues

L’itinéraire

Pour cette première expérience, il n’était pas question de trouver les hébergements en cours de route. Je voulais éviter le risque, après 15 kilomètres de marche de se retrouver sans hébergement et de devoir aller jusqu’au village suivant. L’aventure a une limite quand on part avec des enfants de 6 et 8 ans. Voilà donc les étapes que nous avons choisi de faire

Jour 1 et 2 : Toulouse

Jour 3 : Trajet en TER jusqu’à Avignonet Lauragais – jusqu’à Mas Saintes Puelles et la maison d’hôtes La bonne planque. L’étape était assez longue mais l’arrivée en valait la peine. 15 km depuis le début du Canal auxquels il a fallu ajouter le trajet depuis notre logement toulousain à la gare de Matabiau et de la gare d’Avignonet au Canal.

Jour 4 : Mas Saintes Puelles – Castelnaudary. Cette micro étape de 8 kilomètres nous a permis de profiter pour visiter la ville du cassoulet. Nous avons trouvé un hébergement très chouette sur airbnb.

Jour 5 : Castelnaudary – Villepinte. Une étape un peu plus longue autour des 12 km. Nous avons trouvé notre logement sur airbnb, situé à l’extérieur du chemin de halage et à quelques kilomètres du Canal du Midi. Il était correct mais pas le meilleur du séjour.

Jour 6 : Villepinte – Alzonne une douzaine de kilomètres encore. Là encore, il a fallu s’éloigner pour trouver un logement mais nous avons trouvé sur booking une perle de chambre d’hôtes que l’on vous recommande chaleureusement.

Jour 7 : Alzonne – Pezens : elle tient la palme de l’étape la plus longue du parcours. Km effectués 19 – Km ressentis 60. Cette partie du Canal est très peu ombragée. Elle mérite clairement d’être coupée en deux. Là encore, nous avons trouvé une petite maison très chouette sur airbnb où nous avons pu cuisiner mais il a fallu s’éloigner du Canal.

Jour 8 : Pezens – Carcassonne pour cette dernière étape, assez courte grâce au raccourci à travers champs de WanderlustDad pour regagner le chemin de halâge. Nous avons parcouru une douzaine de kilomètres avant d’arriver. Pour cette étape nous avions d’abord eu un coup de coeur pour une annonce de cabane dans les arbres le long du Canal sur l’épanchoir de Foucault, avant de céder à la raison et de réserver un logement à un quart d’heure à pieds de la Cité, plus accessible pour les petits en cas de fatigue.

Jour 9 : Retour au bercail

En chemin

À voir / à faire

  • Visiter Toulouse. Je resterai très vague sur le sujet pour l’instant, je ménage mon suspens car je rendrai ses honneurs à la ville rose dans un article spécifique.
  • Faire un tour à Avignonet Lauragais. Avec son passé médiéval, son église et ses remparts, c’était une belle façon de commencer notre randonnée
  • Observer les champs : en ce mois de juillet, c’était une véritable explosion de couleur entre les blés prêts à être moissonnés ou les tournesols
  • Regarder en l’air, à la recherche d’oiseaux ou d’écureuils. Les oiseaux nous ont accompagné tout au long de notre marche.
  • Faire une petite cueillette : aux abords du Canal nous avons trouvé fréquemment de l’origan, des mirabelles et des mûres. Excellent moyen de distraire nos petits marcheurs.
  • Faire coucou aux péniches
  • Faire la sieste sous les saules pleureurs : paysage romantique par excellence, nous aurions pu passer des heures sous les saules pleureurs. Mention spéciale à l’écluse de Béteille. Absolument magnifiques
  • Chercher des grenouilles ou sursauter en les entendant fuir sur ton passage
  • S’arrêter pour discuter avec les éclusiers, les marcheurs ou cyclistes : le long du canal est propice aux rencontres et aux échanges.
  • Manger une glace à l’écluse de la Planque : elles sont exceptionnelles avec leurs parfums naturels, leurs ingrédients locaux et de qualité. On aurait volontiers testé tous les goûts de l’ardoise.
  • Manger un cassoulet à Castelnaudary
  • Visiter la Collégiale de Saint Michel et le moulin de Cugarel à Castelnaudary
  • Flâner le long de la Vernassonne à Alzonne et emprunter le sentier pédagogique réalisé par les écoliers de la commune
  • Passer une journée à Carcassonne, visiter la Cité et se prendre pour un chevalier. Là encore je ne m’étendrai pas, je pense réserver un article à Carcassonne dans cette nouvelle série.
  • Admirer les chefs d’oeuvres de conception de Pierre-Paul Riquet, les jolies maisons éclusières et leurs jardinières fleuries. Ne pas manquer l’Ecluse Saint Roch de Castelnaudary.
  • Faire quelques pas sur le mythique Chemin de Compostelle
  • Jouer les chercheurs de trésors grâce à l’application Geocaching…

Où manger / Où boire un coup ?

À pieds, le long du Canal, tu trouveras quelques points où te restaurer. Si toutefois tu es piéton, tu devras bien souvent t’éloigner du chemin de halage pour aller te restaurer. Pour notre part, afin d’éviter que le budget de ces slow-vacances atteigne la voix lactée. Nous avons fait le choix de faire quelques courses dans les épiceries des villages le matin avant de partir pour pouvoir manger une salade ou un sandwich sur le pouce et quand nous en avions l’occasion, le soir, nous faire une assiette de pâtes.

  • Mas Saintes Puelles : l’écluse de la Planque assure un service de Snack avec un plat du jour. Au programme, produits locaux et de qualité. Nous nous sommes régalés de la planche de fromages et charcuterie. N’hésitez pas à aller voir leur page facebook pour la carte.
  • Castelnaudary : si vous passez par notre hôtesse d’airbnb, n’hésitez pas à lui réserver le dîner. C’est une fine cordon bleue, nous nous sommes vraiment régalés.
  • Ecluse de la Peyruque : Vous y trouverez une petite boutique de produits locaux et d’artisanat ainsi que des boissons
  • Epanchoir de Foucault : je t’en ai parlé plus haut pour les hébergements. Situé à 3,4 km en amont de l’écluse de Carcassonne, l’épanchoir de Foucault fait aussi Snack et Café. L’endroit est vraiment très agréable avec son petit jardin, et ses chaises longues. Un lieu idéal pour faire une pause avant d’attaquer les derniers kilomètres qui te séparent de la Cité.
  • Carcassonne : Trip advisor sera sûrement ton ami pour trouver le restaurant qui conviendra à toute la famille. Pour notre part, nous avons fait le choix de manger à l’appartement. Nous avons toutefois mangé une très bonne glace à L’art gourmand, dans la Cité, tout près du Château Comtal.

Conseils pratiques

Comme je te le disais dans la rubrique précédente, les points d’eau et les lieux de restauration sont relativement peu nombreux le long du Canal. Si tu ne souhaites pas t’éloigner, pense à faire tes réserves d’eau et de nourriture à l’avance. Les applications ainsi que le guide te signalent les points d’eau à proximité mais ils ne sont pas très nombreux. Certaines parties du Canal, moins ombragées, comme c’est le cas après Castelnaudary, et entre Alzonne et Pezens sont beaucoup plus gourmandes en eau et particulièrement éprouvantes avec la chaleur de l’été.

Bilan

Plus de 130 km à pieds ! Ça use un peu les souliers mais pas notre enthousiasme. L’aventure est terminée et nous voilà de retour à la maison. Il est temps de faire un petit bilan.

En nous lançant dans cette expérience, toute nouvelle pour nous, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. Nous avions préféré jouer la sécurité avec des étapes assez courtes et des hébergements réservés à l’avance ce qui était très bien. Les enfants ayant marché toute la journée étaient contents de retrouver un peu de confort moderne (comprendre dans leur langage, une télé…) en arrivant le soir.

Nous savions que les enfants étaient de bons marcheurs sur des randonnées à la journée. Nous nous sommes découvert une endurance que nous ne nous connaissions pas. Nous savons maintenant que nous pourrons nous engager sur de nouveaux sentiers qui nous font de l’oeil comme le Chemin Stevenson ou celui de Compostelle. Toutefois, nous privilégierons à l’avenir le printemps et l’automne car même si le Canal est relativement frais, certaines portions ont été assez difficile à traverser sous la chaleur du mois de juillet.

Concernant l’équipement, nous avions emporté ce qui nous semblait être le strict nécessaire mais les sacs étaient encore assez lourds pour les adultes. Pour certaines étapes assez longues, le poids des sacs a été une difficulté supplémentaire à gérer. Nous réfléchissons à investir dans un charriot de randonnée et dans un saladier pliable pour éviter d’acheter des salades préparées et être plus alignés avec notre engagement de réduction des déchets.

Nous avons pris ces vacances un peu comme un défi. Regardés parfois curieusement par notre entourage qui s’est dit qu’on était un peu dingos de vouloir se lancer dans une pareille aventure. Nous avons été conquis par ce mode de tourisme lent. On validait déjà l’idée de voyager en se reconnectant à l’environnement et à la nature, mais on a approuvé encore plus celle de se déplacer à notre vitesse naturelle, de ralentir et d’observer ce qui se passer autour de nous et de prendre le temps de nous reconnecter à nous, et à la nature.

À l’arrivée, au plaisir de découvrir la Cité de Carcassonne se sont mêlés le sentiment de fierté de nous être dépassés nous-mêmes, d’avoir réalisé une expérience rare et précieuse à ranger dans nos trésors de voyage familiaux, la satisfaction d’avoir réussi un voyage qui correspond à nos convictions et qui était aligné avec nos valeurs, l’émerveillement devant des paysages qui nous ont donné tour à tour l’impression d’être en Amazonie, dans un film des fresques Cohen ou « dans un tableau de Van Gogh en plus beau » comme le dit Rascal dans son merveilleux album Le voyage d’Oregon. Nous avons rencontré de belles personnes, eu de belles discussions en famille, les garçons se sont tour à tour imaginés sorciers, ninja et chevaliers avec les bâtons trouvés sur le bord du chemin. On n’était pas des aventuriers prêts pour la Spartan Race, mais on l’a fait !!! Et on ne peut que vous conseiller d’oser vous lancer…

Et toi ? tenté par cette expérience, à pieds, en vélo ou en péniche ? L’as-tu déjà vécue ?

Si cet article t’a plu n’hésite pas à le mettre au chaud quelque part dans un tableau Pinterest.

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À bientôt 😉

En route pour Cuba – épisode 6 : un passage trop rapide par Cienfuegos

Mercredi 17 avril

Nous voilà prêts pour cet avant dernier épisode de notre carnet de voyage cubain. Après 4 jours et 3 nuits dans la merveilleuse Trinidad. Nous avons pris la route dans un taxi collectif pour une micro-étape d’une nuit à Cienfuegos, la ville de Benny Moré. Au programme de cette toute petite étape, un patrimoine magnifique, encore de la musique et de la danse et de très belles découvertes en matière d’art contemporain cubain. Tu es prêt ? Allez le taxi collectif nous attend, on charge les valises et on y va… Dans ta radio, mets un peu de Benny Moré, le régional de l’étape pour te mettre dans l’ambiance, avant d’aller poser avec sa statue sur le Paseo del Prado.

Ça y est on est tous dans le taxi, 7 personnes, dans une vieille américaine de la fin des années 50 plus vieille R. que son propriétaire. Tous les quatre serrés à l’arrière et devant un couple de retraités danois. Une heure et demie de voyage en anglais cette fois-ci, pendant laquelle on voit défiler le paysage et l’on passe des montagnes du parc nacional de Topes de Collantes au bord de mer de Cienfuegos. Quelque part dans ces montagnes se cachent les merveilleuses cascades del Nicho que nous avaient conseillées A. à Remedios et leur odeur d’eucalyptus, mais nous n’aurons malheureusement pas l’occasion d’y passer (c’est la bonne excuse pour revenir à Cuba 😉 ).

À l’approche de Cienfuegos, la végétation est totalement différente. On a des manguiers à perte de vues. Et quelles mangues !!! Ne pense pas à nos mangues qui arrivent dure comme la pierre par bateau ou pas avion, celles là sont juste waouh !

À Cuba, il y a très peu de GPS et le plan de Cienfuegos est très géométrique. Aussi, nous voilà pris dans une démonstration de GPS cubain. Le principe ? Siffler ou héler le premier passant dans la rue : ¡ Niño ! ¿ Donde està la avenida 38 ?

Une fois arrivés à destination, nous découvrons notre hébergement pour cette nuit, la Casa Buenavista. Située avenida Argueles 4312, cette casa est tenue par deux jeunes femmes très actives dans le monde de l’art contemporain et dans la protection animale. L’esprit de la maison ressemble un peu à ce que nous avions pu trouver à Malecòn 663 : une déco joliment chinée et des fresques d’artistes cubains locaux ou exilés, un bassin avec des carpes qui ont attiré les chouchous comme un aimant. Nous passerons la nuit dans la chambre familiale en duplex qui se situe à l’entrée de la casa.

Après avoir pris possession des lieux, nous partons à la recherche d’un restaurant où déjeûner ce midi. C’est au Bouyon 1825, trouvé dans le guide que nous nous installons, la cuisine est bonne et les prix sont assez corrects pour 4.

Une fois sortis du resto, après avoir trouvé le taxi qui nous conduira le lendemain à Playa Larga, nous partons à la découverte de la ville et de son architecture. Construite par un architecte français au début du XIXème siècle, pour attirer des colons blancs sur l’île, Cienfuegos a connu ses heures de gloire au milieu du XIXème, jusqu’à devenir la perle du Sud.

Non loin du Parque José Martì, nous poussons une nouvelle fois la porte de la Casa de cultura, quelques expositions y ont lieu et des jeunes s’entraînent à faire quelques passes de rueda de casino, on se croirait dans un épisode de la série Un, dos, tres. Ils nous permettent d’assister à leur session et nous proposent de nous joindre à eux… Tu parles d’une chance, il n’en faut pas beaucoup plus pour que l’on pose nos sacs à dos et qu’on les rejoigne sur le dancefloor. On passe vraiment un chouette moment avec eux avant de nous remettre à la découverte de la ville.

Nous passons devant la façade remarquable du Teatro Tomas Terry, de la maison de Louis de Clouet, le fondateur de la ville et du Palais du gouvernement avant de prendre El Bulevar, l’artère commerçante de la ville. L’une des rares du pays où faire du shopping. L’espace de quelques mètres, on n’a plus vraiment l’impression d’être à Cuba.

Au bout de la rue, la musique nous arrête à nouveau. Un attroupement de personnes de tous âges et de toutes origines, se sont posés pour assister un concert improvisé. Un groupe joue des classiques de salsa des années 70 – 80 et c’est avec grand plaisir que l’on retrouve des morceaux qui nous ont souvent fait vibrer sur les pistes européennes. Je ne sais pas combien de temps on a pu passer à regarder ces musiciens, et voir quelques vieux rumberos danser nonchalamment au rythme de Los Van Van. Surement plus d’une heure, avant de nous lancer sur la piste à notre tour sur la piste.

On s’est tellement attardés, qu’on en a oublié de visiter la ville. Un petit tour sur le Paseo del Prado à la recherche de la statue de Benny Moré et nous voilà prêts à retourner à la casa où nos hôtesses nous ont préparé un excellent repas à base de langouste et de fruits de mer pour nous et de poulet pour les garçons. Dans le patio, on peut observer les étoiles qui commencent à sortir.

Notre journée à Cienfuegos, s’achève. Assez loin des circuits touristiques, vécue à la cubaine, cette après midi dans la perle du Sud fera partie de l’un de nos meilleurs souvenirs. Une chose est sûre, si nous devions repasser dans le coin, nous accorderions plus de jours à la visite de la ville et de ses environs.

Demain, nous mettrons le cap sur Playa Larga et la baie des cochons pour la dernière étape de notre séjour.

J’espère que cette visite express t’aura plu et te donnera envie de découvrir cette très jolie ville.

En attendant le dernier épisode de ce carnet de voyage, tu peux toujours nous suivre sur Facebook et sur Instagram.

À bientôt 😉

En route pour Cuba – épisode 5

Emerveillement entre nature et culture à Trinidad

Aujourd’hui, je t’emmène avec nous découvrir Trinidad. Pour te mettre dans l’ambiance je te propose cette petite merveille que j’avais en tête tout au long de nos trois jours là-bas. En vérité, ce n’est pas de la Trinidad de Cuba que l’on parle mais de Trinidad et Tobago mais j’adore cette chanson, dans toutes ses versions et en plus, je trouve qu’elle va à merveille avec l’esprit de la ville et son charme désuet.

Comme je te le disais dans l’article précédent, Trinidad, est l’une des immanquables du séjour. Avec ses parcs naturels, son architecture coloniale classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO et son ambiance festive, elle avait tous les ingrédients pour nous ravir… Et sans vouloir spoiler, nous n’avons pas été déçus. Je me suis rendu compte que l’article sur La Havane avait été particulièrement long car j’avais voulu d’embarquer avec nous dans un résumé détaillé des trois jours que nous y avions passé mais je me suis laissée emportée.

Aussi pour ce nouvel article, je tiens à préserver l’esprit carnet de voyage mais je vais essayer d’être plus brève.

Dimanche 14 avril : à la découverte de Trinidad

Après un dernier petit tour dans Remedios, nous sommes heureux de retrouver notre chauffeur et de partir enfin à la découverte de Trinidad. Je crois que c’est l’une des premières villes pour laquelle j’ai eu un coup de coeur à Cuba. L’ambiance que j’y voyais sur les photos me faisait penser à une vieille saga de l’été que j’avais regardé quand j’étais petite, je ne sais pas si tu te souviens, ça s’appelait Terre Indigo. Je te vois déjà prêt à me chambrer sur mes coups télévisuels vintage, mais j’assume… J’étais déjà amoureuse avant d’y aller de ses couleurs et de son ambiance hors du temps.

C’est par la montagne que nous avons accédé à la ville. La route n’est pas dans un état formidable, mais on y a rencontré tout un tas de marchands qui vendent leurs récoltes de fruits sur le pas de leur porte. Et ce matin, C. a décidé de nous faire faire le plein de vitamines siffle les vendeurs pour pour acheter des bananes directement prélevées de leur régime et nous faire découvrir le namey. C’est un gros fruit à la chair orange, qui ressemble un peu à une mangue. La graine est énorme, on l’a gardée en souvenir dans notre boite à trésors du voyage en souvenir de ces arrêts improvisés.

Sur le chemin, nous avons aussi fait un arrêt à Mañaca Iznaga. Postée à quelques pas de la voie ferrée, aujourd’hui empruntée par le petit train touristique, une grande tour y surplombe toute la Valle de Los Ingenios. Dans le temps, elle servait à surveiller les esclaves dans les plantations de canne à sucre. Aujourd’hui, elle offre toujours un panorama à couper le souffle sur la vallée et accueille un charmant marché artisanal, où tu pourras trouver les fameux colliers de graines, mais aussi de très belles nappes, petits hauts brodés et de délicieuses petites robes pour les petites filles. Ne pars pas de là sans goûter au guarapo, le jus extrait de la canne à sucre, qui te laisse une moustache toute blanche. Si tu arrives à l’heure du repas, tu trouveras aussi un restaurant où déjeûner mais je ne pourrais pas t’en dire plus car nous n’y avons pas mangé.

Pour les 4 prochains jours, nous séjournerons à la Casona. Cette maison de maîtres sur les hauteurs de Trinidad dispose d’un grand parc arboré où se baladent des caméléons, une écurie, un potager, et ce qui était avant une piscine, fermée dorénavant car les casas particulares n’ont plus le droit d’offrir cette prestation à leurs clients. C’est donc là que nous disons au revoir à C. que nous retrouverons en fin de semaine pour nous reconduire à l’aéroport.

Après un cocktail de bienvenue, nous allons déposer nos valises et nous partons explorer le parc. Malgré la chaleur ambiante, il fait relativement frais sous les arbres du parc et les garçons se prennent à jouer les photographes animalier et à shooter sous tous les angles les caméléons du parc.

La fin d’après midi est consacrée à l’organisation des excursions des prochains jours, la Valle de los Ingenios et la visite du Parc de Topes de Collante et à la découverte de la ville, de ses façades colorées, ses balustrades ouvragées, ses petits stands d’artisanat.

Mais qui dit Trinidad, dit salsa, encore plus qu’à la Havane, les rues sont pleines de musique, de la Casa de Cultura – où l’on s’est littéralement fait hâper par des petits vieux pour assister au balleti comme on dit chez nous du dimanche après midi, et après l’épisode endiablé de la veille où Wanderlustdad s’est retrouvé en dieu de la piste, c’est à mon tour d’honorer un gentil cavalier – en passant par les restos et la mythique, Casa de la Musica, où tout le monde se mélange pour écouter sur les marches, des groupes qui se succèdent du milieu de l’après midi jusqu’à tard dans la soirée.

Elle nous a longtemps fait rêver cette Casa de la Musica, on appréhendait un peu d’y aller avec les enfants mais c’est vraiment très familial, un endroit vraiment sympa où se poser pour simplement écouter de la musique ou si le coeur d’en dit commencer à danser. Il n’y a pas un soir, où l’on y est pas passé et l’ambiance de la salsa en live ! Comment te dire ? Magique !

Lundi 15 avril : la Valle de los Ingenios

Après une nuit marquée par une chasse au crabe de terre dans les chambre des garçons, (heureusement qu’ils dormaient à ce moment là et qu’ils ne se sont pas réveillés, on les aurait entendus hurler jusqu’en Chine je crois), on se lève très enthousiastes à l’idée de l’aventure qui nous attend. Aujourd’hui, nous allons visiter la Valle de los Ingenios à cheval. Je te passe encore une fois le petit déjeûner gargantuesque, tu commences à y être habitué mais la Casona fait partie du top 3 des petits déjeûners cubains que nous avons pu prendre.

Rendez-vous est donné à 10h00, devant notre terrasse qui donne sur les écuries pour partir à la découverte de la Valle. Contrairement à Viñales où on avait monté nature peinture, ici notre guide tient à nous équiper de pied en cap. Autant je valide l’aspect sécuritaire, autant quand il fait 40°, avec les chaps, liposuccion lowcost du mollet garantie et sous la bombe, il y a des chances que ta cervelle fonde…

À la sortie de la casa, on continue notre découverte des ruelles de Trinidad, hors du centre historique et touristique, la pauvreté est partout et on ne se sent pas toujours très à l’aise. Pas parce que l’on s’y sent en insécurité mais plutôt parce que l’on se prend vraiment la misère dans la figure lorsque l’on sort de notre « cage dorée ». On a l’impression que le temps s’est arrêté, un cordonnier tient boutique devant sa porte. Très vite, on arrive à la sortie de la ville. La rupture est très nette, dès le passage des deux obélisques qui marquent l’entrée de Trinidad, on est immergés en pleine campagne. Inutile de te dire qu’on est pas les seuls. C’est un peu l’autoroute du cheval à cet endroit là. De nombreux groupes attendent de pouvoir descendre dans la vallée.

Heureusement que l’itinéraire que nous fait emprunter J.C notre guide est plus tranquille. On y croise de petites maisons, des vaches qui broutent, des papillons de toutes les couleurs et on goûte au calme de la verdure. C’est encore mieux que ce qu’on avait pu voir sur les guides. Au bout d’une bonne petite heure, nous descendons de nos montures, payons les quelques CUC demandés pour l’accès au sentier et nous finissons le chemin à pied, nous arrivons à une cascade où nous pouvons faire une pause baignade pour nous rafraîchir. Là encore, nous ne sommes pas les seuls, ça crie, ça plonge, ça fait des bombes dans toutes les langues possibles pendant que les cowboys patientent à la buvette en échangeant sur leurs groupes respectifs. Cette petite parenthèse aquatique, bien que fréquentée est très agréable pour affronter ensuite le retour sous le soleil du début d’après midi.

Et oui, parce qu’une chose est sûre : sortir de l’eau, te rhabiller et remonter en salle, sous la chaleur, je te raconte pas le choc thermique. Le retour est assez long et gourmand en eau. Malgré le plaisir d’être toujours immergé dans le vert, on a hâte de rentrer parce que le soleil ne pardonne pas. Petit conseil, si tu dois planifier ce genre d’excursion, privilégie la fin d’après midi. Ce sera sûrement plus agréable.

C’est aussi rouges que le crabe de terre qui s’est invité pendant la nuit que l’on arrive à l’hôtel et que l’on file prendre une douche et faire une sieste bien méritée.

Pour la fin de l’après-midi, on décide d’aller se renseigner à la gare pour notre transfert vers Cienfuegos et tester la balade photo proposée dans le Lonely Planet. L’idée c’est d’aller se perdre dans les ruelles derrière la Plaza Mayor, jusqu’au Barrio Los Tres Cruces.

Le quartier est plutôt modeste et entre deux scènes de vie quotidienne, c’est souvent que l’on nous arrête pour nous demander si on n’a pas un peu de savon, des vêtements pour les enfants dont on voudrait se débarrasser. Si tu prévois d’aller à Trinidad, penses à récupérer les savonnettes et les shampooings dans les hôtels et à les glisser dans ton sac, tu feras sûrement des heureux, au fil des rues…

Le tour se finit par le temple de Yemaya, puis on file manger à la Terraza Colonial, où on est les premiers clients de la soirée. C’est un chouette petit resto, la cuisine y est bonne et les prix sont raisonnables.

La soirée se termine par un peu de musique à la Casa de la Musica et une canchanchara, cocktail emblématique de Trinidad à base de Rhum vieux, limonade citron et miel et qui à notre humble avis dépasse très largement le mojito mais elle est abrégée par une averse tropicale. Croisons les doigts pour le temps soit clément demain…

Mardi 16 avril : Topes de Collante et Vegas Grande

Aujourd’hui au petit déj’ on retrouve nos voisins de l’avion, comme quoi l’ile est vraiment toute petite… C’est chouette d’échanger nos impressions de voyage, d’autant que l’on a pas eu les mêmes itinéraires.

Le déjeûner est assez rapide car nous avons rendez-vous assez tôt et assez loin de la casa pour le départ de notre excursion. C’est l’une des seules que nous avons réservé avec cubanacan, nous nous sommes toujours débrouillés avec nos hôtes ou par nous même jusqu’à présent.

Le programme, choisi par les garçons, la visite du parc de Topes de Collante en camion soviétique avec repas inclus pour une trentaine de CUC par adulte et la moitié pour les enfants de mémoire. Une journée placée sous le signe de l’aventure, d’autant que notre guide ressemble à s’y méprendre à Dwayne Johnson, ils ont l’impression d’avoir entamé une partie de Jumanji. Espérons, que les éléments ne se déchaînerons pas contre nous aujourd’hui. Après une pause pipi et un arrêt au musée du Café où l’on retrouve tout ce que l’on a appris à Viñales lors de notre visite à la finca l’Armonia, (tu te souviens ? j’en avais parlé ici) on remonte dans notre camion pour une espèce de Space Mountain à travers les routes à lacets jusqu’à l’entrée du sentier de Vegas Grande (à savoir si tu souhaites t’y rendre par tes propres moyens que l’accès au sentier est payant entre 6 et 10 CUC par personne de mémoire).

La randonnée est accessible pour les enfants bien qu’un peu rude sur à la remontée. On a pu y voir des colibris, des tokororos, l’oiseau emblématique de Cuba avec ses plumes aux couleurs du drapeau. C’était assez sympa pour eux de se perdre au milieu de la jungle, quant à la cascade de Vegas Grande, elle est très impressionnante et plutôt fréquentée pour la baignade en fin de matinée. Contrairement aux autres excursions que l’on a pu faire, celle-ci est minutée, 1h00 pour la baignade, un horaire prévu pour le repas, un temps prévu pour l’observation du panorama, monte du camion, descend du camion. Pour nous qui n’avons pas l’habitude des voyages organisés, c’est assez déconcertant. Ça passe sur une journée mais je ne m’imagine pas faire ça sur plusieurs jours. Le restaurant Mi restauro, en bord de route avant l’entrée du parc de Topes de Collante, propose un repas correct pour être compris dans le prix de l’excursion mais ce n’est pas non plus la folie culinaire, on a connu des jours meilleurs…

Débarqués du camion à Trinidad, on profite pour visiter l’église San Francisco de Paula, puis on remonte en direction de la casa pour aller se reposer un peu avant notre dernière soirée à la casa de la musica de Trinidad. Ce soir encore ce sera glace, pizza et canchanchara pour les grands et piña colada sans alcool pour les enfants, dans l’une des tavernes du centre. Les groupes se suivent et ne se ressemblent pas mais on apprécie ce soir encore la fraîcheur des escaliers, la musique live et la danse…

Bref, on a adoré Trinidad, sa nature verdoyante, son histoire et sa musique, mais l’aventure ici se termine. Demain nous mettons le cap sur Cienfuegos, autre bijou du Sud et ville hautement musicale, mais je t’en dirai plus la prochaine fois. Pour terminer cet article je te laisse avec cette session live d’Alexander Abreu qui rend tellement bien l’esprit de la Casa de la Musica de Trinidad. Mes pieds bougent déjà, je vais faire deux ou trois pas de rumba avant de m’échauffer pour écrire le prochain article sur Cienfuegos.

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À bientôt 😉