En route pour Cuba !

Episode 1 : de Marseille à Viñales…

Et dire que l’année dernière à cette heure-ci, on passait nos premières heures à Cuba… En ces jours de confinement où la boulangerie au coin de ma rue a un parfum d’exotisme, j’ai une folle envie de t’embarquer avec moi dans mes souvenirs de merveilleux voyage…

Après des années d’attente, nous avons enfin réalisé notre rêve, partir en famille à Cuba. Alors ven conmigo ! Pour cette série d’articles façon carnet de voyage, je t’emmène avec nous à travers la plus grande île des Caraïbes. Tu es bien installé avec ton Mojito ? C’est parti.

Vendredi 5 avril : Marseille – Paris

Les vacances de Pâques de la zone B ont à peine démarré que nous voilà dans le Ouigo qui nous amène à Paris, où nous devons prendre le lendemain notre vol pour La Havane. Après un McDo vite avalé à la gare St Charles, on embarque pour un voyage un peu plus long que prévu, compte tenu d’incidents sur les voies… Pas grave, on est en vacances !!! Et quelles vacances! Rien ne saurait entamer notre bonne humeur ! Notre chauffeur Uber a le numéro du train, il sait qu’il faudra arriver un peu plus tard, on appelle quand même au cas où pour prévenir, sait-on jamais…

Arrivés à la gare de Marne-la-Vallée, nous partons à la recherche de notre chauffeur, on fait à peu près tous les minibus du quai du dépose minute. On attend 5 minutes, 10 minutes, on rappelle la société, qui est injoignable… Les loulous sont explosés sur les valises car il commence à se faire tard et ils se sont réveillés tôt le matin pour aller à l’école. 30 minutes passent et ça commence vraiment à sentir le chat noir… Je t’ai déjà expliqué que nous étions les spécialistes des mésaventures en tous genres en voyage ? Finalement, quelqu’un nous rappelle et nous explique qu’il y a eu une faute de frappe dans la recommande de notre course suite au retard du train et que quelqu’un va venir nous chercher d’ici un quart d’heure… Ouf ! le chat noir n’a fait que passer…

Après ce Space Mountain émotionnel, notre van arrive enfin. Nous chargeons nos valises direction le Sofitel d’Orly. Après un passage rapide à la réception, avec un loulou complètement épuisé dans les bras, 2 sacs de 40 litres et une grosse valise, on peut enfin se glisser dans les draps. Il est plus de minuit quand on tombe finalement dans les bras de Morphée. La nuit va être courte, demain on décolle à 10 heures.

Samedi 6 avril : Paris – La Havane – Viñales

Malgré une literie aussi confortable que la baignoire de Kyle dans Kyle XY. J’adorais cette série, ou Kyle l’extraterrestre sans nombril, trouvait un sommeil ultra régénérant dans la baignoire de la famille qui l’avait accueilli et n’aurait dormi ailleurs pour rien au monde… Bref trêve de digressions... Cette nuit là, malgré une literie haut de gamme, j’ai dû me réveiller 20 fois et finir par me lever avant que le réveil ne sonne de peur de rater le vol…

Après un tour rapide de la chambre et la récupération des échantillons de savons qui pourraient rendre service à Cuba, on boucle nos valises pour aller prendre notre petit déjeûner à l’aéroport. On s’installe chez Paul histoire de partir l’estomac plein puis on se dirige vers les comptoirs d’AirCaraïbes pour faire enregistrer notre valise de soute et passer les contrôles de sécurité.

Je déteste ce moment-là, j’ai toujours peur de perdre un truc en cours de route… Le temps d’un passage aux toilettes et d’un remplissage des gourdes, on essaie de se frayer un chemin dans l’aéroport. Pour nous qui n’avons pas l’habitude des aéroports internationaux, Orly est un labyrinthe. On arrive finalement à la porte d’embarquement. L’écran annonce le vol et la destination espérée pendant tant d’années, La Habana, José Martì. On prend une photo pour les copains de la danse qu’on aurait tant aimé avoir dans nos valises. Moi, je peine à y croire… Pu***n ! Ça y est ! On y est ! Manolita Simonet y su trabuco chante à tue tête dans mes oreilles, « Es que La Habana tiene swing, Es por eso que me llama », tiens écoute comme c’est bon c’est cadeau !

On embarque dans l’avion et les garçons sont au comble de l’excitation, ils ont des jeux, et ils découvrent les écrans devant leurs sièges… Moi qui avais peur qu’ils s’ennuient et qui imaginait le scenario catastrophe pour les autres passagers, entre les cahiers, les trousses données par les hôtesses, les dessins animés. On ne les a pas entendus de tout le voyage et les 10 heures de vol sont passées comme une lettre à la poste.

20 heures de Paris, arrivée sur le sol cubain. Il est 14h et les garçons n’ont pas dormi, la fin de journée s’annonce costaud, sachant que nous avons plusieurs heures de route avant d’arriver à notre casa du soir à Viñales.

On nous avait dit que le débarquement pourrait prendre plusieurs heures le temps de récupérer la valise et de passer les contrôles. Au final, en 30 minutes on est dehors et prêts à faire la connaissance de C. qui nous accompagnera pour une bonne partie de nos aventures cubaines.

Pendant que wanderlustdad va changer l’argent dont nous aurons besoin pour cette première partie de séjour, je m’imprègne de l’air de Cuba. Autour de nous au milieu des touristes à chapeaux de paille, des cubains viennent échanger leurs CUC en Pesos Cubains. Certains d’entre eux, avec leurs grosses bottes, leurs chaînes en or avec des mailles larges comme le doigt, leurs stetsons et leurs énormes cigares font un peu cliché du vaquero, le cow boy à la cubaine. La première expérience de wanderlustdad avec les employés cubains des bureaux de change n’est pas des plus sympas, il doit râler pour se faire rendre la totalité de l’argent qu’il doit encaisser au change… Petite arnaque n°1 : il faut toujours vérifier ses billets et recompter sa monnaie sous peine de mauvaises surprises.

Il est donc temps de nous rendre à la voiture, l’équipe de l’hôtel Malecòn 663, qui nous a accompagné dans l’organisation de notre voyage ne s’est pas moquée de nous. La voiture qui nous attend est une limousine russe datant de la guerre froide. D’après C., il n’en existe que 10 dans toute l’île et elle aurait même transporté Fidel Castro… Quelle est la part de la légende dans tout ça ? Je n’en sais rien, on ne le saura jamais et concrètement, ce n’est pas très important pour nous, je suis presque gênée de tout ce luxe… Mais on est à Cuba, ENFIN !

C’est en espagnol que l’on discute avec C., tout au long du trajet qui nous mène vers Viñales, de Cuba, du mode de vie, des étapes qui nous attendent puisque nous allons être amenés à nous revoir plusieurs fois. Nous parlons de nos familles respectives, et de ce qui nous amène ici. Tout est découverte pour nous. L’autoroute, si différente de celle que l’on connaît en Europe avec ses voitures d’époques, ses taxis, ses bus et ses camions qui semblent sortis d’un film des années 50, ses charettes… Nous qui trouvions que l’autoroute italienne qui va de Salerne à Reggio Calabria était en mauvais état, on peut maintenant relativiser. Il nous explique que les cubains, font du stop avec de l’argent selon la distance qu’ils ont à parcourir, que les taxis jaunes sont pour les touristes et les taxis noirs sont pour les cubains, que les touristes voyagent dans des bus climatisés et que les cars historiques que l’on a pu croiser ne sont que pour les cubains. Cette ségrégation me met un peu mal à l’aise, il va falloir vivre avec ça pendant tout le séjour…

Il nous montre aussi les plantations de bananes, de palma real et de palma barricona qui sont des espèces de palmiers que nous retrouveront souvent sur l’île et qui servent à la fabrication de toutes sortes d’objets.

Sortis de l’autoroute, un autre monde s’ouvre à nous, les virages nous rapprochent de la Vallée de Viñales et les premiers mogotes apparaissent. On traverse plusieurs hameaux au pas, les cochons sont au milieu de la route, tout comme les poules. Ça crie, ça joue, devant les maisons. Les urubus des montagnes, l‘aura tiñosa en espagnol, planent au dessus de nos têtes. La vie à la campagne, quoi !

Ce soir là, on ne fait qu’un passage éclair à Viñales. Notre casa est à trois kilomètres à l’extérieur de la ville, près de la fresque de la préhistoire, au coeur des montagnes.

Après 3 heures de route, on arrive enfin dans ce petit coin de paradis que nous a trouvé l’équipe de La Havane, la casa Mogote Art. J’avais vu quelques photos sur internet mais, en descendant de la voiture, je suis soufflée. On est en plein milieu des montagnes, dans ce qui devait être sûrement un séchoir à tabac réhabilité avec soin. Le jardin est immense et on a tous un peu les yeux qui brillent. On salue C. que l’on retrouvera à La Havane dans une semaine, et on se plie pour la première fois aux formalités d’usage dans chaque casa. On rentre nos valises dans les deux chambres qui nous sont réservées et l’on se dirige vers le jardin pour faire connaissance avec la maison et nos hôtes, leur petite fille et leur chien. Puis pendant que les garçons se dégourdissent les pattes dans le jardin, avec wanderlustdad, on se vautre comme des larves dans des hamacs en regardant le paysage tout en continuant de nous frotter les yeux comme pour se rassurer que l’on est bien réveillés.

Ce soir là, nous avons demandé à manger très tôt pour pouvoir aller nous reposer. À 19h00 heure de Cuba, il est mine de rien, 1h00 à l’heure de Paris. Après un mojito de bienvenue, nous mangeons donc un repas typique fait de salade de tomates et concombres, de moros y cristianos (du riz en sauce de haricots rouges) et de ropa vieja, un ragoût de viande de porc. Tout y est excellent !

Dimanche 7 avril

Ce matin là, j’ai eu un peu de mal à ouvrir les yeux, tellement peur de me réveiller et de me retrouver dans ma chambre, mais non, on est toujours bien à Cuba, il fait jour, la nuit a été agréable de mon côté… Wanderlustdad ne peut pas en dire autant, il a eu dans sa chambre une invitée surprise, cette nuit qui a voulu lui montrer sa jolie voix… Qui sait, peut-être une princesse cubaine qui aurait été transformée par une vilaine sorcière et qui cherchait un prince pour lui rendre forme humaine ? Mais que nenni très chère, wanderlustdad ne mange pas de ce pain là, et il a dû jouer à la chasse à la grenouille en pleine nuit pour attraper la coquine et la libérer dans le jardin… C’est l’anecdote qui nous fait le petit déjeûner…

Le petit déjeûner est copieux, oeufs, pain, petits gateaux, beurre, fruits du jardin, jus de fruits, café, lait… Ça ne s’arrête pas. Les fruits n’ont vraiment rien à voir avec ceux que l’on peut manger en France, l’ananas cueilli sur la clôture est exceptionnel. Moi qui ne pouvais plus en manger alors que j’adore ça pensant y être allergique, je redécouvre le plaisir d’en manger…

Nous demandons conseil à notre hôte pour une visite à cheval pour l’après-midi et nous prenons à pieds le chemin pour Viñales. Sur les 3 kilomètres qui nous séparent de la ville, on longe les champs, on redécouvre des techniques agricoles disparues et on prend le temps d’observer les maisons, la façon dont les gens se déplacent. La route est goudronnée mais il y a très peu de voitures, beaucoup de charettes, de vélos ou de cavaliers.

À notre arrivée, on remarque plusieurs attroupements. L’un pour la distribution de nourriture et l’autre pour une manifestation culturelle du parti. On continue sur la grande avenue, il y a des ballons, des écoliers en uniforme, des médecins en blouse blanche et des personnes âgées, des affiches à la gloire de Fidel et d’autres qui incitent à se protéger des MST. On en déduit que c’est peut être une journée de dépistage ou d’animation autour de la santé.

Midi approche et il faut que l’on trouve un endroit où manger. Devant chaque restaurant, un serveur nous propose de venir nous installer, on choisira finalement le restaurant El Gallito parce qu’il propose un compromis entre la cuisine cubaine que l’on veut découvrir et les pâtes pour les petits et qu’il est raisonnable en termes de prix. Bon pour être honnête ce sera pas le meilleur repas que l’on aura fait sur l’île mais c’est correct.

Comme nous avons rendez-vous à 14h pour notre balade à cheval, on reprend la route à pieds vers la casa. Une famille en charrette nous arrête sur le chemin et nous propose de nous déposer au passage contre quelques CUC, qu’à cela ne tienne, on gagnera un peu de temps. Sur les 10 minutes de trajet, le Havana Añejo Blanco coule à flot, ils vont fêter l’anniversaire de la petite à l montagne, nous on décline poliment, le rhum avant le cheval non merci… On descend à quelques pas de la casa en leur souhaitant une belle journée en famille et on profite de la demi heure qu’il nous reste pour écrire, jouer ou nous reposer.

L’heure fatidique arrive enfin, si trois d’entre nous attendent cela avec grande impatience, Wanderlustdad, lui n’est pas très rassuré. Il faut dire que sa seule expérience équestre en Camargue date de l’année de notre rencontre et qu’elle est restée dans les annales familiales comme un grand moment de solitude pour lui et de rigolade pour nous. Son cheval avait passé toute la balade à manger et ne s’était réveillé que dans une descente où notre cher papa avait failli finir les quatre fers en l’air.

Nous partons donc chacun sur un cheval, même wanderlustminischtroumph, pour qui c’est la première fois mais qui s’en sort comme un chef grâce à l’aide de nos deux guides. Nous traversons montagnes et plantations de tabac sous un ciel un peu chargé. Au bout d’une heure, nous nous arrêtons pour un petit ravitaillement dans une cabane perdue au milieu de nulle part, près d’une plantation artisanale de tabac. Nous buvons tous un petit coup, puis nous repartons nous installer dans le séchoir pour une présentation de la culture du tabac et de la fabrication des cigares. Nous y apprenons que les guajiros, les paysans cubains qui choisissent de planter du tabac, doivent vendre 90 % pour cent de leur production à l’Etat. Les graines de la plante de tabac sont vraiment minuscules et leur culture demande beaucoup de travail entre les semis, la mise en terre des plants, la récolte des différentes qualités de feuilles et les multiples phases de séchages. Globalement, pour en arriver à la feuille qui sert à rouler un cigare, il faut à peu près un an, un an et demi…

Après cette présentation, très intéressante nous reprenons le chemin vers notre casa où nous rentrons nous reposer pour cette fin de soirée.

Lundi 7 avril

Après un réveil encore matinal – nous ne nous sommes pas encore tout à fait mis à l’heure cubaine – nous bouclons les valises car nous partons dans l’après midi pour Palma Rubia, près de Cayo Levisa. Cette nuit, c’est moi qui dans ma chambre ai eu la visite d’une jolie petite chanteuse verte. Wanderlustdad dormait déjà, heureusement notre hôte est venu à ma rescousse et la petite grenouille a retrouvé le jardin.

Nous avalons notre petit déjeûner encore une fois copieux et nous demandons où trouver une plantation de café qui pourrait être visitée. Par chance, il y a en une a quelques centaines de mètres de la casa. Nous partons donc sur le sentier qui mène aux montagnes. Au bout de quelques minutes de marche, nous rentrons sur une petite exploitation familiale, nous nous approchons des bâtiments et expliquons que nous souhaiterions visiter leur plantation de café. La maman, visiblement pas très à l’aise, nous envoie son fils, qui nous explique comment se produit le café. Il nous présente leurs arbres, nous parle des différentes étapes de leur production, de la floraison, à la cerise du café qui doit d’abord sécher puis être torréfiée dans le petit poêle prévu à cet effet, el calderito que chante si joyeusement Compay Segundo, puis moulu… (Tiens écoute ça et fais toi couler un café, ça va faire du bien à tes oreilles 😉 )

Pendant que sa maman, nous prépare un café, il nous parle de la vie à la ferme, nous demande d’où l’on vient et on découvre que sa copine est presque une voisine, elle est partie faire quelques courses à Viñales mais ne devrait pas tarder. C’est fou comme le monde est petit… Elle, elle a quitté de Sud de la France pour Cuba par amour. Ils ont un beau projet de ferme en permaculture tous les deux, leur potager est magnifique et ils accompagnent les touristes à travers les montagnes pour des excursions à cheval, tiens, si on l’avait su plus tôt (mais on n’avait pas fait le tour des expériences possibles sur airbnb où ils ont leur mis en avant leur activité)… Je ne sais pas combien de temps on a pu passer à discuter ensemble autour de ce café, un grand moment sûrement à échanger des recettes de permaculture, de conservation des légumes lorsque l’on manque des ingrédients essentiels comme l’huile et le sel, à parler de l’évolution de la culture paysanne cubaine, de la place des femmes et des difficultés liées à l’approvisionnement lorsque l’on a pas de ressources terriennes. Avec wanderlustdad, on aurait pu y rester des heures, ce sont les schtroumphs qui nous rappellent à l’ordre, ils s’ennuient un peu. Après une photo souvenir tous ensemble et l’achat de quelques bouteilles de café en grain qui auront quand on rentrera à la maison, le goût des montagnes de Viñales, on se salue et on repart à la recherche d’un endroit où manger près du mural de la préistoria.

Avant de rejoindre la route principale qui va vers Viñales, nous trouve un petit restaurant familial, la cafeteria El Cimarron, on ne veut pas trop s’éloigner parce que l’heure tourne et notre taxi ne tardera pas trop à arriver. On s’intalle donc en pleine campagne, dans cet endroit perdu au milieu des champs avec en fond cette fameuse fresque. On a adoré l’esprit campagne du lieu, les poules sont en liberté et tournent autour de nous pendant que l’on mange. La cuisinière, une mamie très sympathique passe à plusieurs reprises s’assurer que ce qui est sur la table plait aux petits et qu’ils mangent à leur faim, elle est vraiment adorable. Nous on se regale du poulet, du manioc et des beignets de banane plantain, les tostones. L’addition est franchement raisonnable, sans surprise.

A la fin du repas, on se remet en route vers notre casa, où après les dernières vérifications, on boucle nos valises et on salue nos adorables hôtes. Notre taxi arrive, il est temps de quitter la merveilleuse vallée de Viñales pour Palma Rubia et Cayo Levisa…

Mais ça, ce sera une autre histoire…

J’espère que cette petite escapade dans la vallée de Viñales aura été à ton goût. N’hésite pas à t’abonner pour découvrir la suite de nos aventures à Cuba et ailleurs.

A bientôt 😉

Voyage : et si on passait en mode slow…

Photo de Valeriia Miller sur Pexels.com

Il y a un bon moment que je réfléchis à un article sur le slow travel. Pour les non anglophones, on pourrait traduire ça par voyage lent… Je sais, ça sonne un peu comme un contresens mais en ce moment, l’oxymore semble-t-il est à la mode…

Je tourne, je retourne, j’écris, je réécris, dans mon carnet avec mon stylo de l’ancien temps (traduire un stylo à plume) comme disent les schtroumpfs (sales gosses !!!) avant de taper la bonne version. Bref, comme certains voyages, l’article était dans le tiroir depuis quelques temps, attendant de mûrir un peu.

La vie de tous les jours et son rythme à 100 l’heure, malgré une furieuse envie de ralentir m’empêchaient de me poser et de remanier cet article qui me tient vraiment à coeur. Et puis est arrivée une micro bébête qui a mis tout le monde à l’arrêt et qui nous oblige tous à lever le pied de nos existences de dingues. Ayant à présent, sur mon canapé, à peu près le même rythme cardiaque qu’un paresseux léthargique (j’adore les paresseux, ils ont tout compris au slow travel, eux), j’ai enfin le temps de peaufiner le bébé…

Comment on arrive là ?

Pendant de nombreuses années, je considérais que les vacances n’étaient réussies que si elles ressemblaient à une entrainement pour le Marseille-Cassis. Longuement préparées à l’avance, planifiées au 1/4 de seconde près. Il s’agissait d’en faire / voir le plus possible et souvent en peu de temps. On aurait sûrement jamais l’occasion de refaire le voyage alors il fallait tout faire dans l’urgence. Résultat : tension, fatigue, frustration, crise de pleurs de schtroumphs fatigués, déception et sentiment de vacances râtées… Au lieu d’être des parenthèses qui permettaient de se reposer, elles n’étaient au final que la continuité de la course du quotidien.

Carl Honoré - Eloge de la lenteur.

Et puis un jour, au fil de mes lectures, je suis tombée sur un livre qui a changé mon rapport au temps, pendant les vacances mais aussi dans la vie quotidienne. A l’époque du toujours plus vite, L’éloge de la lenteur, de Carl Honoré est un petit saumon qui nage à contre courant… Tu noteras qu’aujourd’hui, je suis dans la métaphore animalière… C’est un petit bouquin qui coûte une misère, mais ce sont peut être les 3,50 € les mieux investis de ces dernières années. Si tu ne l’a pas sous le coude et que tu t’y intéresses quand même, il a aussi fait une super conférence TED. C’est plus rapide que le livre mais le gros de l’idée est là…

Son questionnement est le suivant : si on ralentissait, qu’est ce qu’on y gagnerait ? À l’heure où Netflix nous propose de regarder nos séries préférées en accéléré pour en voir toujours plus. Il nous amène donc avec lui faire le tour des différents aspects de notre vie quotidien à travers les figures du mouvement Slow. Tout y passe, de l’aménagement urbain, à la cuisine en passant par le travail et l’amour. J’aime assez l’idée de l’adapter au tourisme… Mais comment faire quand, comme nous tes journées devraient durer 48h et que tu n’es pas un adepte du farniente ?

Le slow-living comme mode de vie

Il y a quelques temps, lorsque je racontais mes journées à ma mère le soir au téléphone, je me donnais le tournis toute seule. Et cours à droite, et cours à gauche et fais vite ci, et fais vite ça et termine ça en urgence, et me**e la deadline est dépassée, c’est quand la dead-dead line ? Je sens que tu connais ce sentiment…

Quand je me couchais le soir, j’avais l’impression que mes jambes et mon cerveau continuaient à courir seuls sans arriver à s’arrêter… C’est là que je me suis rendu compte que la seule vraie urgence dans ce quotidien qui finissait par me dépasser, c’était celle de ralentir. Mais comment faire ?

Faire le point sur les priorités

J’admire les gens organisés qui arrivent à tout gérer, en ce qui me concerne, au quotidien, je suis un vrai bazar… Dans le sketch des « Mamans calmes » de Florence Foresti, j’aurais plutôt tendance à être l’autre, celle qui arrive les cheveux en vrac, pas maquillée, en baskets et dépose les enfants en cata…

Mais il arrive un moment où prendre le temps de se poser, pour faire le point sur ce qui est important, ce qui ne l’est pas et surtout ne pas transiger sur ce qui est prioritaire pour toi devient LA priorité de toutes les priorités si tu veux ralentir. Miracle Morning, bullet journal, blog sur le thème du slow-living, internet regorge d’astuces pour t’aider à ralentir et à mettre un peu de hygge dans ta vie. Reste plus qu’à trouver celle qui t’inspire…

Accepter que tout ne soit pas parfait

Alors ça… Pour quelqu’un d’hyper perfectionniste, c’est peut être le plus difficile… Laisser de la place à l’imprévu et arrêter de vivre dans la frustration de ta maison que tu n’arrives pas à ranger et qui ne ressemble pas à ton tableau pinterest d’inspiration déco, de ton plat qui ne ressemble pas à la photo du livre de recette… C’était de l’ordre du surréaliste…

Et puis un jour, tu tombes sur LE Mantra, la phrase que tu voudrais voir écrite sur tous les murs… « C’est le bordel, mais c’est pas grave ». Elle n’est pas de moi, elle est tirée de La sagesse espiègle d’Alexandre Jollien mais il a tellement raison, au final, est-ce vraiment grave ? Il parait que les gens bordéliques sont plus créatifs… Tu sens la nana qui essaie de te convaincre que le bordel a du bon… Bientôt, elle va citer Einstein et son sens naturel de l’ordre pour justifier le fait qu’elle n’arrive à rien retrouver dans le bazar de son bureau…

Et si on laissait notre vie aller un peu comme on laisse vivre un jardin en permaculture ? Car au final, en permaculture, les déséquilibres finissent toujours par se rétablir en laissant faire le temps et la nature.

Être au clair avec son rythme

Ralentir ne signifie pas être à l’arrêt complet, hein. Pour moi ralentir c’est savoir lever le pied quand il faut, respecter les limites de vitesse et les indices qui t’invitent à appuyer délicatement sur le frein quand c’est nécessaire, sans piler n’est-ce pas ?

Dans l’éloge de la lenteur, Carl Honoré, dédie tout un passage sur la vitesse au volant et ce qu’elle nous fait gagner sur le long terme… Au final c’est dérisoire comparé aux risques que l’on encourt. À foncer la tête dans le guidon, on finit par ne plus voir le paysage et à fonctionner comme des robots.

Plus loin, il nous parle aussi de la nécessité de se ménager de vrais moments de pause pour rester productif, car c’est souvent dans ces moments de déconnexion que viennent les éclairs de génie… Pense à Newton et à sa pomme…

Bref, être au clair avec son rythme c’est accepter avec bienveillance que l’on a tous des moments où l’on pourrait déplacer des montagnes et d’autres où l’on a juste besoin de se retrouver dans sa grotte et apprendre à mettre à profit chacun de ces moments pour avancer ou au contraire reprendre les forces nécessaires pour repartir.

Et en voyage, ça donne quoi alors ?

Bon c’est bien joli tout ça, au quotidien, c’est déjà un chantier à mettre en place. Mais en voyage alors ? Et bien justement, c’est peut être plus simple de le tester à l’essai sur une période courte avant de commencer à le mettre en place dans la vie de tous les jours…

Faire le point sur les priorités

Avant de partir, si tu veux voyager à ton rythme, il est indispensable de faire un point sur les incontournables des uns et des autres (visite, bar, restos, expériences…). Lister les coups de coeur de chacun permet de voir quels vont être les temps forts de toute la famille. Certains seront peut-être partagés, se combiner, d’autres seront peut-être individuels, peu importe. Connaître les envies de chacun permettra aussi d’éviter les frustrations et les « J’avais trop envie de faire ça et au final on l’a pas fait ».

Bien sûr, mieux vaut éviter d’avoir une liste d’envie longue comme le bras avec des lieux situés aux quatre coins de la ville. Sinon, on retombe dans les travers dont il était question au départ et on repart sur des vacances marathon. Prévoir une à deux visites par jours selon le temps à dispo et laisser de la place à l’imprévu…

Accepter que tout ne soit pas parfait

Wouaw cette transition de malade… Bon tu l’as compris, une fois sur place, l’idée c’est de suivre le mood du moment et accepter le fait que tout ne soit pas parfait.

Il y aura toujours du mauvais temps, trop de monde, de la fatigue, ça fait partie du jeu alors au lieu de pester contre les douze millions de personnes qui ont eu la même idée que toi au même moment, fais comme le saumon, voyage à contre courant… Renseigne-toi sur les horaires d’affluence dans les musées et sur les différents sites et profite des heures creuses pour visiter et des heures de pointe pour te poser, prendre un café, te balader dans un parc, laisser les enfants se dégourdir les pattes et se faire des copains, discuter avec des gens. Pour nous, c’est aussi ça le sel du voyage…

Combien de fois, la rencontre impromptue, le truc surréaliste t’est arrivé en voyage au moment où jamais tu ne l’aurais cru ? Chez nous ça arrive tout le temps :

  • Trouver la petite boutique super top au milieu d’une ruelle perdue
  • Retourner voir des hôtes que l’on a adoré et faire un détour de 200 km en Finlande parce que wanderlustschtroumpf n°1 a oublié chez eux son seul blouson, qu’il fait 10 degrés dehors et repartir avec presque un kilo de myrtilles gentiment offertes et passer ta soirée à faire de la confiture au Pôle Nord pour pas gâcher parce que c’est pêché
  • Pousser la porte d’une casa de cultura a Cuba et se retrouver à danser avec un groupe de jeunes une rueda endiablée

On pourrait tenir la liste comme ça longtemps. Les meilleurs souvenirs arrivent souvent quand et là où tu ne les attends pas… Des anecdotes comme ça on en a à la pelle depuis qu’on laisse venir à nous les choses…

Être au clair avec son rythme et avec ses envies…

Bon le tien, celui de ta famille, mais aussi celui de l’endroit qui t’accueille parce que si tu as l’intention d’aller te coucher à 21h00 en vacances l’été à Ibiza, ça risque d’être compliqué…

Quand tu es le deux millionième touriste croisé dans la journée dans une ville déjà surchargée, il est clair que les habitants ont à la fois, moins le temps et moins l’envie de t’accueillir car ils ne se sentent plus chez eux. Vois le nombre de villes qui s’élèvent contre le tourisme de masse alors que pour elles c’est le revenu d’activité principal.

Il est clair que si tu as envie de calme et de solitude, prendre les itinéraires bis et voyager hors saison sont des options à envisager aussi bien pour ta tranquillité que pour ton portefeuille. Si tu manques d’inspiration pour choisir ta destination, tu peux toujours aller jeter un coup d’oeil sur le site des cittàslow.

Au delà des heures creuses dont je te parlais tout à l’heure, profite des moments où toute la famille se sent bien pour visiter et des coups de mou pour vous poser. Rien n’interdit dans ces cas-là si certains sont encore d’attaque de faire des groupes, ce sera autant de choses à se raconter en se retrouvant le soir à table.

Voyager slow, c’est aussi choisir sa destination et son moyen de transport en conséquence.

On le voit depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, désertés par les touristes, les canaux de Venise reprennent vie. Les poissons renaissent, les oiseaux se remettent à barboter au pied des gondoles à l’arrêt. Les Vénitiens se réapproprient leur ville.

A force de toujours vouloir en voir plus et plus vite, on met en danger les merveilles que l’on souhaite admirer. Venise n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Voyager slow, c’est aussi s’interroger sur ce qui fait le sens du voyage pour chacun de nous. Et si au final, ce n’était pas tant bouffer des kilomètres pour se retrouver à l’autre bout de la terre en une journée quand pour nos grands parents, une telle aventure prenait dans le meilleur des cas plusieurs semaines, que de se mettre en chemin ? Et si voyager slow, c’était se poser et essayer de voyager plus éthiquement, en respectant l’environnement et en faisant travailler les petits commerces locaux, participer à la vie d’un village ou d’un quartier ? Et si c’était être moins un touriste et plus un visiteur, quelqu’un qui n’est que de passage mais qu’on prendra plaisir à revoir si l’occasion se présente ?

On peut voyager slow de 1001 façons, à pieds, comme le pèlerin de Compostelle, à vélo, à dos d’âne comme Stevenson, en mobylette comme le Che, en camping-car comme Ivan Jablonka (il faudra que je vous parle de ce livre un de ces quatre, je l’ai adoré) en train (avec un pass Interrail, tu peux aussi aller jeter un coup d’oeil au guide Slow train, il est top)… Tous les moyens sont bons si tu prends le temps de réfléchir à tes motivations et à leurs conséquences sur le lieu que tu visites et de t’accorder des moments pour souffler vraiment, et d’offrir à ton âme ce qu’elle est vraiment venue chercher au bout de ce voyage.

Reste plus qu’à trouver la tienne et te mettre en route avec ta mauvaise troupe 😉

À bientôt 😉

Notre kit de survie pour un voyage de plusieurs heures dans un espace clos

Photo de Lina Kivaka sur Pexels.com

Les vacances viennent de démarrer et avec elle son lot de départs et de longues heures de voyage. Même si les wanderlustschtroumpfs ont été habitués depuis tout-petits à des voyages en voiture de plusieurs milliers de kilomètres plusieurs fois dans l’année, il n’en demeure pas moins que le temps est long pour tout le monde… Pour nous les adultes, pas question de voyager de nuit car si les enfants peuvent dormir, ce n’est pas notre cas et impossible de démarrer une journée avec tête ressemblant à un tableau de Picasso au sommet de sa période cubiste quand les schtroumpfs, frais comme la rosée du matin, se réveillent en mode pump it up ! (Tu vois la scène ?)

Alors pour survivre à cette épreuve ultime épreuve qui te rapproche du Graal tant attendu de tes vacances, je te propose de découvrir le kit de survie qui nous accompagne maintenant depuis quelques années avec le moins d’écran possible parce qu’après la tranquillité de l’écran tu dois souvent composer avec son deuxième effet Kiss Cool, l’agitation et dans un espace clos, ça peut vite devenir dur à gérer. Tu trouveras quelques variantes en fonction de l’âge des loupiots.

Un carnet et des crayons de couleurs

Carnet de coloriage, simple cahier ou cahier d’activités, les garçons adorent, dans la voiture, dessiner, colorier ou écrire des histoires ou faire des petits jeux à partir de leurs héros préférés ou des choses qu’ils ont pu rencontrer sur le trajet…

Pour des questions pratiques, on préfère les crayons (aquarellables) aux feutres.

  • Les crayons, c’est zéro déchet puisque c’est compostable et la planète te dit merci… (Oui je sais dans un trajet à émission carbone +++ c’est super cohérent tout ça…)
  • Les crayons c’est moins embêtant que les feutres car si tu perds un bouchon dans la voiture, avant de t’arrêter pour le retrouver t’es un peu embêté…
Carnet format A6, Hema 1,5€

Côté carnets, on aime bien ceux de Hema pour leur petit prix (1,50 € le format A6 et 2,50€ le format A5) leur couverture en carton sur laquelle on peut dessiner aussi ou coller les tickets de visites, et leur format mini qui rentre dans le sac à dos et qui nous évite de nous balader avec 500 feuilles volantes dans la voiture, le train ou l’avion. Seul bémol l’élastique ne tient pas toujours très bien.

Pour les carnets d’activités, c’est un peu selon l’humeur du moment. Si on a passé la période stickers et gommettes (tellement cool pour la concentration et le calme que ça procure pendant une heure), en ce moment on est dans les livres-jeux. Je te laisse faire un tour chez ton libraire pour trouver celui qui te laissera des heures de paix, chez nous en ce moment c’est à base de Pokémon ou du Loup en slip, miniwanderlustschtroumph est complètement fan de cette BD qui le fait hurler de rire. A faire tous ensemble, on a aussi adoré Saccage ce carnet partout de Keri Smith qui nous a occupé sur la route et nous a suivi pendant tout un été. C’est tellement jouissif de gribouiller, déchirer, coller et faire tout ce qu’on a d’ordinaire pas le droit de faire sur un livre !!! On s’est tellement amusés que j’en ai acheté un nouveau pour notre prochain séjour à Disneyland Paris, mais chuuuut ! C’est une surprise !

Un livre

Je t’entend déjà dire, « mais ils vont avoir mal au coeur ! » ou « et si ils savent pas encore lire »… Pour le mal au coeur, je ne peux que te dire, c’est toi qui gères… Pour le fait de savoir lire ou pas, les nôtres ont toujours eu des livres à disposition en voiture, souvent des gros imagiers ou des cherche et trouve sur les animaux sauvages parce qu’ils adoraient ça avec de plein de belles images et de détails pour les occuper.

Maintenant qu’ils sont plus grands, BD, Manga ou guides adaptés aux enfants (les documentaires sur les villes de chez Kididoc, la collection expliqué aux kids de Lonely Planet…) et ils sont aux anges…

Des petits jeux de sociétés

Petite, je me souviens que pas un départ en vacances ne s’accompagnait par la préparation dans le sac à dos de tout un tas de mini jeux de société avec des mini-dés et des pièces magnétiques dont on passait notre temps à chercher les morceaux dans la voiture. Pour les garçons c’est la même chose.

Leurs chouchous sont chez Djeco (Bataouaf) et Bioviva (dans la famille Défi Nature) pour leur tout petit format, leur petits prix et leur conception qui ne nécessite pas forcément de savoir bien lire pour y jouer, contrairement à un 7 familles classiques par exemple. Ils ont l’avantage de se jouer sans la présence de l’adulte une fois qu’ils ont compris comment ils fonctionnent.

Mais ils adorent aussi jouer sans support matériel aux devinettes et là pour le coup tout le monde est sur le pont, même papa et maman.

Des histoires et toujours des histoires…

Nos schtroumphs sont de grands fan d’histoires, ils adorent ça. Alors pas question d’affronter un long trajet sans une ou plusieurs histoires à écouter.

Nos voyages s’accompagnaient donc de livres CD empruntés à la bibliothèque (ah les tellement magnifiques albums CD de Didier Jeunesse ou la collection écouter lire de Gallimard !!!) ou de j’aime lire à écouter. Mais le problème c’est que nous étions aussi obligés de les écouter alors La guerre des slips et consorts, ça va bien une fois ou deux mais à notre rythme de longs trajets on commençait à les connaître par coeur.

Et puis un jour, je suis tombée sur la Lunii… Tu as peut être déjà vu cette petite boite bleu-vert sur les étals des magasins de jouer qui promet aux enfants des heures d’histoires à composer sans écrans. Aaaaah la Lunii, mais c’est la vie ! Un jeu de casques branchés en dérivation et à nous la liberté d’écouter ce que l’on veut !

Les garçons peuvent passer des heures à fabriquer des histoires avec la petite boite magique. Une fois lassés du pack d’histoires de Suzanne et Gaston, tu peux télécharger sur le Luniistore de nouveaux packs d’histoires. En tant que maman j’apprécie l’initiative, Lunii c’est une petite start up française, avec une équipe très disponible et à l’écoute en cas de pépin (réponse dans la journée par mail du SAV) et qui accorde beaucoup d’importance à la qualité et à la diversité de ses supports. Certains packs d’histoires sont téléchargeables en plusieurs langues (pour nous c’est super cool parce qu’on peut faire partager aux copains en Italie !) et la ligne éditoriale est vraiment soignée avec des collaborations avec les éditions Didier Jeunesse, l’école des loisirs, Quelle histoire et la Bibliothèque nationale de France.

Une playlist qui va bien et un petit blindtest

Je ne suis pas mécontente d’être sortie de la phase « Souris verte » et « crocodiles » mais la playlist a quand même l’avantage de les occuper aussi un bon moment. Ils chantent et pendant ce temps là normalement, ils ne se disputent pas et ne se mettent pas les doigts dans les yeux… Premier luxe !

Deuxième luxe, tu leur fais réviser les chansons qu’ils apprennent à l’école, et là, c’est la maîtresse qui te remercie ;).

Notre playlist du moment est faite à base des CD de la série We love Disney et Jazz Loves Disney, de musiques de films pour enfants ou des chansons qu’ils aiment bien écouter à la radio, et plus de chanter, le blindtest est de rigueur…

Un doudou pour dormir

La team Loup prête à faire le tour du monde…

Même si ils sont grandets maintenant, il n’y a pas un départ sans qu’ils fourrent une peluche dans leur sac. Ils ont toujours une phase où ils y jouent avec et une autre où ils s’en servent de coussin pour se reposer dans la voiture. Selon la peluche, il nous arrive même de nous la jouer comme Armelle dans Amélie Poulain… Le Loup de la série le Loup qui… a fréquemment posé sur nos photos de vacances devant la Tour de Pise, à Londres, ou à Paris comme dans l’album le Loup qui voulait faire le tour du monde… Qu’est ce qu’il faut pas faire…

Et vous ? Que mettez-vous dans votre kit de survie ?

À bientôt ! 😉

Quando La Habana te llama…

Un projet de voyage, c’est un peu comme une petite graine. Je me souviendrai toujours du jour où mon wanderlustparrain, fraîchement rentré de Cuba, m’a tendu un album de Compay Segundo en me disant, « Ecoute ça, c’est des papis cubains qui chantent, on a entendu ça à l’hôtel, c’était génial ! ». Il venait de semer une petite graine appelée Cuba…

J’avais une quinzaine d’années, j’apprenais l’espagnol au lycée, le Buena Vista Social Club retrouvait son heure de gloire grâce à Wim Wenders, mais ce n’était pas le genre de films que j’allais voir au ciné. J’ai mis le CD dans la platine et j’ai entendu les premières notes si caractéristiques du tres cubano, cette guitare typiquement cubaine, qui font le début de Chan Chan, puis la voix éraillée de Compay. En quelques secondes, je me suis téléportée dans les rues de La Havane.

Dans la foulée, j’ai emprunté tous les CD possibles et imaginables à la bibliothèque de Compay et ses potes, écouté tellement Buena Vista Social Club que je le connaissais par coeur, jusqu’à pouvoir anticiper les transitions (ça t’arrive à toi aussi ?). C’est à ce moment-là que je me suis dit, quand je serai grande, j’irai visiter Cuba. Et c’est comme ça que Cuba a fait son entrée dans le fameux tiroir à voyages dont je te parlais dans l’un des premiers articles du blog.

Bon, parlons nous clairement, quand tu as 15 ans, Cuba n’est pas un voyage que tu peux te permettre comme ça en claquant des doigts. Il faut de l’argent et aussi une certaine maturité pour comprendre la richesse de la terre qui t’accueille.

Lorsque j’ai rencontré wanderlustdad, nous avons assez vite partagé l’envie de découvrir la culture cubaine ensemble et à défaut de pouvoir voyager, nous nous sommes inscrits à un cours de salsa. On y a rencontré des amis, on a dansé, tous les soirs pendant des années, Compay et Eliades ont été rejoints par Los Van Van, Pedrito Calvo, Polo Montanez. Nous avons écumé l’Europe de festival en festival, à la rencontre de musiciens et de danseurs. Au fil des années, on a appris à connaître Cuba par procuration, au-delà de la carte postale. Une chose était sûre, Cuba serait notre voyage de noces, on partirait pour un road trip à la rencontre des cubains, mon passeport était prêt puis la vie a fait que…

Attention séquence émotion, si les violons te saoûlent, tu peux directement passer au paragraphe d’après, je ne t’en voudrai pas promis 😉

Je ne sais pas si tu as vu Là-Haut, ce dessin animé magnifique dont les 5 premières minutes sont les plus tristes de l’histoire de l’animation. Pour faire court, lorsque Carl rencontre Ellie, ce ne sont que des enfants, ils se retrouvent autour de leur goût pour l’aventure et leur envie de visiter un jour les chutes du Paradis. On les voit grandir, se rapprocher au point de tomber amoureux, et se marier, avec leur rêve toujours aussi intact de visiter les chutes du Paradis. En arrière plan, on les voit remplir une dame-jeanne de pièces pour financer leur projet, qui finit toujours par être vidée pour réparer la voiture, arranger la toiture, racheter un frigo… Leurs visages se rident, leurs cheveux blanchissent mais ils n’ont toujours pas eu l’occasion de réaliser leur rêves, jusqu’au jour où Carl, voyant Ellie décliner, finit par péter la tirelire une bonne fois pour toute pour acheter les billets d’avion. Sauf qu’Ellie est trop malade pour s’envoler et qu’elle finit par s’éteindre laissant Carl avec mille regrets dans sa jolie maison colorée et pleine de souvenirs que des vilains promoteurs veulent lui raser.

Pendant de nombreuses années, j’avais fini par croire que Cuba seraient nos chutes du Paradis. Bien sûr, on a fait plein de beaux voyages entre temps. Mais à chaque fois que l’on entendait nos copains rentrer de cette merveilleuse destination et nous raconter tout ce dont on rêvait, on avait un petit pincement au coeur…

Et donc… Venons-en au fait !!!

Après 18 ans à prendre la poussière au fond du tiroir à voyage, Cuba s’éloignait. Le passeport allait bientôt périmer que le voyage n’était toujours pas programmé. Compay nous avait quitté, Polo Montanez avait rejoint son monton d’estrellas, Fidel était parti rejoindre son poto le Che, l’embargo allait être levé et même Vin Diesel avait joué au pilote dans les rues de La Havane. À ce moment là, on s’est finalement dit que coûte que coûte, il fallait qu’on y aille avant que tout change, que La Havane soit envahie par les bateaux de croisières et que ce qui fait le charme de Cuba, dans ces bons comme dans ses mauvais côtés ne disparaisse.

Sauf qu’entre temps, on n’était plus 2 amoureux mais une famille de 4 et dans nos petits coeurs sensibles de papa et maman, on se voyait mal partir à l’autre bout du monde pour le voyage de notre vie en les laissant à papi et mamie, même si tous auraient été ravis. Qu’à cela ne tienne, on embarquerait les schtroumphs avec nous.

Mais cette fois-ci, ce serait une mission top secrète. On avait tellement rêvé ce voyage et il était tant de fois tombé à l’eau, que ce n’est que quand tout à vraiment été bouclé que nous en avons parlé autour de nous…

Sauf que voilà, pour organiser un voyage à Cuba, en mode Do It Yourself, si prendre les billets d’avions c’est simple comme un clic – un clic super jouissif certes où tu te pinces pour vérifier que ce que tu viens de faire tu ne l’as pas rêvé – ce n’est que le début. La graine a enfin germé après des années de dormance, elle sort de terre, et maintenant il faut suffisamment l’arroser mais pas trop pour qu’elle devienne un bel arbre. Et à Cuba, il est facile de succomber à la tentation d’arroser un peu trop les graines de voyages à coup de visites super touristiques, d’hôtels de luxe et de mojitos.

Là encore, tout vient à point à qui sait attendre. C’est un collègue de wanderlustdad, qui nous a renvoyé vers l’une de ses connaissances qui venait d’ouvrir un hôtel à La Havane et qui a pris le temps d’écouter nos envies et nous a aidé à construire le voyage qui correspondait à notre éthique. Inutile de te dire que la playlist était déjà prête, qu’on a revu avec grand plaisir nos classiques du ciné et de la littérature…

Nous sommes finalement partis, au mois d’avril de l’année dernière. À l’aller, les valises étaient chargées de musique et de souvenirs de copains accumulés pendant toutes ces années à attendre qui se sont libérés à certains endroits où ils ont pris une autre couleur. Au retour de ces quinze jours de voyage, les valises étaient tout aussi lourdes, pas de souvenir et de matériel mais de tous les merveilleux moments que nous avons passés et des personnes que nous avons rencontrées. Si nous étions partis plus jeunes, notre voyage n’aurait sûrement pas eu la même saveur…

Aujourd’hui, il y a presque un an que nous sommes rentrés à la fois enchantés, secoués, émerveillés. La Havane et Trinidad sont sorties de leur tiroir poussiéreux et trônent désormais fièrement au milieu de notre salon avec deux belles affiches achetées sur les marchés de la capitale. Mais chut ! Santiago, Baracoa et les merveilles de l’Oriente ont fait leur entrée discrètement dans le tiroir, j’espère qu’elles n’attendront pas 18 ans comme leurs grandes soeurs pour en sortir.

À bientôt pour un article plein de conseils pour voyager éthique à Cuba 😉🇨🇺🍸!

Finlande du Sud au Nord : nos 10 coups de coeur

Dans un précédent article, je te racontais à quel point la Finlande avait été une destination qui était restée dans le coeur de notre famille comme une parenthèse enchantée. Au cours de notre road trip, nous avons dans un premier temps visité le Sud Ouest du pays et la capitale avant de nous envoler vers le grand Nord pour quelques jours et terminer notre voyage dans le Sud Est. Aujourd’hui, je vais essayer de me prêter à l’exercice périlleux du Top 10 partager avec toi les 10 expériences préférées de notre famille. Le choix a été difficile, tant dans la sélection des 10 heureux élus que dans l’ordre dans lesquels les placer mais on y est arrivé. Prêt pour notre top 10?

10 – Linnanmaki

Un peu comme Tibidabo à Barcelone, Linnanmaki est un parc d’attractions juché sur les hauteurs d’Helsinki. L’ambiance bonne enfant est à mi-chemin entre celle d’une fête foraine et d’un parc d’attraction et les bénéfices du lieu vont au profit d’une association de protection de l’enfance.

Pour le visiteur, plusieurs options possibles : la visite journée où tu paies ton entrée comme dans tout autre parc d’attractions et tu profites de la totalité des attractions à volonté ou le carnet de tickets qui te permet d’accéder à une dizaine d’attractions, un peu comme à la fête foraine.

L’entrée à la journée étant assez chère, nous avons choisi la deuxième option et nous y avons passé le début de soirée. Les garçons ont pu faire du manège, et en famille, nous avons bien ri dans le train fantôme et sur le monorail qui fait le tour du parc. Personnellement, j’ai adoré la déco un peu vintage…

9 – Découvrir la ville de Sipoo

Rien ne nous prédestinait à visiter cette ville. Quelques maisons isolées, 2 églises qui se faisaient face, ce matin-là, sur la route de Porvoo, on avait le temps, on avait fait les courses et on était en mode, on va à Porvoo mais si on trouve quelque chose de sympa sur la route, pourquoi ne pas faire un détour. On profitait de la campagne du Sud en se disant que la parenthèse aller bientôt s’achever, quand on a vu sur la route un groupement de maisons et le panneau en finnois Sipoo Vanha Kirkko. Au bout de presque 10 jours en Finlande à visiter des vieilles villes notre piètre finnois nous permet quand même de comprendre qu’en suivant cette direction, on arriverait devant une vieille église. Et on n’a pas été déçu… L’une des plus vieilles de Finlande, fin du XIVè siècle, elle est juste sublime ! Sereine, elle a la classe et l’élégance de ces vieilles dames ridées dont le regard est plein de sagesse. On y est les seuls touristes et double effet Kiss Cool, de l’autre côté de la route, la nouvelle église nous attend. Les jardins des églises étaient tellement jolis qu’on en a profité pour s’y poser et pique niquer…

8 – Porvoo

C’est la jolie carte postale du Sud Est de la Finlande avec ses maisons rouges sur le bord de la rivière, ses boutiques de créateurs, ses cafés coquets et ses antiquaires, son église avec ses ex-votos. La ville est assez touristique et nous n’étions pas seuls mais nous avons adoré l’ambiance lacustre du village.

En reprenant la voiture, nous avons fait un détour dans la lagune, le long du sentier ornithologique. Paysages sauvages et remplissage de mirettes garanti !

7 – Rencontrer le Père Noël

Impossible de partir de Laponie sans aller rendre visite au Vieux Barbu… Pour les garçons c’était LEUR passage obligé et sûrement le souvenir qui les a le plus marqué du voyage.

Il faut dire que même si l’extérieur manque cruellement de magie en cette fin d’été avec ses boutiques à souvenirs made in China, ses rennes parqués et ses allées goudronnées, le bureau du Père Noël est particulièrement joli et son occupant très élégant dans son costume de travail.

Je ne saurais pas te dire ce qu’il s’est passé dans leurs petites têtes de wanderlustschtroumphs lorsqu’ils ont passé la porte et qu’ils l’ont découvert. Tout ce que je sais, c’est que mes garçons, pourtant d’ordinaire pas timides se sont faits tout petits devant ce grand bonhomme. Ils ont tout de même réussi à le faire tourner en bourrique à ne plus savoir quelle langue parler en lui parlant à moitié en français, à moitié en italien. Tempête de poussière de fée dans leurs petits yeux et taux d’humidité dans les yeux de maman : 100 %.

6 – Rauma

Rauma est une petite ville du Sud Ouest de la Finlande. Si la partie moderne de la ville n’a pas un grand intérêt, nous avons adoré la visiter la vieille ville avec ses maisons de bois aux façades pastels.

Dans mon précédent article sur la Finlande, je te disais que j’avais trouvé que cela ressemblait à Disneyland, sans Mickey. À Rauma, cela m’a fait l’effet de visiter un village de contes de fées. Une petite place du marché, des jolies maisons aux belles couleurs, des boutiques dédiées à la spécialité locale : la dentelle. Tu t’attendrais à voir une princesse sortir en poussant la chansonnette pour t’expliquer à quel point son monde est merveilleux à tous les coins de rues. La mignonnerie à l’état pur ! Et un calme et une sérénité ! Le radar à compatriotes de wanderlustdad nous a conduit tout droit à la seule pizzeria de la ville tenue par un italien qui nous a suggéré notre visite de l’après-midi dans un petit coin de bord de mer fort sympathique.

5 – Rechercher des améthystes

Dans la série des visites sympas que nous avions glanées dans les guides touristiques sur la Laponie, il y avait la possibilité de visiter la mine d’améthystes de Pyha Luotso. En lisant ça, on s’est tout de suite vus se la jouer Grincheux, Prof, Atchoum et cie chantant Hey Ho ! à tue-tête à la recherche de petites pierres violettes.

Sur place, nous avons passé une agréable journée. La mine, contrairement à l’image qu’on peut s’en faire n’est pas sous terre mais en haut d’une montagne. L’été, on y acccède par un joli sentier de randonnée, raisonnablement fréquenté, l’hiver des navettes chasse-neige font des allers-retours entre le parking et le refuge qui sert aussi de billeterie.

Comme tout en Finlande, la visite est assez chère mais elle est plutôt pédagogique. Après une tisane de mûres polaires de bienvenue prise dans des tasses en bois, notre guide nous a rapidement présenté l’améthyste d’un point de vue géologique puis nous avons pu nous mettre dans la peau des mineurs et creuser à la recherche de la pièce que l’on pourrait ramener à la maison.

C’est pas avec les petits cailloux que l’on a trouvé que l’on a réussi à retrouver notre chemin, mais l’espace d’une journée, jouer les chercheurs d’or comme dans les romans de Jack London, c’était vraiment chouette. ❤

4 -Avoir les mains bleues à force de cueillir des myrtilles

Dans la famille on adore cueillir des baies : mûres, framboises, fraises des bois. Toutes les balades en forêt sont bonnes pour faire de la cueillette et préparer des confitures mais il y en a une qui ne pousse pas vraiment sous nos latitudes c’est la myrtille. Alors quand on s’est rendu compte qu’elle poussait juste au pied de notre chalet et qu’il y en avait des parterres entiers, il n’en a pas fallu beaucoup pour nous mettre à l’oeuvre. Les wanderlustschtroumphs armés de leur petits seaux sont immédiatement passés à l’action. Un peu dans le seau, beaucoup dans la bouche directement du producteur au consommateur, un peu dans les yaourts, au bout de 4 jours en Laponie, avec les mains bleues, il nous restait encore 800 grammes de myrtilles qui ne pouvait pas prendre l’avion… Qu’à cela ne tienne, même au Pôle Nord, on a fait des confitures, et lorsque l’on ouvre les pots, on retourne en Laponie par la pensée.

Attention chez lecteur nous voilà arrivés sur le podium !

3 – Fiskars

Pour moi, avant de découvrir la Finlande, Fiskars, c’était une marque de ciseaux, tu sais ceux avec les trous orange pour mettre les doigts et qui coûtent le prix d’une Rolls Royce… Tu vois ? Sur le coup, ça ne m’inspirait pas le comble du kif touristique, visiter un site industriel, ouais bof… Jusqu’à ce que je tombe sur ça…

Une rivière, des arbres, de jolies bâtisses en briques… Il en a pas fallu beaucoup plus pour que je fasse des pieds et des mains pour qu’on l’inclue dans notre circuit… Une fois sur place, ajoute à cela de jolies petites boutiques de créateurs, un artisan forgeron qui a expliqué aux garçons comment il travaillait à l’ancienne, une micro-brasserie et l’impression que le temps s’est arrêté et nous avons tous été conquis par la magie de la marque orange au nom difficile à prononcer.

2 – Pouvoir approcher des rennes

En arrivant à Helsinki, on s’était dit que ce serait génial si on arrivait à voir des rennes pendant notre voyage. Si ils ont été plutôt discrets pendant tout le temps que nous avons passé dans le Sud, à peine débarqués à Rovaniemi, au portes du Cercle Polaire, nous avons eu l’occasion de constater que le panneau attention traversée de rennes n’était pas une légende urbaine. Au milieu de la route, au bord des chemins et même parfois sur les parkings, se sont des troupeaux entiers que nous avons pu approcher et observer en essayant de les déranger le moins possible. Nous avons même eu la chance de rencontrer un renne blanc. Je te laisse imaginer l’excitation des wanderlustschtroumphs de rencontrer le même renne blanc que dans leur boite de playmobils 😉

Nous voilà arrivés à la fin de ce classement. Quelle est donc l’expérience qui a le plus marqué notre voyage ?

1 – Dormir dans un mokki

Très tôt dans l’organisation du voyage, l’idée de dormir dans un chalet traditionnel en Laponie était apparue à tout le monde comme un incontournable. En la matière, tu peux trouver de l’attrape touristes comme du lieu beaucoup plus familial.

Après une soirée passée sur un site de location entre particuliers qui commence par un A et qui finit par un B, je suis finalement tombée sur une annonce complètement atypique. Un groupe de cabanes traditionnelles, sans eau courante (mais avec l’électricité quand même), toilette sèche et sauna traditionnel pour un prix par nuit si peu cher que tu es obligé de te frotter les yeux pour vérifier que tu ne te trompes pas.

Nos hôtes ne parlaient pas un mot d’anglais et nous, tu imagines que pour le finnois c’était la même… Mais on s’est débrouillés et vraiment, on a passé trois jours magiques au contact de la nature et de la vie traditionnelle finlandaise à l’issu desquels il a été difficile de reprendre la route pour poursuivre notre route. J’espère vraiment de tout coeur qu’un jour, nous aurons l’occasion d’y retourner.

Voili voilou, si l’article t’a plu n’hésite pas à commenter et à t’abonner…

À bientôt 😉

Bienvenue dans my wanderlust family !

Cher lecteur,

Bonjour et bienvenue à toi !

À l’approche de cette nouvelle année et à l’aube de cette nouvelle décennie, j’ai eu envie de me consacrer à quelque chose qui me tient à coeur depuis très longtemps, l’écriture. Et quoi de mieux pour cela que de l’allier à trois de mes autres passions : ma petite famille, la lecture et surtout le voyage. Es-tu prêt ? Viens, je t’invite à partager l’univers de notre petite wanderlust family.

Wanderlust ? Kesako ?

Peut-être le blog t’est-il apparu directement en tapant wanderlust dans ton moteur de recherche… Dans ce cas, tu sais déjà ce que ce mot bizarre signifie…

Sinon, je te vois déjà rouler tes yeux comme les poissons sur les étals du Vieux-Port… Alors voilà pour te mettre dans l’ambiance, je te propose un premier petit voyage, dans le temps (sans passer par la planète Marseille pour l’instant, je laisse ça à IAM et à son Mia) mais dans la littérature pour découvrir ce qu’est le wanderlust…

Un peu de culture, parce que la culture, c’est comme la confiture, c’est trop bon…

Peut-être que comme Monsieur Jourdain, le bourgeois gentilhomme, qui fait de la prose sans le savoir, tu as toi aussi une wanderlust family qui s’ignore. Alors non, wanderlust ce n’est pas le nom du dernier DJ ou de la dernière boite à la mode, ni celui d’un super produit pour récurer ta salle de bain, ou d’un gentil poké-truc… Non, non, non, je te l’ai dit, pour savoir ce qu’est le wanderlust, il faut repartir quelques années en arrière en Allemagne…

Car oui, le wanderlust nous vient d’Allemagne. Cette philosophie est née au XIXème siècle, portée par la plume d’écrivains voyageurs, comme Goethe, Schubert etc…

Je vois déjà le bouton panique s’afficher chez toi ! Détends-toi ça va bien se passer… Je te l’accorde, comme entrée en matière c’est pas glamour glamour et moi non plus je me verrais pas passer mon réveillon du nouvel an avec Goethe et ses potes… J’ai viens aux faits vite…

Donc voilà, toute cette petite bande de grands romantiques avait pour principale occupation de rechercher l’inspiration à travers le voyage et leur grand kif, c’était de parcourir l’Europe et se remplir de merveilleux paysages.

Le wanderlust, c’est donc cette envie permanente de voyager, randonner, balader. Bref, de voir du pays…

Selon certains chercheurs, il existerait une trace du wanderlust dans notre patrimoine génétique, sur le gène DRD4 (on dirait presque le nom d’un droïde dans Star Wars, tu trouves pas ?). En gros, certaines personnes auraient ça dans le sang (et dans tout le reste de leurs cellules aussi)… Chez nous je sais pas si c’est génétique mais en tous cas, c’est sûrement héréditaire. Dans notre famille, petits comme grands sont toujours prêts à boucler leurs sacs à dos pour partir à l’aventure que ce soit au bout de la rue ou au bout du monde…

On me dit dans l’oreillette qu’emportée par mon envolée lyrique j’ai oublié de nous présenter, ça c’est tout moi… Je manque vraiment à tous mes devoirs !

Qui sommes-nous ?

My wanderlust family est une famille italo-marseillaise. Dans notre famille, il y a :

  • Wanderlustdad, proche de la quarantaine, il est passionné d’histoire médiévale, d’héroic fantasy, de nature et de beaux paysages, de playmobils et de cuisine. Italien, il nous amène plusieurs fois par an parcourir les routes de sa jolie bottes pour découvrir les joyaux de son patrimoine.
  • Wanderlustgrandschtroumph, 8 ans, c’est un drôle de petit bonhomme, curieux et passionné par la nature et les grands espaces. Plus tard, il se rêve fauconnier ou réalisateur de documentaires animaliers. En attendant, il adore aussi dresser des poké-truc sur sa console.
  • Wanderlustminischtroumph, 6 ans, suit le même chemin que son grandschtroumph de frère. Sensible, il fait du spleen du retour à la maison un incontournable du retour à la maison.
  • Et enfin, moi même, Wanderlustmum, la trentaine (mais parfois 5 dans ma tête) , passionnée de voyage, de littérature, d’arts en tous genre, de Disney… J’adore toucher à tout et découvrir de nouvelles choses. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours écrits mes voyages sur des petits carnets, gardé les tickets de métro, des musées… J’ai toujours 3 ou 4 voyages dans la tête, en attendant de pouvoir les organiser. Ce que j’adore dans le voyage, c’est l’avent (comme à Noël), se mettre dans l’ambiance, découvrir la culture, la musique, chercher le lieux et l’expérience qui fera briller les yeux de ma famille, l’excitation qui grandit au fur et à mesure que le jour J du départ approche et une fois sur place, ce sont les rencontres faites au détour du chemin, ces personnages que tu ramènes dans ton coeur une fois rentré à la maison et les paillettes dans les yeux de mes hommes. Mon rêve : acheter un combi Volkswagen pour balader en toute liberté.

Que trouveras-tu sur ce blog ?

Loin de moi l’idée de te donner des conseils ou te dire comment organiser ton voyage, pour cela, il y a beaucoup de gens plus compétents que moi.

Non obstant (ça fait toujours classe pour éviter de dire « mais » en début de phrase), si notre présentation t’a plue et que tu as envie de nous suivre dans nos aventures, voilà un petit aperçu de ce que tu trouveras sur ce blog :

  • Des comptes rendus de nos visites ou voyages coup de coeur ❤
  • Des suggestions de lecture pour toute la famille en préparation d’un voyage spécifique ou de manière plus générale mais aussi de films ou de playlists pour se mettre dans l’ambiance. (N’hésite pas à commenter et à partager tes films ou morceaux chouchous)
  • Des billets d’humeurs et des réflexions autour du voyage

Prêt à embarquer avec nous ? alors 5-4-3-2-1 décollage…

A bientôt 😉