Les lapins de la Couronne d’Angleterre – Air Force One de Santa Montefiore, Simon Sebag Montefiore et Kate Hindley

« Ils sont de retours !!! Timmy Poil-Fauve et les Lapins d’élite de la Couronne d’Angleterre reviennent pour de nouvelles aventures. » Cet été, nous avions dévoré le tome 1 de cette série intitulé Le complot. Je ne te raconte pas l’excitation quand nous avons reçu le catalogue de Little Urban pour ce début d’année 2020. Depuis le 8 janvier, la collection de petits romans pour les 9-12 ans que l’on adore lire en lecture feuilleton, compte trois nouveaux titres, Air Force One, dans la série Les Lapins de la Couronne d’Angleterre, Teminus ! dans la série Les aventures involontaires des Soeurs Mouais et Le poney volant dans la série La légende de Maurice. C’est une nouvelle fois l’occasion de remercier les éditions Little Urban pour leur confiance.

J’ai pu partager mes impressions avec Tachan du blog Les blablas de Tachan dans le cadre d’une lecture commune et nous avons toutes les deux beaucoup aimé ce petit roman. Avant de t’en dire plus, je te propose de découvrir le résumé de l’éditeur.

Quatrième de couverture

Une mission. Un héros improbable. Des agents secrets qui protègent le Président des États-Unis. Un peu de chance, une carotte fraîche et une bonne dose de courage.

Si les Lapins de le Couronne impressionnent Timmy, ce n’est rien à côté des Lapins de la Maison-Blanche. L’annonce de la visite des cousins américains met tout Londres en ébullition. À commencer par Papa Ratzi et son armée de méga rats super-numériques, prêts à semer le chaos et à déclencher une crise mondiale… Mayday ! Y-a-t-il un lapin pour sauver le président ?

Mon avis

Comme je le disais en introduction, ce le premier tome de cette série avait été le coup de coeur de notre été. Aussi, la sortie de ce deuxième tome était très attendue dans la wanderlust family. Pour ma part, je n’ai pas été déçue. On retrouve dans ce deuxième opus les personnages que l’on a beaucoup aimé dans le premier tome. Timmy, Clooney, Zeno, Lazer, Nelson et Belle de Patte sont à nouveau de la partie pour assurer la sécurité de la Reine qui se prépare à accueillir le Président des États-Unis.

Comme toute visite officielle, la sécurité se doit d’être parfaite d’autant que la menace des Ratzis plane. Du haut de l’Aiguille, leur quartier général, ils se préparent à venir semer la zizanie et troubler l’amitié entre les deux nations et créer un buzz interplanétaire. Papa Ratzi, caché derrière son écran tel Big Brother, pilote les opérations à distance et les gros rats, dopés à la malbouffe et la caféïne dansent le Dégoubeurk, une sorte de Haka-Ratzi. Grotesques et vulgaires, comme à leur habitude, ils vont doivent compter sur Mavis et Silex pour mener à bien leur projet.

L’heure est donc grave et de nouveaux personnages de sont pas de trop pour venir sauver la Reine et le Président, qui a une peur panique des rats. Les Lapins vont devoir s’appuyer sur les Renards du Premier Ministre et leur chef, CP-QT, un renard biker, qui n’a besoin de personne en Harley Davidson, mais qui va devenir pour Timmy un allié de poids. Comme leurs homologues à grandes oreilles de Buckingham Palace, ces derniers assurent la protection du 10 Downing Street à travers un réseau de tunnels. Ils doivent aussi accueillir les LOTUS, de gigantesques lapins aux allures de Men in Blacks, chargés de la protection rapprochée du Président et représentés par la délicieuse Lola Estrada, une jolie hase à l’accent espagnol, et Hunter dont les lunettes noires et l’accent bostonien distingué irrite passablement Zéno.

Qu’ils soient décalés comme ce Président musophobe, grotesques comme les Ratzis, courageux comme Timmy ou déterminés comme Lola, on ne peut qu’apprécier à nouveau cette galerie de personnages. Et on peut saluer le fait que le rôle de Commandant des LOTUS ait été attribué à une lapine (instant girl power). Je ne t’en dis pas plus pour te laisser découvrir l’histoire, et j’espère que tu l’apprécieras autant que nous avons pu l’apprécier.

En lisant le roman en tant qu’adultes, nous nous sommes délectées avec Tachan des références cinématographiques telles que Air Force One, Y-a-t-il un flic pour sauver la Reine ? et Y-a-t-il un flic pour sauver le Président ? ou encore Men in Black. Le livre est truffé de clins d’oeil, à côté desquels les jeunes lecteurs passeront peut-être mais que les parents apprécieront. Voilà donc qui fait des Lapins de la Couronne d’Angleterre, une série sympathique à partager en famille car chacun peut y trouver son compte. D’autant plus que la fluidité du style se prête bien à une lecture à voix haute.

L’une comme l’autre avons trouvé l’histoire à la fois, drôle, pleine de suspens et d’action. Le final est particulièrement surprenant et nous tient en haleine dans l’attente du troisième tome qui est annoncé en ouverture des bonus. Les lapins de la Couronne d’Angleterre ont donc encore de beaux jours devant eux et on se réjouit de pouvoir les retrouver bientôt pour de nouvelles aventures palpitantes.

Les illustrations douces et raffinées de Kate Hindley ajoutent aux personnages un charme suranné so british. Belle de Patte, toute en bijoux et en plumes est toujours aussi élégante. Et CP-QT sous les traits de l’illustratrice se pare de bijoux bling-bling et de cuir pour en faire un gros dur au coeur tendre. Avec sa couverture rouge et ses lettres d’argent, Air Force One, tout comme Le complot, est un très bel objet livre, qui me fait toujours penser aux éditions classiques des romans d’aventures. Comme dans le premier opus, Londres apparait comme un décor de carte postale avec ses parcs, le Palais de Buckingham, mais aussi la City et ses hommes d’affaires en costumes. Un bonus à la fin de l’histoire propose au lecteur de découvrir les monuments de la ville et les petits curieux pourront apprendre Dix choses à savoir sur la Maison Blanche.

Réussir une suite, surtout lorsque le premier épisode est très réussi, n’est pas un exercice facile mais Santa Montefiore, Simon Sebag Montefiore et Kate Hindley ont accompli cette nouvelle mission avec brio. On persiste et signe donc à vous conseiller de découvrir Les Lapins de la Couronne d’Angleterre. Rabbits save the Queen !

Et vous ? Avez-vous découvert les aventures de Timmy ? Cette lecture vous tente-t-elle ?

À bientôt 😉

T’embrasser sous la neige – Emily Blaine

C’est avec T’embrasser sous la neige que j’ai terminé mon cycle de romances de Noël. J’avais découvert la plume de l’autrice dans le recueil Un noël avec Emily Blaine que j’avais dévoré pendant les vacances. C’est donc avec plaisir que je l’ai retrouvée avec son tout dernier roman écrit pendant le confinement. Je remercie NetGalley et Collection &H pour leur confiance renouvelée.

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Quatrième de couverture

«  Cherche volontaire pour concours de baisers  »

Pour cette fin d’année, Juliette avait prévu beaucoup de choses. Des vacances romantiques à la Barbade, un immense sapin à décorer avec Simon, son amoureux, et peut-être même une demande en mariage. Elle n’avait pas prévu en revanche de soudain redevenir célibataire, d’annuler ses congés pour organiser un gala de charité avec le célèbre rocker Evan MacNeil et d’être inscrite par ses amis à un concours de baisers. Alors, quand le musicien lui propose d’être son partenaire, elle se laisse convaincre. Car, même s’il est l’un des célibataires les plus convoités, même s’il se débat encore avec le deuil de son frère et sa nièce de moins d’un an qui n’a plus que lui, Evan parvient à la mettre en confiance. À tel point qu’elle en viendrait presque à abaisser le mur de glace qu’elle a érigé autour de son cœur…

« Ce savoureux mélange de romantisme, de réalisme, de suspense et d’érotisme a tout pour vous faire passer un doux et joyeux moment en cette fin d’année. Et mettre un peu de légèreté, de tubes de Noël et de boissons chaudes (a consommer avec modération si elles sont alcoolisées) dans un quotidien morose ! »  Le Journal Des Femmes

«  Et la magie opère. Impossible de ne pas tomber sous le charme de ces deux personnages attachants et complexes qui vont apprendre au contact l’un de l’autre à ouvrir leur cœur et à donner une chance à la vie… Et à l’amour.  »  AuFeminin

  « Une lecture de Noël à déguster comme une friandise bien sucrée.  »  CNews

«Le roman est une jolie parenthèse qui nous transporte dans un monde un peu plus doux loin du chaos actuel. (…) C’est comme être enveloppés dans un plaid un soir d’hiver au coin d’une cheminée : réconfortant.»  Serieously

« l’histoire est parfaite pour se pelotonner sous un plaid  »  Le Courier Picard

« Un roman qui sent bon Noël, avec des héros attachants, Evan le musicien loin des clichés habituels, sans oublier Juliette bien évidemment. Vous y trouverez donc tous les ingrédients d’un roman à lire sous la couette avec une cup of tea. Amour, amitié, humour et Noël…   »  Cpourlesfemmes

« C’est beau, c’est doux avec de l’émotion aussi. Un bon roman qui fait du bien »  Coup de coeur libraire

Mon avis

Les retours de la presse sur cette romance, comme tu peux le voir sur la quatrième de couverture sont assez élogieux. Dans t’embrasser sous la neige, on fait la connaissance de Juliette, jeune organisatrice d’événements qui s’apprête à partir en vacances aux Bahamas avec son petit ami qu’elle n’a pas vu depuis plusieurs mois, au cours desquelles elle pense revenir avec une bague de fiançailles au doigt. Sauf qu’en guise de voyage de rêve, elle se fait larguer à l’aéroport et décide de noyer son chagrin dans le travail.

La voilà donc qui doit organiser à la hâte un concert prévu en marge d’une manifestation de bienfaisance pour le groupe d’Evan MacNeil. En parallèle, ses amis l’ont inscrite contre son gré au concours de baisers organisé par le bar de Julian où ils ont leurs habitude. Elle échange donc des textos avec le parfait inconnu qui doit lui servir de partenaire pour la compétition.

Evan de son côté est dévasté par la mort de son frère, guitariste et chanteur du groupe et n’arrive plus à composer ni à jouer. Il doit aussi s’occuper de sa nièce, orpheline. Lorsqu’il rencontre Juliette, au bar de Julian, et que celui-ci vient lui proposer d’être son partenaire pour le concours de baiser, Juliette panique et Evan se propose tout naturellement d’être son partenaire pour ce fameux concours…

J’ai beaucoup aimé ce livre avec ses personnages attachants. Juliette se raccroche à sa bande d’amis qu’elle connait depuis le lycée et son travail qui occupe tout son temps. Au fil des années, elle a érigé autour de son monde un rempart digne du palais de la Reine des Neiges et sa récente rupture avec Simon n’a rien arrangé. Elle a peur de se livrer et de prendre des risques. C’est la raison pour laquelle ses amis l’inscrivent contre son gré au concours en envoyant un texto au hasard à un parfait inconnu. Evan, lui est partagé entre colère, injustice et illégitimité. Tout ce qui faisait sa vie, la musique, son groupe, son frère et sa belle soeur, ont explosé lorsque ces derniers ont perdu la vie dans un accident de voiture alors pour faire son deuil, lui aussi se mure. Et pourtant la vie continue, Gloria, sa nièce est là pour le lui rappeler tous les jours. Leur couple complètement inattendu devient comme une thérapie, pour l’un comme pour l’autre.

Le deuil, la rupture et la reconstruction sont des thèmes centraux du livre. Emily Blaine réussit le pari de transmettre des émotions sans tomber dans le côté larmoyant qui pourrait aller avec ces sujets. La relation entre Juliette et Evan est pleine d’humour et de second degré et leurs amis sont là aussi pour apporter une touche de légèreté.

Je vous recommande donc ce livre que vous lirez sûrement d’une traite ou presque si vous êtes amateur de ce genre de romances.

En attendant de le découvrir, tu peux aller faire un tour chez d’autres blogueuses qui en parlent aussi. Elles sont nombreuses et la liste n’est pas exhaustive : Les paravers de Millina, Alice Neverland, Rowena bouquine, Bookscritics, Les pages qui se tournent

Et toi ? Tu l’as lu ? Il t’a plu ? N’hésite pas à partager ton avis ou le lien vers ta chronique en commentaire.

À bientôt 😉

Le clocher de Noël et autres crimes impossibles de Roland Lacourbe

A l’approche de Noël, j’avais envie de changer des romances qui ont été particulièrement mises en avant sur le blog. Aussi j’ai partagé avec K., que tu commences à connaître maintenant, une nouvelle lecture avec cette anthologie publiée sous la direction de Roland Lacourbe cet automne. Elle regroupe treize nouvelles mettant en scène des crimes impossibles. Je remercie donc NetGalley et les éditions de l’Archipel de m’avoir permis de découvrir ce recueil. K. est plutôt friande du genre policier, pour ma part je lis assez peu d’enquêtes mais j’apprécie toujours de me plonger dans les classiques du genre, croiser nos regards sur ce format d’enquête un peu différent était donc très intéressant. Voilà un livre qui coïncide aussi parfaitement en termes de timing avec le Mois des nouvelles sur le blog les Miscellanées d’Usva.

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Quatrième de couverture

Un ministre britannique foudroyé alors qu’il était sous la surveillance de trois gardes du corps dans les sous-sols de la banque d’Angleterre…
Un scaphandrier poignardé au fond de l’océan alors qu’il se trouvait seul au milieu des petits poissons…
Un gentleman assassiné dans une cabine de plage fermée de l’intérieur à Étretat…
Autant de crimes qui défient la logique et mettent à mal nos raisonnements cartésiens.
Avec Double Assassinat dans la rue Morgue, d’Edgar Allan Poe (1841), apparaissait un nouveau genre au sein de la littérature criminelle : le « crime en chambre close », qui depuis a fait nombre d’émules.

Dans ce recueil, Roland Lacourbe, spécialiste du roman d’énigme et auteur de nombreuses anthologies, présente 13 classiques du genre, dont Le Suicide de Kiaros (1897), de Franck L. Baum, Le Problème du pont de Thor (1922), d’Arthur Conan Doyle, Thérèse et Germaine (1923), de Maurice Leblanc, et Le Mystère du clocher de Noël (1977), d’Edward D. Hoch.

Mon avis

Avec sa couverture et son ambiance cosy, rien ne nous portait à croire que nous allons entrer dans un univers d’énigmes et de criminels dont l’ingéniosité dépasse l’entendement. Mais c’est sans compter sur les fins limiers créés par les auteurs classiques du genre : Conan Doyle, Leblanc, Eustache et consorts.
Chaque nouvelle est précédée de quelques lignes, écrites par Roland Lacourbe replaçant le texte dans son contexte historique.

J’ai beaucoup aimé me heurter à ses crimes au premier abord insolubles, mais pour lesquels la finesse et la détermination des enquêteurs finit par venir à bout des énigmes laissées sur les scènes de crimes par des génies machiavéliques.

J’ai donc dévoré ce recueil, et apprécié aussi de découvrir L. Frank Baum, l’auteur du Magicien d’Oz dans un registre complètement inattendu pour moi. C’est l’un des mes classiques préférés dont j’ai souvent parlé sur le blog, et cette première nouvelle contraste vraiment avec l’univers de contes de fées de son grand succès. On se balade de Londres aux Etats Unis en passant par la Normandie. On voyage dans le temps, de la fin du XIXè à la fin des années 70, et voit au fil des nouvelles évoluer le genre. Les criminels se griment comme sur une scène de théâtre pour se jouer des enquêteurs et s’en sortir sans encombre. On défie la logique traditionnelle qui accuserait par un faisceaux d’indices concordant un coupable innocent pour aller au delà des apparences et retrouver le vrai criminel.

Une lecture palpitante que je vous recommande.

K., de son côté a aussi apprécié cette lecture. Voici un extrait de sa chronique que vous pouvez retrouver ici dans son intégralité.

Dans ce livre, on peut notamment trouver de chouettes tours de passe-passe, de la magie, des boules de cristal, une chambre dans laquelle il est particulièrement dangereux de séjourner, des rôles inversés, des enquêteurs perspicaces, une étrange atmosphère, des rebondissements, des policiers pas toujours efficaces, ou encore des récits qui se rapprochent du fantastique. Les nouvelles sont surprenantes, tant du point de vue des procédés plutôt ingénieux utilisés par les meurtriers que par la manière originale dont sont résolues les énigmes.

Je garde un souvenir plus précis de certaines nouvelles qui ont ma préférence : Dans la boule de cristal, histoire que j’ai trouvée particulièrement bien ficelée ; La chambre de la mort, qui a révélé ses secrets très tardivement ; L’indice de la feuille de thé, considéré comme un classique dès sa première parution ; Assassinat programmé, nouvelle dans laquelle la résolution de l’énigme se trouve dans un objet qui paraît inoffensif ; Du mouron pour les petits poissons, avec un scaphandrier qui est poignardé alors qu’il se trouve dans l’océan.

Une lecture intéressante, recommandée aux amateurs de romans policiers et de romans d’énigmes.

L’avis de K.

Et vous ? Vous l’avez lu ? Il vous tente ?

#LeclocherdeNoëletautrescrimesimpossibles #NetGalleyFrance

Ils en parlent aussi : Les lectures de Sophie, Mademoiselle Maeve, L’oeil Noir, L’île au 30 polars, Ma voix au chapitre, Sonia boulimique de livres, Les chasseuses de livres, Onbookine, L’oeil de Sauron, Geek o polis

À bientôt 😉

Soul of Venise de Servane Giol et Thomas Jonglez aux éditions Jonglez

Un guide atypique pour découvrir la Serenissima

Lors du défi de fin d’année, nous avons découvert les guides insolites et secret avec Lyon insolite et méconnu. Aujourd’hui c’est sur la collection Soul of , que nous allons mettre un coup de projecteur. Lisbonne, Barcelone, Tokyo, Los Angeles et Venise sont à l’honneur dans ces guides qui proposent une sélection de trente expériences à vivre pour sonder l’âme de ces grandes métropoles où tourisme rime souvent avec visites standardisées, course aux sites et aux musées et selfies uniformisés postés sur les réseaux sociaux pour dire j’y étais. Je remercie chaleureusement les éditions Jonglez de nous avoir fait parvenir Soul of Venise afin de vous le faire découvrir dans le cadre de ce service presse.

Quatrième de couverture

Venise

50 000 habitants

Des millions de touristes

On a testé 1 000 lieux

On a gardé les 30 meilleurs

Voilà un guide atypique qui revendique dès les premières pages le fait de ne pas proposer une vue exhaustive de la ville et de ne pas faire la promotion des classiques de l’expérience touristique vénitienne. Ses auteurs, Servane Giol et Thomas Jonglez, vivent ou ont vécu de nombreuses années à Venise et en connaissent les trésors cachés, les bonnes adresses, les recoins de lagunes où retrouver un peu de sérénité dans un centre ville envahi de touristes.

Au fil des pages de ce guide, on découvre donc des expériences variées, pour tous les budgets, allant de la découverte du marché du Rialto avec ses couleurs éclatantes à la possibilité de dormir dans une suite dont le plafond a été décoré par Tiepolo. On rencontre des artisans passionnés qui transmettent de générations en générations les savoirs faire qui ont fait la renommée de Venise : soieries, costumes, céramiques, verres de Murano. Le tout loin des souvenirs Made in China que l’on retrouve maintenant dans de nombreuses échoppes de la ville.

On découvre des traditions culinaires, des bars à tapas, des trattorie familiales qui mettent à l’honneur des produits locaux.

On part aussi à la découverte d’îles qui abritent de véritables coins de paradis, du monastère qui accueille les visiteurs pour des retraites spirituelles, à la ferme.

Et puis, pour nous qui ne pouvons pas visiter une ville sans flâner dans les librairies ou les marchés de bouquinistes, on en apprend plus sur L’acqua Alta, une librairie dont les ouvrages sont régulièrement menacés par la montée des eaux. J’ai vu passer cette librairie hors du commun sur les réseaux sociaux et elle fait désormais partie des incontournables d’une prochaine visite à Venise.

J’ai apprécié de ce guide la variété des expériences proposées qu’elles soient culinaires, culturelles ou hôtelières ainsi que le fait qu’il s’adresse à tous les budgets. On y trouve en effet où écouter un concert de musique classique de qualité gratuitement, mais aussi les adresses d’hôtel de luxe dont les chambres sont affichées à plusieurs centaines d’euros la nuit. N’ayant pas de séjour à Venise prévu dans l’immédiat, j’ai lu ce guide de 128 pages d’une seule traite, comme on lirait un reportage sur la Cité des Doges. Son format A5 est facile à glisser dans un petit sac.

Comme dans les Guides insolites et secrets, cette collection n’est pas avare en belles images. Les photographies de Francesca Lanaro et les illustrations à l’aquarelle de Clara Mari ponctuent chaque page du livre. Elles en font de fait un objet hybride à mi chemin entre le guide de poche et le beau livre à feuilleter juste pour le plaisir des yeux.

J’ai trouvé aussi très intéressantes les interviews de ces vénitiens qui nous livrent leurs histoires, leur rapport avec leur ville, natale ou d’adoption et les inconvénients apportés par ce tourisme de masse qui fragilise la lagune et participe à la spéculation immobilière avec le développement les logements proposés sur airbnb.

Si un bémol il devait y avoir, mais il est vraiment minime, je regrette seulement que les expériences proposées soit uniquement à destinations des adultes. Il aurait peut-être pu en être proposées certaines plus axées pour les familles.

Nous avons visité Venise en amoureux il y a près de 15 ans, avec un porte feuille d’étudiants en fin de vacances. Autant te dire que nous avons donc essayé de nous rapprocher le plus possible d’un style de vie à la vénitienne pour maîtriser notre budget. Avant notre départ, j’aurais adoré avoir sous le coude Soul of Venise et toutes ses petites adresses cachées pour préparer notre visite et nous échapper momentanément de la foule qui envahit la ville dès les beaux jours. Nous avions à cette occasion découvert l’ambiance particulière des marchés, sur lesquels nous faisions nos courses comme des Vénitiens et profité d’une vue plongeante sur le Grand Canal depuis le premier rang du vaporetto. On aurait donc vraiment apprécié de trouver ces petits havres de paix ou ces temples de la gourmandise où goûter la cuisine vénitienne sans forcément tomber dans les attrape touristes qui abondent aux abords du Rialto ou de la place St Marc. Il ne nous reste donc plus qu’à y retourner pour redécouvrir en famille cette fois-ci l’âme de Venise avec ce joli guide dans notre valise.

Et toi ? Tu connais cette collection ? Elle te tente ? Venise fait-elle partie des destinations qui te font rêver ? Dis nous tout en commentaire.

À bientôt 🙂

Atlas : le grand imagier de Pati Aguilera et Pascale Hedelin aux éditions Saltimbanque

Un grand atlas pour les petits

On se retrouve aujourd’hui pour ce troisième article de ce défi de fin d’année pour découvrir Atlas, le grand imagier de Pati Aguilera et Pascale Hedelin paru chez Saltimbanque et dans les librairies depuis le 16 octobre 2020. En début de semaine, nous avions eu la chance de recevoir deux services presse de la part de cette maison d’édition et lundi, je t’avais livré mon avis sur La fabuleuse histoire de la Terre d’Aina Bestard. Je reviens donc te donner mon avis sur ce deuxième documentaire. C’est une nouvelle fois l’occasion de remercier les éditions Saltimbanque pour leur confiance.

Quatrième de couverture

Un atlas festif grand format pour voyager autour du monde en un clin d’oeil : on y découvre les monuments les plus spectaculaires, les objets utilisés au quotidien ainsi que les animaux et les plantes qui font la richesse de chaque continent… De Big Ben au palétuvier, en passant par le piège à rêves amérindien, embarquez pour un tour du monde vif et coloré. Dès 6 ans.

Notre avis

À peine arrivé et sorti de son enveloppe, Atlas : le grand imagier a disparu de mon champ de vision, promptement subtilisé par deux schtroumpfs surexcités. Il faut dire que la couverture, avec ses couleurs pleines de peps et ses dessins d’objets venant des quatre coins du monde donne envie d’aller découvrir ce qui se cache derrière les pages de ce documentaire. Son très grand format, 27 x 33, ajoute encore plus d’attrait pour les petites mains curieuses de découvrir le monde. Alors enfilez vos costumes d’explorateurs, Pati Aguilera et Pascale Hedelin nous entrainent donc dans un tour du monde en 64 pages.

Les six premières doubles pages sont consacrées à une vue d’ensemble de notre planète. On y retrouve :

  • Un planisphère coloré reprenant l’ensemble des pays du monde
  • un récapitulatif de tous les drapeaux
  • quelques exemples de monnaie
  • des moyens de transports
  • un défilé de costumes traditionnels
  • quelques instruments de musiques du monde

Puis pour chaque continent (hors Antartique) on retrouve :

  • Une page d’informations
  • Une carte du continent
  • Un focus sur les monuments
  • Une collection d’objets de curiosités façon cabinet d’explorateur du XIXè siècle
  • Une double page sur la vie sauvage représentant la faune et la flore de la région

La page documentaire qui ouvre chaque chapitre est construite de la même façon. Après un court texte d’introduction, Pascale Hedelin nous donne les caractéristiques du continent : superficie, population, nombre de pays, pays le plus grand et à l’inverse le plus petit, les villes les plus peuplées, le plus long fleuve, la plus haute montagne, le plus haut volcan, ainsi que l’origine du nom du continent. Les trois ou quatre derniers points de cette page sont consacrés à des spécificités de chaque continent. Elle laisse ensuite une très large place aux illustrations de Pati Aguilera pour nous amener à travers une balade à travers le continent. Les couleurs chatoyantes et contrastées ainsi que le graphisme enfantin des dessins sont un vrai régal dans ces doubles pages d’imagier. Elles sont accompagnés d’un texte d’une dizaine de lignes apportant brièvement des informations sur chaque sujet.

L’Atlas est indiqué à partir de 6 ans, et de par sa structure c’est un livre qui peut accompagner les enfants un petit moment. Chez nous, Mini Schtroumpf, du haut de ses 7 ans, a adoré découvrir le monde à travers le filtre de la vie sauvage, et des pages consacrées à la faune et la flore. Grand Schtroumpf quant à lui, avec ses 9 ans et quelques bananes, a bien aimé les pages sur les animaux mais a tout autant apprécié la découverte géographique, la multitude de pays et de drapeaux. Il a aimé découvrir de nouvelles monnaies et a été surpris de retrouvé le billet de 3 pesos cubains qui nous avait été donné à La Havane par la gardienne du Templete qui commémore la fondation de la ville, ou les carpes koi volantes que sa marraine lui a ramenées du Japon.

Atlas : le grand imagier est donc un excellent outil pour découvrir le monde mais aussi pour se replonger dans des souvenirs de voyages. Il peut se lire de façon linéaire, mais aussi de façon thématique, pour répondre à une question ponctuelle pour un exposé par exemple. Pascale Hedelin, qui a à son actif de nombreux articles pour des revues destinées aux enfants ainsi que de nombreux documentaires et docu-fictions jeunesse, livre aux enfants dans un vocabulaire adapté les informations nécessaires à la compréhension de la diversité du monde, de ses beautés naturelles et de ses cultures.

Pour ma part, je considère qu’un Atlas est un indispensable d’une bibliothèque pour enfant. C’est une façon de découvrir la géographie à travers une thématique. J’apprécie de cet Atlas qu’il ne vise pas un sujet en particulier mais plusieurs thèmes. Bien sûr, il n’est pas exhaustif, comment l’être en 64 pages en abordant autant de sujets ? Il est toutefois un point d’entrée très intéressant pour aiguiser la curiosité de nos chers petits, ou préparer un voyage. Ils auront tout leur temps par la suite pour découvrir des outils plus pointus. J’ai particulièrement aimé le travail de graphisme, de lettrage et les illustrations chatoyantes de Pati Aguilera qui dessine aussi bien pour les adultes que pour les enfants et dont je découvre ici le travail. Elle réussit avec brio le challenge de produire des illustrations réalistes tout en proposant un design fun et accrocheur pour les plus petits.

Atlas : le grand imagier a donc trouvé une place de choix dans notre bibliothèque et trouvera je pense une place de choix dans des sélections de livres pour les bibliothèques de classe et d’écoles. Je remercie encore chaleureusement les éditions Saltimbanque pour cet envoi.

Ils en parlent aussi : Les idées de Ju, les blablas de tachan

Et vous ? Vous le connaissez ? Il vous fait envie ?

A bientôt 😉

Mariage sous les flocons – Sarah Morgan

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Après avoir découvert les romances de Noël de Caro M. Leene, Emily Blane et Juliette Bonte, dont je t’ai parlé la semaine dernière, j’ai poursuivi mes lectures noëlesques avec Mariage sous les flocons de Sarah Morgan paru dans la Collection &H. Je partage cette lecture avec K. du blog Les voyages de K.

Quatrième de couverture

Épouser celui qu’elle aime le jour de Noël, Rosie ne pouvait pas rêver plus romantique ! Sauf que sa famille ne partage pas son enthousiasme…

Maggie est sous le choc. Sa fille cadette a décidé de se marier pour Noël ! À vingt-deux ans, est-on vraiment prêt à s’engager pour la vie  ? C’est ce qu’elle-même a fait avec Nick mais, justement, voilà des mois qu’ils sont secrètement séparés. Pour éviter que la nouvelle se répande, Maggie va faire de son mieux pour donner le change. Même si retrouver Nick risque de la perturber plus que de raison…

Katie n’a aucune envie de traverser l’Atlantique pour jouer les témoins au mariage de sa sœur. Pourtant, elle n’a pas le choix  : elle doit ouvrir les yeux de sa petite sœur avant qu’il ne soit trop tard.  Le grand amour, ça n’existe pas, et elle compte bien le lui prouver. Il faudrait juste que Jordan, le témoin du marié, arrête de ruiner tous ses plans.

À mesure que son mariage approche, Rosie est de plus en plus stressée. Impatience ou nervosité  ? Alors que les invités arrivent et que la réalité la rattrape, elle ne peut plus ignorer la question qui l’obsède depuis qu’elle a fait son annonce à sa famille  : fait-elle l’erreur de sa vie en se mariant à un homme qu’elle ne connaît que depuis quelques semaines ?

Mon avis

Voilà une belle romance de Noël familiale. Dans Mariage sous les flocons, on découvre les histoires croisées de Maggie, maman quinquagénaire qui n’a eu de cesse depuis qu’elle est mère de consacrer sa vie à sa famille, et celles de ses deux filles Katie, l’ainée brillant médecin à deux doigts du burn out et Rosie la cadette, fraîchement installée aux États Unis et qui a 22 ans pense avoir trouver l’amour de sa vie.

Lorsqu’à trois heures du matin le soir de Thanksgiving elle reçoit l’appel de Rosie, qui lui annonce que Dan, son petit ami, vient de lui faire sa demande en mariage, pour Maggie c’est la panique. Tout son monde s’écroule, sa fille, son bébé, celle dont elle a accompagné les multiples crises d’asthmes va se marier à l’autre bout de l’Atlantique. Mais tout cela ne serait pas si dramatique si le mariage n’était pas prévu un mois plus tard, pour les fêtes de Noël. Maggie adore Noël et se réjouit chaque année de réunir autour d’elle sa petite famille pour en choyer chaque membre. D’autant que cette année est particulière, elle vit séparée depuis plusieurs mois de son mari, et ce Noël sera le dernier dans le cottage familial qu’elle a tant chéri. Alors traverser l’Atlantique, alors qu’elle a une peur bleue de l’avion, même pour assister au mariage de sa fille réveille en elle toute une série de complexes qu’elle avait tenté jusqu’alors d’ignorer.

Lorsque Katie, la soeur de Rosie reçoit l’appel de sa soeur, chez elle aussi c’est la panique. Elle est en pleine garde, et l’annonce de ce mariage si précipité déclenche une avalanche de doute et de questions. Elle, qui materne sa soeur depuis sa plus tendre enfance, a du mal à se faire à l’idée que le marié ne cache pas quelque chose. À force de soigner des femmes battues aux urgences et d’être confrontée chaque jour aux pires facettes et détresses de l’humanité, elle n’a qu’une seule crainte, que derrière les airs de gentleman que lui décrit sa soeur, Dan soit un homme violent ou un pervers narcissique. S’inquiéter pour sa soeur lui permet en quelques sorte d’oublier l’agression dont elle a été victime quelques semaines plutôt et qui la hante. Lorsqu’elle prend l’avion pour se rendre à Aspen, elle n’a qu’une seule envie, faire capoter le mariage et ouvrir les yeux de sa soeur.

Lorsque Nick, le père de Rosie, reçoit l’appel de sa fille, il se ravit de se rendre à la noce dans les montagnes du Colorado. Pour lui, égyptologue reconnu, qui a roulé sa bosse sur de nombreux chantiers de fouilles, c’est une nouvelle aventure qui s’offre à lui. Aussi, il accepte volontiers de donner le change et de s’afficher aux côtés de Maggie et de jouer la comédie du couple heureux alors qu’ils s’apprêtent à divorcer.

L’histoire est racontée sous la forme d’une alternance des points de vues de Maggie, Katie et Rosie. Cette complémentarité entre les narratrices permet de reconstruire le puzzle de l’histoire personnelle de chacune.

J’ai été particulièrement touchée par le personnage de Maggie, la maman, qui souffre du syndrome du nid vide. Après une existence vouée à sa famille, sa maison et son jardin, elle s’apprête à divorcer, sa plus jeune fille se marie, sa fille ainée l’évite depuis plusieurs mois et son mari vit désormais ailleurs. Elle se rend compte que sa vie professionnelle ne lui convient plus et essuie refus sur refus dans la voie dans laquelle souhaite s’engager. Elle s’accroche tant bien que mal aux bribes de son passé, car le présent n’est pas réjouissant et le futur qu’elle imagine loin de sa maison et de ses enfants l’effraient. Elle s’engage à reculons dans ce voyage aux États Unis. Elle surmonte sa phobie de l’avion et en jouant la comédie du couple heureux avec son mari, elle s’offre finalement une deuxième lune de miel. Avec l’aide de la mère de Dan, femme d’affaire accomplie, elle redécouvre une part de sa féminité qu’elle pensait endormie depuis des années. Au fil des pages, on la voit gagner en assurance, mettre des mots sur des malaises et des complexes qu’elle avait enfouie, on la voit refuser de se projeter dans une possible nouvelle idylle avec Nick.

Nick est aussi attachant, ce voyage lui permet de se rendre compte des erreurs qu’il a commises et de combien il a pu négliger sa famille pour mettre en avant sa carrière. Il n’a qu’une chose à coeur, profiter de ces quelques jours pour réparer les pots cassés. Les révélations de sa future ex-femme lui font l’effet d’un électro-choc et le programme d’activités de couples préparé par Catherine réveille en lui des sentiments qu’il avait oubliés.

J’ai été aussi émue par le personnage de Katie qui derrière sa carapace de femme forte et de médecin accomplie se révèle pleine d’incertitudes et de doutes. Elle se cache derrière son travail pour masquer ses difficultés à nouer des relations en dehors de celles qu’elles peut avoir avec sa famille et sa meilleure amie et colocataire. Elle s’inquiète en permanence pour tout et pour tout le monde et finit par avoir l’air d’une femme aigrie et agressive. D’autant plus depuis que sa vocation de médecin, celle pour laquelle elle a consacrée un tiers de sa vie d’adulte, est en crise. Autour d’elle, elle voit les malades affluer, le nombre de lits se réduire. Elle doit soigner toujours plus avec moins de moyens et de personnel car ses collègues tombent comme des mouches. Elle exerce la médecine comme un robot pour ne pas penser à l’agression qu’elle a subie et qui l’a profondément bouleversée. Elle n’ose pas remettre en question le choix de toute une vie de peur de décevoir ses proches mais elle va mal. Aussi, lorsqu’elle débarque en Amérique, accueillie par Jordan, le témoin de Dan, sa première défense c’est l’attaque. Entre les deux personnages, la tension est palpable et Jordan, sous ses dehors agaçants a particulièrement bien analysé le personnage. Ce break à la montagne finit d’ébranler son monde et va lui en apprendre plus sur elle qu’elle ne l’aurait imaginé en partant.

Rosie est attendrissante dans une autre mesure. Surprotégée par toute sa famille à cause de ses problèmes de santé, elle papillonne de passion en passion depuis toute petite. Elle est profondément gentille et déteste les situations de conflits. Désormais, en troisième cycle universitaire et follement amoureuse de Dan, sa vie américaine lui a révélé une assurance qu’elle ne se connaissait pas.

J’ai beaucoup aimé cette romance familiale où c’est finalement la petite dernière pour qui tout le monde s’inquiète qui parvient à inverser les rôles et à remettre du ciment dans cette famille dont les liens s’étiolent. La magie de Noël est présente dans chacune des pages de ce roman de 544 pages que j’ai terminé il y a quelques jours. On s’imagine parfaitement à Aspen, dans les chaleureuses cabanes dans les arbres du Snowfall Lodge à prendre un bon café avec Maggie et Nick ou faire une bataille de boules de neiges à en perdre haleine avec toute la famille White. Mariage sous les flocons, ce sont non pas une mais trois intrigues amoureuses qui se croisent, des personnages très attachants. Sarah Morgan nous livre avec légèreté et beaucoup d’humour les aventures de cette famille. On rit, on a les larmes aux yeux parfois mais on passe un excellent moment et on arrive à la fin sans s’en rendre compte. Si vous cherchez une histoire pleine de douceur, voilà qui devrait vous plaire.

Je remercie donc Collection &H et NetGalley de m’avoir invitée pour ce Mariage sous les flocons.

Et je vous livre pour finir un extrait de l’avis de K. avec qui j’ai partagé cette lecture, vous pourrez lire la suite de sa chronique ici

« Tous les ingrédients sont là pour apprécier cette romance de Noël : des personnages attachants, un cadre idyllique, des disputes, des réconciliations, des moments où la température monte et redescend, une ambiance de Noël intime et enneigée, des batailles de boules de neige, des traditions familiales, …

Je me suis particulièrement attachée aux personnages de Maggie et de sa fille aînée Katie, qui abordent la vie de manière très différente et qui sont à un moment de leur existence où elles se posent beaucoup de questions, notamment sur leur travail et leurs valeurs. Une mention spéciale est attribuée à Maggie pour l’épisode mémorable de la rencontre avec son futur gendre, à son arrivée à l’aéroport. Avec ce livre, je découvre avec plaisir la belle plume de Sarah Morgan. Je vous recommande chaudement cette romance chargée d’émotions ; si vous aimez ce type de lecture, vous ne devriez pas être déçu(e). »

Mariage sous les flocons – chez les voyages de K.

Et si vous aviez encore quelques doutes, on en parle aussi sur : Ma toute petite culture, Sophie, les Paravers de Millina, Bookscritics, leslecturesdhatchi, evasion polar et plus, Laure liseuse hyperfertile, There will be books, Cyrielle Collin, la biblio de Caroline, Coralie, Lisez en moi.

Et vous, vous l’avez lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Vous connaissez déjà Sarah Morgan ?

À bientôt 😉

Lyon insolite et méconnu – Nadège Druzkowski aux éditions Jonglez

Ce matin, me voilà avec un bon thé et le guide Lyon insolite et méconnu pour commencer le défi de fin d’année dont je te parlais hier, il ne me manque qu’une brioche aux pralines pour faire de cette petit pause un goûter lyonnais parfait.

Lyon est une ville que l’on affectionne particulièrement et dans laquelle nous avons plaisir à revenir. Nous vous en avions parlé dans notre série estivale, Cet été je visite la France, dans un article dans lequel je te proposais un City Guide à destination de toute la famille, ainsi que dans un Café des voyageurs dans lequel j’avais mis à l’honneur de le musée des Confluences.

Aussi, lorsque les éditions Jonglez m’ont proposé de réaliser une chronique sur Lyon insolite et méconnu, j’étais triplement contente. Primo, parce que mon premier service presse sur un guide voyage se profilait. Secondo, parce que j’apprécie toujours de découvrir à travers les guides une ville que j’ai particulièrement aimé. Tertio, parce que quand nous nous baladons dans une ville, nous avons toujours une attention particulière sur ces détails de façades, ces plaques ou ces portillons de caractères que l’on découvre au détour d’une ruelle, qui nous intriguent et pour lesquels on dispose rarement d’informations pour satisfaire notre curiosité. Or c’est exactement cela que propose la collection Guides insolites et secrets qui compte près d’une cinquantaine de références écrites par des habitants et mettant à l’honneur des villes et des régions françaises, européennes mais aussi plus lointaines comme Mexico City, Le Cap, La Nouvelle Orléans ou Washington.

Quatrième de couverture

Un bateau du XVIIIe siècle en vitrine dans un parking souterrain, la plaque de la première étape du premier Tour de France, des lions qui déménagent, un réservoir spectaculaire qui se visite sur réservation, une entrée d’immeuble qui vient d’une église, des ronds-points déboussolants à Villeurbanne, les énergumènes de la basilique d’Ainay, une plaque qui contredit l’autre, l’emblème de « l’État souverain de l’Ile-Barbe », des ruines mérovingiennes sous une bretelle d’autoroute…

Loin des foules et des clichés habituels, Lyon garde encore des trésors bien cachés qu’il ne révèle qu’aux habitants et aux voyageurs qui savent sortir des sentiers battus.

Un guide indispensable pour ceux qui pensaient bien connaître Lyon ou pour ceux qui souhaitent découvrir l’autre visage de la ville.

Mon avis

Nous qui pensions bien connaître la capitale des Gaules, force est de constater que nous allons devoir y retourner pour expérimenter les 250 lieux proposés dans ce guide de 416 pages dans lequel Nadège Drukowski nous propose de découvrir des curiosités architecturales, des anecdotes historiques, des passages secrets et autres traboules méconnues.

Le guide est divisé en 7 parties correspondant chacune à un secteur de la ville ou de sa proche périphérie. Chaque partie s’ouvre avec une carte sur laquelle sont numéroté les différents lieux mis à l’honneur. Partant de là, il est plutôt facile de se laisse porter pour une balade hors des sentiers battus. Chaque étape, nous invite à lever la tête, ou au contraire à regarder sous nos pieds pour découvrir des trésors méconnus.

La structure est la même pour tous les sites proposés. Une double page présente sur la page de gauche le lieu avec ses informations pratiques : nom, adresse, accès, horaires d’ouverture ainsi qu’une photo. Sur la page de droite, l’historique du lieu ainsi que les anecdotes racontent les petites histoires dans la grande histoire de la ville.

Ainsi, j’ai appris en feuilletant les pages de ce guide que les muses présentes sur la façade de l’Opéra de Lyon n’étaient que 8 au lieu de 9 et les raisons pour lesquelles la pauvre Uranié, muse de l’astronomie avait été écartée de cette réalisation. J’ai aussi compris pourquoi, tout au bout de la presqu’île, tout près du Musée des Confluences, des rails de chemin de fer atterrissent dans le Rhône. J’y ai aussi découvert des personnages, des récits croustillants et décalés qui peuvent se cacher derrière un heurtoir ou une statue disparue.

Par endroit, ces doubles pages sont complétées par de petits encarts culturels sur des points visant à éclairer l’histoire de la ville ou de certains symboles. C’est le cas par exemple des mesures de bronze de l’hôtel de ville qui sont suivis d’une double page qui retrace l’histoire de la création du mètre comme unité de mesure. Avec leur couleur violette, ils apportent un éclairage élargi sur les informations données pour chaque site.

J’aime observer les villes par le petit bout de la lorgnette. Je suis donc ravie d’avoir découvert cette collection. Ces guides à la fois bien illustrés sur papier glacé et particulièrement intéressants vont je pense devenir des incontournables de nos futurs voyages mais aussi de nos staycations. Le terme est à la mode pour désigner les vacances à la maison. Si la situation sanitaire venait à perdurer, nous contraignant à envisager nos envies d’exotisme vers des horizons plus proches, j’irais donc sans hésiter voir du côté de trois autres titres, Marseille insolite et secrète, Aix insolite et secrète et Provence insolite et secrète. Je n’hésiterai pas non plus à les offrir à des amis curieux de (re)découvrir leur région ou de venir passer quelques jours par chez moi.

Et toi ? Comment choisis-tu tes guides ? Es-tu plutôt grands sites incontournables ou trésors cachés ? Raconte nous tout en commentaire…

On se retrouve demain pour découvrir une nouvelle chronique du défi de fin d’année

À bientôt 😉

La fabuleuse histoire de la Terre de Aina Bestard – éditions Saltimbanque

Un documentaire merveilleux à glisser sous le sapin !

Aujourd’hui c’est un peu Noël avant l’heure… J’ai récupéré à la poste mon colis des éditions Saltimbanque contenant La fabuleuse histoire de la Terre et Atlas le grand imagier. Inutile de te dire que deux paires de petits pieds nus m’attendaient tapies dans l’ombre, prêtes à me dérober les deux merveilles qui allaient sortir du paquet.

Je tiens à remercier les éditions Saltimbanque pour ce premier service presse et leur confiance.

Quatrième de couverture

Aucune histoire n’est aussi longue que celle de la Terre !

Et quelle histoire !

Partez à la découverte de ce fabuleux voyage long de plusieurs milliards d’années.

Et assistez en direct à la formation du Soleil, de la Terre, des premiers continents et à l’émergence de la vie.

Une histoire époustouflante magnifiée par la talentueuse artiste Aina Bestard.

Notre avis

Il n’y a rien que je redoute plus que les questions sur la formation de la Terre. Étant une bille en géologie, quand je vois se profiler une question du style : « Maman, comment sont apparus les premiers animaux ? » ou « Maitresse, comment s’est formée l’eau dans la mer ? » je croise souvent les doigts de toutes mes forces pour qu’une puissance bienveillante veuille bien détourner l’attention de cette question, pour autant très intéressante, mais à laquelle, je ne sais jamais répondre… Alors merci à Aina Bestard et aux éditions Saltimbanque pour ce très bel ouvrage qui a le double effet kiss cool de répondre aux questions des enfants et d’accroitre la culture générale de Maman. Mais trêve de plaisanterie, partons à la découverte de cette pépite qui, si tu es en panne d’idées cadeaux à glisser sous le sapin, pourrait te sortir une épine du pied.

Parlons d’abord de l’objet livre. Avec sa couverture tissée, ses rabats, ses calques, ce documentaire de 80 pages est un très bel ouvrage. On prendra plaisir à le découvrir, calés autour d’un fauteuil ou d’une table, pour apprendre en famille. En effet, sur le communiqué de presse il est destiné à tous les publics mais, il faudra, je pense le glisser entre les mains d’enfants ayant déjà l’habitude d’utiliser des livres à rabats ou avec des calques. Comme toute petite merveille, elle est fragile et à manipuler avec le plus grand soin. Concernant les illustrations, Aina Bestard a pris le parti de rester la plus fidèle possible de la tradition de l’illustration paléontologique. Avec ses gravures, ses jeux de trames et de points, elle donne vie aux origines de la Terre et nous embarque, dès la première page dans ce voyage cosmique. Le graphisme est donc très loin de ce que l’on a l’habitude de trouver dans les ouvrages qui traitent le sujet à destination des enfants. C’est ce qui en fait la force. J’y vois volontiers une porte d’entrée vers l’univers des premières illustrations des ouvrages de Jules Verne, comme De le Terre à la Lune ou Voyage au centre de la Terre.

Le livre envisage l’histoire de la création de la terre d’un point de vue chronologique à travers dix grands thèmes. Les deux premiers, comme tout ouvrage scientifique posent le cadre temporel ainsi que les questions de méthodologie d’acquisition des connaissances dans ce domaine. Dans les 8 suivants, on assiste au Big Bang, à la formation de la Terre, aux débuts et au développement de la vie sous l’eau puis sur Terre, au règne des grands reptiles avant de voir les mammifères peupler la planète. Chaque partie est agrémentée soit de calques, soit de planches anatomiques.

La première partie présente une frise reprenant les 4 éons, ces étapes géologiques qui ont conduit à la formation de la Terre telle qu’on la connaît aujourd’hui. Chacun d’eux est représenté avec des couleurs et résumé par une phrase simple. On parle en Giga années au début de la frise, alors pour les enfants qui, dès qu’ils voient apparaitre un cheveu blanc sur ta tête te demandent si tu as connu les dinosaures, cela peut-être difficile à se représenter. Fort heureusement, un zoom est fait sur l’éon phanérozoïque, dans lequel nous vivons encore aujourd’hui. On y voit donc se succéder les ères Paléozoïques, Mésozoïques et Cénozoïque, là encore avec un code couleur que l’on retrouve par la suite dans chaque partie du livre et des illustrations qui ne laissent plus aucun doute quant au fait que dinosaures et humains n’ont jamais pu se croiser. J’espère donc que grâce à Aina Besnard, les enfants arrêteront de croire que quand j’étais petite, Denver le dernier dinosaure était mon animal de compagnie…

La deuxième partie, est plus technique. Elle reprend les outils de bases du paléontologue et du géologue. On y découvre donc les roches, les fossiles, les squelettes ainsi que le principe de la stratigraphie expliquées à travers des exemples illustrés sur deux doubles pages.

Les parties suivantes reprennent toutes le même schéma. Une première page de synthèse qui pose le cadre chronologique et apporte quelques éléments théoriques avec un vocabulaire adapté. Elle est suivie d’une page reprenant les thèmes clés qui vont apparaître dans les pages suivantes. Ces dernières laissent la part belle au talents d’illustratrice d’Aina Bestard, et sont complétées par quelques lignes de textes qui expliquent chacun des phénomène de façon claire.

Produire un ouvrage de vulgarisation à destination des enfants n’est jamais chose facile. Il faut faire transparaître les connaissances scientifiques, sans tomber dans un côté trop simplifiant ou trop simpliste. Ici la caution scientifique apportée par le Musée des Sciences Naturelles de Barcelone, qui en toute transparence à la fin du livre reconnait à l’illustration un caractère artistique qui dépasse parfois les données reconnues par la science. Voilà donc un livre qui nous donne très envie d’aller visiter le Musée Blau et le Musée Martorell lors de notre prochaine visite en Catalogne.

Je ne vais pas être très originale dans mon avis sur ce documentaire. Je vais rejoindre celui de mes libraires de La boite à histoires et celui de Les blablas de Tachan. Cet ouvrage est une petite merveille qui ravira les passionnés de dinosaures, de fossiles et autres animaux préhistoriques. Il fera le bonheur des petits curieux qui ne cessent jamais de se questionner sur les origines du monde.

J’ai découvert le travail d’Aina Bestard avec cet album, et j’en ai profité pour aller faire un tour sur son site internet. Si les illustrations merveilleuses de La fabuleuse histoire de la Terre t’ont pu, elle y propose des impressions en grand format de certaines planches pour décorer les murs d’une chambre d’enfants ou d’un salon.

Les garçons ont eu un coup de coeur pour les illustrations et leur niveau de détails. Ils ont adoré découvrir « les poissons féroces et bizarres de la Préhistoire », en apprendre plus sur la formation des continents, sur les ancêtres des plantes et retrouver la mégafaune de la préhistorique à laquelle ils s’intéressent beaucoup.

Pour ma part, j’ai apprécié l’équilibre entre les connaissances théoriques et la façon dont celles-ci sont proposées aux enfants. Les gravures sont absolument magnifiques. J’aime aussi beaucoup la clarté apportée aux repérages temporels par les rappels faits à chaque partie et les associations périodes / couleurs. Ce livre est à la fois un livre à découvrir d’une traite, de façon linéaire, comme un documentaire de National Geographic qui proposerait une plongée dans le temps. Mais c’est un ouvrage à consulter ponctuellement pour répondre à l’une de ces questions fort intéressantes dont je te parlais au début de cet avis qui surgissent souvent à l’heure d’aller au lit et qui maintenant sauront trouver une réponse.

Merci encore aux éditions Saltimbanque, à Aina Bestard et aux Musée des Sciences Naturelles de Barcelone pour ce merveilleux voyage.

Et vous ? Vous l’avez lu ? Il vous tente ?

A bientôt 😉

Un Noël avec Juliette Bonte

Badge Lecteur professionnel

Jamais deux sans trois… Et voilà mon avis sur le troisième recueil de romances de Noël publié chez Harlequin. Après Caro M. Leene et Emily Blaine, c’est avec Juliette Bonte et ses personnages que j’ai passé les fêtes de Noël.

Quatrième de couverture

Qui fera fondre leur coeur : un ami, un ennemi ou un inconnu ?

Mon ex, sa copine, mon faux mec et moi 
Exilée au fin fond de la Savoie par son patron, Chloé a retrouvé par hasard sur place son ex… avec sa fiancée. Et, comme si ça ne suffisait pas, elle est désormais dépendante de Nick, un inconnu arrogant et ronchon, qui s’est autoproclamé petit ami officiel pour la sortir d’une situation gênante. Ce séjour s’annonce très, très agité…

Les vrais amis ne s’embrassent pas sous la neige
Depuis qu’elle a menacé Luke avec une fourchette lors de leur première rencontre, Allison le considère comme son meilleur ami. Mais, plus ils passent de temps ensemble, plus Allison prend conscience que la présence de Luke lui est devenue indispensable : à ses côtés, elle découvre des sentiments qu’on ne devrait pas éprouver pour un ami…

Tu fais quoi pour Noël ? Je t’évite !
Charlie déteste Blade, et c’est réciproque. Pourtant, ils sont obligés de se tolérer : leurs meilleurs amis sont en couple. Mais, quand un projet de vacances s’organise pour les fêtes de fin d’année, Charlie comprend qu’elle est fichue. Car, si Blade apprend qu’elle déteste Noël, il va tout faire pour que ce séjour en Laponie devienne son pire cauchemar.

A propos de l’auteur
Grande amatrice de séries et de jeux vidéo, Juliette Bonte s’est lancée dans l’écriture pour donner vie à des personnages masculins qui incarnent sa conception de la perfection. Très proche de ses lectrices, elle aime partager avec elles son quotidien d’auteur et se nourrit de leur soutien et de leur enthousiasme.

Mon avis

3 romances, trois styles et trois décors bien différents, comme pour les autres recueil de cette collection, je vous propose de vous livrer mes avis indépendamment pour chaque histoire.

Mon ex, sa copine, mon faux mec et moi 

Dans mon ex, sa copine, mon faux mec et moi, on découvre Chloé véritable « aimant à poisse ». Cette miss catastrophe travaille dans une agence de voyage de luxe qui a l’habitude de récompenser ses meilleurs salariés par des voyages de rêves à l’autre bout de la terre. Sauf que Chloé est loin d’être une employée modèle, toujours en retard, pas forcément ce qu’il y a de plus impliqué dans son travail. Aussi lorsque son patron lui propose d’aller passer les fêtes de fin d’année dans un village de Savoie pour tester un nouvel hôtel, elle se rend vite compte que le séjour risque de ne pas être de tout repos. Tout cela sans compter le fait qu’elle ne meurt pas vraiment d’envie de passer le réveillon de sa meilleure amie et colocataire avec qui elle partage tout depuis sa rupture avec Valentin, son ami d’enfance et photographe de mode de renom. Voilà pour la première partie qui déjà m’a valu quelques franches rigolades.

La suite n’est pas à piquer des hannetons non plus. Après un réveillon de la lose avec ses parents et leurs meilleurs amis, à la limite du stéréotype des ZADistes, elle prend le train, la mort dans l’âme pour se rendre sans le trou perdu qui va lui servir de refuge pour les fêtes de fin d’année. C’est là qu’elle fait la connaissance de Nicholas, goujat de première, qui non content de s’être installé à sa place, se débrouille en prime pour la faire dégager à l’autre bout du train, lamentablement coincée entre valises et familles hurleuses. L’arrivée sur place n’est guère plus glorieuse. Et c’est alors qu’elle pense avoir touché le fond, qu’elle découvre l’hôtel dans lequel elle est sensée séjourner, elle pense que la chance a enfin tourné. Sauf que ce palace de rêve n’a aucune trace de sa réservation et c’est en plein milieu de ce moment particulièrement gênant que Valentin, le fameux ex, décide de faire son apparition. Bien entendu, Valentin n’est pas seul, il est accompagné de la mannequin aux jambes dignes d’Adriana Karembeu avec laquelle Chloé l’a surpris quelques mois plus tôt et qui a conduit à leur séparation. Et pour couronner le tout, le malotru du train est aussi logé dans cet hôtel de rêve… Il ne lui reste plus qu’à aller trouver une chambre dans le boui boui d’en face, dont la déco n’a pas été refaite depuis les années 70. Comme à son habitude, elle enchaîne les catastrophes et les situations gênantes, s’empêtre dans des mensonges qui finissent par la dépasser jusqu’à ce que l’inconnu du train se transforme en chevalier servant pour la sortir d’une mauvaise passe et jouer son faux petit ami dans un diner de couple avec Valentin et sa fiancée.

320 pages de gaffes, de quiproquos et autres comiques de situations. J’ai trouvé cette romance drôle et touchante. Le personnage de Chloé, dans toute sa maladresse est aussi drôle qu’attachant. Avec elle, on n’est jamais au bout de nos surprises en matière de boulette et de catastrophes. Sa détermination a rendre Valentin jaloux n’a d’égal que celle de Nicholas a lui ouvrir les yeux sur leur relation.

Les vrais amis ne s’embrassent pas sous la neige

Dans cette deuxième romance, on embarque pour New York. Allyson travaille dans un café avec Sydney et Trevor. Elle est en couple depuis un peu plus d’un an avec Carl, architecte de renom, complètement absorbé par sa carrière. Lorsque celui-ci lui propose de venir vivre chez lui, elle accepte bon gré mal gré, pensant donner un souffle nouveau à leur histoire. C’est alors que Luke, le meilleur ami et associé de Carl apparaît dans sa vie. En très peu de temps, leur complicité n’est plus à démontrer. Luke passe avec Allie le temps que Carl ne lui accorde pas. Ils partagent des moments simples avant qu’elle ne regagne la tour d’ivoire dans laquelle elle vit avec Carl. Jusqu’à ce que pour la énième fois, Carl lui pose un lapin pour un rendez-vous qu’il ne peut pas repousser. Il a déjà oublié deux fois son anniversaire, le nouvel an. Depuis que Luke a refait surface, il s’est toujours arrangé pour réparer les pots cassés et faire en sorte que la relation d’Allie et Carl continue d’avancer. Jusqu’à cette soirée…

Des trois, cette romance là est ma préférée car c’est celle qui est sûrement la plus vraisemblable. Allie est vraiment toute mignonne avec sa patience, son enthousiasme et sa détermination à tester toutes les recettes possible pour créer la recette du nouveau cookie de son café. Elle est touchante dans sa volonté de sauver son couple alors que Carl est un goujat carriériste. Elle est vraiment sincère dans sa façon de résister à Luke de toutes ses forces pour préserver l’amitié entre les deux hommes et leurs relations professionnelles. La relation que l’on voit se créer avec Luke au fil des pages semble se faire naturellement. On tourne les pages sans s’en rendre compte, pour savoir comment ces deux-là finiront par se rendre compte de l’évidence.

Tu fais quoi pour Noël ? Je t’évite !

Cette troisième romance nous embarque en Laponie avec l’équipe du Misc, une boutique de Chicago qui a fait de la restauration d’objets vintage son créneau. James, Sally, Grayson, Blade se connaissent depuis une vie. Savannah, la petite amie de James, est venue agrandir la bande et avec elle, Charlie, sa meilleure amie. Si cette dernière apprécie James, Sally et Grayson, elle voue à Blade, pour d’obscures raisons tenant aux circonstances de leur rencontre, une haine sans faille que ce dernier lui rend bien. Entre eux, l’ambiance est électrique, chaque mot, chaque regard peut-être le détonateur d’une dispute mémorable. La seule chose sur laquelle ils s’accordent c’est qu’ils sont prêts à tout pour pourrir la vie de l’autre. Aussi, lorsque Blade entend que Charlie a Noël en horreur, c’est tout naturellement qu’il glisse la Laponie parmi les destinations qui seront tirées au sort pour définir le lieu de leurs premières vacances à 6.

Les voilà donc prêt à quitter Chicago pour Rovaniemi, la Finlande, la féérie de Noël est des aurores boréales. Sally, la maman canard tatouée du groupe a pris les choses en main pour organiser un programme aux petits oignons entre balades à chiens de traineau, trek en pleine tempête et organisation du réveillon de Noël. Pour Charlie, tout sur place peut déjà déclencher une crise d’urticaire géant, de l’ambiance ultra kitsch du chalet, à la playlist de Noël que Blade diffuse dans son igloo toutes les nuits, en passant par Marja, la guide, à laquelle Blade n’est pas insensible. Quant à ce dernier, il prend un malin plaisir à lui rendre la vie impossible. Jusqu’à l’ultime dispute qui va exiger d’eux non seulement une trêve mais aussi qu’ils apprennent à se connaître et se montrent solidaires.

Lorsque j’ai lu le résumé, j’ai fait tilt ! Le combo parfait ! Rovaniemi + Romance de Noël… Voilà qui s’annonçait comme une association fort sympathique. Et je ne me suis pas trompée. Tu fais quoi pour Noël ? Je t’évite ! est une lecture très agréable. Les paysages de Laponie ajoutent une touche de magie à la relation naissante de ces deux écorchés. Le récit est pris en charge tour à tour par Charlie et par Blade et sans que l’on s’en rende compte, on tourne les pages jusqu’à arriver au bonus final. Cette romance va donc venir enrichir ma booklist finlandaise de ce pas…

Si tu cherches donc un peu d’évasion et de romance de Noël, tu devrais passer un agréable moment en compagnie de Juliette Bonte, de ses trois histoires de Noël et un thé orange cannelle.

Elles en parlent aussi : (du recueil entier ou de l’une des romances, tu peux aller faire un tour sur ces blogs pour finir de te laisser convaincre)

À bientôt 😉

Un Noël avec Caro M. Leene

Ça y est le mois de décembre a démarré. J’ai terminé mes lectures en cours et je peux enfin me lancer dans la lecture des traditionnelles romances de Noël. Cette année, je remercie NetGalley et les éditions Harlequin de m’avoir fait découvrir Un Noël avec Caro M. Leene. Un recueil de deux romans qui contient Je te ferai aimer Noël et Cher Père Noël, je voudrai un mec.

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Quatrième de couverture

Même si les fêtes de fin d’année s’annoncent mouvementées pour Aly et Andie, rien ne viendra à bout de leur optimisme sans faille !

Je te ferai aimer Noël !
Quand le patriarche de la famille Sullivan a proposé à Andie de l’embaucher pour qu’elle recrée l’esprit de Noël dans son foyer, elle n’a pas hésité une seconde. Après tout, c’est sa fête préférée ! Sauf que son client n’a pas précisé que Josh, son fils trentenaire et râleur hors pair, faisait une crise d’urticaire à la vue de la moindre guirlande et qu’il n’était en aucun cas disposé à lui faciliter la tâche. La mission s’annonce un peu plus compliquée que prévu…

Cher père Noël, je voudrais un mec !
C’est la dernière fois qu’Aly écoute les conseils foireux de sa meilleure amie ! Écrire sa liste au père Noël ? D’accord, c’était drôle comme idée, jusqu’à ce qu’Aly envoie par erreur ladite liste par mail à… son patron, Evan Sanders. Non seulement il va savoir que son vœu le plus cher est de se trouver un mec mais, en plus, il va apprendre qu’elle fantasme sur lui… Tout compte fait, Aly ne souhaite plus qu’une seule chose pour Noël : un miracle.

Mon avis

Deux romances de Noël pour le prix d’une ? Quelle aubaine ! J’ai découvert la plume de Caro M. Leene dans ce recueil et c’était une belle surprise. Rafraichissant, sympathique et doux comme deux téléfilms de Noël.

Je te ferai aimer Noël nous transporte tout droit à Londres où Andy, personnal shoppeuse, se retrouve engagée dans une riche famille pour restaurer l’esprit de Noël. Si elle peut compter sur la participation active d’une grande partie des habitants de la maison, Josh, le fils trentenaire de ses patrons, n’est pas décidé à lui faciliter la tâche et joue volontiers les Grinchs de service… Andy en fait alors une affaire personnelle…

J’ai beaucoup aimé me plonger dans cette romance délicieuse comme une fournée de pudding de Noël. Londres est une ville que l’on a visité il y a trois ans pour les fêtes de fin d’années et l’ambiance qui y règne est tout simplement magique. J’étais donc ravie de retrouver Winterwonderland, Hyde Park, Notting Hill et les illuminations spectaculaires de Regent’s Street et Carnaby Street.

Côté personnages, Andy est particulièrement attachante. Malgré une histoire familiale difficile, elle trouve en Noël une bulle de douceur et de réconfort qu’elle ne manquerait sous aucun prétexte. Pleine de dynamisme et toujours prête à faire plaisir aux autres, elle est engagée auprès d’un foyer d’enfants en plus de ses activités auprès de la famille Sullivan. Parfois maladroite et peu sûre d’elle, on espère qu’une seule chose dès les premières pages, la voir finir entre les bras du fameux Joshua.

Dans Cher Père Noël, je voudrais un mec, direction l’autre côté de l’Atlantique et New York pour aller à la rencontre d’Aly, assistante de direction fraîchement larguée. Cette année, sous l’impulsion de sa meilleure amie elle rédige une lettre au Père Noël dans laquelle elle demande un mec, des petites culottes de luxe, une boule à neige, un abonnement dans un spa luxueux et à un site de streaming spécialisé dans les comédies romantiques… Sauf qu’au lieu d’envoyer la dite lettre à sa meilleure amie, c’est son exaspérant et sexy patron qu’elle met en destinataire. Malgré une mission commando pour effacer les traces de sa bêtise, toutes ses demandes vont petit à petit s’exaucer…

Dès le début du livre, j’ai retrouvé le comique des situations que j’avais pu adorer dans Le journal de Bridget Jones. La maladresse et la franchise d’Aly créent des moments très drôles et décalés. Déçue de sa dernière relation, elle a du mal à voir clair dans les intentions de son boss, qui sème pourtant tout au long de l’histoire des petits cailloux pour combler chaque demande de sa liste et lui offrir le Noël dont elle rêve.

J’ai bien aimé ces deux romances, au style fluide et agréable que j’ai dévorées en une soirée chacune. Une excellente façon de démarrer l’hiver.

On en parle aussi chez :

Et vous quelles romances de Noël sont dans votre pile à lire cette année ?