Enigmes au coeur de la science de Victor Escandell et Ana Gallo aux Ă©ditions Saltimbanque

Après avoir dĂ©couvert juste avant NoĂ«l La fabuleuse histoire de la Terre d’Aina Bestard et Atlas le grand imagier de Pati Aguilera et Pascale Hedelin, nous avons a nouveau eu le plaisir de recevoir Enigmes au coeur de la science de Victor Escandell, une nouveautĂ© des Ă©ditions Saltimbanque sortie le 5 fĂ©vrier dernier. Après un premier tome qui mettait Ă  l’honneur des Ă©nigmes policières, un second qui proposait de rĂ©soudre les mystères de l’histoire, l’illustrateur espagnol est de retour pour nous inviter Ă  nous creuser les mĂ©ninges Ă  travers des problĂ©matiques scientifiques du quotidien soulevĂ©es par les textes d’Ana Gallo.

Résumé

Bienvenue dans le livre des énigmes de la science

Et si tu voyageais au coeur des sciences pour résoudre 25 fascinants mystères ?

Avec des biologistes, protège le monde d’une Ă©pidĂ©mie.
GrĂ¢ce Ă  la chimie, dĂ©crypte des messages secrets.
En étudiant la météo, trouve comment survivre dans la jungle.
En appliquant les lois de la physique, rattrape le dessert d’un chef.

En solo ou en équipe, deviens un vrai détective des sciences !

Observe, rĂ©flĂ©chis avec mĂ©thode, fais appel Ă  ton sens de l’observation, Ă  ta logique et Ă  ton intuition !

Et grĂ¢ce aux nombreuses expĂ©riences proposĂ©es Ă  la fin du livre, deviens un scientifique en herbe !

Notre avis

VoilĂ  un drĂ´le de zèbre parmi les parutions de cet hiver de Saltimbanque. Mi livre-jeu, mi documentaire, Enigmes au coeur de la science, nous propose de dĂ©couvrir 25 situations plus ou moins quotidiennes qui mettent en jeu des phĂ©nomènes scientifiques dans des domaines aussi larges que la physique, la gĂ©ographie, l’optique, la biologie, l’astronomie etc… Le principe sous jacent Ă©tant de faire enfiler Ă  nos petits leur costume de chercheur en herbe pour mettre en oeuvre la dĂ©marche d’investigation scientifique Ă  travers les principes dĂ©finis dans les pages 4 et 5. Pour cela, ils sont accompagnĂ©s par les indications de Stephen Hawking, Marie Curie, Albert Einstein et Rosalind Franklin.

Chère Maman ou Papa qui nous lit, je te vois dĂ©jĂ  frĂ©mir Ă  l’idĂ©e de mettre dans les mains de tes chères tĂªtes blondes un livre qui va les inciter Ă  jouer les petits chimistes et Ă  faire sauter la maison. Pas de panique ! Tout est sous contrĂ´le ! Les dernières pages proposent des expĂ©riences Ă  tester pour rĂ©soudre les Ă©nigmes. De plus, elles sont classĂ©es par degrĂ© de difficultĂ© (facile, moyen, difficile). Si certaines d’entre elles ne demandent que d’observer attentivement les images et de lire le texte en faisant attention Ă  toutes les informations, d’autres font appel Ă  un plus haut degrĂ© d’abstraction. Petits et plus grands y trouveront facilement leur compte, d’autant que la page 6 propose de tester les Ă©nigmes sous la forme de dĂ©fis par Ă©quipe afin de crĂ©er un collectif de recherche. Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.

VoilĂ  donc les enfants parĂ©s Ă  percer les mystères du changement d’heure, du principe d’Archimède ou de l’inertie, ou Ă  jouer les agents secrets en Ă©crivant des messages Ă  l’encre invisible.

Nous avons eu l’occasion de profiter des vacances pour tester en famille quelques unes des Ă©nigmes. Nous avons beaucoup aimĂ© le trait humoristique de Victor Escandell. Les textes d’Ana Gallo mettent en mots de façon tout Ă  fait adaptĂ©e pour des enfants de 6 ans et plus les problèmes scientifiques. Le ton un peu dĂ©calĂ© fait de la sciences un objet ludique et de curiositĂ© quotidienne. Cette dernière n’est plus cantonnĂ©e Ă  un laboratoire avec des gens sĂ©rieux et en blouse blanche. Elle s’expĂ©rimente partout, en forĂªt, dans la savane, en montagne, Ă  travers l’observation du ciel et des Ă©toiles. Cela m’a fait penser Ă  Dis JĂ©rĂ´me, Les secrets de la physique, un livre que j’avais dans ma bibliothèque quand j’Ă©tais petite et que j’adorais. Le journaliste JĂ©rĂ´me Bonaldi y abordait la science et Ă  travers les exemples de sa grand-mère franchement rock ‘n roll Ă  qui il arrivait toujours des aventures un peu folles.

Pas d’usine Ă  gaz ou d’organisation trop compliquĂ©e. Les expĂ©riences proposĂ©es sont facilement rĂ©alisables avec du matĂ©riel prĂ©sent dans la maison (bouteilles, stylos, papier, crayon, ballon de baudruche, ustensiles de cuisine et ingrĂ©dients de base…) et pourraient aussi tout bonnement Ăªtre mises en place en classe. Les explications pas Ă  pas, permettent de tester les hypothèses Ă©mises par les Schtroumpfs et de valider ou d’invalider leurs thĂ©ories. Alors cher parent prĂ©pare toi Ă  en entendre des vertes et des pas mĂ»res… J’ai eu droit Ă  quelques justifications capillotractĂ©es pour la numĂ©ro 2, Promenade automnale. On n’Ă©tait pas loin de convoquer le Doc et Marty McFly et de monter Ă  bord de la Delorean avant de penser au changement d’heure.

VoilĂ  donc un livre qui permettra aux petits comme aux plus grands d’apprendre en s’amusant, tout en mettant la main Ă  la pĂ¢te…

Et vous ? Vous aimez les livres-jeux ? Quels sont vos prĂ©fĂ©rĂ©s ? Dites nous tout en commentaire…

Ă€ bientĂ´t đŸ˜‰

Luna de Serena Giuliano

Après avoir dĂ©vorĂ© cet Ă©tĂ©, Ciao Bella et Mamma Maria, les deux premiers romans de Serena Giuliano, j’attendais avec impatience la sortie de son prochain bĂ©bĂ© le 18 mars prochain. L’attente a toutefois Ă©tĂ© Ă©courtĂ©e. GrĂ¢ce Ă  une opĂ©ration exceptionnelle de Masse critique sur Babelio, j’ai eu le privilège de dĂ©couvrir en avant première Luna. Pour cela, je tiens Ă  remercier chaleureusement Babelio, les Ă©ditions Robert Laffont, ainsi que l’autrice, qui a eu la gentillesse de dĂ©dicacer les Ă©preuves du roman. PrĂªts Ă  embarquer pour Naples ?

Résumé

« Parfois, on pense trouver le soleil en aoĂ»t, mais c’est la lune qu’on trouve en mars. »

Luna arrive Ă  Naples contre son grĂ© : son père est gravement malade. Rien, ici, ne lui a manquĂ©. Ses repères, ses amies, son amour sont dĂ©sormais Ă  Milan. Alors pourquoi revenir ? Pourquoi Ăªtre au chevet de son papĂ , au passĂ© trouble, et avec lequel elle a coupĂ© les ponts ?

Mais Napoli est lĂ , sous ses yeux : ses ruelles animĂ©es et sales, ses habitants souriants et intrusifs, sa pizza fritta, dĂ©licieuse et tellement grasse, son VĂ©suve, beau et menaçant…

Est-il seulement possible de trouver la paix dans une ville si contrastĂ©e ? Et si ce retour aux sources sonnait finalement l’heure de l’apaisement ?

Mon avis

Retrouver un roman de Serena Giuliano c’est un peu comme prendre un cafĂ© avec une copine avec laquelle nous Ă©changerions nos souvenirs de vacances dans le Sud de l’Italie. Dès les premières pages de Luna le ton est donnĂ©. Bienvenue Ă  Naples, Napoli la bruyante, la dĂ©sordonnĂ©e, celle qui dès votre arrivĂ©e tient Ă  ce que vous n’ayez pas froid aux pieds, ni le nez qui coule en vous vendant Ă  la sauvette des chaussettes et des mouchoirs en papier mĂªme par quarante degrĂ©s Ă  l’ombre. Celle qui avec toute son exubĂ©rance vous accueille Ă  bras ouverts tout en vous bombardant de questions plus vite qu’un tir de mitraillette. Après la cĂ´te Amalfitaine, c’est la capitale de la Campanie qui est mise Ă  l’honneur dans ce nouveau roman.

Luna est avant tout un odi et amo, une plongĂ©e dans les sentiments contradictoires qui lient le personnage principal Ă  la ville qui l’a vue naĂ®tre et dans laquelle elle a grandi, mais aussi Ă  son père. Un père qui a dĂ» faire des choix douloureux pour faire face Ă  la pauvretĂ© et Ă  la prĂ©caritĂ© qui touche massivement la ville. MalgrĂ© ses merveilles et les ressources dont elle dispose, malgrĂ© les annĂ©es qui passent Naples reste la mĂªme, rongĂ©e par la corruption, la mafia et les petits trafics. Si la question mĂ©ridionale Ă©tait au coeur de Ciao Bella et l’immigration Ă©tait le thème central de Mamma Maria. C’est la Camorra et le système de santĂ© qui sont cette fois-ci en toile de fond.

La visite des amies de Luna venues de Milan pour un week-end est le prĂ©texte Ă  une dĂ©couverte des merveilles de la ville qu’elles soient culturelles, naturelles ou gastronomique. En effet, dans les pas de Luna, on visite cloĂ®tres, Ă©glises et autres galeries qui font la renommĂ©e de la ville pour les touristes. On se balade aussi sur la cĂ´te Amalfitaine. On admire sous toutes les coutures le VĂ©suve qui trĂ´ne en majestĂ© sur la baie de Naples et qui malgrĂ© sa beautĂ©, reprĂ©sente une vĂ©ritable menace pour la ville dont tĂ©moignent PompĂ©i et Hercolanum. CĂ´tĂ© gastronomie, clairement, si tu es actuellement au rĂ©gime, ce livre risque de mettre Ă  rude Ă©preuve ta volontĂ©. Parmiggiana, babbĂ , sfogliatelle, pasta alle vongole, Serena Giuliano met un point d’honneur Ă  rendre hommage Ă  la cuisine traditionnelle napolitaine. La cuisine familiale faite avec amour pour les gens qu’on aime. Je crois qu’en lisant le bouquin, j’ai dĂ» prendre Ă  peu près cinq kilos…

Luna est un personnage drĂ´le, dans l’humour et la rĂ©partie qu’elle peut avoir dans les conversations sur What’s app qu’elle a avec ses copines milanaises. Elle est aussi touchante dans sa façon de se replonger dans ses souvenirs. Retrouver sa chambre de petite fille, ses journaux intimes, sa cousine qu’elle a longtemps considĂ©rĂ© comme une soeur ou une meilleure amie lui rappellent que tout dans cette ville et dans sa vie d’avant n’est pas Ă  jeter aux orties.

Dans la galerie des personnages que nous propose l’autrice, j’ai aussi beaucoup aimĂ© la sagesse de Filomena, l’humaine (parce qu’il y a aussi Filomena le chat, qui nous offre de grands moment de rire). J’ai beaucoup ri avec les prises de becs de Pasquale, le voisin de chambre du père de Luna, et sa femme la signora Anna. Cette dernière est aussi agaçante de principe qu’elle est adorable de dĂ©votion envers les gens qui l’entourent. Face Ă  l’adversitĂ©, elle trouve refuge dans la prière, dans les proverbes, dont elle abreuve Luna Ă  chacune de ses visites et dans la nourriture, qu’elle essaie Ă  tout prix de faire avaler Ă  son mari pour qu’il reprenne des forces. Et puis il y a Gina, la cousine de Luna, qui a partagĂ© ses joies et ses peines pendant toute son enfance et le dĂ©but de son adolescence. Si elle n’a pas eu une vie facile, elle montre une belle force de rĂ©silience. Elle a perdu sa mère jeune, n’a pas fait d’Ă©tudes, elle enchaĂ®ne plusieurs boulots pour subvenir aux besoins de sa famille. Elle cache son manque d’estime d’elle-mĂªme derrière un look colorĂ©, voyant et excessif loin de l’image que l’on se fait de l’Ă©lĂ©gance Ă  l’italienne et derrière un dĂ©vouement Ă  toute Ă©preuve Ă  la famiglia. Et puis soyez attentifs, si vous avez lu les prĂ©cĂ©dents romans de l’autrice, peut-Ăªtre retrouverez vous quelques clins d’oeil glissĂ©s çà et lĂ .

Comme dans les prĂ©cĂ©dents romans, la musique est omniprĂ©sente. Le nom de la protagoniste est un clin d’oeil Ă  une chanson des annĂ©es 80. Pino Daniele et Gigi d’Alessio, les grands noms de la chanson napolitaine ne sont jamais loin. Mais la plus jolie des musiques qui apparait au fil des pages est sĂ»rement celle du dialecte napolitain. Par des proverbes, des expressions populaires, il ponctue dĂ©licieusement le rĂ©cit pour lui donner une touche d’expressivitĂ© et d’authenticitĂ© supplĂ©mentaire. Naples sans son dialecte ne serait pas vraiment Naples, n’en dĂ©plaise aux gens du Nord de la pĂ©ninsule.

VoilĂ  un roman qui se dĂ©guste de la mĂªme façon qu’une pizza fritta, rapidement et avec gourmandise… J’ai beaucoup aimĂ© cette lecture qui m’a replongĂ©e dans des souvenirs de vacances. Les traits de caractères des personnages m’ont rappelĂ© des rencontres que j’ai pu faire au cours de mes voyages dans le Sud de l’Italie. D’aucuns pourront croire qu’elle force gentiment le trait, mais si vous connaissez la rĂ©gion et ses habitants, vous retrouverez sĂ»rement dans les anecdotes qui jalonnent ces pages un peu de votre vĂ©cu Je n’ai maintenant plus qu’une envie, que la situation sanitaire s’adoucisse et qu’il soit de nouveau possible de prendre la tangente pour retourner me perdre dans les ruelles de Spaccanapoli et dĂ©guster de la street food et des pĂ¢tisseries pleines de crème…

J’espère vous avoir donnĂ© envie de le lire, si c’est le cas, rendez-vous en librairie le 18 mars.

Ă€ bientĂ´t đŸ˜‰

C’est lundi que lisez-vous ? #39

Il s’agit d’un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se faisait auparavant chez Galleane. Les liens sont maintenant répertoriés chez Camille du blog I Believe in Pixie Dust.

Comme chaque semaine, on se retrouve autour des mĂªmes questions.

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Quâ€™Ăªtes vous en train de lire ?

Que lirez-vous ensuite ?

Les chroniques de la semaine

Cette semaine entre deux couches de l’assurĂ©, d’enduit et autres travaux, j’ai eu le temps de produire deux chroniques, un article et d’avancer sur quelques lectures en attente…

La légende de Maurice, Le poney volant de Philip Reeve et Sarah McIntyre

La première est la chronique sur La légende de Maurice, un joli roman jeunesse que les garçons ont adoré de Philip Reeve et Sarah McIntyre.

La deuxième n’est pas à proprement parler une chronique mais une sélection de livres autour du voyage réalisée pour un événement sur le blog Lenou in Italia.

Le bazar du zèbre à pois, Raphaëlle Giordano

La troisième est la chronique de la lecture commune que j’ai faite avec K. sur Le bazar du zèbre à pois de Raphaëlle Giordano.

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Chez maman

Le bazar du zèbre à pois, Raphaëlle Giordano

J’ai découvert Le bazar du zèbre à pois de Raphaëlle Giordano. J’ai beaucoup aimé cette lecture fraîche et légère.

Dans le cadre du Reading Classic Challenge, j’avais programmĂ© la lecture de La belle et la BĂªte de Madame Leprince de Beaumont. J’ai donc dĂ©couvert avec les Schtroumpfs ce conte classique du XVIIIeme dont je vous parlerai bientĂ´t.

J’ai aussi lu un très bel album d’une autrice que j’avais découvert avec Un petit tour avec Mary Poppins, Hélène Druvert. Dans New York Mélody, elle nous embarque dans la Grosse Pomme à la poursuite d’une note de musique. Avec ses illustrations toutes en nuances de gris et en découpes au laser qui nous donne une impression de tourner des pages en dentelle de papier, elle nous offre une visite poétique et musicale de la ville.

J’ai aussi découvert la jolie collection consacrée à la mythologie vue à travers les yeux des monstres de chez Scrineo avec Moi, le Minotaure de Sylvie Baussier. Je l’ai trouvée plutôt bien conçue avec une partie romancée et une partie documentaire qui permet de découvrir le mythe d’une façon plus scientifique.

Chez les schtroumpfs

Le temps des mitaines, La peau de l’ours, Loic ClĂ©ment et Anne Montel

Nous avons terminĂ© La peau de l’ours, le premier tome de la BD Le temps des mitaines. Nous avons tous les trois beaucoup aimĂ© l’ambiance de polar noir qui règne dans ces nouvelles aventures au cÅ“ur de la vallĂ©e des mitaines.

Quâ€™Ăªtes-vous en train de lire ?

Chez les schtroumpfs

Après le tome 1 du Temps des Mitaines, plutôt sombre place à un tome 2 tout en lumières. On y retrouve nos héros qui occupent leurs vacances à un stage en entreprise. Très vite, ils sont confrontés à la loi du plus fort.

Chez maman

Devant rendre Le talisman, tome 2 d’Outlander d’ici une semaine à la bibliothèque, j’ai laissé en stand by les lectures en cours pour me replonger dans les 950 pages des aventures de Claire et Jamie Fraser à Paris.

Harry Potter Ă  l’Ă©cole de la philosophie, de Marianne Chaillan

Je n’ai pas beaucoup avancé cette lecture, mais je la reprendrai dès que j’aurai fini le tome 2 d’Outlander.

Que vais-je lire ensuite ?

MĂªme si j’ai bien avancĂ© ma pile Ă  lire est encore plutĂ´t haute.

  • La plume magique de Gwendy de Richard Chizmar
  • Les vrais sages sont des rebelles, Chiara Pastorini et Perceval Barrier, une chouette BD sur l’histoire de la philosophie que les Ă©ditions Nathan ont eu la gentillesse de me faire parvenir.
  • Les femmes aussi sont du voyage de Lucie AzĂ©ma, Ă  paraĂ®tre le 10 mars et reçu dans le cadre de la dernière Masse Critique Babelio,

Et le petit dernier arrivé cette semaine, Le carnet de Lola Boumbadaboum, un petit roman jeunesse sur l’autisme.

CĂ´tĂ© Schtroumpfs, je pense que l’on continuera dans la lancĂ©e et que nous enchaĂ®nerons avec le troisième tome du Temps des Mitaines.

Et vous, c’est lundi, que lisez-vous ?

A bientĂ´t đŸ˜‰

Le bazar du zèbre Ă  pois de RaphaĂ«lle Giordano

Je retrouve aujourd’hui, K. du blog Les voyages de k. pour une nouvelle lecture commune autour du nouveau roman de RaphaĂ«lle Giordano, Le bazar du zèbre Ă  pois paru le 14 janvier dernier aux Ă©ditions Plon. J’avais beaucoup apprĂ©ciĂ© il y a quelques annĂ©es la plume de RaphaĂ«lle Giordano dans Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, aussi lorsque j’ai vu passer son nouveau bĂ©bĂ© sur NetGalley, je n’ai pas trop hĂ©sitĂ© Ă  le solliciter.

Résumé

 » Je m’appelle Basile. J’ai commencĂ© ma vie en montrant ma lune. Est-ce pour cela que j’ai toujours eu l’impression de venir d’une autre planète ? Je n’ai pourtant pas compris tout de suite de quel bois j’Ă©tais fait. Peut-Ăªtre plus un bois de Gepetto que de meuble Ikea. »

Basile, inventeur, agitateur de neurones au gĂ©nie dĂ©calĂ©, nous embarque dans un univers poĂ©tico-artistique qui chatouille l’esprit et le sort des chemins Ă©triquĂ©s du conformisme. De retour Ă  Mont-Venus, il dĂ©cide d’ouvrir un commerce du troisième type : une boutique d’objets provocateurs. D’Ă©motions, de sensations, de rĂ©flexion. Une boutique  » comportementaliste « , des crĂ©ations qui titillent l’imagination, la crĂ©ativitĂ©, et poussent l’esprit Ă  s’Ă©veiller Ă  un mode de pensĂ©e plus audacieux ! Le nom de ce lieu pas comme les autres ? Le Bazar du zèbre Ă  pois.

Giulia, talentueux  » nez « , n’en est pas moins dĂ©sabusĂ©e de cantonner son talent Ă  la conception de produits d’hygiène. Elle rĂªve de sortir le parfum de ses ornières de simple  » sent-bon  » et de retrouver un supplĂ©ment d’Ă¢me Ă  son mĂ©tier.

Arthur, son fils, ado rebelle, fĂ¢chĂ© avec le système, a, lui, pour seul exutoire, ses crĂ©ations Ă  ciel ouvert. Il a le street art pour faire entendre sa voix, en se demandant bien quelle pourra Ăªtre sa voie dans ce monde qui n’a pas l’air de vouloir lui faire une place.

Trois atypiques, trois Ă©lectrons libres dans l’Ă¢me. Quand leurs trajectoires vont se croiser, l’ordre des choses en sera Ă  jamais bousculĂ©. C’est Ă  ça que l’on reconnaĂ®t les « rencontres-silex ». Elles font des Ă©tincelles… Le champ des possibles s’ouvre et les horizons s’Ă©largissent.
Comme dans un système de co-crĂ©ation, ils vont « s’Ă©mulsionner les uns les autres » pour s’inventer un chemin, plus libre, plus ouvert, plus heureux….

Louise Morteuil, elle, est rĂ©dactrice en chef du Journal de la Ville et directrice de l’association Civilissime. Elle se fait une haute idĂ©e du rĂ´le qu’elle doit jouer pour porter les valeurs auxquelles elle croit : Cadre, Culture, Civisme… Choc des univers. Forte de ses convictions en faveur du bien commun, elle se fait un devoir de mettre des bĂ¢tons dans les roues du Bazar du zèbre Ă  pois…

Une galerie de personnages passionnĂ©s, sensibles et truculents, des embĂ»ches et surprises, des objets aussi magiques que poĂ©tiques, de l’adversitĂ© et de l’amour, l’art de se dĂ©tacher des entraves par l’audace, de se libĂ©rer de la peur en osant… Le nouveau roman de RaphaĂ«lle Giordano donne l’envie de mettre plus de vie dans sa vie et de s’approprier la philosophie phare et novatrice du zèbre :  » l’audacitĂ© « .

Mon avis

VoilĂ  un roman dont la lecture n’aura durĂ© qu’une soirĂ©e. RaphaĂ«lle Giordano nous embarque avec bonheur dans la petite ville de Mont-Venus oĂ¹ Basile, un inventeur poĂ©tique et loufoque, vient d’installer un drĂ´le de concept store, le Bazar du Zèbre Ă  Pois, bazap pour les intimes. Dans son magasin hors du commun, il propose tout un tas d’objets destinĂ©s Ă  Ă©veiller et stimuler notre cerveau droit, siège de nos Ă©motions, de nos intuitions et de notre crĂ©ativitĂ©. C’est lĂ  qu’il y fait la rencontre d’Arthur, un adolescent Ă  haut potentiel mais en dĂ©crochage scolaire. Ce dernier en a gros après le système qui ne reconnait pas la masse d’efforts qu’il fait pour entrer dans un moule qui ne lui correspond pas et a trouvĂ© dans le street art un moyen d’expression. Et puis il y a Giulia, la mère dĂ©semparĂ©e d’Arthur qui Ă©lève seule son fils depuis que son père est parti. Entre les relations conflictuelles avec son ado, un vie sentimentale au raz des pĂ¢querettes et un travail dans lequel sa crĂ©ativitĂ© de « nez » est mise Ă  mal, Giulia s’est un peu oubliĂ©e.

J’avoue que cette lecture me faisait un peu peur. Mes dernières lectures feel-good n’ayant pas vraiment rĂ©ussi Ă  m’embarquer autant que je l’aurais souhaitĂ©, je pensais ne plus Ăªtre en phase avec le genre. De plus, le thème de l’hypersensibilitĂ©, du haut potentiel et plus largement de la zĂ©britude fait particulièrement Ă©cho chez moi. J’avais peur de trouver dans ce livre une sĂ©rie de poncifs made in Facebook ou d’Ă©lĂ©ments de thĂ©orie emmenĂ©s de façon pas toujours Ă  propos, mais j’ai Ă©tĂ© très agrĂ©ablement surprise. Les Ă©crits de Jeanne Siaud Facchin, spĂ©cialiste des questions liĂ©es Ă  la douance et au haut potentiel ne sont pas bien loin, certes. Toutefois le style frais de RaphaĂ«lle Giordano a su me rĂ©concilier avec ces lectures lĂ©gères et a pu me laisser par moments avec les yeux humides. Oui, Le bazar du zèbre Ă  pois est un livre qui a une vocation de coaching, mais c’est aussi un vrai joli roman et j’avoue que j’aurais aimĂ© rester en compagnie de ce joyeux troupeau de zèbres un peu plus longtemps.

J’ai beaucoup aimĂ© la galerie de personnages que RaphaĂ«lle Giordano nous propose. Basile, après un parcours chaotique a enfin rĂ©ussi Ă  s’assumer comme zèbre et joue avec brio les initiateurs et les chefs de horde avec Giulia et Arthur. Il m’a rappelĂ© les personnages masculins tendres, maladroits, sensibles et crĂ©atifs qui peuplent les romans d’Alexandre Jardin, autre zèbre parmi les zèbres. Arthur quant Ă  lui m’a Ă©voquĂ© une tendresse particulière. Son hypersensibilitĂ©, sa crĂ©ativitĂ©, ses modes de raisonnements alternatifs et ses efforts pour essayer de « rentrer dans un cercle alors qu’il est un carrĂ© » afin de ne pas dĂ©cevoir ses profs, son père et surtout sa mère, n’ont pas Ă©tĂ© sans me rappeler quelques personnes de mon entourage. En effet, avoir un haut potentiel, comme l’autrice le signale dans le journal de Basile Ă  la fin du livre, n’est pas toujours synonyme de brillante rĂ©ussite scolaire. C’est aussi Ăªtre très lucide sur ses capacitĂ©s et avoir parfois une estime de soi un peu malmenĂ©e. Quant Ă  Giulia, elle m’a tirĂ© quelques larmes. J’ai beaucoup aimĂ© ce personnage de mère courage qui se bat contre vents et marĂ©es pour son fils, qui lui ressemble tellement mais qu’elle semble parfois ne pas comprendre, et pour l’avenir duquel elle ressent tellement d’inquiĂ©tudes.

Il y a aussi beaucoup d’humour dans ces pages. Louise Morteuil, le personnage guindĂ© de l’histoire, antagoniste fervente de nos trois crĂ©atifs est, en effet, comique malgrĂ© elle. Par son nom, dĂ©jĂ , qui trahit son aveuglement Ă  suivre des principes austères qui l’ont coupĂ©e des belles choses de la vie, et par ses attitudes excessives et son zèle Ă  vouloir maintenir Ă  Mont Venus une ambiance de « normalitĂ© » dĂ©finie selon des critères bien Ă  elle, Louise devient un stĂ©rĂ©otype que l’autrice se plait Ă  tourner en dĂ©rision.

Il y a des livres qui tombent Ă  point nommĂ© dans ta vie, pour te parler particulièrement Ă  un moment oĂ¹ tu en as besoin. Celui-ci en fait partie et je remercie K. pour avoir insistĂ© pour que nous fassions cette lecture pendant ces vacances. J’avais en fait vraiment besoin de ce bouquin-lĂ  Ă  ce moment-lĂ . D’ailleurs je vous laisse dĂ©couvrir un extrait de sa chronique que vous pouvez retrouver en intĂ©gralitĂ© ici.

J’ai bien aimĂ© les personnages d’Arthur et de Giulia et m’y suis facilement attachĂ©e. Je me suis retrouvĂ©e un peu dans le personnage de Giulia, qui s’interroge sur sa vie professionnelle et son rĂ´le de maman. J’ai aimĂ© les questionnements de Basile, comme celui des modalitĂ©s d’appartenance Ă  un groupe tout en trouvant et en conservant sa singularitĂ©. J’ai apprĂ©ciĂ© les questions autour de la parentalitĂ© et du rĂ´le de l’Ă©ducation nationale, ainsi que les citations prĂ©sentes dans ce roman, comme celles d’Ajahn Chah, maĂ®tre de mĂ©ditation. J’ai aimĂ© le rĂ´le de la boutique, qui amène Ă  se poser des questions, et tout ce qui touche Ă  la stimulation du cerveau droit, l’idĂ©al Ă©tant sans doute de trouver un Ă©quilibre entre les deux hĂ©misphères. J’ai apprĂ©ciĂ© le discours de Basile dĂ©nonçant notamment la surconsommation et l’Ă©ternelle insatisfaction qu’elle gĂ©nère. L’Ă©volution des personnages, et plus particulièrement celui de Louise, est intĂ©ressante et instructive. Par contre, j’ai trouvĂ© le personnage de Paul surnommĂ© Pollux franchement caricatural et la fin un peu trop facile.

Et toi ? Tu l’as lu ? Il te donne envie ?

Ă€ bientĂ´t ?

La lĂ©gende de Maurice – Le poney volant de Philip Reeve et Sarah Mc Intyre

Et voilĂ  !!! Avec cet article se termine nos de services presse sur les sorties de l’hiver de Little Urban. Au programme, une toute nouvelle sĂ©rie parmi la collection de romans 9-12 ans que l’on affectionne beaucoup. Après Les Lapins de la Couronne d’Angleterre tome 1 et 2, Maverick ville magique, Les temps des mitaines, j’ai eu le grand plaisir de dĂ©couvrir avec les Schtroumpfs, le premier tome de la sĂ©rie Le poney volant intitulĂ© La lĂ©gende de Maurice et signĂ© par Philip Reeve et illustrĂ© par Sarah Mc Intyre.

Résumé

Alors qu’une tempĂªte magique fait rage dans les Lointaines Collines Pluvieuses de l’Ouest Sauvage, Maurice, un poney volant lĂ©gèrement enrobĂ©, s’Ă©crase contre le balcon de Max.

Commence alors une aventure extraordinaire avec : des biscuits fourrĂ©s Ă  la vanille, d’affreux Ouistitis des Mers, une grande soeur de mauvaise humeur, des sirènes malicieuses… et bien sĂ»r, Maurice, le poney volant !

Notre avis

Grand Schtroumpf attendait la sortie de La lĂ©gende de Maurice avec grande impatience. Il avait Ă©tĂ© charmĂ© par sa couverture pleine de peps dans le catalogue d’automne de Little Urban. En effet, la sortie de ce dernier Ă©tait prĂ©vue avant les fĂªtes de NoĂ«l mais avec le confinement et la fermeture des librairies, cette dernière a Ă©tĂ© repoussĂ©e Ă  dĂ©but janvier.

Nous avons donc dĂ©couvert l’histoire dĂ©licieusement dĂ©calĂ©e de Maurice, un poney volant grassouillet, friand de biscuits Ă  la vanille, qui par une nuit de tempĂªte est arrachĂ© Ă  ses Lointaines Collines Pluvieuses de l’Ouest Sauvage. Après une longue dĂ©rive Ă  travers les airs, il s’Ă©crase contre la fenĂªtre de Max, un jeune garçon dont le rĂªve le plus cher est d’avoir un animal de compagnie. Dans la collision, Maurice se blesse et Max dĂ©cide de le recueillir pour la nuit afin de le soigner dès le lendemain matin. Ă€ leur rĂ©veil, Maurice va beaucoup mieux mais Bourberolles, la petite ville dans vivent Max et sa famille est sous les eaux, en proie Ă  une crue historique. L’appartement, l’un des points les plus hauts de la ville devient petit Ă  petit le lieu de ralliement des voisins dont les appartements ont Ă©tĂ© inondĂ©s…

La lĂ©gende de Maurice nous offre une belle histoire d’amitiĂ© et de solidaritĂ© entre un poney venu de contrĂ©es lointaines, un petit garçon en manque d’attention et toute un ville qui se retrouve du jour au lendemain prise dans une catastrophe naturelle magique. Ses parents travaillent beaucoup et sa soeur, Marguerite, ne partage plus grand chose avec son petit frère.

La galerie de personnages que nous font dĂ©couvrir les auteurs est Ă  la fois attachante et complètement dĂ©calĂ©e. Entre des voisins farfelus, une grande soeur qui est tombĂ©e littĂ©ralement amoureuse de Dracula et a dĂ©cidĂ© de vivre dans le noir et de se faire appeler Morticia, des Ouistitis des mers qui sèment le chaos dans la ville dĂ©jĂ  sans dessus dessous et terrorisent le pauvre directeur de l’Ă©cole, des sirènes coquettes et Neville et BeyoncĂ©, les cobayes qui dĂ©rivent depuis leur cage, l’humour est clairement au rendez-vous pour aider la communautĂ© de Bourberolles Ă  affronter l’adversitĂ©. Et puis il y a Maurice, seul poney volant de son espèce, il voue une passion aux biscuits, ce qui lui vaut un lĂ©ger embonpoint qu’il assume parfaitement. Max quant Ă  lui, a trouvĂ© en Maurice un vĂ©ritable ami et se raccroche Ă  lui comme Ă  une bouĂ©e de sauvetage.

Les illustrations toutes en nuances de bleu et de gris de Sarah Mc Intyre accompagnent avec humour les mots de Philip Reeve. Les schtroumpfs ont trouvĂ© Maurice « rigolo et stylĂ© ». Et le comique de situation est habilement menĂ©. Certes la ville est inondĂ©e mais les habitants de Bourberolles ne manquent pas de crĂ©ativitĂ©, Ă  en juger par les embarcations de fortunes que l’illustratrice leur fait emprunter.

VoilĂ  donc une histoire que l’on a Ă©tĂ© très contents de dĂ©couvrir. Les garçons ont aimĂ© les crĂ©atures fantastiques qui ont envahi la ville suite Ă  l’inondation, les affreux Ouistitis des mers qui ne savent pas Ă©crire, l’histoire d’amitiĂ© entre Max et Maurice et l’action des scènes de sauvetage. Ils ont trouvĂ© plutĂ´t drĂ´le le penchant de Maurice pour les biscuits Ă  la vanille. Nous avons toutefois failli frĂ´ler le drame avec la sĂ©quence Ă©motions de la fin qui a beaucoup Ă©mu Mini-Schtroumpf, (j’ai l’espace d’un instant eu très peur que l’inondation qui a frappĂ© Bourberolles se dĂ©place chez moi…)

Pour ma part, j’ai trouvĂ© super le cĂ´tĂ© body positive de l’histoire. Maurice assume sa gourmandise et ses rondeurs et il est tellement chou comme cela. Il pourrait avoir la classe de PĂ©gase, montrant fièrement sa musculature en s’envolant dans les airs, mais il s’en moque il cultive son winter body Ă  coup de biscuits Ă  la vanille. Il s’aime comme il est et nous aussi. J’ai apprĂ©ciĂ© l’humour des auteurs. J’ai beaucoup ri en lisant le monologue dramatique de Marguerite alias Morticia. Quant Ă  l’association d’idĂ©es entre BeyoncĂ© et le un cobaye… Je crois que je ne verrais plus jamais Mme Jay Z de la mĂªme façon… J’ai aussi beaucoup aimĂ© que les auteurs fassent de la solidaritĂ© dans l’Ă©preuve un thème central du roman. Certes, l’inondation magique n’est que passagère mais la communautĂ© de Bourberolles fait corps pour l’affronter aidĂ©e par Max et Maurice.

Si vous souhaitez prolonger le plaisir ou dĂ©couvrir Le poney volant, vous trouverez sur le site de Little Urban un petit test qui vous permettra de savoir si vous aussi Ăªtes une LĂ©gende Ordinaire et un tutoriel pour apprendre Ă  dessiner Maurice et lui inventer de nouvelles aventures dans les Lointaines Collines Pluvieuses de l’Ouest Sauvage.

Et vous, vous l’avez lu ? Il vous donne envie de le dĂ©couvrir ?

Ă€ bientĂ´t đŸ˜‰

CafĂ© des voyageurs #30 : HĂ©bergements insolites sur les bords du Canal du Midi

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Thème de la semaine : Insolite

Le thème de la semaine nous propose de sortir des sentiers battus. Concernant les hĂ©bergements insolites, nous avons dĂ©jĂ  parlĂ© de cabanes de Hobbits, de cabines et d’appartements pensĂ©s par Le Corbusier, et d’hĂ©bergements dans les grottes troglodytes. Aujourd’hui, je te propose donc d’Ă©largir le panel d’hĂ©bergement insolites avec de nouvelles propositions.

Cette semaine je t’emmène

j’avais envie de revenir le long du Canal du Midi. Cet Ă©tĂ©, nous avons dĂ©couvert la rĂ©gion dans un long pĂ©riple Ă  pieds au cours duquel nous avons ralliĂ© Avignonet-Lauragais Ă  Carcassonne. Tout au long du chemin, nous avons rencontrĂ© une foule d’hĂ©bergements insolites : maisons Ă©clusières, pĂ©niches, cabanes dans les arbres…

J’ai choisi ce lieu car…

Lorsque tu marches toute la journĂ©e le long du canal, le soir venu, tu n’as qu’une envie, ne pas trop d’Ă©carter du chemin de hĂ¢lage pour Ă©viter le lendemain d’avoir Ă  refaire le chemin en sens inverse et rallonger le parcours. Aussi, dans l’organisation de notre parcours, nous avions eu Ă  coeur de trouver le plus possible d’hĂ©bergements près du Canal, voire carrĂ©ment le long de celui-ci.

Le long du chemin, nous avons croisé :

Une pĂ©niche-hĂ´tel : La pĂ©niche Kapadokya, qui avait retenu notre attention lors de la prĂ©paration de notre voyage mais qui n’Ă©tait malheureusement pas disponible Ă  la date de notre passage.

Des cabanes dans les arbres : près de l’Ă©panchoir de Foucault Ă  quelques kilomètres de Carcasonne. Ces dernières faisaient aussi partie de nos chouchous mais leur localisation rendait le parcours trop dĂ©sĂ©quilibrĂ©. Nous avons Ă©tĂ© charmĂ©s par le lieu, dans lequel nous nous sommes arrĂªtĂ©s le temps d’un cafĂ© pour les grands et d’un rafraichissement pour les enfants.

Mais Ă  mon sens, le long du Canal, s’il est une expĂ©rience Ă  dĂ©couvrir, c’est celle de passer une nuit dans une maison Ă©clusière. En effet, avec l’automatisation des Ă©cluses, nombreuses sont les maisons qui sont aujourd’hui inhabitĂ©es ou abandonnĂ©es. C’Ă©tait le cas de celle de la Planque, situĂ©e Ă  60,9 km de Toulouse (oui m’sieur, dames, on est prĂ©cis chez nous), jusqu’Ă  ce que deux pĂ©nichiers en tombent amoureux et dĂ©cident de s’y amarrer Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e. Ils ont donc achetĂ© la maison construite en 1674, et après l’avoir intĂ©gralement restaurĂ©e, l’ont transformĂ©e en chambre d’hĂ´tes qui offrait encore cet Ă©tĂ© un service de restauration pour les clients et les cyclistes de passage.

L’expĂ©rience de dormir dans une maison Ă©clusière est assez particulière. En effet, ce qui nous a le plus frappĂ©s, c’est la sĂ©rĂ©nitĂ© qui se dĂ©gage des abords de ces lieux et la tranquillitĂ© qu’inspire le Canal qui s’Ă©coule juste devant la porte. Et pourtant les maisons Ă©clusières sont des lieux de passages. La journĂ©e y rythmĂ©e par les amarrages des plaisanciers, l’attente de la montĂ©e ou de la descente des eaux et leur dĂ©part. Ces moments sont l’occasion de rencontres brèves oĂ¹ l’on Ă©change sur le parcours et sur les expĂ©riences de navigation.

Peu de rĂ©seau, pas de tĂ©lĂ©, mais de bons bouquins, le bruit blanc du Canal en fond sonore. Nous avons pu profiter de cette nuit au calme pour dĂ©connecter vraiment et nous dĂ©tendre avant de dĂ©marrer une nouvelle journĂ©e. Et puis petit point qui ne gĂ¢che rien, dormir dans une maison Ă©clusière c’est dormir dans un petit bout d’histoire. En effet, le Canal projetĂ© par Pierre Paul Riquet Ă  la fin du XVIIè siècle est classĂ© au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1996.

Si tu devais ne choisir qu’une seule photo, laquelle choisirais-tu ?

Après près de 7h00 de marche, l’arrivĂ©e Ă  l’écluse et un repos bien mĂ©ritĂ© ! J’ai choisi cette photo, car elle rĂ©sume bien le charme de l’atmosphère des maisons Ă©clusière. La vie s’écoule tranquille comme le canal. Le panneau indique le nombre de kilomètre Ă  parcourir avant le prochain arrĂªt… En attendant c’est l’heure de l’apĂ©ro mais nous on tourne Ă  l’eau đŸ˜‰

Aujourd’hui c’est la fin du mois et qui dit fin de mois dit normalement nouveaux thèmes. Toutefois, depuis quelques temps le rendez-vous s’essouffle et de mon côté j’ai du mal à suivre le rythme. Je réfléchis donc à un nouveau format, bi-mensuel ? mensuel ? en conservant le canevas actuel ? sous la forme d’un carnaval d’articles pour vous donner davantage de visibilité ? Dites moi ce qui vous ferait envie, ce rendez-vous est aussi le vôtre !

Ă€ bientĂ´t đŸ˜‰

10 beaux livres autour du voyage pour « voyager sans voyager »

Il y a quelques semaines, Lenou, du blog Lenou in Italia, lançait l’idĂ©e d’un carnaval d’articles. Le principe, Ă©crire un article autour du thème voyager sans voyager avant le 22 fĂ©vrier (je suis sur la deadline comme, comme d’habitude mais encore dans les temps). L’ensemble des participations seraient regroupĂ©es dans un article Ă  paraĂ®tre dĂ©but mars.

Voyager sans voyager, autant dire que depuis un an, on a eu le temps d’expĂ©rimenter le thème sous toutes ses formes. Nous avons testĂ© la staycation en partant pour les vacances de NoĂ«l visiter la CitĂ© Radieuse de Le Corbusier, nous avons parlĂ© de Slow tourisme et consacrĂ© de nombreux articles sur le blog Ă  la dĂ©couverte de Marseille dans le CafĂ© des Voyageurs. Je t’ai proposĂ© un voyage littĂ©raire Ă  Cuba et en Finlande, ainsi que dans le cadre du challenge booktrip en Europe. Ma super copine Agnès de Oika Oika est venue en dĂ©cembre nous montrer sa sĂ©lection de jeux autour du voyage. Et nous avons aussi Ă©voquĂ© les souvenirs du retour de voyage dans l’article consacrĂ© aux carnets de voyages.

Ce thème de voyager sans quitter ton canapĂ© est donc l’occasion parfaite pour sortir un article que j’avais dans les tuyaux depuis le mois de novembre, qui aurait dĂ» sortir pour NoĂ«l mais que je n’ai pas pu terminer Ă  temps. Aujourd’hui, je te propose donc une sĂ©lection de guides et beaux livres pour voyager sans voyager.

1. L’art de voyager sans partir loin, Lonely Planet

L’art de voyager sans partir loin, Lonely Planet

VoilĂ  un guide que j’adore et comme toute chose que j’adore, je la partage toujours avec plaisir. Cet ovni dans la catĂ©gorie des guides touristiques, mi beau livre mi suggestion d’activitĂ© Ă  faire en voyage ou près de chez soi Ă  dĂ©jĂ  eu droit Ă  sa chronique que tu retrouveras ici.

2. How to be an explorer of the world de Keri Smith

Ce bouquin lĂ  fait partie de mes chouchous dans la catĂ©gorie des guides Ă  glisser dans ta valise quelle que soit la destination. Keri Smith est une artiste et autrice qui nous invite Ă  poser un regard diffĂ©rent sur notre environnement quotidien et Ă  faire de chaque balade dans ta rue ou dans ta ville un voyage. ArmĂ© de ton carnet d’explorateur, elle te propose de ramasser des vĂ©gĂ©taux, de faire des dessins, de noter des mots que tu entends Ă  la volĂ©e… Dans la lignĂ©e du Saccage ce carnet dont je t’avais parlĂ© dans notre kit de survie, ce joli livre n’a malheureusement pas encore Ă©tĂ© publiĂ© en français, mais il est disponible en anglais et en italien. Tu y trouveras une mine d’idĂ©e d’activitĂ©s pour explorer ta ville.

3. Voyage zéro carbone (ou presque), Lonely Planet

Voyages zéro carbone (ou presque) , Lonely Planet

Je t’avoue que ces derniers temps, la question du voyage en avion s’est posĂ©e de façon rĂ©currente par chez nous. Avec la crise sanitaire, les annulations de vols et les galères de remboursement, prendre l’avion devient un vĂ©ritable casse tĂªte. Si tu ajoutes Ă  cela l’impact environnemental de ces voyages, sachant que pour aller rejoindre la famille en Italie, nous sommes amenĂ©s Ă  l’utiliser rĂ©gulièrement, je rĂ©flĂ©chis depuis quelques temps Ă  des alternatives pour l’utiliser le moins possible, du moins lors de nos dĂ©placements en Europe. Aussi, lorsque j’ai dĂ©couvert ce gros guide chez Nature et DĂ©couverte au mois de dĂ©cembre, je n’ai pas pu rĂ©sister Ă  me faire un petit cadeau de moi Ă  moi.

En fonction du temps dont vous disposez, ce guide de 312 pages vous propose de dĂ©couvrir le Vieux Continent Ă  travers 80 itinĂ©raires au dĂ©part de Paris. Pas de voiture, pas d’avion mais des tas de solutions alternatives : train, bateau, vĂ©lo ou rando… VoilĂ  de quoi remettre le trajet au coeur du voyage et de l’aventure tout au long du chemin.

4. Slow train, Juliette Labaronne chez Arthaud

Slow train, de Juliette Labaronne

Restons dans l’Ambiance ZĂ©ro Carbonne avec Slow Train de Juliette Labaronne. Ce guide de 157 pages propose une trentaine de virĂ©es ferroviaires en France. Chacune de ces escapades est organisĂ©e sur deux doubles pages minimum de la façon suivante : une carte minimaliste dans un graphisme Ă©purĂ©, la fiche du train avec les infos (temps de trajet, tarifs, la frĂ©quence ainsi que les arrĂªts), un carnet de rail qui raconte l’histoire de cette portion de chemin de fer, quelques arrĂªts qui valent le dĂ©tour le long de la ligne, des anecdotes de cheminots et un point sur le buffet de la gare. Dans ce livre lĂ , point de TGV ou de OUIGO mais des trains corail, des trains de nuits ou des trains rĂ©gionaux qui traversent de sublimes paysages. J’ai lorgnĂ© sur quelques unes d’entre elles, comme celle qui met Ă  l’honneur le petit train de la CĂ´te Bleue qui part de Marseille pour rejoindre Miramas en traversant les Calanques, celle qui nous emmène Ă  bord du train jaune des PyrĂ©nĂ©es ou celles qui traversent le Pays Basque…

5. Voir le monde sans quitter la France, Hachette

Voir le monde sans quitter la France, Hachette

Et si les sites merveilleux dissĂ©minĂ©s aux quatre coins du monde et devant lesquels on se pĂ¢me en voyant les comptes Insta des grands voyageurs avaient des sosies dans l’Hexagone ? C’est le parti pris de ce guide dans lequel tu retrouveras 48 destinations mythiques et leur plan B en France. Deux doubles pages sont consacrĂ©es Ă  chacun de ces plans B. La première prĂ©sente le site avec une deux photos, l’une pour l’original, l’autre pour le plan B. Inutile de te dire que l’on pourrait parfois jouer au jeu des 7 diffĂ©rences, tant la ressemblance peut paraĂ®tre frappante. La seconde propose une description du lieu un encart pratique sur l’accès et la meilleure saison pour profiter du site ainsi que quelques propositions d’activitĂ©s Ă  faire sur place. Alors prĂªt Ă  redĂ©couvrir les façades colorĂ©es de Burano Ă  Martigues, les eaux roses du lac Retba au SĂ©nĂ©gal dans les marais de Gruissan, des airs de Grand Canyon dans le LubĂ©ron ou des forĂªts de bambou au coeur des CĂ©vennes ?

6. La collection insolite et secret, éditions Jonglez

Cette jolie collection, que nous avons dĂ©couverte dans le cadre de notre partenariat avec les Ă©ditions Jonglez, avec Lyon insolite et mĂ©connu propose de redĂ©couvrir nos rĂ©gions et nos villes en sortant des sentiers battus. L’idĂ©e est de lever les yeux, regarder la ville par le petit bout de la lorgnette et s’attarder sur des anecdotes et des dĂ©tails de nos environnements quotidiens.

7. La collection de beaux livres de chez Jonglez

Ami amateur d’Urbex et de sites abandonnĂ©s, voici une collection qui devrait te plaire. Je l’ai dĂ©couverte Ă  travers Eglises abandonnĂ©es de Francis Meslet mais la collection est une invitation Ă  dĂ©couvrir des sites laissĂ©s pour comptes partout en Europe et jusque sur la base de lancement de BaĂ¯konnour au Kazakhstan. On se demande souvent, en feuilletant les pages de ces ouvrages comment de telles merveilles ont pu Ăªtre oubliĂ©es pendant de si longues annĂ©es.

8. En forĂªt – 500 idĂ©es pour des escapades natures en France, Natasha Penot Gallimard

En forĂªt, 500 idĂ©es pour des escapades nature en France, Natasha Penot

Ce livre lĂ  pourrait concourir dans la catĂ©gorie « C’est Ă©norme ! ». Impossible de penser glisser celui-ci dans ton sac en randonnĂ©e, avec ses 320 pages et son petit poids d’1,5 kg. Cette jolie bible, propose 500 balades Ă  travers les forĂªts françaises de mĂ©tropole et des DOM TOM. Elle met aussi en valeur des activitĂ©s Ă  faire partout comme le bain de forĂªt ou le GĂ©ocaching et Ă©lĂ©ments d’histoire et de culture locale. J’ai trouvĂ© ce guide Ă  la bibliothèque mais je n’exclue pas de nous l’offrir Ă  l’occasion pour prĂ©parer nos itinĂ©raires d’aventures natures.

9. Rando-bières en France de Fabienne et Benoit Luisier

Randos bières en France, Fabienne et Benoît Luisier

On reste dans micro aventures et Ă©vasions locales avec ce guide qui a pour vocation de nous faire dĂ©couvrir 70 belles balades, ainsi que les savoir-faire d’artisans brasseurs de nos rĂ©gions. Au programme : dĂ©couverte de brasseries urbaines, dont les randonnĂ©es nous ferons nous perdre Ă  travers les rues de nos villes, mais aussi des promenades plus natures. Elles sont classĂ©es par difficultĂ© de la balade familiale de quelques heures Ă  la randonnĂ©e Ă  la journĂ©e pour les marcheurs aguerris, mais avec toujours au bout du chemin la garanti d’un rafraĂ®chissement local bien mĂ©ritĂ©.

10. Les 101 merveilles du monde, par Lonely Planet

Les 101 merveilles du monde par Lonely Planet

J’ai trouvĂ© celui-ci Ă  la bibliothèque aussi. Avec son grand format et ses 368 pages, c’est un livre Ă  feuilleter pour rĂªver en attendant de pouvoir repartir en vadrouille. Epoque moderne oblige, les merveilles ne sont plus 7 mais 101 (comme les dalmatiens ;)), mais quel plaisir de tourner les pages de ce livre dont les photos sont absolument sublimes. Les sites sont classĂ©s par continent et l’on retrouve de façon très succincte des informations relatives Ă  l’hĂ©bergement ou des idĂ©es de parcours. L’occasion de (re)dĂ©couvrir des merveilles naturelles ou architecturales et de trouver des idĂ©es qui sait pour planifier ton prochain voyage.

C’est lundi que lisez-vous ? #38

Il s’agit d’un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se faisait auparavant chez Galleane. Les liens sont maintenant répertoriés chez Camille du blog I Believe in Pixie Dust.

Comme chaque semaine, on se retrouve autour des mĂªmes questions.

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Quâ€™Ăªtes vous en train de lire ?

Que lirez-vous ensuite ?

Les chroniques de la semaine

Cette semaine n’a pas du tout Ă©tĂ© prolifique en termes d’articles sur le blog, mĂªme le rendez-vous du mercredi a Ă©tĂ© dĂ©calĂ© au samedi faute de temps… Comme toutes les semaines qui prĂ©cèdent les vacances, c’Ă©tait la course . J’ai beaucoup lu, mais très peu Ă©crit.

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Chez maman

L’ombre du vent, Carlos Ruiz ZafĂ²n

J’ai enfin terminĂ© L’ombre du vent. J’ai beaucoup aimĂ© ce premier volet de la saga du Cimetière des livres oubliĂ©s. Je ne t’en dis pas plus pour l’instant, je t’en parlerai bientĂ´t dans un article pour le Challenge Booktrip en Europe.

Luna, Serena Giuliano

Dans le cadre d’une Masse Critique exceptionnelle de Babelio, j’ai eu la chance de dĂ©couvrir en avant première Luna, le dernier roman de Serena Giuliano. J’avais adorĂ© Ciao Bella, Ă©tĂ© touchĂ©e par Mamma Maria. Aussi, je n’Ă©tais que joie que l’on me propose cette Masse Critique, encore plus de le gagner et dĂ©couvrir dans ma boĂ®te Ă  lettres les Ă©preuves dĂ©dicacĂ©es par l’autrice c’Ă©tait juste la cerise sur le gĂ¢teau. LĂ  encore, je compte bien profiter du temps que je vais avoir ces vacances pour Ă©crire une jolie chronique pour le nouveau bĂ©bĂ© de cette autrice que j’aime beaucoup.

Chez les schtroumpfs

La légende de Maurice, Le poney volant de Philip Reeve et Sarah McIntyre

Nous avons terminĂ© La lĂ©gende de Maurice, Le poney volant que nous avions reçu en tant que service presse de la part de Little Urban. Une jolie histoire d’amitiĂ©, Ă  la fois drĂ´le et tendre Ă  laquelle nous consacrerons bientĂ´t un article.

Professeur Goupil autour du monde, Anne Montel et LoĂ¯c ClĂ©ment

Après avoir adorĂ© la semaine dernière, Professeur Goupil et les rires qui s’envolent, nous avons dĂ©couvert cette semaine Professeur Goupil autour du monde. Dans ce petit roman, on retrouve Akiko, la douce amoureuse de Goupil, en proie Ă  une furieuse envie d’aller explorer le monde au grand dĂ©sespoir de notre brave Angus, pour qui rien n’est plus beau que le confort de son doux foyer. Aussi, lorsqu’elle disparait un beau matin, il n’a plus qu’une solution aller la retrouver au bout du monde…

Quâ€™Ăªtes-vous en train de lire ?

Chez les schtroumpfs

Le temps des mitaines, La peau de l’ours, Loic ClĂ©ment et Anne Montel

On reste avec le duo Montel-ClĂ©ment, en bande dessinĂ©e cette fois-ci. Dans ce premier tome, on retrouve CĂ©leste Anternoz, que l’on avait dĂ©couverte dans le roman Ă©ponyme. La jeune fille est dĂ©sormais la maman d’Arthur, un ours adolescent qu’elle Ă©lève seule dans une VallĂ©e des Mitaines oĂ¹ règne la peur. En effet, plusieurs enfants ont disparu mystĂ©rieusement sur le chemin de l’Ă©cole. Arthur et ses amis vont donc enquĂªter afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Chez maman

Harry Potter Ă  l’Ă©cole de la philosophie, de Marianne Chaillan

Marianne Chaillan, professeure de philosophie, propose dans ce livre une relecture de la saga de J.K Rowling à travers le prisme des grands philosophes. Les personnages et les objets de la saga, sont mis en regard avec les textes des penseurs de toutes les époques et prennent pour nous lecteurs adultes, une dimension nouvelle.

Que vais-je lire ensuite ?

On prend les mĂªmes que la semaine dernière et on recommence ?

  • La plume magique de Gwendy de Richard Chizmar
  • Le bazar du zèbre Ă  pois de RaphaĂ«lle Giordano
  • Les vrais sages sont des rebelles, Chiara Pastorini et Perceval Barrier, une chouette BD sur l’histoire de la philosophie que les Ă©ditions Nathan ont eu la gentillesse de me faire parvenir.
  • Les femmes aussi sont du voyage de Lucie AzĂ©ma, Ă  paraĂ®tre le 10 mars et reçu dans le cadre de la dernière Masse Critique Babelio,

Et une méga pile à lire empruntée à la bibliothèque.

CĂ´tĂ© Schtroumpfs, je pense que l’on continuera dans la lancĂ©e et que nous enchaĂ®nerons avec le deuxième tome du Temps des Mitaines.

Et vous, c’est lundi, que lisez-vous ?

A bientĂ´t đŸ˜‰

CafĂ© des voyageurs #29 : rencontres touchantes au coeur du cercle polaire

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Thème de la semaine : une rencontre touchante

Après la fougue et la passion flamenca la semaine dernière place Ă  la douceur et la tendresse. Au cours de nos voyages, nous mettons un point d’honneur Ă  partir Ă  la rencontre de gens et Ă  profiter des belles surprises que la vie met sur notre chemin. Je pourrais te raconter des tas de rencontres sympathiques, les carnets de voyages de Cuba sont remplies d’anecdotes de ce type, nos Ă©tĂ©s calabrais ont aussi mis sur notre route de gentils papis et mamies curieux de notre profil de pseudos touristes et toujours prĂªts Ă  nous faire partager un peu de leur savoir faire traditionnel ou culinaire, mais cette semaine, j’ai envie de retourner en Finlande, te parler de rencontres faites au delĂ  du Cercle Polaire.

Cette semaine je t’emmène

Bon en vĂ©ritĂ©, notre sĂ©jour en Laponie a Ă©tĂ© une vĂ©ritable parenthèse enchantĂ©e au cours de laquelle nous avons vĂ©cu sur un petit nuage. Est-ce l’air pur des terres polaires ? Ou peut-Ăªtre les grands espaces ? Ă€ moins que ce ne soit simplement la solidaritĂ© et l’esprit des finnois, je ne saurais vraiment te dire… Mais en l’espace de 5 jours nous avons eu la chance de faire des rencontres qui restent dans notre top 10 d’expĂ©riences de voyages mĂ©morables.

J’ai choisi ce lieu car…

La Laponie a fait partie des sĂ©jours absolument magiques dont je t’ai parlĂ© dĂ©jĂ  quelques fois sur le blog. En effet, c’est un lieu idĂ©al Ă  dĂ©couvrir avec des enfants et dont les paysages de forĂªts Ă  perte de vue sont Ă  couper le souffle. La sensation de faire corps avec la nature et de se sentir tout petit face Ă  l’immensitĂ© du monde nous a accompagnĂ©s tout au long de notre sĂ©jour. Et les rencontres que nous y avons faites, comme je te le disais dans le paragraphe prĂ©cĂ©dent ont Ă©tĂ© Ă  la fois inattendues et mĂ©morables.

Pour nos premières nuits en Finlande, nous avions choisi de dormir dans un mokki, une cabane traditionnelle finlandaise, souvent situĂ©e près d’un lac ou dans les bois. Sur airbnb, une annonce avait attirĂ© mon attention, un groupement de cinq cabanes Ă  l’ancienne, sans eau courante. Le prix Ă©tait très correct, j’ai dĂ» payer une centaine d’euros pour 3 nuits. L’idĂ©al pour vivre l’expĂ©rience lapone au coeur de l’Ă©tĂ©. Je n’ai donc pas attendu pour rĂ©server et l’attente pour en arriver Ă  cette Ă©tape a Ă©tĂ© TRĂˆS longue…

Lorsque nous sommes arrivĂ©s aux abords de Pelkosenniemi, une bourgade lapone connue pour avoir enfantĂ© quelque Elvis Presley local, nous avons bifurquĂ© pour dĂ©couvrir notre petit coin de paradis. Ces jolies cabanes Ă©taient tenues par un couple, qui ne parlaient absolument pas un mot d’anglais, alors autant te dire que le français et l’italien Ă©taient loin de faire partie de leur rĂ©pertoire. C’est google translate qui nous a permis de communiquer tout au long de ce sĂ©jour. Nous arrivions d’une expĂ©rience dĂ©sagrĂ©able Ă  Helsinki, qui m’avait contrainte Ă  passer du temps Ă  Ă©crire des mails et Ă  tĂ©lĂ©phoner aux relations clients d’airbnb et la dĂ©licatesse de notre hĂ´tesse qui nous a accueillis avec des tartelettes faites maison, des mots gentils pour les enfants et le poĂªle du sauna traditionnel dĂ©jĂ  chaud pour que l’on puisse aller se dĂ©tendre nous a touchĂ© au plus au point. Tout au long de notre sĂ©jour, nos hĂ´tes se sont proposĂ©s de nous amener Ă  la pĂªche, de nous tirer l’eau dont nous avions besoin, nous ont fait partagĂ© leur vie et nous ont racontĂ©, toujours grĂ¢ce Ă  Google translate, les rudesses de l’hiver lapon. Quitter les lieux avait Ă©tĂ© pour toute la famille particulièrement difficile, et Ă  en croire le livre d’or de la cabane, tous les hĂ´tes qui sont passĂ© par lĂ  ont connu le mĂªme ressenti.

Mais il fallait bien quitter les lieux et d’autres rencontres toutes aussi Ă©mouvantes nous attendaient encore sur le chemin ce jour lĂ  :

  • des rennes : ils sont très nombreux sur le bord des routes lapones, jusque lĂ , rien de bien impressionnant au bout de plusieurs jours dans la rĂ©gion, la rencontre de ces grands cervidĂ©s finit par ne presque plus vous impressionner. Toutefois, lors d’un arrĂªt pipi prĂªt de la ville de Luotso, nous avons eu la chance de voir arriver un troupeau, parmi lequel vivait un renne blanc. PhĂ©nomène plutĂ´t rare dans la nature.
  • le Père NoĂ«l : alors certes, visiter Ă  Rovaniemi le village du Père NoĂ«l en plein Ă©tĂ©, manque cruellement de magie. Après plusieurs jours immergĂ©s dans la nature sauvage, le retour Ă  la civilisation a Ă©tĂ© quelque peu compliquĂ©. Certes, le vieux barbu a clairement le sens des affaires et son elfe photographe n’a rien Ă  envier aux gobelins qui tiennent Gringotts quand il essaie de te vendre Ă  la sortie le souvenir de ta rencontre avec le Père NoĂ«l. Il faut dire que l’on met les petits plats dans les grands pour vous accueillir dans la majestueuse bibliothèque du Père NoĂ«l. Je crois que Wanderlust Dad et moi Ă©tions Ă  peu près aussi impressionnĂ©s que les Schtroumpfs devant lui. Et puis, quel Ă©merveillement ! J’ai encore l’oeil humide quand je repense Ă  leur sourire, Ă  leur regard pĂ©tillant et Ă  leur maladresse face Ă  lui. En plus, il Ă©tait vraiment bien drĂ´le ce Père NoĂ«l, nous entendant parler français, il nous a accueilli dans une langue de Molière approximative mais qui avait le mĂ©rite d’exister. Le mini schtroumpf voyant clairement que notre pauvre homme n’Ă©tait pas très Ă  l’aise, s’est dit qu’il serait peut-Ăªtre mieux de lui parler en italien (sait-on jamais ?). Et lĂ , c’est le drame ! Allo Houston ! Nous avons un problème, on a perdu le Père NoĂ«l ! Quand on regarde la vidĂ©o, on rit encore en voyant le regard de ce brave monsieur vriller des yeux et nous rĂ©pondre dans un joyeux mĂ©lange de langues en espĂ©rant que quelqu’un prenne le relais en anglais…

Si tu devais ne choisir qu’une seule photo, laquelle choisirais-tu ?

Le lendemain de notre visite au village du Père NoĂ«l, l’Ă©tourderie de notre grand, qui avait oubliĂ© sa seule veste (alors qu’il faisait particulièrement frais) chez nos premiers hĂ´tes nous a valu un dĂ©tour de plusieurs centaines de kilomètres pour aller la rĂ©cupĂ©rer. LĂ  encore, leur gentillesse n’a pas eu de limite, se prĂªtant au jeu des photos souvenirs, et nous offrant pour la route la bagatelle de près d’un kilo de myrtilles. LĂ -bas, cela ne reprĂ©sente certes pas grand chose, mais quand tu calcules rapidement le prix d’un kilo de myrtilles bio par chez nous, tu apprĂ©cies le geste et plutĂ´t deux fois qu’une. Nous avons eu beau lui expliquer que c’Ă©tait beaucoup trop, que nous reprenions l’avion le lendemain et qu’il serait compliquĂ© de tout manger dans la soirĂ©e, rien n’y a fait. Peut-Ăªtre avait-elle des gĂªnes de mamma italienne elle aussi ? Et voilĂ  donc comment, pour ne pas gaspiller toutes ces belles myrtilles, je me suis retrouvĂ©e, Ă  faire de la confiture au PĂ´le Nord Ă  partir de bocaux de sauce tomate rĂ©cupĂ©rĂ©s des repas des jours prĂ©cĂ©dents, nettoyĂ©s et stĂ©rilisĂ©s. Je t’avoue que cette confiture a une saveur particulière, celle du grand nord, de ses forĂªts majestueuses et de la gentillesse de nos hĂ´tes.

Thème du 24 février : Insolite

Et vous ? OĂ¹ nous emmenez-vous cette semaine ?

Ă€ bientĂ´t đŸ˜‰

C’est lundi que lisez-vous ? #37

Il s’agit d’un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se faisait auparavant chez Galleane. Les liens sont maintenant répertoriés chez Camille du blog I Believe in Pixie Dust.

Comme chaque semaine, on se retrouve autour des mĂªmes questions.

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Quâ€™Ăªtes vous en train de lire ?

Que lirez-vous ensuite ?

Les chroniques de la semaine

Cette semaine j’ai profitĂ© du week-end de la Saint Valentin pour mettre Ă  l’honneur l’amour sur le blog avec deux chroniques littĂ©raires. Samedi, il a Ă©tĂ© question d’amour, de parentalitĂ© et des bouleversements liĂ©s Ă  l’arrivĂ©e d’un bĂ©bĂ© dans un foyer avec Professeur Goupil et les rires qui s’envolent, un roman premières lectures paru chez Little Urban. Dimanche, ce sont les aventures de DaphnĂ© et Anthony Bridgerton qui ont fait l’objet d’une chronique sur la réédition des deux premiers tomes de La chronique des Bridgerton chez J’ai lu.

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Chez maman

Pas de lecture terminĂ©e pour moi cette semaine mais j’ai bien avancĂ© sur la lecture de L’ombre du vent. J’ai vraiment hate de connaitre le fin mot de l’histoire.

Chez les schtroumpfs

Ça y est les garçons ont eux aussi fini leur lecture de Les lapins de la Couronne d’Angleterre. Inutile de te dire qu’ils se sont rĂ©galĂ©s et qu’ils attendent avec impatience la sortie du tome 3.

Professeur Goupil et les rires qui s’envolent

Comme je te le disais dans la première partie de l’article, nous avons aussi dĂ©couvert les nouvelles aventures d’Angus Goupil signĂ©es par Loic ClĂ©ment et Anne Montel.

Enigmes au coeur de la science de Victor Escandell

Nous avons aussi reçu de la part des Ă©ditions Saltimbanque Enigmes au coeur de la science un chouette livre d’activitĂ©s qui propose aux enfants de rĂ©soudre 25 Ă©nigmes scientifiques en expĂ©rimentant dans des domaines aussi divers que la biologie, la physique, la gĂ©ographie. Les garçons l’ont tout de suite adoptĂ©. Pour ma part, je pense profiter des vacances qui dĂ©marrent la semaine prochaine pour m’y plonger en toute tranquillitĂ©.

Quâ€™Ăªtes-vous en train de lire ?

Chez les schtroumpfs

La légende de Maurice, Le poney volant de Philip Reeve et Sarah McIntyre

Nous avons commencĂ© la lecture de La lĂ©gende de Maurice, de Philip Reeve et Sarah McIntyre. Grandschtroumpf avait repĂ©rĂ© ce roman complètement barrĂ© dans le catalogue automne de Little Urban. Sa sortie ayant Ă©tĂ© repoussĂ©e avec la fermeture des librairies en novembre, nous l’avons reçu fin janvier. On y dĂ©couvre l’histoire 100% dĂ©jantĂ© de Maurice, poney volant un tantinet enrobĂ©, vivant dans de lointaines contrĂ©es. Par une nuit de tempĂªte, il est arrachĂ© Ă  son nid et vient s’Ă©craser sur la fenĂªtre de Max, un jeune garçon dont le rĂªve est d’avoir un animal de compagnie…

Chez maman

J’ai avancĂ© de façon considĂ©rable sur ma lecture de L’ombre du vent, ce qui m’a valu quelques courtes nuits cette semaine, mais je crois qu’il va m’Ăªtre difficile de lĂ¢cher le livre avant d’en connaĂ®tre la fin.

Que vais-je lire ensuite ?

On prend les mĂªmes que la semaine dernière et on recommence ?

  • La plume magique de Gwendy de Richard Chizmar
  • Le bazar du zèbre Ă  pois de RaphaĂ«lle Giordano
  • Luna de Serena Giuliano pour la Masse critique Babelio

Et une méga pile à lire empruntée à la bibliothèque.

CĂ´tĂ© Schtroumpfs, on n’a que l’embarras du choix. Les aventures involontaires des soeurs Mouais, Le temps des mitaines, Professeur Goupil autour du monde… Vivement que l’on ait plus de temps…

Et vous, c’est lundi, que lisez-vous ?

A bientĂ´t đŸ˜‰